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Crise énergétique : La recette de Niasse pour mettre un terme aux délestages

Auteur: Yakhya MASSALY

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En marge de sa rencontre, hier, avec les femmes leaders, venues solliciter son appui pour l’application de la parité au sein de son parti, le leader de l’Afp est revenu sur la difficile question de l’énergie. Et c’est pour proposer des solutions de sortie de crise. 

Moustapha Niasse, secrétaire général de l’Alliance des forces de progrès (Afp) a sa recette pour une solution définitive de la crise de l’énergie qui perdure au Sénégal. Le progressiste en chef estime, qu’il faut, au plan structurel, permettre à la Senelec de retrouver et de mettre en œuvre la plénitude de ses responsabilités dans la conduite de sa mission. C’est-à-dire, ‘produire et transporter l’énergie jusqu’aux utilisateurs moyennant paiement’. La Senelec doit, à cet effet, ‘pouvoir gérer seule’, précise-t-il, la question des commandes de fuel et de gaz destinées à alimenter les générateurs et les turbines. Aussi Moustapha Niasse propose que la société de Seydina Kane retrouve comme c’est le cas, il y a déjà une vingtaine d’années, la possibilité de négocier elle-même et ‘en toute sérénité, dans la transparence et dans l’indépendance’ les contrats concernant les approvisionnements en combustible et en gaz. ‘La Senelec va ainsi négocier, dans des conditions claires, les dispositions contractuelles concernant la période des livraisons, des approvisionnements, de la planification des bateaux fournisseurs pour éviter les ruptures et les approximations’, explique l’ancien Premier ministre. Cette mesure permettra, selon lui, d’éviter ‘des querelles (Itoc et Senelec) auxquelles nous assistons depuis plusieurs jours’.

Il s’y ajoute, poursuit M. Niasse, que ‘le ministère de l’Energie, dans la nomenclature gouvernementale, doit se limiter à l’exercice de la tutelle et la tutelle ne signifie pas la direction effective de la Senelec’. Selon lui, la tutelle sur la Senelec a des limites et un contenu précis. Par exemple, elle ne signifie pas, dit-il, ‘la substitution à la tête de la Senelec du ministre ou du ministère de l’Energie à la direction générale et au Conseil d’administration qui voient ainsi leurs prérogatives polluées et transférées au niveau du ministère de l’Energie’. Dans la même lancée, Niasse propose que le ministère chargé de l’Energie ne s’occupe plus des commandes de fuel ou de gaz encore moins de l’acquisition des équipements (turbines et autres équipements de production d’électricité). Selon lui, cela doit relever ‘exclusivement’ de la compétence du directeur général et du Conseil d’administration de la Senelec sous la tutelle du ministère de l’Energie. Lequel ministère ‘ne doit plus être habilité à négocier, à signer et à régler le problème des approvisionnements’, insiste le progressiste. D’ailleurs, Moustapha Niasse donne en exemple le fonctionnement de la Sonatel pour convaincre de la pertinence de sa proposition.’La Sonatel est dirigée par un directeur général qui est nommé par un Conseil d’administration. Et ce sont les membres du Conseil d’administration et le directeur général de la Sonatel qui appliquent la politique définie par le Conseil d’administration de la Sonatel et en sont les responsables. C’est ce modèle qui doit être appliqué à la Senelec’, a-t-il indiqué.

Comme mesures pratiques, le leader de l’Afp demande que l’on établisse ‘de manière claire et définitive’, avec le concours de la Cour des comptes le montant de l’endettement effectif de la Senelec. Mais aussi d’identifier tous les créanciers de la Senelec et négocier avec chacun d’eux un échéancier de paiement des créances dues en mettant l’accent sur l’effort de patience qui sera demandé à ces créanciers. Et c’est dans le but, dit-il, ‘de pouvoir assainir, dans les délais les plus raisonnables - 90 jours au maximum - la situation de trésorerie de la Senelec’. Selon lui, si cette mesure est appliquée, dans trois mois, la Senelec n’aura plus de dette.

La troisième mesure pratique de Moustapha Niasse consiste à obtenir du trésor public et des bailleurs de fonds les crédits nécessaires pour libérer la Senelec de son endettement vis-à-vis de ses créanciers dans les délais fixés de commun accord avec ces derniers. Et pour couvrir la moitié des crédits nécessaires au paiement des créances dues par la Senelec, il est possible, d’après lui, d’envisager une réduction de 30 % à 40 % du budget alloué à la présidence de la République pour l’année 2011. Car ‘jamais, depuis 50 ans, la présidence de la République n’a eu un budget aussi important. Alors, qu’on en prenne 30 à 40 %, ce qui va nous faire entre 30 à 40 milliards et on affecte ça au paiement des créances dues par la Senelec’, a-t-il proposé.

Auteur: Yakhya MASSALY
Publié le: Mardi 01 Février 2011

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