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Vendredi 01 Juin, 2018 +33
Contribution

(PAR IBRAHIMA THIOYE)
L'arbre des vertus chez les wolof

Single Post
Ibrahima THIOYE, cadre des Télécoms

«Kersa et sutura (1) ornent nos actions en les rendant moralement belles.»

Pr Boubakar Ly

Dans son ouvrage Petit traité des grandes vertus, André Comte-Sponville nous rappelle : «Si la vertu peut s’enseigner, c’est plus par l’exemple que par des textes. A quoi bon, alors, un traité des vertus ? A ceci peut être : essayer de comprendre ce que nous devrions faire, ou être, ou vivre, et mesurer par là le chemin qui nous en sépare.»

J’ajouterais qu’il y a un côté esthétique dans l’éthique. Les français parlent du «bel agir». Les wolof disent «jikko ju rafet». En ces temps d’incertitudes où violence verbale et violence physique au sein des familles sont légion ici au Sénégal, il peut être intéressant de rappeler et d’examiner nos vertus morales.

Cet article se limite à une description succincte de quelques vertus. Nous comptons, plus tard, dans d’autres articles, examiner les conditions d’une bonne pratique de celles-ci et aborder la question de leur évolution à la suite des changements qui interviennent dans nos conditions d’existence.

L’intérêt pour les questions éthiques m’avait poussé, il y a quelques années, à entreprendre des démarches en vue d’en savoir plus sur nos vertus. Pour ce faire, je m’étais rendu à l’IFAN et j’avais découvert deux documents : le livre du professeur Assane Sylla,  La philosophie morale des wolof. Et la copie de la thèse du professeur Boubakar Ly, «L’honneur et les valeurs morales dans les sociétés ouolof et toucouleur du Sénégal».

Ces deux documents, ainsi que le Petit traité des grandes vertus de André Comte-Sponville et le livre du vénéré Cheikh Ahmadou Bamba Nahju qadâl’il haj, constituaient mes références pour démarrer la réflexion.

Depuis lors, j’ai découvert d’autres œuvres aussi intéressantes les unes que les autres, mais je peux dire qu’une bonne partie des analyses et descriptions de cet article prend appui sur les documents cités plus haut.

Il est difficile d’évoquer l’éthique wolof sans parler de Kocc Barma,  de Ndamal Gossas ou de Khaly Ma Diakhaté Kala. Comme le dit le professeur Assane Sylla, «ils ont contribué à former le même type d’homme et à faire triompher la même morale de l’honneur». Certainement, et sans le savoir, la plupart des sentences ou dictons que j’évoquerai par la suite leur appartient.

«L’arbre des vertus chez les wolof», dont je parle ici, est juste une image qui me permet de décrire les vertus. Je me suis posé une question simple : si je devais associer quelques vertus des wolof aux différentes composantes de cet arbre, comment allais-je procéder ?

Dans les racines, je mettrais quatre vertus essentielles :

·      le jom (le sens de l’honneur),

·      le ngor (la noblesse de caractère),

·      Le teggin, le yar (la courtoisie, la politesse),

·      le sago, nit ku teey, dal, (la maîtrise de soi, un être prudent , pondéré).

Dans le tronc, j’associerais quatre vertus importantes :

·      le njub (la droiture, l’honnêteté),

·      le fit (le courage),

·      le muñ (l’endurance, la longanimité),

·      le màndu (l’intégrité, la circonspection).

Dans les branches, j’introduirais huit vertus :

·      la kersa (la pudeur),

·      la sutura (discrétion, non divulgation des faiblesses et défauts des gens ),

·      le dëgg (la vérité, la bonne foi),

·      la teraanga(2), nit ku tabe, yéwén, laabir (l’hospitalité, un être  généreux, d’une grande libéralité, charitable),

·      le woyof (la modestie, l’humilité et la simplicité),

·      le fulla(3) ak fayda (le sens de la dignité ou la magnanimité),

·      le kollëre (la fidélité),

·      le ubbeeku, nit ku yaatu (l’ouverture, un être ouvert).

 

 

Pour moi, ces seize vertus constituent les plus importantes. Mais, d’autres vertus jouent un grand rôle dans le vécu des wolof. Le masla est le tact, la patience, le sens de la diplomatie et de la conciliation. Le fond du masla se trouve dans l’éthique de la kersa et de la sutura. Le pas-pas ou le pasteef expriment de la détermination, de la volonté. L’homme qui a du jom a généralement beaucoup de pas-pas et de pasteef. C’est un homme d’honneur, un jambur.

Kaf, caaxaan sont appréciés dans la société wolof, pourvu qu’ils restent dans la limite de l’ordre. Le yiw est la sociabilité ou le commerce agréable d’une personne pleine de civilité ; il englobe de nombreuses vertus. Il y a bien sûr des «chevauchements» entre les vertus. Cet aspect sera abordé dans un prochain article.

Les wolof disent : «Nit day (4) gore !», «Nit jom !» «Nit kersa !» «Nit sago !» «Nit Xel !» «Nit day màndu !».

Vertus situées au niveau des racines

Le jom (le sens de l’honneur)

Le jom est le sens de l’honneur. L’homme de jom a un sens aigu de l’honneur. Dans son commerce avec ses semblables, il évite la honte (gacce). Il refuse de s’abaisser, de s’avilir. Il a le sens de l’effort et refuse la facilité ou la dépendance.  L’homme doté de ce mental de jom aura facilement accès à ses ressources, car il s’appuie sur de vrais ressorts. Le professeur Assane Sylla nous rappelle : «Maîtrise de soi, probité, parfaite sociabilité, raffinement du comportement et du langage, honneur, voilà les principes fondamentaux qui régissent la vie du wolof : du berceau à la tombe, la conscience de l’individu est nourrie et façonnée par cette morale de l’honneur…»

Le professeur Boubakar Ly va dans le même sens : «L’importance que les ouolof attachent au jom est attestée par le fait qu’ils définissent l’homme par le jom. Ils disent en effet : Nit jom ! Nit su amul jom rekk amul dara.» Et les wolof disent de façon générale : « Nit bu ca jom jogge dara desatu ca ».

Le jom nous prémunit contre certaines tentations et il constitue un ressort puissant pour l’effort créateur. De ce point de vue, il joue sur le concupiscible (désir) et sur l’irascible (la crainte). Dans l’esprit des wolof, la réussite d’un individu a un lien étroit avec ce jom. Voilà pourquoi j’ai placé le jom au centre des racines de cet arbre.

Le teggin (la politesse, la courtoisie)

Le teggin veille au respect des protocoles de communication interpersonnelle, en vue d’établir des échanges cordiaux et équilibrés. Cette vertu contribue à affermir le lien social. Elle est visible par l’attitude et le comportement empreints de considération, de courtoisie, de circonspection et surtout de respect à l’égard d’autrui. Elle se reflète à travers l’attention accordée au respect de certaines prescriptions : dire «jàmm nga yendu» («bonjour »), «jërëjëf» («merci»), «jéggal ma», («pardon»), «baale ma» («s’il vous plaît» ou «permettez-moi»), etc., et à l’évitement des interdits (la vulgarité, la grossièreté, tout écart de langage ou attitudes choquantes tel que couper la parole, élever la voix, utiliser des mots blessants, etc.). Écoute et empathie font partie intégrante du teggin.

?Le teggin se situe aux origines des vertus. C’est lui qu’on enseigne d’abord aux enfants. Il est très important, en ce sens que sa présence ou son absence frappe les premières impressions d’une rencontre et s’incruste dès lors dans la perception qu’on a de l’autre.

Yar (éducation) est utilisé pour les enfants; teggin aura pour les adultes un sens de raffinement dans le langage et le comportement. Quand les wolof disent que «diw dafa sellal lamiñam», cela veut dire qu’on n’entendra jamais sortir de sa bouche des grossièretés. On dit souvent «xalé bu yaradiku momul li mu am, su roté ku yaru mo koy fab» («la possession d’un homme impoli est généralement instable, car ce bien sera toujours récupéré par plus poli que lui»). D’autres vertus prolongent le teggin : am aajo (courtoisie), Yég, weg, naw, fonk (affabilité, considération envers autrui, attention),  yitte (courtoisie doublée de serviabilité et de disponibilité).

Le sago, nit ku teey, dal, (la maîtrise de soi, un être prudent , pondéré).

Le sago renvoie à la prudence. Cette vertu permet de choisir de façon judicieuse ce qui est bon ou mauvais, utile ou inutile. Vertu cardinale, la prudence a fait l’objet de nombreuses réflexions qu’on retrouve également dans les textes sacrés.

D’après saint Thomas, la prudence est la bonne disposition qui permet à l’intellect de choisir des moyens en vue de la fin. Un homme prudent a surtout une conduite raisonnée. Vertu morale et vertu intellectuelle, la prudence est souvent assimilée à la condition des vertus.

Baltasar Graciàn en fait une valeur sûre pour évoluer à la cour (des rois). La prudence participe fortement à l’harmonie de la cité. Elle joue beaucoup sur la variable temps ou la durée. C’est pourquoi on l’appelle vertu temporisatrice. Elle est, comme l’indique saint Thomas, «mémoire du passé, intelligence du présent et habileté à prévoir l’avenir». Sans cette vertu, toutes les autres deviennent aveugles. C’est elle qui les canalise en les maintenant dans les limites de l’ordre et de la mesure.

Chez les wolofs, un homme qui est teey ne se précipite jamais. Un homme dal est celui qui a le sens de la mesure ou de la modération. Il ne va jamais adopter des positions extrêmes. Il maîtrise sa colère (andak sago). Dans une situation délicate, il ne va jamais se «lâcher» pour éviter des regrets.

«Yakamti ak gaawantu bu nu juréé doom reccu am caw yoon» («l’empressement et la précipitation ne peuvent engendrer un enfant sans que des regrets s’y ajoutent»).

Dans ce registre, une caractéristique essentielle de l’homme prudent (teey) est la façon dont il tient sa langue. Ce dernier ne lui jouera jamais des tours. Il utilisera le silence quand c’est nécessaire.

L’homme prudent est également prévoyant. Les wolof disent : «Ellëk du añ du réér waaye dés na ko sédd» («Demain ne dîne ni ne soupe mais il faut lui réserver sa ration»).

Le ngor (la noblesse de caractère)

Selon le professeur Assane Sylla, être gore c’est avoir du ngor ; le mot gore est dérivé de gor, qui désigne l’homme libre. Le gor est honnête (jub) et incapable de succomber à la tentation de l’argent et des biens matériels. C’est l’homme qui, en toute circonstance, accomplit son devoir (liwar ou wareef). «Gor du soppiku», disent les wolof.

Serigne Abdoul Ahad Mbacké disait à propos du gor : «Su waxi démb am ak jëfu tey am mbingo, jàppal, gor a ngi nonu» («Si les promesses d’hier de quelqu’un correspondent aux actes d’aujourd’hui, vous avez en face de vous un gor»).

Vertus situées au niveau du tronc

Le njub (la droiture, l’honnêteté)

L’honnêteté ou njub est la vertu de l’homme dont la conduite est réglée sur la probité morale. Il accorde à chacun le sien. C’est la vertu de la personne qui ne veut pas être prise en défaut, même si elle est sûre que cela n’entraîne aucun préjudice. Le respect des lois de la cité ne suffit plus, car la personne est attachée à la justice et à l’équité. Sa conduite est dictée par le devoir : faire le bien est à la base de son action.  Le njub constitue l’ossature du ngor.

