Mercredi 02 Décembre, 2020 á Dakar
Vendredi 01 Juin, 2018 +33

Afrique

Bénin : Les preuves irréfutables de Yérim SOW après la gaffe orale du ministre de la Communication

Single Post
Bénin : Les preuves irréfutables de Yérim SOW après la gaffe orale du ministre de la Communication
Dans l'affaire de l'Hotel Noom, le groupe Teyliom entend rétablir des vérités factuelles, suite à la sortie de M. Alain Sourou Orounla, ministre béninois de la Communication et de la Poste, Porte-Parole du gouvernement, jugée comme une communication désastreuse aux relents politiques pour justifier les actions inacceptables et injustifiables de l'État du Bénin envers un investisseur privé. Dessous d'une affaire qui fait grand bruit dans le secteur privé international.

Hotel Noom Cotonou, un véritable serpent foncier, se révèle au grand jour.  Un complexe hôtelier ultra-moderne, estimé à plusieurs milliards et construit à 90%, part en fumée. L'État beninois, au lieu de convaincre et de faire son mea culpa fait dans la gaffe verbale. Le Zorro de la Com, le ministre Alain Sourou en a rajouté, suite à sa sortie plus que maladroite. À la limite désastreuse.

En Afrique, malheureusement certains décideurs publics vont à contrecourants des projets de développement mis en place. C'est en effet, ce qui arrive dans le différend qui oppose la holding sénégalaise Teyliom à l'État béninois sur la construction puis la destruction de l'Hotel Noom à Cotonou. Un différend qui connaît un nouveau rebondissement, après la conférence de presse, tenue le 22 septembre, par M. Alain Sourou Orounla, ministre béninois de la Communication et de la Poste, Porte-Parole du gouvernement. La réaction du groupe Teyliom à ses propos ne s'est pas faite attendre. C'est de façon énergique et ferme que cette holding panafricaine a répondu, dans un document rendu public, aux propos et allégations, jugés erronés, mensongers et tendancieux tenus par ce ministre. Teyliom  va plus loin, face à l'attitude autoritaire de l'État du Bénin, et entend faire pleinement valoir ses droits légitimes, notamment, devant la Juridiction Arbitrale Internationale, saisie en juin dernier.

Destruction d'un hôtel construit à 90%

La direction de ce groupe sérieux et respectable, très actif et présent sur le continent et dans la sous–région, souhaite "rétablir un certain nombre de vérités factuelles face aux affirmations gratuites et, sans preuve écrite probante, qui ont été proférées, urbi et orbi, à l'occasion de cet exercice de communication qui avait pour objet de tenter de justifier, auprès de l'opinion publique nationale et internationale, des aberrations de l'État du Bénin, actions ayant conduit à la destruction brutale de l'hôtel Noom Cotonou. Un acte affligeant à la limite, et, jamais vu dans aucun autre pays…".

Par consequent, Teyliom se réserve la possibilité d'agir pour tirer toutes les conséquences de droit des propos jugés mensongers et diffamatoires tenus par le ministre béninois de la Communication M. Orounla en sa qualité de représentant de l'État du Benin, propos qui, relève-t-on dans le document, portent gravement atteinte à  son image d'investisseur sérieux.  Le groupe privé sénégalais démonte cette attaque consécutive à la destruction de l'Hotel Noom, soutenant qu'au début de l'année 2020, le projet de l'hôtel Noom Cotonou et ses installations annexes, pour des investissements à hauteur de plus de 15 milliards f CFA (depuis 2013, de façon totalement transparente et connue de l'État du Bénin) étaient achevés à plus de 90%. Entre autres, précisions apportées, l'ouverture de l'hotel au public était prévue dans le courant du mois de septembre 2020.

Relativement à l'investissement, Confidentiel Afrique a appris de sources autorisées que la très large partie provient de fonds propres du groupe Teyliom, le solde de partenaires béninois en capital et de bailleurs de fonds, parmi lesquels la BOAD et la NSIA Banque Bénin (Ex Diamond Bank Bénin).

Preuves irréfutables de Teyliom

La direction du groupe trouve tout scandaleusement inexact et mensonger de soutenir, comme l'a fait M. Orounla, qu'il existerait une "dette bancaire de 16 milliards FCFA" et que celle-ci aurait été "dissipée vers d'autres destinations". Au contraire, elle confie que le total de la dette contractée auprès des bailleurs de fonds est de 5, 2 milliards FCFA dont un montant de 1,1  milliard FCFA, déjà remboursé avant même la mise en exploitation de l'hôtel. Justement, le groupe Teyliom est en contact permanent avec ses prêteurs pour la prise en charge des conséquences financières, lesquels résultent des agissements illégaux de l'État du Bénin.

