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Afrique

Burkina Faso : Roch Marc Christian Kaboré sur le pied de guerre

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Réservé aux abonnés | 30 janvier 2020 à 16h51 | Par Benjamin Roger Au palais de Kosyam, à Ouagadougou, en octobre 2018.
À la tête d’un pays attaqué de toutes parts par les jihadistes, le président burkinabè décide de rendre possible le recrutement de volontaires pour épauler l’armée.

Un massacre de plus dans un pays qui refuse de s’y habituer. Le 25 janvier, des hommes armés ont attaqué le village de Sigaldji, dans la province du Soum (Nord). Selon des témoignages de survivants, hommes et femmes ont été séparés avant d’être froidement assassinés. Bilan : 39 morts.

Après l’embuscade qui a coûté la vie à 38 employés de l’entreprise minière Semafo à Boungou (Est), le 6 novembre, l’exécution d’une trentaine de femmes à Arbinda (Nord) le 24 décembre, ou plus récemment la tuerie qui a fait 36 morts sur le marché de Nagraogo et à Alamou, dans la province du Sanmatenga (Centre-Nord), le 20 janvier, le décompte macabre n’en finit plus.

Depuis le massacre de Yirgou, au début du mois de janvier 2019, le sang de civils coule chaque semaine ou presque au Burkina Faso. Attaques contre des écoles, des églises, assassinats ciblés, exactions… Sans compter les assauts meurtriers subis par les forces de défense et de sécurité, qui paient un lourd tribut dans leur lutte contre les groupes jihadistes. Les violences ont fait plus de 750 morts et 560 000 déplacés depuis 2015, valant au Pays des hommes intègres d’être désormais régulièrement qualifié, avec le Mali, de « maillon faible » du Sahel.

Le 22 janvier, pour la deuxième fois en moins d’un mois, Roch Marc Christian Kaboré a donc décrété un deuil national de quarante-huit heures. Arrivé au pouvoir en décembre 2015, le président a été contraint de revoir ses ambitions économiques et sociales à la baisse pour faire de la sécurité sa priorité.

liiiiiiiaffaire_de_malade

2 Commentaires

  1. Auteur

    En Janvier, 2020 (16:49 PM)
    Tant que les armées des pays attaqués par les terroristes resteront à attendre l'arme au pieds, elles subiront encore des massacres. Ce sera le cas avant le 30 février à la frontière Malienne avec la Burkina, le Niger, et le Tchad. La Mauritanie ne sera plus attaquée depuis que le président Aziz a signé, au nom de la Mauritanie un pacte de non agression avec les terroristes et les Touareghs sépararistes, et en donnant quelques centaines de millions par an. Allez au combat sans attendre, et les volontaires devraient être formés au combat comme le firent les résistants Européens pour combattre de Nazisme. En deux mois, il est possible de former des combattants moyennement intelligents.
  2. Auteur

    En Janvier, 2020 (22:09 PM)
    attendre dans des camps c'est pas une armée ça

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