D’après le professeur Assane Sylla, «chez les wolof, la justice est immanente. Il existe un déterminisme moral qui a ses lois de causalité telles que chaque acte bon ou mauvais engendre des conséquences qui rétablissent tôt ou tard la justice».

Ces dictons tirés du livre du professeur Assane Sylla l’illustrent : «Lu waay rendi mu nacc ciy loxoom» («qui égorge ne peut manquer d’avoir ses mains souillées de sang»). Dit autrement, cela veut dire que nul ne peut éviter d’être éclaboussé par les conséquences de ses actes. «Naxe ku ca am mbube, am ca tubey, mbakhana te la ca» («celui qui a pu obtenir, par escroquerie, un boubou, puis un pantalon, échouera lorsqu’il ne reste plus qu’à obtenir le chéchia»).

Le fit (le courage)

Le courage est cette force qui s’oppose à la peur, à la lassitude, à la facilité. Le courage est la vertu des héros, des intrépides mais aussi de l’honnête homme qui sait endurer les épreuves de la vie quotidienne.

Le courage est essentiel aux vertus, c’est lui qui leur donne de la vitalité. Le courage s’attaque à l’inertie, l’inaction, la paresse. Il constitue avec la fermeté d’âme, les vertus qui permettent de dompter les passions. La fermeté d’âme réfrène les passions, poussées par l’amour de soi (intérêt, vanité) ; le courage, lui, s’adresse à la peur, l’angoisse, la crainte ou l’inertie.

On trouve plusieurs types de courage : Le courage devant le péril (fit) ou encore, le courage des meilleurs, le courage des héros, des vainqueurs et des conquérants (jambar) ; le courage face aux labeurs, à la lassitude, à l’échec, (a un lien avec le jom) ; le courage face à l’incompréhension ou à l’adversité (a un lien avec le muñ) ; le courage face aux vicissitudes de la vie quotidienne (muñ) ; le courage du désespoir ou le courage face à la mort (muñ).

Le muñ (l’endurance, l’abnégation ou la longanimité)

Le muñ est l’abnégation patiente devant l’épreuve, mais aussi la longanimité dont on fait preuve dans le commerce des hommes.

Ce courage est celui de l’homme qui affronte la difficulté, l’échec, sans faire preuve de faiblesse. Rappelez-vous l’histoire d’Abraham Lincoln : il fit faillite à 31 ans, vit mourir sa fille à 35 ans, eut une dépression nerveuse à 36 ans et fut battu par 7 fois à des élections, mais fut élu président des USA à l’âge de 60 ans. Pareil pour Edison qui a fait 9999 essais sans parvenir à améliorer l’ampoule électrique. Plus proche de chez nous, rappelons le cas du Président Abdoulaye Wade qui s’est opposé à l’ancien régime pendant 26 ans et fut élu en 2000 à l’âge de 74 ans.

Les wolofs disent «ku muñ di nga muuñ» («Si tu as l’habitude d’endurer des épreuves, un jour tu souriras»). Ou bien «muña man muus» («l’abnégation patiente l’emporte toujours sur la ruse»). Mais un niveau élevé de muñ est d’avoir tous les atouts en terme de savoir, de pouvoir ou d’avoir, et se garder de les utiliser alors que rien ne s’y oppose : se taire alors qu’on est persuadé d’avoir raison (même lorsqu’on est acculé); se retenir à utiliser la force devant l’affront alors qu’on a ce pouvoir. Ici le muñ devient de la longanimité qui est cette patience avec laquelle on supporte une offense dont on peut punir l’auteur. Il allie le courage, la fermeté d’âme, la générosité et une certaine forme de simplicité. A son niveau encore plus élevé, il se rapproche de la charité (baax) ou de la grâce (yiw)- les wolof estiment que c’est une grande vertu.

Le màndu (l’intégrité morale)

Cette vertu est assimilée à l’intégrité morale. Pour le professeur Assane Sylla, le màndu dépasse le yiw. Il dit : «On ne dit d’un homme qu’il est màndu que lorsqu’on a la certitude qu’il est profondément honnête et incapable de commettre certaines fautes.»

Le màndu est une valeur difficile car il suppose l’attitude de non-jugement. Quand on est màndu, on ne juge pas, on ne stigmatise pas, on évite les attributions, on ne critique pas de façon gratuite, on n’évalue pas sans une certaine rigueur.

«Juger, c’est ne pas comprendre !» André Malraux et Amadou Hampathé Ba disent la même chose.

L’homme qui est màndu se garde de calomnie, de médisance. C’est une vertu de l’homme qui évolue dans son essence. C’est une vertu des sages et des saints.

Vertus situées au niveau des branches

La kersa (la pudeur)

La kersa évoque pudeur, respect, tact et diplomatie. Ici, il faudrait reproduire de larges extraits du texte du professeur Boubakar Ly. «L’homme de kersa connaît le monde ; il agit toujours pour le mieux et il est très conciliant.  Les comportements de kersa sont empreints de respect, de discrétion, de délicatesse et de tact fondés sur la pudeur. L’homme de kersa n’a toujours que de belles paroles. Il n’est jamais grossier. L’homme de kersa doit savoir employer des expressions belles qui rendent le commerce social plus lisse.»

Il poursuit : «La délicatesse du langage est un aspect très important de la kersa. L’homme de kersa ne dit pas tout ce qu’il sait. Le respect pudique qu’est la kersa impose de ne jamais acculer un homme ; et de ne jamais faire quelque chose qui puisse provoquer de la honte (toroxal). Un homme ayant de la kersa préfère souvent à la vérité toute crue, toute dure, un mensonge poli, un mensonge de situation.»

Une bonne illustration de la kersa  nous est fournie par l’écrivain Hampaté Ba : «Si vous demandez un service aux gens de Ségou et qu’ils s’entendent vous le refuser, ils le feront avec tant d’intelligence et d’adresse que vous vous croirez encore obligé de leur dire merci.»

Cela évoque, chez moi, la perception que j’ai des gens de Saint-Louis du Sénégal. Tout dans leur attitude est douceur et gentillesse. Pape Touré l’a bien mentionné dans sa chanson «Mandali».

La sutura (discrétion, non-divulgation des faiblesses et défauts des gens)

Cette vertu consiste essentiellement au refus de provoquer la honte chez l’autre. Dès lors, on cache aux yeux du public les faiblesses et les défauts de quelqu’un, pour ne laisser paraître que ce qui le rend respectable.

Le professeur Boubakar Ly poursuit : «L’homme de kersa sait ménager les gens. Il a de la sutura. ‘Sangue sutura’, c’est jeter un voile pudique. ‘Suturaal’ veut dire éviter de faire ou de dire ce qui peut acculer une personne. C’est éviter tout ce qui peut la déconsidérer aux yeux d’autrui en jetant un voile pudique sur tout ce qu’il y a de délicat tant dans sa personnalité que dans sa vie.  On peut dire non à une demande, mais cela doit être exprimé avec délicatesse, car on doit toujours manifester, à celui qui a demandé, du respect. L’homme de sutura ne va jamais humilier quelqu’un pour quelque motif que ce soit. Il évitera, à tout prix, la souffrance sans raison suffisante.»

Le vénéré Cheikh Ahmadou Bamba dit dans son livre Nahju qadâl’il haj, dit : «Ne cherche pas à déceler, dans les défauts des gens, ce qu’ils ont mis sous voile de peur que Dieu ne déchire les voiles de tes propres défauts.»

?Il ajoute : «Si tu désires vivre et que ta foi soit sauve, tes droits respectés et ton honneur préservé, alors n’évoque pas de ta langue les défauts d’autrui, car il figure en toi des vices et les autres ont des langues.»

Même dans la critique, la forme est très importante. Le vénéré Cheikh Ahmadou Bamba toujours : «Ne dis jamais à quelqu’un ‘Tu mens’, ‘Ce que tu dis est faux’, ‘Tu t’es trompé’ ou tout autre propos du genre, qui peut le frustrer, fut-il même un enfant. Dis-lui plutôt ‘Je ne le voyais pas ainsi’ ou ‘Pour ma part j’ignorais que...’. Habitue ta langue à la bonne parole, ainsi tu en seras heureux et tu seras préservé de tout mal.»

La sutura est mise en évidence par ce dicton : «Fu jamm yendu nit a fa xam lu mou waxul» («Là où règne la paix, il y a quelqu’un qui a su taire ce qu’il sait»). L’homme de kerssa et de sutura sait gérer le silence, car il comprend tout le poids des mots et leur capacité créatrice ou destructrice. Les wolofs disent «nit kersa !» («l’homme vertueux a de la kersa»), «si tu n’accordes ni kersa ni sutura aux personnes, Dieu ne t’accordera ni kersa ni sutura».

Le dëgg (la vérité, la bonne foi)

Un homme deggu est attaché à la vérité et souffre de toute incohérence pouvant survenir entre sa pensée, ses propos et ses actes. Il dit ce qu’il pense et traduit ses propos dans ses actes. L’homme de bonne foi refuse le mensonge, la dissimulation, l’artifice (sorte de manœuvre malicieuse relevant de la ruse). Il évite la médisance (jëw) et le colportage. Il ne fait pas de calomnie. Chez les wolof, l’homme vertueux doté d’une vraie noblesse de caractère est d’abord un homme attaché à sa parole : «Gor sa wax ja !»

L’authenticité est très difficile, car elle peut être perçue comme du naturel, de la spontanéité chez certains, et vue par d’autres comme de l’exhibition, de la grossièreté. Dire ce que l’on pense même lorsque cela heurte, ce n’est pas de l’authenticité, c’est de la rusticité. Mais avouer sans complexe ses difficultés, présenter les choses comme elles sont, élever la vérité plus haut que les petits intérêts, cela constitue une vraie authenticité. Vus des hommes rusés, une telle attitude relève de la naïveté.

La teraanga, nit ku tabe, yéwén, laabir (l’hospitalité, un être  généreux, charitable)

Selon André Comte-Sponville, la générosité est la vertu du don. Elle est ce désir de procurer de la joie à l’autre et ainsi tirer de la joie sur cette joie. Elle est donc joie sur joie. Très souvent, elle concerne des choses qui présentent de l’intérêt pour le bénéficiaire et dont la dépossession n’entraîne aucun dommage à son propriétaire. La générosité du cœur (labiir) dépasse les limites du don pour s’étendre à la clémence, à la compassion et à la tolérance. Ici, la joie est transmise non uniquement à nos amis et parents, mais à des inconnus et même à nos ennemis.

Dans la société wolof, la libéralité (tabe) est très bien vue. Ce n’est pas pour rien que le Sénégal est appelé le «Pays de la teraanga». Mais dans les cérémonies familiales, ce qui frappe l’observateur extérieur, c’est le côté peu discret des transactions (don, gratitude). Il est important de préciser à l’assemblée qui a donné quoi. A ce jeu, on voit bien que cela peut entraîner des rancœurs pour celui qui n’a pas été en mesure de rendre des présents à la hauteur des dons reçus.

Très souvent, ces parties de dons réciproques ressemblent à une guerre déguisée où la victoire est accordée à la famille qui parvient à offrir le maximum de cadeaux. «Jam nañu lène» («Nous les avons eus») veut dire que notre famille (la plus prestigieuse) a eu le dessus. Quelle façon paradoxale de donner !

