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Vendredi 01 Juin, 2018 +33
Afrique

Restitution des œuvres africaines: une série de propositions d'ici à Novembre

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L'historienne de l'art Bénédicte Savoy et l'universitaire Felwine Sarr ont été nomé par Emmanuel Macron pour plancher sur la restitution des oeuvres africaines spoliées par la France.

C'est la suite logique de l'engagement pris par le président français Emmanuel Macron à Ouagadougou en novembre 2017 : celui de restituer dans les cinq ans de façon temporaire ou définitive des biens culturels pillés sur le continent africain. Un binôme franco-sénégalais planche depuis le 5 mars sur cette question. L'historienne de l’art Bénédicte Savoy et l'écrivain et universitaire sénégalais Felwine Sarr ont jusqu'à novembre 2018 pour faire une série de propositions.

La première étape est de faire un inventaire des biens culturels africains qui pourraient être concernés par une procédure de restitution. 70 000 environ se trouvent au musée du quai Branly mais tous n’ont pas été pillés. Un énorme inventaire s'impose donc.

Pour l'universitaire Felwine Sarr il y a urgence. Il faut restituer ces œuvres pour réparer l'injustice de la colonisation. « C’est l’urgence de solder l’histoire coloniale de la meilleure des manières et l’on reconnaît qu’un préjudice a été subi que l’on est dans une démarche  de rendre, de réparer, avec l’idée fondamentale que pour réenvisager une relation, il est nécessaire de faire la paix avec l’histoire coloniale ».

Pour l'heure la loi française interdit la restitution définitive des biens culturels, qu'ils aient été pillés ou non. Mais pour l'historienne Bénédicte Savoy amender cette loi sur le patrimoine est l'une des options envisagée

« Il faut certainement que le droit se mette à penser des formats juridiques qui correspondent à notre désir de justice et de justesse dans nos relations avec le continent africain et dans nos relation intercontinentales. Le droit devra inventer sans doute des solutions, comme il a pu en inventer pour des biens spoliés pendant l’époque nazie par exemple », explique-t-elle.

Pour les aider dans cette réflexion sensible, les deux experts prévoient de rassembler autour d'eux des juristes, des chercheurs, militants associatifs et directeurs de musées. Il n’y a pas encore d'échéancier précis mais les deux experts promettent de travailler vite pour rendre leurs conclusions d'ici novembre.



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