Le Sénégal fait face à une montée préoccupante de l’addiction aux jeux, désormais considérée comme un véritable enjeu de santé publique
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Le Sénégal fait face à une montée préoccupante de l’addiction aux jeux, désormais considérée comme un véritable enjeu de santé publique
C'est le lycée Malick Sy qui a accueilli, ce mardi 17 mars 2026, à Thiès, la cérémonie officielle de lancement du Projet Édupolsen (Éducation policière sénégalaise)
A Abidjan, un centre d'accueil pour sortir de la drogue et des "fumoirs"
A Abidjan, un centre d'accueil pour sortir de la drogue et des "fumoirs" Dans un quartier cossu d'Abidjan, il faut emprunter une petite porte discrète pour accéder au Centre d'accueil, de soins et d'accompagnement (CASA), où se retrouvent des usagers de drogues, particulièrement vulnérables et marginalisés en Côte d'Ivoire. Ce pays côtier de l'Afrique de l'Ouest est devenu ces dernières années un pays de transit du trafic international d'héroïne, de cocaïne ou de médicaments dont l'usage est détourné. Et s'il existe peu de données officielles sur la consommation, le docteur Fériole Zahoui, addictologue au CASA estime "entre 30.000 et 40.000 le nombre d'usagers de drogue à Abidjan", trois à quatre fois plus qu'il y a dix ans. Grâce au bouche à oreille, le centre, ouvert en 2018, s'est fait peu à peu connaître et accueille maintenant quotidiennement une vingtaine d'usagers qui viennent se reposer, se laver, mais aussi bénéficier d'un accompagnement social, médical et psychologique adapté, gratuit. Car la Côte d'Ivoire n'a pas choisi la voie du tout répressif contre les usagers de drogue: une loi de 2022 a réduit les peines pour les consommateurs, de 1 à 3 mois de prison au lieu de 1 à 5 ans auparavant. En fin de matinée, le calme règne dans la salle de repos du CASA: certains somnolent, d’autres bavardent ou regardent la télévision. En poussant les portes, on trouve une pharmacie, un laboratoire dédié au dépistage, des salles de consultation, une infirmerie… Un véritable centre médical en circuit fermé aux allures de foyer chaleureux, discret pour ne pas déranger les riverains. Pour beaucoup, le CASA est avant tout une maison, et sa communauté une famille sur laquelle compter quand l’addiction a tout emporté. Auprès de sa compagne endormie au sol, Hassan Mohana raconte à l'AFP qu'il vient tous les jours prendre son traitement de méthadone, substitut de l'héroïne, mais également se reposer et se doucher avant de commencer son travail de nuit. "Ça m'a permis de me retrouver, de garder un travail, de me réinsérer dans la société", explique l'homme de 40 ans, qui fréquente le CASA depuis son ouverture. L'héroïne et le "Kadhafi", mélange de tramadol et d'alcool, populaire par son prix bas (moins d'un euro la dose), sont les principales drogues consommées par les usagers qui fréquentent le centre. Le CASA distribue de la méthadone, un substitut qui a permis à Mamadou Touré de connaître "une deuxième naissance", en arrêtant l'héroïne consommée depuis l'adolescence. "Pendant des années, j'alternais entre le fumoir et la prison", témoigne l'homme de 47 ans. Aujourd'hui, il dit avoir trouvé un sens à sa vie: il est devenu éducateur pair au centre, un référent qui aide les usagers à s'en sortir à leur tour. - "Comme des chiens" - Sa fille de neuf mois endormie contre sa poitrine, Massita Konaté se rappelle l'enfer des fumoirs, où elle a vécu pendant des années. "Les gens y meurent comme des chiens, personne ne vient les chercher", témoigne la jeune maman, dont les avant-bras portent les stigmates des injections d'héroïne. A 35 ans, Massita aussi est sous méthadone. Si elle a retrouvé un appartement, elle continue de passer ses journées au CASA pour "être avec des gens qui (la) comprennent". Le CASA ne peut accueillir tous les consommateurs: alors, des maraudes sont menées dans des fumoirs, aussi appelés ghettos. Dans ces abris de fortune, les usagers fument du crack, du cannabis, s'injectent de l'héroïne, et essayent de survivre. Un bon accueil est réservé aux visages familiers des bénévoles et employés de CASA, venus faire de la prévention, distribuer des préservatifs ou des seringues à usage unique. "On n'a pas la force, on est faibles. Mais avec de l'aide, on peut changer, et travailler", assure David Junior, 34 ans. "Beaucoup de personnes malades au fumoir n'osent pas venir au CASA", explique Anicet Tagnon, responsable des activités communautaires. "C'est donc le centre qui se déplace vers eux", poursuit-il. "Il y a un fort enjeu d'information. Certains ne savent même pas qu'ils pourraient avoir accès à de la méthadone", appuie le Dr Fériole Zahoui. Depuis son ouverture, sous l'impulsion de Médecins du Monde et géré par l'ONG Espace Confiance, le CASA estime avoir accompagné plus de 3.000 personnes. Son fonctionnement annuel coûte environ 218.000 euros, financés en grande partie par l'agence de coopération Expertise France.