Le woyof (la modestie, l’humilité et la simplicité)

Le woyof englobe la modestie, l’humilité et la simplicité. Être simple, c’est être comme on est (sans chercher le triomphe de son ego, sans chercher toujours à l’emporter). Le simple est sans artifice. Il est, à la limite, naïf car il dit ce qu’il pense (franchise) et son action est conforme à ses pensées (sincérité) ; mais mieux, il ne passe pas son temps à s’ajuster, à se compasser, à se mesurer.

«L’homme simple voit en ligne droite»; il fait de son mieux pour que les autres comprennent; il a horreur des fioritures, et il donne aux autres l’opportunité d’exister, de s’affirmer et de célébrer, en réfrénant les ardeurs de son ego. Cela constitue le fondement de la modestie.

Il a certainement conscience de sa faiblesse ; cela lui procure de l’humilité, mais il évite de se définir, de se positionner, de s’identifier (attitude très courante dans la communication interpersonnelle). Pour être bien dans sa peau, il n’a pas besoin d’impressionner ou d’ajouter des éléments (complètement vains) à sa personne. La simplicité est une vertu difficile car elle «attaque» directement notre ego.

Pour les wolofs, être simple c’est acquérir un supplément de dignité, puisque c’est éviter les multiples affronts auxquels on se heurte par vanité. Quel que soit le domaine, il y aura toujours meilleur que soi et pire que soi. Le dicton suivant le décrit : «Xarum waay gayndé waay» («On est toujours le mouton de quelqu’un et le lion de quelqu’un d’autre»). Le professeur Assane Sylla ajoute à ce propos : «Les penseurs wolofs ont déployé toutes les ressources de leur intelligence pour flétrir l’orgueil et la vanité. Ils ont montré combien ils apprécient le courage calme, la richesse qui est générosité, la science qui éclaire sans écraser, la force qui se fait protectrice et l’autorité qui se fait joviale.»

Le fulla ak fayda (le sens de la dignité )

Fulla peut être assimilé à la fermeté de caractère. Fayda prolonge le fulla en y incluant de la détermination. Tous les deux font appel à la dignité. Le fulla et le fayda a un lien avec le jom. Les couples «honneur-dignité» et «pudeur-honte» entrent également ici en jeu.  Dignité étant un désir de préserver son honneur (samm sa sag) ; la pudeur étant une aversion pour la honte (daw gacce).

Il s’y ajoute une certaine fierté qu’on pourrait nommer assurance ou estime de soi. Cette estime de soi est cette vertu de l’homme doté d’une claire conscience de ses capacités personnelles avec une bonne évaluation de sa valeur, de ses forces, de ses faiblesses, et surtout de son potentiel. Elle se transforme en orgueil dès que la personne surestime ses forces ou sous-estime ses faiblesses. Dans le cas contraire, on assiste à une mésestime de soi. Tout cela se construit dans l’ego à travers les premières interactions que l’enfant entretient avec son entourage.

L’assurance de l’homme de fulla est essentielle dans sa relation avec autrui. Elle devient vertueuse à partir du moment où en se diffusant, elle suscite des émotions positives chez les autres. Mais si elle pousse l’individu vers l’amour-propre ou l’arrogance, cela suscite généralement des réactions négatives.

L’homme de fulla est très digne. Son fayda en fait un homme responsable. Tout dans son comportement renvoie cette image de dignité à son entourage. Le dicton dit : «Fullaay jaay daqaar, mbaa ‘ma moss’ jeexal ko» («C’est la fermeté qui permet de vendre du tamarin , sinon les acheteurs le finissent à force de goûter»).

Les wolofs disent que pour être heureux, il faut se connaître soi–même (xam sa bopp). Cela veut dire essentiellement connaître ses possibilités et ses limites. Ils disent dans le même ordre d’idées : «Def la nga mën, wax la nga xam, boo tëddé nélaw» («Ne faire que ce qu’on peut, ne dire que ce qu’on sait ; couché, on dort tranquillement»).

Le kollëre (la fidélité)

La fidélité est une vertu de mémoire, la vertu du même selon Jankélévitch. Sans fidélité, les vertus auront beaucoup de mal à se stabiliser ; la fidélité constitue le principe des vertus. Sa tâche est immense, car la nature humaine est par principe changeante et la fidélité s’évertue à lutter contre cette tendance.

Le kollëre est la vertu de l’homme qui reste attaché à ses idées, sa foi, ses  racines, son serment, ses engagements et ses relations. Elle relie celui-ci à son passé et crée un lien entre ce dernier, le présent et le futur. Certes, personne ne peut prétendre garder intact tout son passé, car l’être humain est sujet au changement et il oublie. On peut même accepter qu’il y ait des évolutions chez l’homme, mais ce qui constitue un problème, c’est lorsque ces transformations ressemblent à du reniement, à de la versatilité et de l’inconstance avérée.

Il est très difficile de dire jusqu’où on met le curseur. La vie est un labyrinthe. Il est très fréquent de constater des évolutions notables dans la vie d’un homme. Nous ne pouvons revivre complètement le passé, mais il y a au moins un respect que nous devons accorder à ce qui nous avait lié à untel ou aux idées et principes que nous avons épousés à tel autre moment de la vie, ou aux vieilles relations tissées le long de notre parcours.

L’une des caractéristiques de la fidélité consiste à accepter son passé sans complexe (ses origines, ses vieilles relations, ses idées, sa foi, son serment et ses engagements). Si l’on peut changer de chaussette comme l’on veut, cela ne peut se faire pour les relations tissées.

Les wolof disent que «kollëre guinàw lay fëté» («La fidélité consiste surtout à prêter attention au passé»), «Mbok Alal lu yalla la » ou encore « les liens de parenté constituent une richesse divine. » « Il faut donc les sauvegarder par le pied, en allant rendre visite régulièrement à ses parents, par la main,  en apportant sa contribution et par la bouche, en prenant soin de leur dire des choses agréables. »

Les wolof disent «nitu demb» («un homme attaché au passé»), de quelqu’un qui accorde le plus grand respect à son passé (ses vieilles connaissances, ses parents, ses engagements, etc.)

En résumé nous dirons : fidélité à ses racines, fidélité à la pensée, fidélité à l’amour, fidélité en amitié, fidélité à sa foi, fidélité aux morts et disparus, fidélité à la morale.

Le ubbeeku, nit ku yaatu (l’ouverture, un être ouvert)

L’ouverture est une vertu de relation qui extériorise la capacité à communiquer efficacement avec tous. Elle est toujours accompagnée d’une écoute empathique et d’une forte tolérance. Elle facilite le commerce des hommes. L’homme ouvert d’esprit n’est pas seulement courtois, il est tolérant, se garde d’avoir des préjugés ou d’adopter certaines attitudes : peu enclin aux jugements, aux évaluations hasardeuses, aux critiques maladroites. Mieux, s’il est obligé de le faire, il agit avec beaucoup de tact et après mûre réflexion, en mettant en avant l’éthique de la  kersa et  de la  sutura.

Aux origines des vertus wolof, on trouve le teggin. Le yiw prolonge les vertus et les oriente vers la probité morale. Le  sago les canalisent dans le bon sens en introduisant calme, pondération et maîtrise de soi; l’attitude teey ou dal (dans le sens de prudence) est une condition des vertus.  Le fit et le jom leur donnent du tonus ou de la vitalité. Mais le jom constitue la pièce maîtresse de l’éthique wolof. Cela a un lien avec la structure de la société traditionnelle. La kersa et la sutura y ajoutent de l’ornement et le woyof leur donne le relief qui en fait de l’excellence. La simplicité est le support et la fondation des vertus, d’après Jankélévitch.

Il est vrai que c’est la charité (laabir) qui constitue leur couronnement, mais charité sans simplicité pose quelques difficultés. Car autrement, elle manque de pureté ; on y décèle facilement l’intérêt ou la vanité.

Màndu et woyof sont des vertus qui appartiennent aux sages et aux saints. Elles sont très difficiles à mettre en pratique, car se dresse devant eux l’ego avec ses mécanismes de défense.  Ce sont des vertus du futur.

Nous avons juste décrit quelques vertus wolof sans procéder à une analyse des difficultés que l’on rencontre quand il s’agit de les mettre en pratique. Nombreux sont les auteurs (entre autres, Aristote, Pascal) qui plaident pour la complémentarité des vertus, même s’ils utilisent des termes différents.

Le Professeur Assane Sylla va dans ce sens quand il parle de «’courage calme’, ‘richesse qui est générosité’, ‘science qui éclaire sans écraser’, ‘force qui se fait protectrice et autorité qui se fait joviale’».

On peut le voir à travers les éléments suivants : le teggin, voire le yiw, peut être utilisé comme moyen de roublardise ; il faut s’assurer qu’un homme poli est honnête. Les wolof sont assez vigilants à ce niveau quand il disent : «Defa jekk yiw te saay saay».

La fidélité (kollëre), poussée jusqu’au bout, est synonyme de conservatisme, passéisme, vision étriquée. La loyauté ne doit pas être source de fanatisme; l’ouverture ou ubbeeku la complète.

Les comportements d’un homme teey ou dal peuvent rimer avec inaction, inertie ou apathie : «Cet homme est très prudent, est–il courageux ?», «il est très courageux, est-il prudent ?». L’attachement au dëgg peut être source de rusticité : avons-nous affaire à un homme qui a de la kersa et de la sutura ? Ici également la question peut être inversée.

La générosité (tabe) de cette personne est–elle fondée sur la mésestime de soi (tout pour les autres) ou sur l’orgueil mal placé (tout pour moi, visant surtout les louanges) ? Le woyof de certains ne cache-t-il pas un manque de fulla ak fayda ?

Ibrahima THIOYE, cadre des Télécoms

N. B. : J’avais obtenu une copie de la thèse du professeur Boubakar Ly en 2009. J’étais absolument impressionné par son contenu. Je me demandais pourquoi cette thèse n’avait pas été édité. En écrivant ces lignes et en googlant «professeur Boubakar Ly», je découvre avec beaucoup de joie que cela a été fait en 2016. Son titre est La morale de l'honneur dans les sociétés wolof et halpulaar traditionnelles : Tome 1 et Tome 2. Je le recommande vivement à tous ceux qui sont intéressés par la morale chez les wolof et les halpulaar.

 

1. «sutura» au lieu de «suturë». Je me réfère au dictionnaire wolof-français de Jean Leopold Diouf.

2. «teraanga» au lieu de «teranga».  Je me réfère au dictionnaire wolof-français de Jean-Léopold Diouf.

3. «Fulla» au lieu de «fullë». Je me réfère au dictionnaire Wolof-Français de Jean-Léopold Diouf

4. «Day» = «dafay»



80 Commentaires

  1. Auteur

    Anonyme

    En Novembre, 2018 (16:18 PM)
    Brillant article M Ly, bravo
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  2. Auteur

    Anonyme

    En Novembre, 2018 (16:39 PM)
    lol..........................ou sont ces vertus la maintenant? dans le senegal actuel, c est un bon vieux souvenir monsieur ly.
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    Auteur

    Wolof Ndiaye

    En Novembre, 2018 (16:40 PM)
    wolof ndiaye dit aussi : " sa toubayou noone, nga guiss ko si sap taatou soopé, lou mou def ba djote si sa dér rafétou tia".

    Les sociétés traditionnelles tiédos n'avaient rien à envier , en termes de vertu et de sagesse, aux sociétés chrétiennes et islamiques.
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    Auteur

    Anonyme

    En Novembre, 2018 (16:41 PM)


    Jom, ngor, teggin, yar… : L'arbre des vertus chez les wolof.



