[Guest Édito] Éloge de la... ''Jacadémitude'' (par Ousseynou Nar Gueye)
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[Guest Édito] Éloge de la... ''Jacadémitude'' (par Ousseynou Nar Gueye)
En dépit de la passion, du bruit et de la fureur qu’ils ont suscités chez certains,politiques ou pas, les Mémoires du Président Diouf ont une valeur inestimable et constituent une mine d’or pour les chercheurs et les historiens. Le parcours exceptionnel de l’homme (Gouverneur à 26 ans, Secrétaire général de la Présidence à 27 ans, Ministre à 32 ans, Premier ministre à 34 ans, Président de la République à 45 ans!), sa longévité (...)
Fermez un instant vos yeux. Imaginez Me Abdoulaye Wade réélu en 2012 et qu’une centaine de jours plus tard, l’opposition sorte majoritaire à l’Assemblée nationale. Conséquence : le nouveau Premier ministre sera opposé à la politique du président de la République. Ouvrez les yeux à présent... Après avoir programmé la mort du Parti démocratique sénégalais (Pds), il y a un semestre, essayons aujourd’hui de poser la problématique du Pds-L face aux enjeux législatifs de 2012. Notre réflexion n’a pas la prétention de prévoir l’imprévisible.
"Let them bleed !’ (Laissez-les s’étriper !). A la lecture du ‘Guest édito’ signé Cheikh Diallo et paru dans les colonnes du Soleil le vendredi 3 juillet 2009, suivi de la réplique de Racine Talla dans L’Observateur du 6 juillet 2009, après un haussement d’épaules, il était très tentant de suivre cette cynique recommandation d’un membre de la défunte administration Bush, alors excédé par la guerre interminable entre Israéliens et Palestiniens. Seulement, la République du Sénégal est une chose trop sérieuse pour la laisser entre les seules mains des ouailles de Messieurs Wade junior et senior.
Celui à qui vous prêtez attention a pris le parti de faire une guerre à un stock d’idées reçues et a engagé sa responsabilité dans le combat contre l’impérialisme de la pensée dominante. N’étant pas membre du Parti Démocratique Sénégalais (PDS), il aime cependant à entretenir un cousinage affectif avec la formation libérale. Dans cette tribune, loin des « amis excessifs », il théorise la mort assistée de ce parti et la naissance d’un vaste mouvement populaire basé essentiellement sur l’idéal politique et le néo-réalisme de Me Abdoulaye Wade.
Le problème n’est pas d’être pour ou contre Karim Wade. Le problème n’est pas de répondre à la question : « Pourquoi Karim ? », par une autre question : « Pourquoi pas Karim ? » On voit bien le but de la manœuvre et du piège tendu aux non-initiés : faire de l’ambition présidentielle de Karim une question référendaire. La question est trop sérieuse pour être réglée par un oui ou par un non. Le problème est de savoir ce que le leader de la Génération du Concret a fait pour qu’il légitime, il nous en donne l’impression, ou pour qu’on lui légitime sa candidature de plus en plus certaine pour succéder à son père ? De quelle autre légitimité jouit-il que d’être le fils du Président de la République ?