Mercredi 11 Décembre, 2019 á Dakar
Vendredi 01 Juin, 2018 +33
Afrique

Gabon : Les violences continuent, toujours dans l’impasse politique

Single Post
Gabon : Les violences continuent, toujours dans l’impasse politique

Les troubles post-électoraux au Gabon continuent, trois jours après l’annonce de la réélection du président sortant Ali Bongo, alors que son adversaire Jean Ping affirme également avoir gagné. 
Ces affrontements ont fait au moins deux nouveaux morts, un civil et un policier. Il s’agit du premier décès dont les autorités font état parmi les forces de sécurité massivement déployées depuis mercredi.
« Nous constatons une reprise de vie sur Libreville [capitale du Gabon] où certaines grandes surfaces rouvrent. Les gens reprennent confiance », s’est toutefois félicité le ministre de l’intérieur, Pacôme Moubelet-Boubeya, alors que de nombreux commerces étaient fermés depuis mardi.
Samedi, le bâtonnier de l’Ordre des avocats du Gabon, Me Jean-Pierre Akumbu M’Oluna, a affirmé que les 800 personnes arrêtées à Libreville depuis trois jours étaient détenues « dans des conditions dégradantes et insupportables ». Face à la presse, il a demandé aux autorités judiciaires de « les traiter humainement ».
Sept morts
Selon un décompte réalisé par l’AFP, sept morts ont été recensés dans le pays depuis le début des émeutes il y a trois jours. L’archevêque de Libreville a appelé samedi la majorité et l’opposition « se ressaisir pour une sortie imminente de crise », qui tarde à se dessiner.
Le président Ali Bongo, proclamé élu mercredi par la commission électorale (Cénap), ne s’est pas exprimé depuis jeudi après-midi.
« En tant que président élu, je suis naturellement très préoccupé par la situation de notre pays qui évolue vers un chaos généralisé », a déclaré pour sa part vendredi soir Jean Ping en recevant les 26 opposants qui venaient de retrouver leur liberté de mouvement après avoir été retenus pendant 36 heures à son siège de campagne complètement dévasté par l’assaut des forces de sécurité. « Je sais que l’apaisement ne peut survenir que si la vérité des urnes (...) est rétablie et respectée sur la base du comptage des voix bureau de vote par bureau de vote », a-t-il poursuivi.
Un recompte exclu
Le gouvernement refuse ce recompte des voix bureau par bureau que demandent aussi l’Union européenne et la France, arguant qu’il n’est pas prévu par le code électoral gabonais. « C’est faux », rétorque Jean-Gaspard Ntoutoume Ayi, le directeur de communication de la campagne de Jean Ping. « Il y a un silence juridique mais on peut faire du bureau par bureau sans violer la loi », assure-t-il.
M. Ping demande également la reprise des travaux de la Cénap pour examiner les procès-verbaux du Haut-Ogooué, fief de la famille Bongo qui a officiellement donné la victoire finale à M. Bongo avec plus de 90 % des voix pour une participation supérieure à 99 %.
En revanche, son équipe exclut catégoriquement tout recours devant la Cour constitutionnelle « qui a fait preuve de sa partialité. Nous n’allons pas nous jeter dans la gueule du loup comme des enfants », a fait savoir M. Ntoutoume.


Article_similaires

5 Commentaires

  1. Auteur

    Loyal

    En Septembre, 2016 (23:07 PM)
    Tout ça c'est le travail des Français et malheureusement les Gabonais non rien compris. A qui profitera ces émeutes? à la France car si la situation se dégénère, l'armée française interviendra en faveur de ping comme ce fut le cas en 2011 en COTE D'IVOIR. La france va installer son pillon et le manipulera comme elle veut en mettant sa main sur le pétrole.

    Mort à la France!!!

    Que DIEU te maudisse!!! :emoshoot:  :fbhang: 
  2. Auteur

    Anonyme

    En Septembre, 2016 (07:05 AM)
    Comme Ali traite le bois au Gabon maintenant les français sont contre lui

    Auteur

    Goor

    En Septembre, 2016 (07:31 AM)
    Si après des élections mon adversaire conteste les résultats, si je suis sûr que j'ai gagné, j'accepte tout de suite le décompte que mon adversaire demande. Ça me permettra de prouver encore une fois, qu'il est mauvais perdant mais je l'ai battu. Si on refuse, c'est parce qu'on à des choses à craindre. Le camp de Bongo dit que le recompte n'est pas prévu oui mais n'est pas interdit. Efectivement, la population de cette zone ( le fief de Bongo) a subitement augmenté dans WIKIPEDIA. N'est-ce pas pour justifier le nombre de votants? Puisque les 2 camps savent compter, pour apaiser les tensions, comptez les voix et donnez les résultats par bureau de vote. Ce refus a entrainé des violences et des morts, c'est ce que veulent les dirigeants gabonais pour leur peuple?
    • Auteur

      Reply_author

      En Septembre, 2016 (15:16 PM)
      c'est l'ua de m. ping qui avait refusé le décompte à m. gbagbo alors pourquoi le faire au gabon ? juste une question. salam.
    Auteur

    Anonyme

    En Septembre, 2016 (10:53 AM)
     :emoshoot:  :fbhang:  :frustre:  :looney: 
    Auteur

    Yaya Diao

    En Septembre, 2016 (11:11 AM)
    j.ping est trahi par les francais mais il le verra to ou tard

Participer à la Discussion

Auteur Commentaire : Poster mon commentaire

Repondre á un commentaire

Auteur Commentaire : Poster ma reponse
Banner 01
Banner 01

ON EN PARLE

Banner 01

Seneweb Radio

  • RFM Radio
    Ecoutez le meilleur de la radio
  • SUD FM
    Ecoutez le meilleur de la radio
  • Zik-FM
    Ecoutez le meilleur de la radio

LES PLUS LUS

Newsletter Subscribe

Get the Latest Posts & Articles in Your Email