Une action qui réduit à néant, les accusations du ministre beninois, qui a soutenu que ce projet constituait une "opération nébuleuse", ou, que le groupe Teyliom aurait obtenu "des prêts qui ont été distraits, qui sont investis ailleurs", que l'État du Bénin n'a "pas traces de ce que ces fonds ont été injectés dans ce projet" ou encore, que "e groupe Teyliom n'a jamais souhaité investir au Benin". L'investisseur privé panafricain trouve tout aussi mensonger d'affirmer que l'État du Bénin a entrepris des démarches amiables en amont de la résiliation du bail en cause.

Ce groupe rappelle en effet, que les décisions arbitraires de l'État du Bénin dans ce dossier ont été brutales, soudaines, unilatérales et n'ont été précédées d'aucune démarche de concertation, démarches pourtant obligatoires aux termes du bail en cause. Bien au contraire, toutes les demandes écrites du Groupe Teyliom visant à l'instauration d'un dialogue sont restées vaines et sans réponse, glisse à Confidentiel Afrique une source proche du dossier. Le GroupeTeyliom reste disponible pour recevoir, de la part du Porte du Parole du Gouvernement Béninois, une quelconque preuve écrite d'une réponse aux nombreux courriers transmis au ministre béninois de l'Economie et des Finances, ainsi qu'au Chef de l'État du Bénin dans le cadre d'un règlement amiable de ce qui était à l'époque un différend. A y voir de plus près, plusieurs observateurs font allusion au renforcement du groupe AccorHotels en Afrique, en général, et au Bénin, en particulier, notamment ses entrées dans le tour de table du Sud-africain Mantis (50%), et acquisitions dans le Club Mediterranée (près de 29%).

S'il n'est pas connu de prises de participations officielles de M. Orunla dans cet investisseur hotelier et du loisir, c'est un secret de polichinelle que le Président béninois M. Patrice Talon (Bâchelier de Dakar) est actionnaire majoritaire dans les Hotels Ibis et Novotel Cotonou et, actionnaire dans la branché internationale du groupe Accor… Ceci expliquerait-il cela? On peut le croire, vu qu'un grand projet touristique de transformation de  Bénin Marina Hotel prévoit la construction d'un Sofitel (Groupe Accor) de 193 chambres et suites et le réaménagement du Centre International de conférences à Cotonou.

Quid de l'OHADA, véritable modèle d'intégration régionale, et du Bénin Révélé ?

Toutefois, dans un pays, au fort potential touristique (Abomey, Ouidah, Cité lacustre Ganvié, le Parc naturel Pendjari au Big4…) qui a initié l'ambitieux Plan Benin Révélé ou PAG (Programme d'actions du gouvernement 2016-2021 à hauteur de 9 039 milliards f CFA dont un taux d'investissement du privé à hauteur de 61%), notamment dans son volet touristique, n'y–a-t-il pas de place pour tout le monde? Ce pays peut aspirer à beaucoup plus et s'inscrire dans la demarche du traité de l'OHADA (Harmonisation Du Droit Des Affaires en Afrique), ratifié le 17 octobre 1993 à Port Louis et révisé le 17 octobre 2008 pour lutter contre à la fois l'incertitude socioéconomique, l'insécurité des investissements et l'insécurité juridique et judiciaire qui ont pesé pendant longtemps sur les investissements en Afrique. A titre d'exemple, face au Maroc qui a visé 20 millions de touristes à fin 2020, les ambitions du Bénin restent encore trèstimides (106 300 emplois créés et moins de 2 millions de touristes à fin 2021).

Riche de toutes ces certitudes, la holding sénégalaise a balayé d'un revers de main l'affirmation du ministre qui a évoqué un seul versement de la redevance annuelle exigible au terme du contrat de bail le liant à l'État du Bénin. Aussi, vu qu' aucune proposition n'ayant été faite en ce sens, elle réfute catégoriquement  un quelconque "accompagnement financier de l'État du Benin". Il en est de même pour la cession du bail emphytéotique en cause, entre les deux filiales du groupe Teyliom constituées à Cotonou pour ce projet. Teyliom rappelle que celle-ci fut autorisée par le ministre béninois de l'Economie et des Finances, enregistrée auprès des services fiscaux et inscrite au registre foncier le 18 mai 2015. Il est mentionné dans le document qui nous est parvenu que contrairement à ce qu'affirme M. Alain Sourou Orounla, cette cession était parfaitement légale et connue de l'État.  Le Groupe Teyliom reste encore disponible pour recevoir, de la part du Porte du Parole du Gouvernement Béninois, une quelconque preuve écrite d'une offre d'accompagnementfinancier formulée au Groupe Teyliom.