    Now c'est le gnakk diom, le goreedi, le gnakk tegguin et le yaradikou qui règnent.
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    Auteur

    Anonyme

    En Novembre, 2018 (16:46 PM)
    Je traduirais mandu par réserve plutôt qu'intégrité.
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    Auteur

    Anonyme

    En Novembre, 2018 (18:11 PM)
    à insérer dans le programme du ministère de l'éducation nationale du Sénégal.bravo M ly
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    Auteur

    Anonyme

    En Novembre, 2018 (19:02 PM)
    Bla bla rek

    Dans toute langue on trouve des mots décrivant des vertus

    Quand on parle de courage qui pense au wolof

    Quand on parle de djom qui pense au wolof

    Quand on parle de mandou qui pense au wolof

    Quand maba diakhou ba se faisait tuer au champ d honneur le vrai wolof lat dior à fuit et l a abandonné le reste c est du blabla
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    Auteur

    Anonyme6

    En Novembre, 2018 (19:20 PM)
    Article tres interesant!



    Je vais l'imprimer et le garder car c vraiment tres instructif, on attend la 2 eme partie.



    Juste pour y ajouter ce que mon pere m'a recemment appris concernant sur la philosophie woloff et mon ignorance sur ma propre langue.... il m'a parle sur la differencer de ces 2 expressions:

    1. Niak ndiarigne

    2. Jambaru facc deud



    -Niak ndiarigne ...(1 homme pas productif, nuisible a la limite)

    -Jambaru facc teud" (1 homme courageux mais qui fait son lit pour se coucher)



    il m a fait savoir k le mot "niak ndiarigne" est dur...a la limite une insulte laquelle la langue 'evite au mieux pour s'addresser a quelqu'un.



    Pour lui l'expression correcte pour qualifier kelk 1 de "nusible" c d'utiliser "Jambaru facc deud" pour eviter d'offenser la personne, le woloff trouve un moyen subtile poujr vehicler sa pensee tout en etant tres respectueux dans la positivite avec le concept de "jambar".
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    Auteur

    Anonyme Vos Contacts Monsieur

    En Novembre, 2018 (19:38 PM)
    Vos contact svp monsieur THIOYE pour une invitation dans une radio de la place qui place l'éducation au cœur de ses préoccupations. Merci

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    Auteur

    Anonyme

    En Novembre, 2018 (19:46 PM)
    QUI EST MABA DIAKHOU BA (1809-1867)?

    PREMIERES ANNEES (1809-1860)



    Amath Bâ, plus connu sous le nom de Maba Diakhou, est né dans le Rip vers 1809. Son père était un marabout toucouleur dénianké. Maba fit ses études au Kayor, et enseigna ensuite au Djolof, pays natal de sa mère. En 1846 probablement, il aurait rencontré El Hadj Omar à Kabakoto. Celui-ci l’aurait nommé responsable tidjane de la région.



    JIHAD AU RIP (1861-1862)



    En 1861, une expédition punitive anglaise épargne sur sa demande, le village de Maba, lequel aide en contrepartie à la conclusion d’un traité de paix. Diéréba Marone, roi animiste du Rip, le considérant comme un traître, veut le faire assassiner par son fils, Math Diaker. Mais c’est ce dernier, de même que son père, qui perdent la vie. Les milieux maraboutiques contrôlent bientôt tout le pays, dont Maba est nommé almamy.



    JIHAD AU SALOUM (1862-1864)



    Macodou Codou Coumba Fall, damel déposé, se réfugie auprès de Maba. Ce dernier l’aidera par deux fois (juillet et septembre 1862) à battre son fils, le bour Saloum, Samba Laobé. Le marabout ne parviendra cependant pas à s’emparer de la tour de Kaolack, défendue par le sergent Burg et douze hommes, dans laquelle s’est réfugié Samba Laobé (2 octobre 1862).



    Au cours de l’année 1863, les forces de Maba contrôlent une partie du royaume du Saloum. Les villages des réfractaires à l’Islam sont brûlés, et leurs occupants tués ou emmenés en esclavage. Cette même année, Maba doit faire face à une contre attaque des anciens chefs animistes mandingues du Rip, soutenus par le Ouli et le Kiang. A côté de succès, il subit une lourde défaite à Kwinella (rive Sud de la Gambie).



    En mai 1864, Lat Dior, battu par les forces françaises à Loro (12 janvier 1864) se réfugie, avec Alboury, sa famille et ses guerriers, auprès de Maba, lequel y met comme condition la pratique de l’Islam. En octobre 1864, les autorités françaises reconnaissent Maba comme almamy du Rip et du Saloum.



    JIHAD AU DJOLOF (1865)



    Envoyé par Maba contre le Djolof au printemps 1865, Lat Dior pille le Baol oriental, mais est arrêté dans sa progression par le bourba Bakantam Khory. Venu à son secours, Maba bat le bourba à trois reprises et entre à Warkhokh, la capitale (juillet 1865). Le marabout recherche l’alliance des Maures trarza et des Foutankobé, mais une rébellion de certains musulmans du Rip l’oblige à quitter le Djolof en octobre 1865, après avoir brûlé plusieurs villages animistes (dont Warkhokh semble-t-il), et en avoir envoyé les habitants dans le Rip comme esclaves. Plusieurs musulmans le suivent lors de son départ.



    ATTAQUE FRANÇAISE CONTRE LE RIP (1865)

    En fin 1865, une forte colonne, commandée par le gouverneur Pinet-Laprade, marche contre le Rip. Une partie de cette colonne tombe dans une embuscade tendue par Lat Dior à Paoskoto (ou Pathé Badial) le 30 novembre 1865. Les Français entreront à Nioro, et incendieront plus de trente villages, mais se retireront dès le 2 décembre.



    JIHAD AU SINE ET MORT (1866-1867)



    En 1866, Lat Dior entre au Baol, brûle des villages, emmène des prisonniers comme esclaves. En compagnie d’Abdou Bâ, frère de Maba, il attaque par surprise (en infraction des règles de la jihad) Koumba Ndoffène Diouf, souverain du Sine, brûle Diakhao la capitale, ravageant des villages, faisant de nombreux prisonniers. Ayant rejoint l’armée, Maba témoigne de son mécontentement, et rentre au Rip en début 1867.



    En avril 1867, Maba reparait dans le Sine. Campé à Kaolack, le capitaine le Creurer se porte à sa rencontre, mais est battu à Thiofack et y perd la vie (20 avril 1867). Après s’être heurté sans succès au bour Sine à Marout, Maba rentre au Rip.



    En juillet 1867, le marabout fait une nouvelle tentative contre le Sine. A l’issue du combat de Somb (18 juillet 1867), Maba est trouvé mort sur son tapis de prière. Son corps est dépecé, et les fragments dispersés. Présent au début de l’engagement, Lat Dior et les siens font défection en plein combat et regagnent le Rip.
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    Auteur

    Anonyme

    En Novembre, 2018 (20:01 PM)
    Merci way article tres tres riche
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    Auteur

    Anonyme

    En Novembre, 2018 (20:16 PM)
    @commentaire 7

    Diambar wakh niou foo bok book ndakh niou kham ndakh say maame nioo gueunoone ouolof yii. Foo deukk? Si bane askane nga bok? kouy sa maame? Boo niemee rek wakhal . Leegui ma wakh la sa bopp.
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    Auteur

    Anonyme

    En Novembre, 2018 (20:54 PM)
    Franchement de qui se moque -ton? Si vous cherchez des vertus faut ailleurs
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    Auteur

    Anonyme

    En Novembre, 2018 (21:11 PM)
    J'ajouterais même que le retard accusé par notre pays résulte du fait que les vrais wolofs,ou vrais tiédos,se détournent de la politique du fait de la "saleté"de ce milieu ou le mensonge,la trahison,le larbinisme,la lâcheté,l'hypocrisie,le niakk diomm,niakk fayda et autres bas comportements humains font légion.Il faut disposer en général de tous ces défauts pour y percer.

    Résultas:les hommes dignes qui ne courbent jamais l'échine,s'en éloignent et puisque la nature a horreur du vide ce sont les plus médiocres qui occupent les plus grands postes de responsabilité.

    De très mauvais exemples donc pour la société.
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    Auteur

    Anonyme

    En Novembre, 2018 (22:28 PM)
    Les vraies valeurs ne se perdent pas en si peu de temps. Le Wolof a été la seule ethnie que le toubab a corrompu par l argent. Dans les autres endroits c est par la religion. Le wolof clame ces valeurs mais ne les as jamais eues. Quand on va en casamance ces valeurs font partie de la vie quotidienne. Allez dans le milieu diola par exemple. Alors le blabla. Tout le monde sait que ces valeurs ne coexistent pas avec l amour immense de l argent comme chez les diambours ndiambours tous trafiquants de drogue a l étranger, le baol baol dont la journée n est rythmée que par l argent. Tous les envoyés de dieu ont dit de s éloigner de l argent par sa force de perversion. Les wolofs ne l entendent pas ainsi, d où le manque de valeurs
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    Auteur

    Anonyme

    En Novembre, 2018 (22:55 PM)
    @14

    Tu n'oses, jusqu'à présent, nous dire fann nga bokk. Dis le . Si bann askane nga bok, moo hueune khasté bi. Je ne veux pas dire du mal d'autres communautés. Soo wooloo sa bopp rek, dis mois si bane askane nga bokk.
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    Auteur

    Anonyme

    En Novembre, 2018 (23:27 PM)
    les religions Abrahmiques ont beaucoup sapé les bases des sociétés traditionnelles en Afrique!!!
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    Auteur

    Anonyme

    En Décembre, 2018 (00:43 AM)
    Thiey wolof aka meuneu fenn
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    Auteur

    Anonyme

    En Décembre, 2018 (00:43 AM)
    Thiey wolof aka meuneu fenn
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    Auteur

    Anonyme

    En Décembre, 2018 (00:43 AM)
    Thiey wolof aka meuneu fenn
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    Auteur

    Anonyme

    En Décembre, 2018 (01:54 AM)
    Occupez vous de votre caractère c est mieux

    L honneur est l apanage des individus pas des ethnies dans toute ethnie on trouvera un honorable et un sans honneur idem pour le courage idem pour la loyauté

    Les wolofs les peuls les serers les diolas c est pareil

    Se chanter une gloriole ethnique est ridicule

    Ce Mr et son texte la c est du gueweulisme

    Alors arrêtez de rêver

    Nos ancêtres vivaient ensemble et avait la même culture
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    Auteur

    Anonyme

    En Décembre, 2018 (01:54 AM)
    Occupez vous de votre caractère c est mieux

    L honneur est l apanage des individus pas des ethnies dans toute ethnie on trouvera un honorable et un sans honneur idem pour le courage idem pour la loyauté

    Les wolofs les peuls les serers les diolas c est pareil

    Se chanter une gloriole ethnique est ridicule

    Ce Mr et son texte la c est du gueweulisme

    Alors arrêtez de rêver

    Nos ancêtres vivaient ensemble et avait la même culture
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    Auteur

    Anonyme

    En Décembre, 2018 (05:53 AM)
    tres bel article, seneweb innove, il y a un autre ecrivain italien dont j ai oublié le nomqui a ecrit sur l esprit de révolte des wolofs durant la colonisation, merci LY
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    Auteur

    Anonyme

    En Décembre, 2018 (08:56 AM)
    Tous ceux qui disent que le métissage a fait perdre les valeurs wolofs indexent les autres alors que ces derniers ont conservé leur valeur. Ma question c est de savoir quand est ce que ce métissage a eu lieu? C est trop récent pour effacer autant les valeurs. C est la seule ethnie du Sénégal où la danse des femmes est si obscène que les hommes ne doivent pas danser. Or danser,rien de plus africain. Dans toutes autres ethnies, la danse est restée un outil de culture sans obscénité.Concernant les crises subversives, elles ne sont pas gages de valeur. Les wolofs se sont rebellés quand leur intérêt économique était mal. Mais depuis que le blanc a compris qu en les mettant dans les affaires avec la culture de l arachide, lés rébellion se sont tues. Je vous recommande de lire Momar Coumba Diop et Mamadou Diouf dans Le Sénégal sous Abdou Diouf. Ils ont fait une histoire de la domination toubab.
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    Auteur

    Anonyme

    En Décembre, 2018 (09:05 AM)
    De qui se moque-t-on?....Plus hypo qu'un wolof tu meurs et ce,du temps de leur première existence jusqu'à présent.

