«La personne la plus injuriée parmi les chefs d’Etat, c’est Me Abdoulaye Wade. On l’a traité de voleur de tapis par l’entourage du Président Macky Sall. On a traité Abdoulaye Wade de voleur de tableaux, de meubles, de voitures. On l’a traité de féticheur. Mon ami (Amath) Dansokho est allé plus loin, en traitant Abdoulaye Wade de receleur de l’argent des casses de Korhogo. Les jeunes de «Y en a marre» l’ont insulté en direct à la télévision. Vous vous souvenez de tous les propos malveillants qu’un Moustapha Niasse tenait à l’endroit de Wade. Je ne parle pas de Macky et des autres. Diriger, c’est cela, avoir de la hauteur, cette grandeur qui fait que lorsqu’on dirige, on accepte de recevoir toutes sortes de critiques, parfois même, l’impertinence des gens. Quand on n’est pas capable de subir l’impertinence, on ne peut pas diriger», déclare El Hadji Amadou Sall dans un entretien avec l’Obs. C’est pourquoi, dit-il, il dit qu’il ne retire pas une seule virgule de tout ce qu’il a dit. «Je l’assume parce que c’est la vérité. Et il s’y ajoute que j’ai la sensation d’avoir heurté ses convictions occultes et mystiques, mais ça je n’y peux rien. Si sa mystique le pousse vers le chiffre 5 qui a fait que j’ai failli être le bucher de Noël, Dieu merci, moi aussi, j’ai une famille. Moi aussi, je suis né quelque part. J’ai un père, une mère, des enfants, des frères, des sœurs et des amis. On ne fera pas de moi le bûcher de Noël. Si je regrettais mes propos, je cesserais d’être ce que je suis. Macky Sall ne réussira jamais à me faire taire. Il ne m’empêchera jamais de lui poser des questions sur l’origine de sa fortune. Il peut, parce qu’il en a la force et la légitimité, m’arrêter, m’emprisonner mais il ne me tuera pas. Il ne me mangera pas. On ne peut pas me manger».
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