Un investisseur de référence dans la sous–région

Revenant sur son back ground, Teyliom affirme que depuis de nombreuses années, son groupe investit dans de nombreux secteurs de l'économie, de la banque à l' agro-alimentaire, en passant par l'immobilier, les telecoms, les BTP… Ainsi, il soutient que depuis 2009, le groupe a engagé des investissements considérables dans le secteur du tourisme et de l'hôtellerie, développant, après avoir mis en exploitation le prestigieux Radisson Blu Dakar, un nouveau modèle d'exploitation hôtelière africain, avec la création ex-nihilo de marques régionales, à savoir Noom, Seen, Yaas. Actuellement, Teyliom exploite, dans d'excellentes conditions, des hôtels en Côte  d'Ivoire, en Guinée, au Niger et au Sénégal pour un total de 800 chambres qui seront bientôt portées à 980 chambres à l'ouverture du Noom Abidjan, puis à 1 225 chambres avec des projets, en cours de construction où près de 1 000 emplois directs sont créés. A date, les investissements cumulés de cet investisseur dans le secteur de l'hôtellerie se chiffrent à 130 milliards f CFA, nous précise-t-on. Il n'est donc plus à présenter sur le continent africain, en ce sens qu'il est un acteur très fortement engagé dans le développement économique de cet espace et, plus particulièrement de la sous–région ouest africaine.


15 Commentaires

  1. Auteur

    Nice

    En Septembre, 2020 (11:10 AM)
    trop long
    • Auteur

      Reply_author

      En Septembre, 2020 (12:26 PM)
      parce que telium n'est pas une multinationale française ou européenne. des africains qui combattent leur frère qui crée des emplois et de la richesse.
    • Auteur

      Berkalee

      En Septembre, 2020 (13:09 PM)
      mr. sow , fais attention au lobby hôtelier. ils vont te tuer comme le lobby céréalier a tue ahmed amar. ils ne veulent pas voir des self-made men africains et noirs qui émergent. ils préfèrent même laisser le marche aux libanais( afrique de l'ouest) ou indiens (afrique de l'est) que de laisser développer une bourgeoisie noire en afrique
    • Auteur

      Reply_author

      En Septembre, 2020 (14:53 PM)
      yerim n'a qu'a commencer par payer ses fournisseurs , après il pourra l'ouvrir !!!
  2. Auteur

    Salif

    En Septembre, 2020 (11:11 AM)
    j'y comprends que dalle !!!! les explication ne sont pas claires et c'est trop long
    Auteur

    En Septembre, 2020 (11:14 AM)
    Ça n'est pas un article presse, mais la plaidoirie de l'avocat de Teyliom

    Auteur

    En Septembre, 2020 (11:17 AM)
    Le même procédé a été utilisé contre Akn avec son hôtel en Guinée.Malhereusement c'est toujours avec des arguments qui ne tiennent pas la route.Pour ne pas être très long l'africain n'apprécie guère voir un africain prospérer
    • Auteur

      Reply_author

      En Septembre, 2020 (11:26 AM)
      si seulement vous saviez à quel point les sénégalais sont haïs dans la sous-région. nous sommes très naïfs.
    • Auteur

      @ 11:26 Am

      En Septembre, 2020 (11:45 AM)
      hais par qui et pourquoi? nous ne sommes pas les plus riches de la sous-region. nos compatriotes émigrent dans ces pays où ils vivent en paix. ceci est un problème de désorganisation comme c’est le cas dans beaucoup de pays africains y compris le sénégal.

      arrêtez de voir la jalousie partout.
    Auteur

    En Septembre, 2020 (11:18 AM)
    Halte à la désinformation. Ce pays est souverain dans des actes et cet article semble commandité. On a vu l' état du Sénégal renégocier le contrat de concession de l autoroute à péage qui a été mal négocié par le régime précédent. Vu la complexité du dossier les instances appropriées au plan régional et international feront la lumière et prendront les mesures qui s'imposent.
    • Auteur

      Faut Pas Defendre L'indéfendab

      En Septembre, 2020 (11:54 AM)
      justement l'etat du senegal n'a pas fait exploser l'autoroute à coups de bombes et caterpillar, ils ont renégocié. un hotel qui crée de l'emploi attire d'autres investisseurs. attire les privés qui veulent se loger, donne une bonne image du pays. paie des impots . je suis déjà allée au benin , c'est dur de se loger. a part marriot dara bakhoufa . et marriot etait moyen . est ce que sakh tojouniouko. verifie voir tu seras surpris
    • Auteur

      Reply_author

      En Septembre, 2020 (12:57 PM)
      la renégociation n'a rien à voir avec la destruction d'un bien de 15 milliards essai de comparer ce qui est comparable
    Auteur

    En Septembre, 2020 (11:18 AM)
    On voit bien que certains aiment les faits divers à la lace de l’économie
    Auteur

