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Afrique

Attentat en Côte d'Ivoire : un assaillant a «tiré et crié Allah akbar», raconte un témoin

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Selon les premiers témoins de l'attaque djihadiste dans la station balnéaire très populaire de Grand-Bassam en Côte d'Ivoire, le commando armé était déterminé à tuer. Capture d'écran BFMTV

Le commando armé qui a tué 16 personnes, dimanche, dans la station balnéaire très populaire de Grand-Bassam, en Côte d'Ivoire, était déterminé à tuer de sang-froid, selon les premiers témoignages recueillis par BFMTV au coeur de l'attentat djihadisite.

Un témoin raconte ainsi à la chaîne d'informations qu'il a vu à 12 h 30 (13 h 30 heure française) un des six assaillants armés s'approcher d'une personne qui était au téléphone sur la plage et tuer celle-ci à bout portant en criant «Allah akbar».

Tout s'est passé très vite, selon ce témoin, un jeune homme visiblement encore sous le choc : «Il est arrivé auprès d'un jeune qui était en communication. Il a tiré une balle dans la tête et a crié -Allah akbar-. A ce moment là, il y avait trois autres hommes derrière qui ont commencé à tirer».

VIDEO. Côte d'Ivoire : «Il lui a tiré une balle dans la tête et a crié Allah akbar», raconte un témoin (BFM TV)


Les assaillants «puissamment armés»

Les assaillants étaient «puissamment armés» alors que l'établissement était bondé en cette période de canicule, a expliqué un autre témoin. «On était sur la plage, on a entendu des coups de feu et on a vu des gens fuir, on a compris que c'était une attaque», a raconté Braman Kinda qui a vu les assaillants parcourir la plage «en tirant des coups de feu».

Le prince français Charles-Philippe d'Orléans, arrivé sur la plage peu avant l'attaque, a raconté au magazine Paris Match avoir cru entendre «un pétard», qui était «sans doute un calibre 22 LR». «Il y avait un monde fou sur cette plage. Tout le monde s'est figé un instant. Puis, il y a eu un second coup de feu, du 9 mm sans doute, et là, tout le monde s'est mis à courir dans tous les sens.»

Abbas El-Roz, un ressortissant libanais qui séjournait à l'Étoile du Sud, a raconté que l'un des assaillants portait un fusil d'assaut Kalachnikov et une ceinture de grenades. Un autre témoin, Kouamena Kakou Bertin, transporteur, a affirmé que trois assaillants s'étaient enfuis à pied par la route. L'attaque a provoqué des scènes de panique, plusieurs centaines de personnes tentant de quitter la zone quadrillée par d'importantes forces militaires.

 

 

 


Des images et vidéos diffusés sur les réseaux sociaux ont montré des personnes qui courent depuis la plage pour se réfugier entre les bâtiments. 

«Le bilan est lourd» avec 14 civils et deux membres des forces spéciales tués, ainsi que 22 blessés, a expliqué le président Alassane Ouattara, qui s'est rendu sur les lieux.  Le ministre de l'Intérieur, Hamed Bakayoko, a précisé qu'il y avait quatre morts occidentaux, dont un Français et un Allemand.

Selon BFMTV, après l'ouverture d'une enquête pour assassinat terroriste par la justice française, en raison de la présence d'une victime française, des enquêteurs de la Sous-direction anti-terroriste (SDAT) et de la Direction générale de la sécurité Intérieure (DGSI) doivent partir ce lundi pour la Côte d'Ivoire.

Le président français François Hollande a dénoncé dimanche un «lâche attentat», promettant «soutien logistique et de renseignement pour retrouver les agresseurs». Le chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault et le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve se rendront mardi à Abidjan pour exprimer la solidarité de la France.

 

 



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