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QUANT SERIGNE MBACKÉ NDIAYE SE FAIT AVOCAT DU DIABLE : «Il n'a jamais était question de demander l'intervention de qui que ce soit»

Auteur: Jacques Ngor SARR

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En faisant un démenti formel sur l'appel de Karim Wade à Robert Bourgi pour solliciter l'intervention de l'armée française, le ministre conseiller, porte-parole du président de la République, ne savait certainement pas que le principal concerné allait quelques heures plus tard rompre le silence pour confirmer ce qu'à écrit la presse. Face à la presse, hier, au palais de la République, Serigne Mbacké Ndiaye s'est voulu catégorique : «Il n'y a jamais eu d'appel de Karim Wade à qui que ce soit pour que l'armée française intervienne». Il poursuit: «Trente journaux, radios peuvent écrire ce qu'ils veulent, ça ne change pas la vérité qui est là. Le bon sens devrait nous amener à dire pourquoi Karim Wade devrait appeler quelqu'un et demander l'intervention de la France, c'est totalement faux». 
 
Serigne Mbacké Ndiaye a même révélé qu'«avant même cette histoire-là, j'ai eu à discuter avec Karim Wade de cette question. Mais il n'a jamais demandé, je dis jamais demandé l'intervention de qui que ce soit. D'ailleurs, on ne voit pas l'intérêt. Pourquoi demander l'intervention de qui que ce soit pour que l'armée française intervienne au Sénégal, ça n'a pas de sens. Dans la mesure où, vous l'avez tous constaté, c'est la police sénégalaise qui était sur le terrain. Mais pour demander l'intervention de la France, il aurait fallu au moins que la police soit débordée, que la gendarmerie nationale qui est sous notre responsabilité soit débordée ou peut-être même l'armée sénégalaise pour enfin demander l'intervention de la France. Il n'y avait ni l'un, ni l'autre». En précisant qu'il n'est pas le porte-parole de Karim Wade, il a fait comprendre toutefois : «Nous sommes ensemble dans un même système et je sais comment les choses se passent, je sais réellement ce qui s'est passé». 
Le porte-parole du Président précise que l'Etat, s'il le voulait, pouvait dès le début dire qu’ «il n'y aurait pas eu de manifestation à Dakar et je sais que si nous avions décidé qu'il n'y aurait pas eu de manifestation à Dakar, il n'y aurait pas de manifestation, c'est clair. Mais l'option, c'était de dire laisser à tout le monde le soin de dire ce qu'il pense, comme on l'avait dit le 19 mars, ça veut dire qu'il n'y avait pas de craintes. Nous avons les moyens de gérer la situation. La preuve, quand on a voulu mettre un terme à cela, nous y avons mis un terme. Et je le dis, je le répète, qu'on le comprenne comme on veut le comprendre, mais force restera à la loi. Cette journée du 23, nous avions pensé, peut être c'est une erreur de notre part, que nous pouvions laisser chacun faire ce qu'il veut dans le respect des lois et règlements en vigueur dans notre pays. Nous avons constaté que ce n'était pas le cas, nous allons en tirer toutes les conséquences». 
 
Auteur: Jacques Ngor SARR
Publié le: Jeudi 07 Juillet 2011

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