Hier, c’était Y en a Marre face à Wade. Aujourd’hui, c’est Y en a Mal du surplace sous Macky. Demain, Y en Mort… de faim
Y EN MAL - Le carburant a des allures d’un pétrole brut qui tombe des pompes. Une mauvaise odeur de pénurie en attendant une hausse que justifierait la fin de course pour les vignettes automobiles. Cette ressource précieuse est le symbole d’un Sénégal aux ailes immobilisées au sol. Les hydrocarbures, en général, sont le carburant de la vie sociale et économique dans un pays non producteur. La consommation s’en ressent. Les transporteurs rongent leur frein, menaçant, à chaque escale dispendieuse sur ‘’Yonou Yokkouté’’, de répercuter les hausses sur le portefeuille des usagers. Dakar renoue avec les nuits noires, percevant la voix des autorités qui convoquent des interruptions dans la production de l’énergie à partir du barrage hydro-électrique de Manantali. Le « pain de la vie » ne coupe plus la faim des chercheurs d’espoir. L’emploi connaît la dévaluation des chiffres tirés des promesses de campagne. Les centaines de milliers cèdent la place aux dizaines de milliers. Demain les centaines voire les dizaines ? Les commerçants font la pluie et le beau temps pendant que la sécheresse calcine les poches des Goorgoorlou. Les prix sont des otages des humeurs des lobbies bien établis, mais aussi de l’impréparation des autorités à en étudier la structuration en termes de taxes et les modalités de leur fixation. Les partenaires politiques parlent plus de partage du pouvoir qu’ils n’aident les Sénégalais à partager trois repas corrects. Il est plus question de postes de Président de l’Assemblée nationale et du Conseil économique, social et environnemental que de soutien franc à l’agriculture. Moustapha Niasse et Aminata Tall battent le record de Goorgoorlou sur les moteurs de recherche… de réponses à la demande sociale. Valable pour Mbaye Ndiaye, ABC et autres. On dira bien que ceux qui incarnent les institutions sont importants. Mais, il faudra bien que ces institutions fassent honneur à un contenu tourné vers la satisfaction des attentes populaires.
Y EN MARRE - Cette organisation est un jeune homme marié à personne ! Elle est née aux Parcelles Assainies, unités d’habitat populeuse à la face océane de Dakar la grouillante. Nourri à la culture contestataire du hip-hop, Y en Marre devient l’œil et la voix d’une jeunesse outrée par la gouvernance sous Wade. Fadel Barro et ses camarades réclament le respect de la Constitution, une meilleure ouverture de l’espace public à l’exercice de la critique, l’éthique de gestion, etc. Le Sénégalais imbu de ces valeurs est le prototype du futur décliné en trois lettres : NTS (Nouveau Type de Sénégalais). Donc, Nouveau Type de Président ! Macky Sall arrive et endosse toutes ces revendications, en plus des conclusions des Assises nationales. Il rend visite, à la veille du second tour, aux Y en a Marristes, leur conférant la légitimité d’exercer une veille sur son action politique, économique et sociale future. Macky ne partage pas le pouvoir avec eux (ce qu’ils ne veulent pas), ces jeunes restent une principauté idéologique imprenable. Ils ne se gênent pas à rappeler leur indépendance. Mieux ou pis – c’est selon – ils arborent, pour leur deuxième anniversaire, des t-shirts portant un message fort pour le nouveau locataire du Palais de la République : le respect de la parole donnée (‘’Gor ca wax ja, digge bor la). Les mots utilisés renvoient à la vertu. C’est dire…
Commentaires (0)
Participer à la Discussion
Règles de la communauté :
💡 Astuce : Utilisez des emojis depuis votre téléphone ou le module emoji ci-dessous. Cliquez sur GIF pour ajouter un GIF animé. Collez un lien X/Twitter, TikTok ou Instagram pour l'afficher automatiquement.