    Le wolof à toujours dit OUI au colon de peur des représailles.Les prisons étaient remplies des joolas,peuls,soossès et autres car eux,avaient toujours dit NON si cela ne convenait pas.

    Le reflet de la société sénégalaise d'aujourd'hui en dit long.Thiey si c'était DIA qui avait,à l'aube,les rênes de ce pays.!!!.

    Les ambianceurs veulent se rattraper de leur retard du cotè des vertus mais il faut bosser dur pour y arriver.

    Merci Cheikh Omar El foutiyou TALL.
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    Auteur

    Alibaba

    En Décembre, 2018 (09:54 AM)
    Je suis très content aujourd'hui car pour une fois Seneweb a produit un excellent article donc de très bon commentaires nécessairement.

    Vous voyez que le Pr Cheiikh Anta Diop avait raison au qu’un peuple ne peux se développer avec une langue étrangère.

    Si le Wolof était utilise a la place du français, toutes ces valeurs n'allaient pas être en voie de disparition et tous ces mots barbares français ''Je m'en fou'' ''je m'en bat les ...'' ''Mais putain de merde'' ''ta gueule de ...'' n'allaient jamais être connu.



    Le résultat serait un peuple plus éduqué, plus mature, plus sage donc moins de corruption, de mensonge et de vices.

    Le travail de la police ainsi que les forces de sécurité serait ainsi allégé.



    "Wolof Ndiaye neena, Ku Wathie sa and, and bo dem feekfa Borom"  :sunugaal: 
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    Auteur

    Thierou

    En Décembre, 2018 (10:57 AM)
    # 22, Je suis d'accord avec vous. Cheikh Anta Diop (Puisse Dieu accueillir son âme au Paradis) avait beaucoup promu l'utilisation des langues nationale dans l'éducation des jeunes. Il n'a jamais été suivi par complexe d'infériorité, mais surtout par manque de courage politique face à l'ancien colon et aussi, face au choix d'une langue de convergence parmi les nombreux dialectes autochtones qui coexistent au Sénégal.

    Néanmoins, je pense sincèrement qu'il est toujours possible de rattraper une partie du patrimoine culturel en voie de disparition, en rebâtissant entièrement notre système éducatif et de promotion professionnelle autour de ces vertus qui, soit dit en passant, sont partagées par toutes nos ethnies. Ce sont les mots qui diffèrent, mais le sens reste le même.

    Pour commencer, je propose que tous les enseignants du primaire, moyen et secondaire, sans exception, fassent un travail de recherche sur cette question. Le fruit de cette production servirait de base à la définition d'un nouveau programme de morale, de français, d'histoire, de langue, etc. Il servirait aussi à la définition des critères d'accès à la fonction enseignante. D'autres dispositions structurantes pour la fonction publique, au sens large du terme (y compris la justice et la sécurité) et d'autres pans du tissu socioculturel et économiques pourraient alors suivre.

    Encore merci M. Thioye de cet excellent travail.



    Wa salaam.
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    Auteur

    Anonyme

    En Décembre, 2018 (10:59 AM)
    Lat dior à été chef de canton le cayor

    Gui gui et Queen biz sont des artistes cherche ndeye gueye et compare

    Comme résistant on connaît cheikh oumar

    Tape danse wolof sur internet et ne détourne pas les yeux

    Senghor et Mamadou dia ont demandé l indépendance

    Et ton papa les à servi avec soumission et fidélité

    Toi tu osé dire ce que ton pater n osait pas

    Je vous le redis sans insulter si tu cherche s la vertu chez les wolofs tu auras besoin de beaucoup de mots pour t en convaincre

    Wade l émissaire de bengazi wakh wakhet est votre référence à 95 ans
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    Auteur

    Anonyme

    En Décembre, 2018 (11:00 AM)
    Lat dior à été chef de canton le cayor

    Gui gui et Queen biz sont des artistes cherche ndeye gueye et compare

    Comme résistant on connaît cheikh oumar

    Tape danse wolof sur internet et ne détourne pas les yeux

    Senghor et Mamadou dia ont demandé l indépendance

    Et ton papa les à servi avec soumission et fidélité

    Toi tu osé dire ce que ton pater n osait pas

    Je vous le redis sans insulter si tu cherche s la vertu chez les wolofs tu auras besoin de beaucoup de mots pour t en convaincre

    Wade l émissaire de bengazi wakh wakhet est votre référence à 95 ans
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    Auteur

    Anonyme

    En Décembre, 2018 (11:00 AM)
    Lat dior à été chef de canton le cayor

    Gui gui et Queen biz sont des artistes cherche ndeye gueye et compare

    Comme résistant on connaît cheikh oumar

    Tape danse wolof sur internet et ne détourne pas les yeux

    Senghor et Mamadou dia ont demandé l indépendance

    Et ton papa les à servi avec soumission et fidélité

    Toi tu osé dire ce que ton pater n osait pas

    Je vous le redis sans insulter si tu cherche s la vertu chez les wolofs tu auras besoin de beaucoup de mots pour t en convaincre

    Wade l émissaire de bengazi wakh wakhet est votre référence à 95 ans
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    Auteur

    Anonyme

    En Décembre, 2018 (13:39 PM)
    Vigile et employé de maison est un travail honnête moyennant salaire

    Certain ont honte de travailler mais vendent les kottous sans ngor

    Il est évident que leur fils n en saisissent pas la honte

    Va conseiller à tes soeurs de se faire employés de maison plutôt que prostituées au Louma

    Je te laisse être sans honneur menteur

    Va accueillir le fils de ton dieu Wade a reubeus voleur
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    Auteur

    Anonyme

    En Décembre, 2018 (13:39 PM)
    Vigile et employé de maison est un travail honnête moyennant salaire

    Certain ont honte de travailler mais vendent les kottous sans ngor

    Il est évident que leur fils n en saisissent pas la honte

    Va conseiller à tes soeurs de se faire employés de maison plutôt que prostituées au Louma

    Je te laisse être sans honneur menteur

    Va accueillir le fils de ton dieu Wade a reubeus voleur
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    Auteur

    Anonyme

    En Décembre, 2018 (13:39 PM)
    Vigile et employé de maison est un travail honnête moyennant salaire

    Certain ont honte de travailler mais vendent les kottous sans ngor

    Il est évident que leur fils n en saisissent pas la honte

    Va conseiller à tes soeurs de se faire employés de maison plutôt que prostituées au Louma

    Je te laisse être sans honneur menteur

    Va accueillir le fils de ton dieu Wade a reubeus voleur
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    Auteur

    Anonyme

    En Décembre, 2018 (13:54 PM)
    Oser taxer el hadj oumar de colonisateur

    Il est le référent de la tidjianiya

    Un homme saint

    Vraiment mandou wo

    Que sait tu de queen biz ou gui gui mandou wo

    Togne

    Wakh

    Fen

    Yak der

    Voyage un peu dans le monde tu verras que tu as réputation d escroc partout en afrique
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    Auteur

    Anonyme

    En Décembre, 2018 (13:54 PM)
    Oser taxer el hadj oumar de colonisateur

    Il est le référent de la tidjianiya

    Un homme saint

    Vraiment mandou wo

    Que sait tu de queen biz ou gui gui mandou wo

    Togne

    Wakh

    Fen

    Yak der

    Voyage un peu dans le monde tu verras que tu as réputation d escroc partout en afrique
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    Auteur

    Anonyme

    En Décembre, 2018 (14:12 PM)
    Monsieur Thioye, je tenais a vous féliciter immensément pour ce travail colossal. Je lis votre article avec des frissons. Parfois dans la vie, on tombe sur des écrits qui vous changent. Le votre est parmi ceux-la. Que Dieu vous bénisse! Je vous encourage a continuer dans ce sens, car le travail de déconstruction de l’identité empruntée doit commencer, pour enfin que nous puissions reprendre nos valeurs ancestrales que vous avez si bien décrites. Vous avez montre a travers cet article votre "laabir" et votre "woyof".
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    Auteur

    Anonyme

    En Décembre, 2018 (15:12 PM)
    C’est un article très bien rédigé qui peut éclairé tout un chacun. Merci pour votre partage et j’espere que d’autres sages comme vous suivront. En lisant les commentaires je vois que certaines personnes ne se préoccupent pas du message et cherche à attaquer votre personne for some odd reason.... On peut pas sauver tt le monde lol...



    Je vois tous ces vertus son inclus dans le Talibe (au sens Mouride du terme). Peut être on doit retourner sur ça et l’inclure à la jeunesse
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    Auteur

    N°: 14

    En Décembre, 2018 (15:46 PM)
    MERCI TU AS TOUT DIT.....

    il suffit de voir les réponses à tes observations....



    comme le dit le sérère quand il parle du griot

    "QUI SE SENT MORVEUX SE MOUCHE"
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    Auteur

    Anonyme

    En Décembre, 2018 (16:02 PM)
    A QUOI SERT L'AUTOGLORIFICATION! QUON SE VANTE ENTRE SOI CEST ACCEPTABLE, MAIS LE FAIRE PUBLIQUEMENT SUR LE NET, CEST VRAIMENT OSE.
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    Auteur

    Anonyme

    En Décembre, 2018 (16:03 PM)
    A QUOI SERT L'AUTOGLORIFICATION! QUON SE VANTE ENTRE SOI CEST ACCEPTABLE, MAIS LE FAIRE PUBLIQUEMENT SUR LE NET, CEST VRAIMENT OSE.
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    Auteur

    Anonyme

    En Décembre, 2018 (16:03 PM)
    A QUOI SERT L'AUTOGLORIFICATION! QUON SE VANTE ENTRE SOI CEST ACCEPTABLE, MAIS LE FAIRE PUBLIQUEMENT SUR LE NET, CEST VRAIMENT OSE.
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    Auteur

    Anonyme

    En Décembre, 2018 (16:29 PM)
    je suis vraiment content de votre contribution mr Thioye. j'ai 31 ans et je ne connaissais mais les auteurs que vous avez cité mais je compte acheter leur ouvrages et je vous supplie d'écrire un ouvrage et j'espère qu'on vous invitera à la television. le senegal a vraiment besoin des gens comme vous!
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    Auteur

    Anonyme

    En Décembre, 2018 (17:03 PM)
    Article très intéressant et pédagogique. Merci d’avoir partagé. Est-ce que tous ces vertus ne sont pas inclus dans le vrai talibe (au sens Murid) du terme?
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    Auteur

    Anonyme

    En Décembre, 2018 (17:59 PM)
    Lou mou wakh day fen son nom commun dans toute les ethnie du Sénégal c chien

    Deniy doul rek
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    Auteur

    Ibrahima

    En Décembre, 2018 (19:17 PM)
    Chers amis

    Je comprends la passion qui vous anime tous. J'aurai du appeler le texte 'arbre des vertus' et juste illustrer le texte avec les noms Wolof que je connais mieux. Le défi que je propose c'est que ceux parmi vous qui maîtrisent bien leur langue nous proposent l'arbre avec les noms en halpulaar, en sérère et en diola.

