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Afrique

Burundi : Pierre Nkurunziza sort du pays pour la première fois depuis le putsch de mai 2015

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Pierre Nkurunziza, le président burundais, le 17 mai 2015 à Bujumbura.

Le président Pierre Nkurunziza vient d’effectuer une visite d’État en Tanzanie. C'était sa première sortie en dehors des frontières nationales depuis le putsch raté du 13 mai 2015.

La Tanzanie : c’est la destination choisie par Pierre Nkurunziza pour effectuer sa première sortie en dehors du Burundi depuis deux ans. Une visite éclair, qu’il vient d’effectuer ce jeudi 20 juillet, et marquée par un discours ferme, tenu conjointement avec son homologue tanzanien John Pombe Magufuli, envers les réfugiés burundais invités à regagner le bercail. « La paix est revenue. Il faut rentrer », ont-ils tous les deux martelé à leur attention, à Ngara, localité située à une quinzaine de kilomètres du Burundi, après une rencontre à huis clos au cours de laquelle le dialogue inter-burundais aurait été au centre des échanges.

« Le président tanzanien reçoit aujourd’hui son homologue burundais. Leur discussions porteront entre autres sur le processus de paix », a commenté Macocha Tembele de l’équipe de Benjamin Mkapa, le facilitateur dans la crise burundaise.

Une « forte délégation » pour « se protéger » ?

C’est ce que laissent entendre certaines figures de l’opposition et de la société civile. « Pour s’assurer d’aucun risque de putsch, Pierre Nkurunziza est parti avec les généraux [Alain Guillaume] Bunyoni ( Ministre de la sécurité), [Steve] Ntakarutimana ( chef du service de renseignement), Ndakugarika (Gervais Ndirakobuca de son vrai nom) et [Prime] Niyongabo (chef d’État-major)», affirme Pacifique Nininahazwe, un des leaders de la société civile burundaise, vivant aujourd’hui en exil.

D’après un communiqué de la présidence, le chef de l’État s’est effectivement déplacé avec une « forte délégation », entre autres avec  « le ministre de la sécurité publique, celui des Relations extérieures et de la coopération internationale, la ministre à la Présidence chargée des Affaires de la communauté Est-Africaine, le ministre des Finances, du budget et de la planification du développement et celui de la Défense nationale et des anciens combattants ».

Au juriste Pacelli Ndikumana de s’interroger : « En quoi la visite du ministre de la Sécurité, celui de la Défense et des Finances  était importante quand aucune réunion ministérielle n’était à l’ordre du jour ? »

La Tanzanie est considérée comme le pays de la sous-région le plus proche du régime de Nkurunziza. Elle reste également le premier pays à avoir accueilli plus de Burundais sur son sol, avec environ 242 000 réfugiés selon les dernières statistiques du HCR. Un chiffre que rejette catégoriquement Bujumbura, affirmant que plus de 150 000 réfugiés sont déjà rentrés « sans que le HCR veuille en parler ».


affaire_de_malade

4 Commentaires

  1. Auteur

    Anonyme

    En Juillet, 2017 (12:25 PM)
    Encore une racaille Africaine
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  2. Auteur

    Elegence Beaute

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    En Juillet, 2017 (14:40 PM)
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    Auteur

    Panafricaniste

    En Juillet, 2017 (23:06 PM)
    C'est triste que ce sont des chefs d'Etats africains pareils qui nous retarderont encore et font reculer davantage leur pays. A cause de la violence qu'ils imposent à leur peuple, ils sont obligés de se battre pour se maintenir le plus longtemps possible au pouvoir à défaut d'être président à vie; et ce dans le seul but de se protéger des poursuites judiciaires.

    Avec une forte probabilité, le pays doit encore mener une autre guerre civile pour restaurer la démocratie et se remette sur la voie du progrès parce que nous n'osons pas encore parler de développement.
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