Alcool, cannabis, tabac, psychotropes détournés ou encore nouveaux produits de synthèse : ces substances gagnent du terrain parmi la jeunesse sénégalaise, menaçant gravement leur santé physique et mentale.
Les adolescents sous emprise ! Le psychologue Aboubacar Diakhaté explique : «l’addiction est une dépendance qui se caractérise par une perte de contrôle sur la consommation d’une substance ou la pratique d’un comportement, malgré des conséquences négatives sur la santé et la vie quotidienne».
Le tabagisme explose chez les adolescents sénégalais, attirés par des produits dérivés accessibles et séduisants
L'univers des casinos en ligne est en plein essor en France, avec des centaines de plateformes disponibles, chacune promettant des expériences exceptionnelles
Depuis quelques années, la consommation des drogues se féminise. Il y a une progression de la consommation dans la gent féminine surtout avec l’avènement de la chicha.
La Loterie Nationale du Sénégal (LONASE) et la Commission de Protection des Données Personnelles (CDP) ont organisé un séminaire...
L’appât du gain pousse certains jeunes à s’adonner au parifoot. Mais entre perte d’argent, détournement et dépendance, ils y voient un moyen de se faire de l’argent facilement.
Les effets néfastes de l’alcool et du tabac sur la santé sont largement documentés
Lorsqu’ils sont victimes de violences physiques ou psychologiques à l’école, il arrive que certains élèves ne se sentent plus en sécurité. La cruauté à laquelle ils doivent faire face concerne principalement les préjugés que les camarades véhiculent sur leur physique, leur origine, leur façon de s’habiller ou leurs attitudes. Quand cela dépasse les chamailleries habituelles des enfants, on parle de harcèlement scolaire, difficile à contrebalancer lorsque le silence de la victime ne l’aide pas à se défendre. Une histoire tragique relayée par nos confrères du Washington Post relance cette piste quant à la détresse de certains jeunes à l’école.
Très fortement suspectés d’avoir causé la mort de Prince le 21 avril dernier, les « painkillers » (antalgiques) dérivés de l’opium sont devenus un véritable problème de santé publique aux Etats-Unis et au Canada. Le nombre de décès par surdose due aux opiacés a quadruplé depuis 1999, causant la mort de plus de 165 000 personnes en 15 ans aux USA. Désormais, ils font plus de victimes que les accidents de la circulation.
Selon deux études récentes, les fumeurs réguliers de cannabis sont plus à même de développer une dépendance à d'autres substances addictives, dont l'alcool, à court terme.
On a tendance à mettre le mot addiction un peu partout. Sur le modèle des drogues ou de l'alcool, les comportements sont également les cibles de cette maladie de la récompense cérébrale avec ses composantes physiques, psychiques et sociales. Parmi ces comportements, on retrouve finalement tout ce qui nous entoure dans la vie quotidienne: Internet, jeux de hasard et d'argent, jeux vidéos, achats, sport, bouffe, travail et... le sexe.
L’Alliance nationale de lutte contre le Sida (ANCS) prévoit de démarrer incessamment un programme test de prévention et de prise en charge des usagers de drogue basé sur la réduction des risques et méfaits des drogues, a annoncé jeudi son chargé de programme, Massogui Thiandoum.