    Le deuxième défi, c'est d'expliquer pourquoi nous avons du mal à mettre en pratique ces vertus dans le monde moderne, en essayant d'être courtois, sans stigmatisation. En restant courtois, nous donnons le courage à ceux qui connaissent vraiment d'intervenir sur ces échanges. J'ai peur qu'en lisant certains propos, cela fait peur aux sages (bien sûr que moi je n'en fait pas partie)

    Merci encore pour vos contributions
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    Auteur

    Anonyme

    En Décembre, 2018 (20:36 PM)
    en général les ouolofs ne sont pas communautaristes. ils sont en paix avec tout le monde. Mais ils ne se rendent pas compte combien certains tentent de les caricaturer et même de leur voler leur histoire. Pour vous en rendre compte, allez visiter la page wikipédia sur ndiadiane ndiaye et vous y verrez que celui qui a écrit cette page n'est pas un ouolof. Car il présente d'abord ndiadiane ndiaye comme l'ancêtre des ouolofs (ce qui est absolument faux, ndiadiane ndiaye n'étant que le premier empereur ouolof connu, le ouolof existant bien avant la naissance de ndiadiane ndiaye...), et ensuite, il le présente comme un..sérère et décrit la langue ouolof comme une création de ndiadiane ndiaye (donc au lieu de parler sa langue maternelle qui serait le sérère, ndiadiane ndiaye aurait "créé" une nouvelle langue...).

    J'ai peur pour l'ouvrage "histoire générale du sénégal" qui est entrain d'être écrit.

    Il pourrait parachever la confiscation de l'histoire des ouolof et sa falsification outrancière.

    Je voudrai bien connaître le profil de ceux qui sont chargés de rédiger cet ouvrage. J'espère que des ouolofs qui connaissent leur histoire y figurent et qu'ils ne se laisseront pas faire. Autrement, la sortie d'un ouvrage falsificateur de l'histoire ouolof n'aura aucune crédibilité car les personnes averties ne manqueront pas de lui apporter les démenties qui s'imposent.
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    Auteur

    Anonyme

    En Décembre, 2018 (21:45 PM)
     :thumbsup:  :thumbsup:  :thumbsup:  :thumbsup:  :thumbsup:  :thumbsup:  :thumbsup:  :thumbsup: 
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    Auteur

    Anonyme

    En Décembre, 2018 (22:04 PM)
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    Auteur

    Anonyme

    En Décembre, 2018 (22:09 PM)
    Les wolofs veulent ramener les vertus à la non soumission jusqu’à parler de vigile et autre. Là c est le domaine de l amour de l argent qui s exprime. Dans une société, si tout le monde met en avant l argent, c est sûre que Les valeurs disparaîtront. Le problème des valeurs c est là fausseté. L’argent est le moyen le plus rapide pour être faux. Dans des sociétés comme en casamance, jusque dans les années 80, ils ne connaissent pas le wakhalé, le marchandage parce que pour eux il est inconcevable que quelque qui doit couter 1000 f qu’on te dit 5000. C est un signe du Manque de fausseté. Mais le wolof dira que c est licite par l islam. S il vous plait arrêter de vouloir baratiner le monde. Si vous dites avoir perdu ces valeurs , les autres les ont toujours et n ont pas besoin de texte pour démobiliser les troupes
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    Auteur

    Anonyme

    En Décembre, 2018 (22:25 PM)
    djolfoubés ko dawadi
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    Auteur

    Anonyme

    En Décembre, 2018 (22:54 PM)
    En réponse à celui qui a répondu au post 37,je t’en reaffirme que le marchandage est une invention que les peuples bien de casamance ne connaissent pas. Il ne faut pas remonter au troc. La valeur subjective dont tu parles date de quand? L histoire de la monnaie est trop vieille pour ramener au troc. Quand tu vas en Europe, les biens n ont pas de valeur subjective. Le prix est étiqueté et comprend le coût de fabrication, le transport et la marge bénéficiaire qui n est pas laissée au gré du savoir parler mais quelque chose de moralement fixer. Et ce moralement est en lien avec la marge contenue dans Les biens qui ont servi à la fabrication. Saches que l histoire de l’an theorie économique est née sur l’an valeur à donner au bien. Dans des sociétés qui ont cherché la justice, les imminents ont réfléchi sur ça : Adam smith, David Ricardo, Karl Marx...Alors si tu veux continuer à légitimer que quelque chose avec une valeur de 1000 peut se vendre à 5000 en fonction du verbiage, je comprends le problème de différence de valeur face à l argent. Elle nous tient cette différence
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    Auteur

    Anonyme

    En Décembre, 2018 (00:35 AM)
    Les wolofs ont toujours eu du diom et des resistants

    https://www.nofi.media/2017/05/la-resistance-a-lesclavage-wolofs/38819
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    Auteur

    Anonyme

    En Décembre, 2018 (00:39 AM)
    En tout cas moi mon arrière arrière grand père un religieux persécutait par ses propres parents a fut le Fouta pour venir dans le Baol, il ne paralit meme pas Wolof, les Wolof l'ont accueillis et même donne un nom. Actuellement quand des gens Peulh me voit il me parle Peulh avec mes traits Peulh moi je reponds je ne parle pas bien Peulh, ils me disent tu es quoi je dis je suis Wollof la c'est le mepris total Wollof Amoul !! Pour moi c'est une insulte ils ne savent pas ce que les Wolof on fait pour ma famille, moi je suis et je me considere comme un Wolof et j'en suis fier. Je ne critique personne mais ces des gen bien un peu chambreurs oui mais quand tu rencontre un pure Wolof il est ouvert d'esprits souriant accueilant il te met a l;aise niu baax laccu
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    Auteur

    Anonyme

    En Décembre, 2018 (00:59 AM)
    Mdr cette page me fait marrer. Tout est parti de l'article traitant des violences conjugales dans la série Pod et Marichou. Il y avait un malade mental qui insultait les toucouleurs et peuls et je répondais à chaque fois à ces invectives. Mais bizarrement beaucoup de mes commentaires n'apparaissaient et disparaissaient lorsque je les postais. C'est là que j'en ai déduit que l'insulteur xénophobe avait soit un compte sur le site soit faisait partie de Seneweb. Maintenant j'en ai la preuve car sur un de ses posts, l'insulteur a magnifié les wolofs et le Djolof et en profité pour insulter les autres composantes du Sénégal comme si elles n'appartenaient pas au Sénégal. Je lui est rétorqué sèchement qu'il y a une composante du Sénégal sans la nommer, aux moeurs légères comme on peut le voir avec leurs danseuses de sabar lesbiennes, les goordjiguènes dans les spectacles de simb ou faux lion. J'ai ajouté dans mon analyse que c'est une composante très xénophobe car elle aime traiter les autres de laak qatt et niaques. En sus, j'ai dit que leurs femmes qui sont des gueunons aiment se dépigmenter (khessal) car elles sont jalouses du teint des Peules et que les wolofs ne sont présents qu'en Sénégambie contrairement aux Peuls connus partout en Afrique qui ont créé des empires entre le Mali et le Nigéria.



    Bizarrement son insulte et ma réponse ont disparu de l'article quelques minutes après.



    Mdr, alors là, je vois que Momar Mbaye et consorts ont eu le temps de se documenter pour contre attaquer et ont vite commandé un article et des commentaires visant à rétablir leur honneur.



    Il y a de très grands malades mentaux et psychopathes qui souffrent d'un complexe de supériorité.

    Si vous n'avez pas attaqué injustement une ethnie, je n'allais dire toutes ces vérités en réveillant et blessant vos égos surdimensionnés. Je devrais dire votre/ton égo surdimensionné car j'ai peut-être affaire à un seul individu schizophrène aux multiples personnalités.

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    Auteur

    @poste40

    En Décembre, 2018 (02:55 AM)
    je suis dans le même cas que toi. le père de mon grand-père était un thiouballo qui fut un érudit de l'islam, il a meme dirigé la prière de takussane devant Serigne Touba. Lorsqu'il avait 16 ans (étant orphelin de père et de mère), il fut contrait de fuir avec son frère ainé pour aller se réfugier chez les wolofs, qu'il lui donné terre et femmes. le seul heritage halpulaar qu'il nous a légué c'est les prénoms et le patronyme mais on cherche pas de midi à 14h, nous sommes wolof et fier de l'être. Même son fils, mon grand-père disait "nous les wolof..." Mon grand-père avait un jumeaux qui avait épousé une femme peule, tous ses enfants parlent wolof sauf un mais ce dernier s'identifie en tant que wolof. Je ne déteste point les halpulaars mais je les connais parfaitement et leur projet est de recréer une hégémonie politique pulaar i.e tout pour les toucouleurs et rien pour les autres. C'est la raison particulière qu'ils diabolisent les wolof pour monter les autres . Naifs qu'ils sont, ils croient que les sérères ne savent pas qu'un sérère ne sera jamais maire dans le fouta contrairement a Macky et bien des toucouleurs qui furent maire dans le sine. Ils croient que les diolas ont oublié Abdoulaye SY, le maire de ziguinchor qui volait les terres des diolas pour les donner a ces parents pulaars qui fuyaient la crise des années 70. Ils croient qu'ils peuvent baratiner les peuls alors qu'on sait pertinemment la situation que vivent les peuls de médina gounass avec ces toucouleurs foutanké. Ces gens là sont un danger pour la république, heureusement qu'ils sont minoritaires mais cela n'empêche pas qu'on doit être vigilant pour sauvegarder la cohesion nationale.
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    Auteur

    Anonyme

    En Décembre, 2018 (03:01 AM)
    je suis dans le même cas que toi. le père de mon grand-père était un thiouballo qui fut un érudit de l'islam, il a même dirigé la prière de takussane devant Serigne Touba. Lorsqu'il avait 16 ans (étant orphelin de père et de mère), il fut contrait de fuir avec son frère ainé pour aller se réfugier chez les wolofs, qu'il lui donné terre et femmes. le seul heritage halpulaar qu'il nous a légué c'est les prénoms et le patronyme mais on cherche pas de midi à 14h, nous sommes wolof et fier de l'être. Même son fils, mon grand-père disait "nous les wolof..." Mon grand-père avait un jumeaux qui avait épousé une femme peule, tous ses enfants parlent wolof sauf l'un d'entre eux mais ce dernier s'identifie en tant que wolof. Je ne déteste point les halpulaars mais je les connais parfaitement et leur projet est de créer une hégémonie politique pulaar i.e tout pour les toucouleurs et rien pour les autres. C'est la raison particulière qu'ils diabolisent les wolof pour monter les autres . Naifs qu'ils sont, ils croient que les sérères ne savent pas qu'un sérère ne sera jamais maire dans le fouta contrairement a Macky et bien des toucouleurs qui furent maire dans le sine. Ils croient que les diolas ont oublié Abdoulaye SY, le maire de ziguinchor qui volait les terres des diolas pour les donner a ces parents pulaars qui fuyaient la crise des années 70. Ils croient qu'ils peuvent baratiner les peuls alors qu'on sait pertinemment la situation que vivent les peuls de médina gounass avec ces toucouleurs foutanké. Ces gens là sont un danger pour la république, heureusement qu'ils sont minoritaires mais cela n'empêche pas qu'on doit être vigilant pour sauvegarder la cohesion nationale.
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    Auteur