    En Septembre, 2020 (11:26 AM)
    Voilà pourquoi certains investisseurs hésitent à venir en Afrique car leurs affaires sont soumises à l'humeur des autorités étatiques et ne sont pas protégées par la justice. Sans parler de la corruption de l'administration qui doit approuver les projets. Le Bénin depuis l'arrivée de Talon connaît un recul démocratique et manifestement dans cette affaire Teyliom il y a un conflit d'intérêt à la tête de l'Etat béninois et des pressions de la part du groupe français Accor. Cela n'encourage pas les investissements intra-africains. De toute façon Teyliom a de fortes chances avec les preuves détenues de voir la sentence du Tribunal arbitral lui être favorable.
    Auteur

    Guilé De Ndangalma

    En Septembre, 2020 (11:31 AM)
    J'apprécie bcp les capitaines comme Yerim Sow, Serigne Mboup, Babacar Ngom (malgré le faux pas de Ndingeler), mais là la ligne de défense de Telyom me parait un peu confuse. Certes, Talon n'est plus le démocrate qu'il prétendait être ( il n'est pas le seul dans la catégorie), mais en matière de com, pour un groupe comme Telyom, il y a mieux à faire. C'est trop long, et ne répond pas directement aux accusations qui nous sont servies depuis plus d'un an. Je trouve même que cette réponse arrive trop tard, parce que pourquoi attendre la destruction de l'hôtel pour vraiment communiquer?
    • Auteur

      Reply_author

      En Septembre, 2020 (13:03 PM)
      @guilé de ndangalma quand on est en position de force on reste sage et l'on garde atouts pour le tribunal
    Auteur

    En Septembre, 2020 (11:44 AM)
    il va gagner et le benin va lui rembourser son investissement plsu des dommages et interets.

    Patrice talon qui etait deja milliardaire veut etre encore plus riche depuis qu'il est devenu president.

    la moitie du benin republique bananiere lui appartient maintenant
    Auteur

    Absurdité Absolue

    En Septembre, 2020 (12:08 PM)
    Il n y a qu’en Afrique que l’on peut voir et entendre cela: détruire une construction déjà à 90 pour cent.

    C’est le comble de l’Id.....

    On ne détruit, en général que sous le coup de la colère, mais aussi de la méchanceté, de la jalousie.

    Mais tout de même, il faut réfléchir un tant soit, chercher à être intelligent.

    Voilà un projet d’un coût de 15 millards cfa, déjà construit à 90 pour cent: pourquoi ne l’avoir pas stoppé immédiatement s’il était illégal, non autorisé, mal façonné et constaté lors des contrôles du chantier ?

    Détruire une construction déjà réalisée à 90 pour cent et d’un coût si im, il n y a pas de mot pour décrire, quelque puissent être les raisons.

    Cela procède de l’infantilisme, du manque de maturité et tout simplement d’inintelligence que certains Blancs prêtent aux Africains.

    Houphouet Boigny disait : «  Gardez de détruire ce que vous n’avez construit ‘!

    Donc des millards de cfa détruits pour rien.

    C’est simplement effarant !
    Auteur

    Sokhna

    En Septembre, 2020 (12:43 PM)
    Article trop long et ne nous renseigne en rien sur la sortie du Ministre Beninois.... il faut etre direct et précis dans vos articles
    Auteur

    Zilou

    En Septembre, 2020 (14:19 PM)
    C'est quoi ça ? Franchement, il y a des gens qui sont vraiment des ânes quoi ! Détruire un hôtel construit à 90%, franchement !!!! N'importe quoi !
    Auteur

    L'observateur

    En Septembre, 2020 (14:49 PM)
    L'état béninois est coutumier du fait. Talon est intraitable en affaire et comme il est propriétaire de 02 grands hôtels à Cotonou, il fait place nette.

    Pas de place pour la concurrence!
    Auteur

    Mollah Omar

    En Septembre, 2020 (15:23 PM)
    La jalousie et la médiocrité en passant par l'imbécillité empêchent l'Afrique d'avancer par ces propres fils.
    Auteur

    Libre Penseur

    En Septembre, 2020 (17:05 PM)
    En cherchant un peu sur les autres sites je lis que c est suite à une décision de justice confirmée en appel. Et rien de ceci ici ???

    D autre part d autres hôtels n appartenant pas à des Interet français tournent bien (golden tulip, Azalai...)

    Tôt ou tard la vérité sera connue ..,

Participer à la Discussion

Auteur Commentaire : Poster mon commentaire

Repondre á un commentaire

Auteur Commentaire : Poster ma reponse

ON EN PARLE

Banner 01

Seneweb Radio

  • RFM Radio
    Ecoutez le meilleur de la radio
  • SUD FM
    Ecoutez le meilleur de la radio
  • Zik-FM
    Ecoutez le meilleur de la radio

LES PLUS LUS

Newsletter Subscribe

Get the Latest Posts & Articles in Your Email