L’ancien procureur de Dakar, Ousmane Diagne qui vient de passer le témoin à Serigne Bassirou Guèye, a préconisé hier, une réforme du parquet.
Invitant à une réorganisation des dispositions du parquet dont les textes et la philosophie «datent de plus de cinquante ans», Ousmane Diagne dans les colonnes de Sud Quotidien de prodiguer des conseils à ses collaborateurs du monde de la justice, mais aussi aux autorités. Car « il est temps, dit-il, que nos statuts soient repensés et améliorés pour que les conditions d’exercice de notre profession soient garanties de façon claire et précise sans toutefois conférer une fonction d’électrons libres».
Si Diagne a tenu à « vider son sac » comme le soulignent nos confrères, c’est parce qu’il a été amené, par le passé, à dire non. Un "non" qu’il réitère, surtout à l'endroit de ses collaborateurs qu’il a déconseillés d’être « des procureurs du gouvernement ».
Rien ne justifie, selon Ousmane Diagne, la pression ou les tentatives d’intimidation dont peut faire l’objet un procureur. «Il est temps que les procureurs et les substituts cessent d’être exposés à des risques de représailles à chaque fois qu’ils décident une petite parcelle de leurs attributions, en conformité avec leur serment de se comporter en digne et loyal magistrat», a alerté le nouveau délégué à la Cour suprême.
De l’avis d’Ousmane Diagne, «le magistrat du parquet doit cesser d’être un fonctionnaire, un magistrat entièrement à part pour devenir un magistrat débout dont les statuts consacrent l’indépendance et la liberté d’action et de conscience en parfaite conformité avec la loi».
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