    Anonyme

    En Décembre, 2018 (03:20 AM)
    je suis dans le même cas que toi. le père de mon grand-père était un thiouballo qui fut un érudit de l'islam, il a meme dirigé la prière de takussane devant Serigne Touba. Lorsqu'il avait 16 ans (étant orphelin de père et de mère), il fut contrait de fuir avec son frère ainé pour aller se réfugier chez les wolofs, qu'ils lui ont donné terre et femmes. le seul heritage halpulaar qu'il nous a légué c'est les prénoms et le patronyme mais on cherche pas de midi à 14h, nous sommes wolof et fier de l'être. Même son fils, mon grand-père disait "nous les wolof..." Mon grand-père avait un jumeaux qui avait épousé une femme peule, tous ses enfants parlent wolof sauf l'un d'entre eux mais ce dernier s'identifie en tant que wolof. Je ne déteste point les halpulaars mais je les connais parfaitement et leur projet est de recréer une hégémonie politique pulaar i.e tout pour les toucouleurs et rien pour les autres. C'est la raison particulière qu'ils diabolisent les wolof pour monter les autres . Naifs qu'ils sont, ils croient que les sérères ne savent pas qu'un sérère ne sera jamais maire dans le fouta contrairement a Macky et bien des toucouleurs qui furent maire dans le sine. Ils croient que les diolas ont oublié Abdoulaye SY, le maire de ziguinchor qui volait les terres des diolas pour les donner a ces parents pulaars qui fuyaient la crise des années 70. Ils croient qu'ils peuvent baratiner les peuls alors qu'on sait pertinemment la situation que vivent les peuls de médina gounass avec ces toucouleurs foutanké. Ces gens là sont un danger pour la république, heureusement qu'ils sont minoritaires mais cela n'empêche pas qu'on doit être vigilant pour sauvegarder la cohésion nationale.
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    Auteur

    Anonyme

    En Décembre, 2018 (03:21 AM)
    je suis dans le même cas que toi. le père de mon grand-père était un thiouballo qui fut un érudit de l'islam, il a meme dirigé la prière de takussane devant Serigne Touba. Lorsqu'il avait 16 ans (étant orphelin de père et de mère), il fut contrait de fuir avec son frère ainé pour aller se réfugier chez les wolofs, qu'ils lui ont donné terre et femmes. le seul heritage halpulaar qu'il nous a légué c'est les prénoms et le patronyme mais on cherche pas de midi à 14h, nous sommes wolof et fier de l'être. Même son fils, mon grand-père disait "nous les wolof..." Mon grand-père avait un jumeaux qui avait épousé une femme peule, tous ses enfants parlent wolof sauf l'un d'entre eux mais ce dernier s'identifie en tant que wolof. Je ne déteste point les halpulaars mais je les connais parfaitement et leur projet est de recréer une hégémonie politique pulaar i.e tout pour les toucouleurs et rien pour les autres. C'est la raison particulière qu'ils diabolisent les wolof pour monter les autres . Naifs qu'ils sont, ils croient que les sérères ne savent pas qu'un sérère ne sera jamais maire dans le fouta contrairement a Macky et bien des toucouleurs qui furent maire dans le sine. Ils croient que les diolas ont oublié Abdoulaye SY, le maire de ziguinchor qui volait les terres des diolas pour les donner a ces parents pulaars qui fuyaient la crise des années 70. Ils croient qu'ils peuvent baratiner les peuls alors qu'on sait pertinemment la situation que vivent les peuls de médina gounass avec ces toucouleurs foutanké. Ces gens là sont un danger pour la république, heureusement qu'ils sont minoritaires mais cela n'empêche pas qu'on doit être vigilant pour sauvegarder la cohésion nationale.
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    Auteur

    Anonyme

    En Décembre, 2018 (03:47 AM)
    je suis dans le même cas que toi. le père de mon grand-père était un thiouballo qui fut un érudit de l'islam, il a meme dirigé la prière de takussane devant Serigne Touba. Lorsqu'il avait 16 ans (étant orphelin de père et de mère), il fut contrait de fuir avec son frère ainé pour aller se réfugier chez les wolofs, qu'ils lui ont donné terre et femmes. le seul heritage halpulaar qu'il nous a légué c'est les prénoms et le patronyme mais on cherche pas de midi à 14h, nous sommes wolof et fier de l'être. Même son fils, mon grand-père disait "nous les wolof..." Mon grand-père avait un jumeaux qui avait épousé une femme peule, tous ses enfants parlent wolof sauf l'un d'entre eux mais ce dernier s'identifie en tant que wolof. Je ne déteste point les halpulaars mais je les connais parfaitement et leur projet est de recréer une hégémonie politique pulaar i.e tout pour les toucouleurs et rien pour les autres. C'est la raison particulière qu'ils diabolisent les wolof pour monter les autres . Naifs qu'ils sont, ils croient que les sérères ne savent pas qu'un sérère ne sera jamais maire dans le fouta contrairement a Macky et bien des toucouleurs qui furent maire dans le sine. Ils croient que les diolas ont oublié Abdoulaye SY, le maire de ziguinchor qui volait les terres des diolas pour les donner a ces parents pulaars qui fuyaient la crise des années 70. Ils croient qu'ils peuvent baratiner les peuls alors qu'on sait pertinemment la situation que vivent les peuls de médina gounass avec ces toucouleurs foutanké. Ces gens là sont un danger pour la république, heureusement qu'ils sont minoritaires mais cela n'empêche pas qu'on doit être vigilant pour sauvegarder la cohésion nationale.
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    Auteur

    Poste40

    En Décembre, 2018 (04:21 AM)
    je suis dans le même cas que toi. le père de mon grand-père était un thiouballo qui fut un érudit de l'islam, il a meme dirigé la prière de takussane devant Serigne Touba. Lorsqu'il avait 16 ans (étant orphelin de père et de mère), il fut contrait de fuir avec son frère ainé pour aller se réfugier chez les wolofs, qu'ils lui ont donné terre et femmes. le seul heritage halpulaar qu'il nous a légué c'est les prénoms et le patronyme mais on cherche pas de midi à 14h, nous sommes wolof et fier de l'être. Même son fils, mon grand-père disait "nous les wolof..." Mon grand-père avait un jumeaux qui avait épousé une femme peule, tous ses enfants parlent wolof sauf l'un d'entre eux mais ce dernier s'identifie en tant que wolof. Je ne déteste point les halpulaars mais je les connais parfaitement et leur projet est de recréer une hégémonie politique pulaar i.e tout pour les toucouleurs et rien pour les autres. C'est la raison particulière qu'ils diabolisent les wolof pour monter les autres . Naifs qu'ils sont, ils croient que les sérères ne savent pas qu'un sérère ne sera jamais maire dans le fouta contrairement a Macky et bien des toucouleurs qui furent maire dans le sine. Ils croient que les diolas ont oublié Abdoulaye SY, le maire de ziguinchor qui volait les terres des diolas pour les donner a ces parents pulaars qui fuyaient la crise des années 70. Ils croient qu'ils peuvent baratiner les peuls alors qu'on sait pertinemment la situation que vivent les peuls de médina gounass avec ces toucouleurs foutanké. Ces gens là sont un danger pour la république, heureusement qu'ils sont minoritaires mais cela n'empêche pas qu'on doit être vigilant pour sauvegarder la cohésion nationale.
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    Poste40

    En Décembre, 2018 (04:24 AM)
    je suis dans le même cas que toi. le père de mon grand-père était un thiouballo qui fut un érudit de l'islam, il a meme dirigé la prière de takussane devant Serigne Touba. Lorsqu'il avait 16 ans (étant orphelin de père et de mère), il fut contrait de fuir avec son frère ainé pour aller se réfugier chez les wolofs, qu'ils lui ont donné terre et femmes. le seul heritage halpulaar qu'il nous a légué c'est les prénoms et le patronyme mais on cherche pas de midi à 14h, nous sommes wolof et fier de l'être. Même son fils, mon grand-père disait "nous les wolof..." Mon grand-père avait un jumeaux qui avait épousé une femme peule, tous ses enfants parlent wolof sauf l'un d'entre eux mais ce dernier s'identifie en tant que wolof. Je ne déteste point les halpulaars mais je les connais parfaitement et leur projet est de recréer une hégémonie politique pulaar i.e tout pour les toucouleurs et rien pour les autres. C'est la raison particulière qu'ils diabolisent les wolof pour monter les autres . Naifs qu'ils sont, ils croient que les sérères ne savent pas qu'un sérère ne sera jamais maire dans le fouta contrairement a Macky et bien des toucouleurs qui furent maire dans le sine. Ils croient que les diolas ont oublié Abdoulaye SY, le maire de ziguinchor qui volait les terres des diolas pour les donner a ces parents pulaars qui fuyaient la crise des années 70. Ils croient qu'ils peuvent baratiner les peuls alors qu'on sait pertinemment la situation que vivent les peuls de médina gounass avec ces toucouleurs foutanké. Ces gens là sont un danger pour la république, heureusement qu'ils sont minoritaires mais cela n'empêche pas qu'on doit être vigilant pour sauvegarder la cohésion nationale.
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    Anonyme

    En Décembre, 2018 (04:24 AM)
    je suis dans le même cas que toi. le père de mon grand-père était un thiouballo qui fut un érudit de l'islam, il a meme dirigé la prière de takussane devant Serigne Touba. Lorsqu'il avait 16 ans (étant orphelin de père et de mère), il fut contrait de fuir avec son frère ainé pour aller se réfugier chez les wolofs, qu'ils lui ont donné terre et femmes. le seul heritage halpulaar qu'il nous a légué c'est les prénoms et le patronyme mais on cherche pas de midi à 14h, nous sommes wolof et fier de l'être. Même son fils, mon grand-père disait "nous les wolof..." Mon grand-père avait un jumeaux qui avait épousé une femme peule, tous ses enfants parlent wolof sauf l'un d'entre eux mais ce dernier s'identifie en tant que wolof. Je ne déteste point les halpulaars mais je les connais parfaitement et leur projet est de recréer une hégémonie politique pulaar i.e tout pour les toucouleurs et rien pour les autres. C'est la raison particulière qu'ils diabolisent les wolof pour monter les autres . Naifs qu'ils sont, ils croient que les sérères ne savent pas qu'un sérère ne sera jamais maire dans le fouta contrairement a Macky et bien des toucouleurs qui furent maire dans le sine. Ils croient que les diolas ont oublié Abdoulaye SY, le maire de ziguinchor qui volait les terres des diolas pour les donner a ces parents pulaars qui fuyaient la crise des années 70. Ils croient qu'ils peuvent baratiner les peuls alors qu'on sait pertinemment la situation que vivent les peuls de médina gounass avec ces toucouleurs foutanké. Ces gens là sont un danger pour la république, heureusement qu'ils sont minoritaires mais cela n'empêche pas qu'on doit être vigilant pour sauvegarder la cohésion nationale.
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    Auteur

    Alibaba

    En Décembre, 2018 (06:43 AM)
    En tout cas le niveau du débat est très élevé contrairement a ce que l'on voit souvent.



