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Afrique

MANDAT RE- RE- RENOUVELABLE : Comme Compaoré, ces dirigeants africains veulent changer la Constitution pour garder le pouvoir

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MANDAT RE- RE- RENOUVELABLE : Comme Compaoré, ces dirigeants africains veulent changer la Constitution pour garder le pouvoir

Le pouvoir du Burkina Faso tremble. Le 21 octobre les autorités du pays pauvre enclavé au cœur du Sahel annonçaient un projet de révision constitutionnelle censée permettre au président Blaise Compaoré, à la tête du pays depuis 27 ans, de briguer un nouveau mandat.

Ce jeudi 30 octobre, alors que l'Assemblée devait voter dans la matinée cette réforme de la loi fondamentale, la colère de la société civile s'est fait entendre et l'opposition au régime a pris une nouvelle ampleur. À Ouagadougou, l'Assemblée nationale a été saccagée, la télévision publique a été prise d'assaut et des violences ont éclaté faisant au moins un mort. L'état de siège a été décrété en fin de journée et le gouvernement a été dissous.

Blaise Compaoré est loin d'être le premier dirigeant africain a vouloir à tout prix s'accrocher à son poste. Avant lui, plusieurs chefs d'Etat du continent, à l'instar de Gnassingbé Eyadema au Togo ou Lasana Conté en Guinée (tous deux décédés aujourd'hui), ont fait modifier la Constitution de leur pays pour garder le pouvoir.

Comme eux, d'autres dirigeants actuellement en exercice cherchent à poursuivre dans cette voie. Les événements au Burkina Faso sonneront-ils pour eux comme un avertissement ? Cela reste encore à voir. Quant à la réforme souhaitée par Compaoré, le gouvernement a annoncé dès les premières violences l'annulation du vote de l'Assemblée. Reste à savoir si cela sera suffisant pour calmer la colère populaire.

Découvrez ci-dessous certaines révisions constitutionnelles passées ou en cours sur le continent africain:

Idriss Deby Itno - Tchad

Arrivé au pouvoir à la suite d'un coup d'Etat en 1990, Idriss Deby est élu président en 1996 puis en 2001. En 2004, la constitution - qui limite les présidents à deux mandats - est modifiée et la limite du nombre de mandats présidentiels est levée. 

Zine el-Abidine Ben Ali - Tunisie

En 1987, Zine el-Abidine Ben Ali remplace Habib Bourguiba à la tête de l'Etat, jugé inapte à assumer ses fonctions pour raison de santé. En 1989 commence le premier d'une longue série de mandats présidentiels. Ben Ali est en effet réélu en 1994 et 1999. Afin de pouvoir de rester président, il fait modifier la constitution en 2002 en prévision de l'élection de 2004. La réforme constitutionnelle lève la limite des mandats et passe à 75 ans l'âge maximal pour se porter candidat. Réélu en 2009, Ben Ali sera écarter du pouvoir le 14 janvier 2011 par les Tunisiens. 

Paul Biya - Cameroun

Paul Biya arrive au pouvoir en 1982 après la démission de son prédécesseur mais il faut attendre 1992 pour qu'il soit élu président. Il remporte ensuite les scrutins de 1997, 2004 et de 2011. Pour la dernière élection, il fait modifier la constitution trois ans avant l'échéance pour supprimer la limitation du nombre de mandats.

Yoweri Museveni - Ouganda

Arrivé à la tête de l'Ouganda en 1986 par les armes, Yoweri Museveni n'est élu président du pays qu'en 1996. Réélu en 2001, il fait adopter en 2005 une modification de la constitution lui permettant de se présenter à nouveau en 2006. Il sera réélu tout comme en 2011. 

Joseph Kabila - République démocratique du Congo

Le gouvernement de la République Démocratique du Congo, dirigée par Jospeh Kabila depuis 2001, a annoncé en juin 2014 avoir déposé un projet de loi afin de pouvoir modifier la constitution. Le but étant d'organiser les prochaines élections présidentielles. Si pour le moment la nature des changements apportés ne sont pas connus, l'opposition craint que le régime ne chercher à modifier la loi fondamentale pour permettre à Joseph Kabila de se représenter en 2016. En l'état actuel des textes, ayant déjà effectué deux mandats, il ne peut pas se représenter. Le gouvernement a dénoncé de son coté un procès d'intention. 

