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HORREUR À KEUR- MASSAR : Une domestique étrangle son nouveau-né et passe deux jours avec le cadavre dans une même chambre

Auteur: Alassane HANNE

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C'est l'horreur à Keur-Massar où une domestique âgée juste de 19 ans qui a réussi à cacher sa grossesse à sa tutrice et à son employeur a accouché d'un bébé de sexe féminin avant de l'étrangler. En proie au remords et ne sachant quoi faire du cadavre, la domestique l'a conservé pendant deux jours dans sa chambre avant de s'en débarrasser en le jetant dans la forêt classée de Keur-Massar. Fatou Cissokho, c'est le nom de la domestique, a été finalement arrêtée par la brigade de gendarmerie de cette localité puis déférée au parquet hier vendredi.

Vendredi 13 juin 2008, il fait 23 heures. À Keur-Massar, au quartier Aliou Diallo, malgré la canicule, les habitants sont déjà au lit. Au domicile des Cissokho le silence règne sauf dans une chambre assez éloignée des bâtiments qui forment la concession des Cissokho. Dans cette chambre, une femme âgée juste de 19 ans et répondant au nom de Fatou Cissokho est en proie à de vives douleurs. Elle a mal au ventre et ne cesse de se tordre de douleurs. Sa cousine alertée par les cris de douleur et qui est venue à son chevet va pourtant retourner dans sa chambre rassurée. « Ce n'est rien, j'ai tout juste mal à la dent », lui a dit Fatou Cissokho. Pourtant, pour avoir déjà mis au monde deux enfants, Fatou Cissokho n'ignore pas que ces douleurs sont le signe que la délivrance va bientôt arriver.

À minuit, elle met au monde un nouveau-né de sexe féminin sans aucune forme d'assistance. Elle ne veut pas du bébé car elle est divorcée d'avec son mari qui, il y a quelques mois, l'avait accusée d'entretenir des rapports adultérins avec le boutiquier du coin avant de la répudier. C'était au mois de février dernier au quartier Garage de Pout. Depuis elle avait quitté Pout pour venir s'établir à Keur-Massar auprès de sa cousine. En quittant Pout elle n'ignorait pas qu'elle était enceinte. Des oeuvres de son mari ou de son amant? Personne ne sait. Seule Fatou Cissokho sait.

Cette nuit du vendredi, après la délivrance, Fatou Cissokho décide de tuer le nouveau-né. Et de quelle manière ! Au moment où le nouveau-né commençait à crier, elle l'étrangle avec sa main avant de cogner la tête du nouveau-né contre le mur. Le nouveau-né ne bouge plus, signe qu'il est mort. Il restait alors à dissimuler le cadavre. Elle va le faire en l'enveloppant dans un pagne avant de le mettre avec ses habits tachés de sang dans une bassine qu'elle pousse sous le lit. Ce n'est pas tout car du sang est répandu dans sa chambre. Seule dans la nuit, elle nettoie la chambre avant le lever du jour puis retourne au lit. Pendant deux jours, elle dissimule soigneusement le cadavre dans sa chambre. Ce n'est qu'au deuxième jour qu'elle décide finalement de s'en débarrasser en le déposant au pied d'un arbre dans la forêt classée de Keur-Massar. Le reste, c’est-à-dire une partie du placenta, elle continue de le garder dans sa chambre. Le dimanche 15 juin, le cadavre du nouveau-né en état de putréfaction avancée est découvert dans la forêt classée de Keur-Massar. Les gendarmes de cette localité, alertés, s'emparent de l'affaire et lâche des agents de renseignements à travers Keur-Massar.

Hélas pour Fatoumata Cissokho, car si elle a réussi à cacher sa grossesse à son tuteur et à son employeur, il n'en est pas de même pour les autres. La mèche est ainsi vendue aux agents de renseignements tant et si bien que son identité finit par être découverte par l'adjudant Boubacar Ndiaye commandant de la brigade de gendarmerie de Keur-Massar. Ce dernier accompagné de ses hommes localise Fatoumata Cissokho au domicile de son employeur où elle avait repris son travail. Interpellée sur les faits qui lui sont reprochés, F.Cissokho, après avoir longtemps tergiversé, a finalement craqué avant d'expliquer dans les détails la manière dont elle a procédé pour éliminer « ce bébé dont elle ne voulait pas ». Même si elle n'a pas été loquace sur ses motivations, elle a expliqué aux gendarmes-enquêteurs qu'elle n'a jamais voulu du mari que ses parents lui ont trouvé. Un mari vieux qui malgré tout « est bien le père du nouveau-né », a du moins soutenu F.Cissokho avant de prendre place dans la fourgonnette de la gendarmerie de Keur-Massar qui l'a acheminée hier au parquet.

Auteur: Alassane HANNE
Publié le: Samedi 21 Juin 2008

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