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Présidentielle au Cameroun. Sale coup pour l’indéboulonnable Paul Biya

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Présidentielle au Cameroun. Sale coup pour l’indéboulonnable Paul Biya

Akere Muna, l'un des principaux candidats de l'opposition, a déclaré qu'il retirait sa candidature pour se rallier à Maurice Kamto. Une alliance surprise contre Paul Biya.

À quelques heures de la présidentielle camerounaise de dimanche, deux opposants de taille ont annoncé une alliance surprise pour savonner la planche de l’inamovible Paul Biya, au pouvoir depuis 36 ans.

Tout sauf Paul Biya… Prêts à tout pour éviter de voir le président Paul Biya, 85 ans, rempiler dimanche pour un septième mandat, deux opposants de poids ont décidé de s’allier in extremis. Vendredi soir, alors que personne ne s’y attendait, Akere Muna, l’un des principaux candidats de l’opposition, a déclaré qu’il retirait sa candidature au profit de Maurice Kamto. Leurs chances de gagner sont plus que minimes, mais leur union est un signal désastreux pour Paul Biya.

C’est la première fois depuis la présidentielle de 1992 qu’une alliance se forme contre lui : à l’époque, les principaux candidats s’étaient ralliés derrière le leader incontesté de l’opposition, John Fru Ndi. « Ce ralliement, intéressant pour la vitalité de la vie politique camerounaise, pourrait arriver trop tardivement pour créer une dynamique de fond », a estimé auprès de l’AFP Hans de Marie Heungoup, chercheur au centre d’analyses International Crisis Group (ICG).

D’autres alliances possibles

L’idée d’une coalition de l’opposition était au cœur des débats depuis plusieurs mois. Mais, chaque candidat s’estimant sûr de ses chances de faire un score significatif, les négociations avaient échoué. D’autres discussions sont en cours entre Maurice Kamto et certains des sept autres candidats de l’opposition. « Nous négocions avec Cabral Libii et Serge Espoir Matomba », affirme un cadre du camp Kamto.

Craintes de « fraudes massives »

Maurice Kamto, ancien ministre délégué à la Justice (2004-2011), a fondé son parti politique en 2012. Il a rassemblé des milliers de personnes lors de ses meetings de campagne. Avocat au barreau de Paris, il a notamment négocié avec succès pour le Cameroun le contentieux territorial avec le Nigeria sur la presqu’île de Bakassi.

Ses partisans estiment que son expérience au sein de l’appareil d’État est un atout. Ses détracteurs, eux, n’hésitent pas à critiquer son soutien passé à Paul Biya.

Son nouveau soutien, Akere Muna, est un ancien bâtonnier et fondateur de la branche camerounaisede l’ONG de lutte contre la corruption Transparency International.

Le camp Kamto accuse le pouvoir de préparer une « fraude massive » en vue du scrutin de dimanche.Selon le parti de Maurice Kamto, le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), des cas de falsification de cartes d’électeurs ont déjà été signalés et des enregistrements sur les listes électorales seraient toujours en cours alors que le processus officiel est terminé.

Un vote sous tension

Le scrutin se tiendra dans un contexte sécuritaire tendu, avec les assauts répétés des djihadistes de Boko Haram dans la région de l’extrême-Nord et un conflit armé dans les deux régions anglophones du Sud-Ouest et du Nord-Ouest. Là-bas, l’insécurité a pris le dessus sur la politique. Aucun candidat ne s’est rendu, durant la campagne, dans les capitales de ces régions, Buea et Bamenda, où des tirs se font entendre quotidiennement.

À Buea, « il y a quasiment autant de militaires, policiers et agents de renseignement que de civils » dans la ville, en grande partie désertée par ses 100 000 habitants, commente une source proche des services de sécurité.

« Partout où il y aura de la fraude », il y aura des « réactions fermes », estime le directeur de campagne de Maurice Kamto, Paul-Eric Kingue. « Toutes les mesures ont été prises […] pour prévenir tout acte de violence de nature à perpétrer des violences et à créer un climat de désordre », affirme le ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary. Sans citer personne, il accuse toutefois « des acteurs politiques associés à des intérêts étrangers » de préparer « des troubles violents ».


liiiiiiiaffaire_de_malade

4 Commentaires

  1. Auteur

    Anonyme

    En Octobre, 2018 (00:24 AM)
    Paul Biya est roipas président.Les camerounais sont si dociles pour laisser les guider presque 40ans
  2. Auteur

    Anonyme

    En Octobre, 2018 (00:24 AM)
    Paul Biya est roipas président.Les camerounais sont si dociles pour laisser les guider presque 40ans
    Auteur

    Anonyme

    En Octobre, 2018 (12:31 PM)
    Mais quand il mourra... Au pouvoir

    Qui va le remplacer ?

    Son fils est il pret pour guider le Cameroun vers l'émergence...

    Auteur

    Anonyme

    En Octobre, 2018 (22:54 PM)
    Bonjour le Cameroun, où est passé la prophétie de Guy Parfait Songuy ?

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