Une date-phare de l'histoire politique du Sénégal que les profondeurs de l'oubli ne pourront jamais engloutir, tant l'assassinat d'un membre du Conseil constitutionnel, en l'occurence Me Babacar Sèye, en pleine période électorale. Les Sénégalais, dans l'attente des résultats du scrutin présidentiel, apprennent avec stupeur que l'un des juges constitutionnels, Me Babacar Sèye, a été assassiné par balles sur la corniche, après la démission spectaculaire d'un autre membre de ladite cour, l'illustre juge Kéba Mbaye, anciennement membre de la cour internationale de justice de la Haye et grand artisan de la constitution consensuelle de 1992. Clédor Sène, Assane Diop et Pape Diakhaté sont arrêtés le même jour et désignent Me Abdoulaye Wade comme étant leur commanditaire. Ce dernier est alors arrêté en même temps que des membres de son parti. Quelque temps après, les présumés assassins opèrent un revirement spectaculaire et désignent le défunt Ameth Diène, du parti au pouvoir, comme étant leur commanditaire. Me wade et ses compagnons sont alors libérés et les coupables condamnés. En 2000, Me Wade accède, enfin, au pouvoir et l'une de ses premières mesures aura été de gracier la bande à Clédor Sène. Last but not least, une loi d'amnistie, la fameuse loi Ezza, du nom du député, aujourd'hui décédé, qui en avait fait la proposition, est votée à l'assemblée, et l'affaire Me Sèye est légalement rayée de l'histoire. Mais il faudra plus qu'une loi pour que les Sénégalais oublient...
Auteur: SenewebNews
Publié le: Mardi 15 Mai 2012
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