Chez les Agni et les Yacouba, en Côte d’Ivoire, comme chez les Mankagne, les Mandjak et autres populations animistes de ma Casamance natale, lorsqu’une personne meurt, on cherche toujours à connaître l’origine de son décès avant de la mettre sous terre. Muni d’une planche sur laquelle on fait coucher le défunt, de gros gaillards portent le cercueil et se laissent guider par lui vers le ou les sorciers qui ont mangé l’âme du disparu. Chez certains peuples, c’est tam-tam battu sur la place publique ou le mortier et le pilon qui identifiaient les meurtriers. Indexé et parfois cogné par le cercueil, ce dernier, pris de démence, se mettait debout devant tout le village et citait les noms de ses complices et expliquait le mode opératoire utilisé pour la mise à mort du défunt.
il y a 16 ans
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