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FINANCEMENT DES INFRASTRUCTURES AU SENEGAL : Le ministre de l’Economie estime les besoins à 95 milliards de dollars

Auteur: Aminatou AHNE

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L’argentier de l’Etat Amadou Kane a fait savoir hier que le besoin en financement des infrastructures au Sénégal, est estimé à 95 milliards de dollars. Et présentement, c’est 45 milliards de dollars seulement qui sont financés. D’où un gap de 50 milliards selon le ministre de l’Economie et des Finances qui s’exprimait lors de la conférence internationale organisée par le groupe Sup de Co à l’occasion de la commémoration de leur 20ème anniversaire axé sur le thème: «l’orientation des flux financiers vers l’Afrique». 

Seuls 50 milliards de dollars financés sur les 95 milliards 

M. Kane qui a présidé ladite rencontre, a souligné que des défis existant sur tous les plans «nous obligent à être tous innovants». A l’en croire, «les donateurs eux même ont des difficultés. Donc à nous de trouver les ressources intérieures, et de générer de la croissance». Prenant le cas du Sénégal, Amadou Kane insiste pour dire qu’ils sont en train de travailler à «consolider notre cadre macro-économique et nous sommes en train de réduire nos déficit». D’ailleurs, dit-il, sur le déficit budgétaire, «de 7,2%, il est passé à 5,8% et une croissance à 3,5%». D’où une avancée significative d’après le ministre qui promet que «nous nous sommes engagés à aller en dessous de 4% en 2015». 

L’Afrique a perdu 1,4000 milliards par la corruption, l’évasion fiscale etc. 

Pour attirer les capitaux étrangers, l’Afrique gagnerait plus à s’appuyer sur «la gouvernance économique, l’amélioration du climat des affaires, la capacité de payer les taxes, du service économique de l’Etat, de la transparence, la productivité et le talent de ses jeunes» a estimé Mme Vera Songwe, directrice des opérations de la Banque mondiale au Sénégal. Poursuivant, elle, souligne que les flux financiers sont loin d’être satisfaisants. D’après Mme Songwe, avec la crise il y a eu «une réaction contre cyclique avec les investissements et les dépenses publiques». Alors, les dépenses publiques ont pris un coup parce qu’il y a eu «une augmentation des déficits publics». Ces derniers, selon elle, remettent en cause les flux financiers. Et plus les pays ont des déficits publics assez élevés, plus le taux d’intérêt devient plus important et moins les investisseurs sont attirés. Et malgré les rentrées d’argent assez importantes en Afrique, Mme Songwe de révéler qu’une étude démontre que le continent a perdu «1,4000 milliard par la corruption, l’évasion fiscale, et par d’autres formes de fraude».

Auteur: Aminatou AHNE
Publié le: Dimanche 16 Juin 2013

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