Denis Sassous Nguesso - Congo-Brazzaville

Comme RDC, la réforme de la constitution est un sujet très sensible au Congo-Brazzaville où les prochaines élections présidentielles auront lieu en 2016. Or, Denis Sassous Nguesso, actuel chef de l'Etat, ne peut se représenter puisqu'il a déjà effectué deux mandats. A moins que d'ici 2016, la loi fondamentale soit amendée. Alors que le débat entre partisans et opposants de cette révision, Denis Sassous Nguesso ne s'est pas encore clairement prononcé sur la question.

Pierre Nkurunziza - Burundi

Pierre Nkurunziza, président du Burundi, en est à son deuxième mandat. Elu en 2005 puis en 2010, Pierre Nkurunziza aimerait rester au pouvoir et se présenter en 2015. Alors, il décide de faire modifier le texte fondamental pour rester président quelques années de plus. Mais c'était sans compter un revers inattendu. La réforme constitutionnelle soumise au Parlement en mars 2014 a été rejetée. A une voix près. 

Thomas Boni Yayi - Bénin

En fonction au poste de président depuis 2006, Thomas Boni Yayi s'est fait réélire en 2011. Alors que la prochaine élection a lieu en 2016, le projet d'une réforme de la constitution, qui pourrait permettre un troisième mandat à Boni Yayi, agite la société civile. "Le président Yayi Boni s’était pourtant prononcé pour un départ au terme de son second mandat. Une décision qui aurait dû satisfaire son peuple", rappelle El Watan."Seulement, les élections locales ne s’étant pas déroulées à la date prévue, la classe politique béninoise a commencé à s’interroger légitimement sur les vraies intentions de Yayi Boni", ajoute le journal algérien. 

Blaise Compaoré - Burkina Faso

Arrivé au pouvoir a l'occasion d'un coup d'Etat en 1987, Blaise Compaoré est élu une première fois président en 1991. Il est réélu en 1998, 2005 et 2010. Souhaitant se représenter en 2015, il cherche à modifier la constitution. Un volonté qui a embrasé la société civile du Burkina Faso.

liiiiiiiaffaire_de_malade

5 Commentaires

  1. Auteur

    Familledevoleurs

    En Octobre, 2014 (05:00 AM)
    pourquoi aller chercher aussi loin....on a ici a dakar un vaurien qui, chaque jour, travaille a pervertir la mission qu il a usurpee par nos urnes et qui nous pousse dans le ravin pour le benefice du colon.
  2. Auteur

    Keindo

    En Octobre, 2014 (05:05 AM)
    Pourquoi n'avez vous pas citer Abdoulaye Wade l'homme du 23 juin qui voulait s'eterniser au pouvoir,et apres remettre le pouvoir à son fils krim le plus grand voleur de l'histoire du senegal
    • Auteur

      Bira

      En Octobre, 2014 (08:26 AM)
      et alors ici chez nous , notre vieux , il voulait modifier aussi pour passer la main a son fils "le meilleur des sénégalais " comme il disait.
    Auteur

    Spaghettii

    En Octobre, 2014 (05:30 AM)
    comme disait mr candy dans le film django le negre est adapte a la soumision c'est sa nature est moi je rajoure a la soumision de l'etat des marabout apres l'esxlavage est la colonisation nous voila au Senegal dirigè par des mara corrompue ,se continenet la plus riche en matiere premiere est un honte pouir l'humanitè
    Auteur

    Ndiour

    En Octobre, 2014 (06:47 AM)
    after 27 years on power u have nothing more to do.

    this are the big problem in Africa when someone be com a president they like to stay for life that is wrong.
    Auteur

    Thos

    En Octobre, 2014 (10:04 AM)
    vous Manquez de doc

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