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Mali : 20 soldats tués dans des affrontements avec les rebelles

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Mali : 20 soldats tués dans des affrontements avec les rebelles
De nouvelles violences ont fait plusieurs morts dans le nord du Mali. Les forces maliennes ont enregistré dans leurs rangs une vingtaine de morts et une trentaine de blessés à Kidal (1.500 km au nord-est de Bamako), lors d'affrontements mercredi contre les groupes armés, qui ont pris la ville, a indiqué jeudi soir le ministre malien de la Défense à la télévision publique.
Selon l'ONU, deux villes du nord, Kidal et Menaka, ont été reprises par les rebelles touareg. «Les villes de Kidal et de Ménaka (660 km à l'est de Kidal)sont maintenant sous le contrôle du MNLA (Mouvement national de libération de l'Azawad, rébellion touareg indépendantiste), après de violents combats avec l'armée malienne», a déclaré jeudi Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général de l'ONU à New York. «Des mouvements du MNLA ont également été rapportés à Anefis et Aguelhoc, entre autres localités du Nord», a-t-il ajouté au cours d'un point de presse.

Des réactions d'hostilité envers les soldats français et onusiens

Des défaites humiliantes pour les autorités maliennes qui envisagent de demander une aide de la force française Serval déployée dans la région. Les autorités maliennes ont reconnu avoir perdu Kidal, précisant que Ménaka était «sous pression» des groupes armés. Mercredi peu après les combats meurtriers, un responsable du MNLA avait affirmé qu'une coalition de trois groupes armés avait combattu les forces maliennes à Kidal. Il avait ajouté que ces groupes avaient ensuite pris, sans combat, d'autres villes du Nord abandonnées par les soldats maliens, citant Anderamboukane, Ménaka, Aguelhoc, Tessalit, Anefis.

Ce retour en force des rebelles et les dernières violences ont suscité à Bamako et dans plusieurs villes des réactions d'hostilité envers les soldats français et onusiens déployés dans le Nord. Ils sont accusés de passivité vis-à-vis du MNLA et des indépendantistes touareg. Des manifestatnts ont scandé notamment: «Libérez Kidal», «Minusma (force de l'Onu), à bas! La France, à bas!» ou encore «Minusma dégage!».

«Le rôle de la Minusma (mission de l'ONU au Mali) n'est pas de combattre mais de faciliter une sortie de crise politique», a affirmé jeudi un haut responsable de l'ONU, en fixant comme priorités un cessez-le-feu et une reprise du dialogue entre Bamako et la rébellion touareg. «Ce qu'il faut maintenant, c'est un cessez-le-feu», proposé par Bamako, «revenir très vite à la situation antérieure à la reprise des combats le 17 mai», et «lancer le processus politique prévu par l'accord intérimaire de Ouagadougou», a souligné de son côté, le patron des opérations de maintien de la paix de l'ONU, Hervé Ladsous.

Dans ce contexte sous tension, le lycée français de Bamako est resté fermé jeudi pour raisons de sécurité. Les autorités ont multiplié les appels au calme et à la retenue. La France a appelé jeudi à l'arrêt des hostilités et réclamé une reprise urgente des pourparlers. Il est «urgent que les parties reviennent à la table des négociations afin d'éviter l'escalade» du conflit, a déclaré jeudi le Quai d'Orsay.



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