HOMMAGE POSTHUME A FATOU MARIE DIAGNE, 09 octobre 1953 – 12 février 2026 A notre mère bien aimée Tout d'abord nous tenons à remercier nos amis et alliés, de Dakar à Washington, pour leur présence réconfortante, leur soutien constant et leur sincère compassion. Nous remercions, plus particulièrement, les membres de notre famille pour leur engagement à nos côtés en ces circonstances douloureuses. C'est avec une peine profonde que nous avons vécu la perte de notre regrettée mère Fatou Marie Diagne. Elle est partie ce 12 février 2026, entourée des personnes qui lui sont le plus proches. Elle a eu le temps de dire au revoir à ses intimes et de leur faire ses dernières recommandations. La séparation n'en est pas moins déchirante, mais moins brutale. Ce qui en soi est une forme de grâce. Notre mère a illuminé notre existence et celle de tous ceux qui l'ont approché. Le sourire aux lèvres, le cœur sur la main, elle était rayonnante. Elle était à la fois une personne belle et une belle personne. La tristesse de sa disparition se mêle à l'immense fierté de savoir qu'elle a eu une vie particulièrement utile. Elle laisse un vide indicible et le sentiment que nous avons la lourde responsabilité d'honorer sa mémoire en perpétuant les multiples facettes d'une personnalité rare. Elle savait dire la vérité sans heurter. Elle savait taire publiquement les défauts et en privé les rectifier avec habilité. Il est extrêmement difficile de voir sur terre quelqu'un concilier des qualités à ce point opposées d'impétuosité et de sérénité, de combativité et d'équité, de sensibilité et de véracité. Elle avait un goût poussé pour l'excellence. Même dans sa façon de faire le bien, elle cherchait à impacter de manière significative. Quand elle donnait, ce n'était jamais avec tapage ou orgueil mais toujours avec humilité, gentillesse et une extrême discrétion. Elle avait un sens inné du partage et c'est sans doute l'art qu'elle maitrisait le mieux. D'ailleurs, s'il est un espoir qu'on caresse, parmi d'autres, la concernant, c'est celui que notre Créateur la compte parmi ceux et celles qui donnent avec leurs mains droites ce que leurs mains gauches ne voient pas et qu'à ce titre elle soit, au Jour de la Résurrection, à l'abri de tout mal, admise à l'ombre du Trône d'Allah! Elle abhorrait l'injustice. Toutes les formes d'injustice. Elle avait une faculté et une facilité déconcertante d'y faire face. Elle était cette colombe qui se meut en tigresse, laissant sans voix ses interlocuteurs surpris que tant d'audace puisse être enfoui dans autant de tendresse. A la fois douce et combative même au plus fort de l'adversité, elle gardait son humanité, refusait d'humilier et de rabaisser. C'est cette haute considération de la personne humaine, et de sa dignité intrinsèque, qui était le principe directeur de ses interactions sociales. On la taquinait souvent en lui disant que ses nombreuses entreprises et sociétés relevaient plus de l'humanitaire et du caritatif que de l'économique et du financier. Pour elle, l'honnêteté était d'abord intellectuelle avant d'être intégrité. Il fallait avoir le courage de ses idées et se ranger systématiquement du côté de la vérité, fût-ce contre elle-même ou ses enfants. C'est sans doute cela le secret de son élégance et de sa noblesse de caractère. Et c'est un des plus beaux souvenirs qu'on garde d'elle : la beauté des valeurs qu'elle portait et qu'elle incarnait. Maman, tu as été un cœur vaillant, débordant d'amour et de miséricorde. Généreuse, sensible, courageuse et surtout pieuse. Une piété légendaire qui remonte à l'enfance. Les récits de ta prime jeunesse nous rapportent que quand arrivait l'heure de la prière tu t'arrêtais soudain, pour sortir comme par enchantement tapis et foulard, et faire face à ton Seigneur. Après avoir fini, tu retournais à tes jeux d'enfant comme si de rien n'était, impressionnant famille et amies. Tu étonnais ton monde par ton attachement à la parole donnée, ton sens de l'hospitalité et ton intransigeance assumée sur toutes les questions d'hygiène. Tu as tracé une voie lumineuse. Puissions-nous avoir la chance et la force de l'emprunter. Tu vas nous manquer mais nos cœurs sont remplis d'espoir. Tu as préparé ton voyage pour l'au-delà. Tu as semé le bien partout où tu es passée et tu es partie un mois sacré avec la bénédiction de tes parents. Mais plus que toute œuvre pie, nous fondons notre espoir sur la miséricorde divine. Que l'ascension de ton âme corresponde à la fin de toute peine, de tout mal et de tout préjudice pour toi. Que le Bon Dieu efface tes fautes, accepte tes bonnes actions et fasse de ta tombe un jardin parmi les jardins du Paradis. Qu'Il t'accorde la lumière, la paix et le repos éternel. Que tu ailles de délices en délices jusqu'à ton entrée sans jugement au Firdawsi le plus élevé en compagnie du Prophète Aleyhi Salam. Amine. Tu n'avais qu'à faire des gris-gris et des marabouts, et te confiais directement à Allah. A notre tour nous te confions à Allah, le Pardonneur, le Reconnaissant, le Doux, le Puissant, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Yaye Boye, ce n'est qu'un au revoir. Nous te rejoindrons INSHALLAH. Puisse ces retrouvailles être dans la paix et la sécurité du Maître des mondes. Pour avoir eu l'insigne privilège, l'immense faveur, la bénédiction de t'avoir eu comme mère et d'avoir pu te garder tout ce temps, nous terminerons par un seul mot : Alhamdoulilah ! Tes enfants Amadou Landing Sonko et Elisabeth Sonko