    J'aimerai juste rappeler que l'histoire, elle est toujours subjective car aucun de nos parents ou grands parents ne furent présent.

    L’élément clé quand l'on fait une recherche historique sérieuse, c'est la SOURCE :



    Comme disait le Prof Cheikh Anta Diop il y'a deux types sciences: la science direct et indirect



    En effet les Wolof viennent de l’Égypte pharaonique, il y'a une similitude frappante entre le Wolof et les hiéroglyphes en voici quelque exemples:



    Égyptien Wolof



    tefnut (Dees capable de secreter de la salive teflit (crachat)

    Kef (empoigner,pendre ...) kef (saisir sa proie)

    nad (demander) lath

    Toutânkhamon(Le plus jeune pharaon d'Egypte) Toutank( jeune)



    Vous pouvez vérifier sur le NET



    Bonne journée a tous



     :sunugaal: 
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    Auteur

    Ibrahima

    En Décembre, 2018 (09:54 AM)
    C’est moi qui ai écrit cet article. Wolof de Dakar, j’ai simplement voulu mieux comprendre les vertus chez les Wolof. J’ai fait une synthèse en m’inspirant des travaux des professeurs Assane Syla et Boubakar Ly.



    Je trouve que ces posts sont intéressants . Il faudrait que les spécialistes sociologues , psychologue et historiens nous aident à mieux les comprendre. L’analyse qu’ils nous suggère est la suivante :



    - je ne suis pas surpris du ton de certains posts ; nous n’avons pas la même vision de la courtoisie et de la pudeur ; ce que certains considèrent comme des insultes, d’autres peuvent simplement y voir de la passion ou leur façon normale de s’exprimer;



    - on comprend aisément la révolte et l’indignation de certains : ils ont l’impression qu’on parle d’un monde idéal avec des valeurs qu’ils ne voient plus. Récemment, nous avons enregistré des scènes de violence verbale ou de violence physique qui nous ont tous surpris. Chacun essaie de faire le diagnostic;



    - rares sont les posts qui s’intéressent au fond de l’article ; le débat est plutôt orienté vers la dichotomie wolof-non wolof; en terme de réflexe d’apprentissage, nous sommes plus attirés par ce qui sépare que par ce qui unit ; je crois que les premiers posts de certains, ayant apprécié ce travail, ont pu heurter la sensibilité d’autres personnes; j’ai eu un petit sourire aux lèvres (par autodérision) en lisant celui qui a suggéré qu’on introduise ces éléments à l’école sans tenir compte de la diversité qui existe dans ce pays;



    - j’ai senti une sorte de purge (les gens sortent ce qu’ils ont dans le cœur) ; je trouve cela très sain tant qu’on arrive à canaliser le débat dans une certaine limite ; Au moment où l’on parle de panafricanisme ou même plus (moi je me considère comme un citoyen du monde), nous devons plus regarder ce qui nous unit , nous relie que ce qui nous différencie ; le gros défi est à ce niveau.





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    Auteur

    Lune

    En Décembre, 2018 (10:08 AM)
    Merci beaucoup pour cet article fort instructif. une rareté à Seneweb. Honte aux commentateurs sectaires et aigris
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    Auteur

    Anonyme

    En Décembre, 2018 (10:46 AM)
    Nous sommes tous les même ...je suis un wolof mais ma grand mère est une peul..dans ma famille il y'a du tout des sereres des toucouleurs...c'est le Sénégal qui gagne
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    Auteur

    Anonyme

    En Décembre, 2018 (11:39 AM)
    Voici l'article en question seneweb.com/news/Societe/violences-conjugales-eva-coupe-le-sexe-d_n_266146

    Vous verrez les insultes diaboliques de ce malade mental. Mais je sais que vous trouverez un moyen de le dédouaner.
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    Auteur

    Anonyme

    En Décembre, 2018 (13:06 PM)
    Je viens d écouter le Professeur Thioub sur Rfi. Pour la rébellion contre la traite, il cite des gens d origine maures d abord et un Thierno Baal, un certains Kane qui ont compris que les thiedos vendaient leur frère par l amour de l alcool. Ils ont créer des mouvements anti alcool. Nulle mention de guerriers Wolof
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    Auteur

    Anonyme

    En Décembre, 2018 (13:21 PM)
    Informations très utiles,merci à tous.

    Ne surtout pas perdre de vue le formidable brassage culturel au Sénégal et ailleurs. Quelqu'un avec du sang wolof et serrere par exemple risquerait de ne plus savoir ou vouloir où se positionner à cause des propos insignifiants des uns et des autres . Nous sommes dans un monde moderne, il nous faut réfléchir sur les repères à mesure de nous aider à créer et fortifier nos bonnes actions, activités, initiatives de développement. Un climat de paix, de compréhension mutuelle pourrait nous y amener.

    Les autres peuples réfléchissent à encore plus et mieux de moyens de subsistance.

    Faisons en de même.

    J'encadre en ce moment une start-up composée de trois jeunes issus de milieux différents (wolof, peulh et diola). Je les ai bien observés pendant longtemps avant d'accepter de les encadrer. Ce qui m'a plu le plus c'est qu'ils sont tellement soudés et tournés vers l'avenir.



    Alors messieurs, ne serait-ce que pour ce genre de groupe d'individus, arrêtez de nous abreuver d'insultes ou de commentaires déplaisants.



    TOURNONS-NOUS VERS L'AVENIR.
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    Auteur

    Mbidous=collabos

    En Décembre, 2018 (13:52 PM)
    La tragédie de femmes de Nder appelée Talaatay Nder est reconstituée sous forme de bande dessinée. Écrite par la sociologue, Fatou Sow Sarr Talaatay Nder : La véritable histoire de Nder racontée aux enfants veut rétablir la vérité historique et sauvegarder le sacrifice des femmes du Walo dans la mémoire collective.

    Il était une fois, une intronisation d’une princesse à Nder, capitale du royaume du Walo. Dès son accession au trône, le 1er octobre 1846, la reine Ndatté Yalla Mbodj exerce le pouvoir comme un ’véritable’ Brack (nom donné aux rois du Walo). Son règne sera marqué par une défiance permanente des colonisateurs français. Elle va même livrer une bataille acharnée contre Louis Faidherbe, dont le pont de Saint-Louis porte le nom. Une bataille que ses troupes vont perdre devant l’armée du gouverneur. Dans la bande dessinée Talaatay Nder : La véritable histoire de Nder racontée aux enfants, Fatou Sow Sarr conte l’avant et l’après Ndatté Yalla à Nder. La directrice du laboratoire Genre et Recherche scientifique de l’Ifan remonte jusqu’au règne du Brack Amar Fatim Borso, le père de la princesse Ndatté Yalla pour raconter le drame des femmes de Walo qui se serait produit un certain mardi. La bande dessinée a été présentée mardi à l’Ucad II à l’Université de Dakar. Le 7 mars 1820, des femmes de Nder consentirent le sacrifice ultime pour ’leur patrie, au nom de l’honneur, de la dignité et de la liberté.’

    Ce jour-là, des dignitaires du royaume étaient à Saint-Louis, en compagnie du roi Amar Fatim Borso qui soignait sa jambe fracturée lors d’une attaque survenue le 21 septembre 1819. Les guerriers des états Maures et Toucouleurs, qui voulaient islamiser le Walo animiste, s’allièrent au maitre des colonies, François Pellegrin et “profitèrent” de l’absence du Brack pour attaquer la capitale. Sous la direction de la Linguère Fatim Yamar Khouryaye Mbodj, les femmes se déguisent en hommes et ripostent. Les assaillants se replient, les guerrières crient victoire et ôtent leurs turbans. Elles dévoilent alors leur identité et provoquent “un sursaut d’orgueil mâle” chez les envahisseurs. Ces derniers reprennent les armes, reviennent à l’assaut et auront finalement raison des femmes. Encerclée, la Linguère qui avait organisé la résistance, ainsi que plusieurs de ses “sœurs d’armes”, décident de s’immoler par le feu. Avant de se donner la mort, Fatim Yamar Khouryaye Mbodj va ordonner à une jeune fille, Saydani, de se dissimuler derrière un grand canari pour que “la tragédie de Nder ait un témoin et soit connu par le Walo et dans le reste du monde”. Elle aura également pris le soin de faire évacuer ses deux filles, Ndaté Yalla et Ndieumbat, âgées respectivement de 10 et 12 ans. Elles seront confiées à leur tante paternelle, Ndickou Fatim Borso à Niassène, “pour préserver la lignée des Tédiek” qui conserva le pouvoir pendant plus de 50 ans au Walo.

    Les deux princesses vont finir par diriger le royaume après plusieurs années. C’est l’aînée qui dirige d’abord Nder. Son règne sera marqué par la volonté de donner ’un répit à son peuple agressé de toutes parts par les voisins maures et toucouleurs.’ C’est finalement en 1846 que Ndatté Yalla va accéder au trône. Elle sera vaincue par le gouverneur Faidherbe “grâce à la supériorité de son armement”, le 5 février 1855. Ndatté Yalla se réfugie au royaume du Cayor d’où était originaire son mari, Marosso Tassé Diop. Talaatay Nder : La véritable histoire racontée aux enfants est réalisée pour inscrire dans la conscience des plus petits ’les principes de justice, d’égalité et de bravoure’. Selon Fatou Sow Sarr la cible a la mémoire fraîche et il faut la nourrir à la “bonne source”. Pour la sociologue, il est du devoir des scientifiques de rétablir la vérité sur la date et la nature de cet évènement tragique ’qui n’a rien à voir avec les razzias maures comme l’ont raconté certains romanciers et écrivains étrangers’. Talaatay Nder : La véritable histoire de Nder racontée aux enfants de Fatou Sow Sarr : Bande dessinée, 31 pages, Prix : 1500 FCFA.
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    Anonyme

    En Décembre, 2018 (15:00 PM)
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    Maxu

    En Décembre, 2018 (15:18 PM)
    Merci Vieux du paryage de ta profonde réflexion sur cette thématique mais je pense seneweb n est pas indiqué pour un débat de qualité.
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    Maxu

    En Décembre, 2018 (15:18 PM)
    Merci Vieux du paryage de ta profonde réflexion sur cette thématique mais je pense seneweb n est pas indiqué pour un débat de qualité.
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    Maxu

    En Décembre, 2018 (15:19 PM)
    Merci Vieux du paryage de ta profonde réflexion sur cette thématique mais je pense seneweb n est pas indiqué pour un débat de qualité.
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    Maxu

    En Décembre, 2018 (15:19 PM)
    Merci Vieux du paryage de ta profonde réflexion sur cette thématique mais je pense seneweb n est pas indiqué pour un débat de qualité.
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    Jean

    En Décembre, 2018 (16:02 PM)
    Toucouleur yii bayilén di utilisent Sérére yi comme base arriére. Sérére ak Wolof ak Lébou amnanou ay liens familiaux mounoulénnio diakhasék wolof yi.



    Toucouleur yi wakhlén sén wakou bopp té guiné thi Sérére yi
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    Anonyme

    En Décembre, 2018 (16:26 PM)
    Chapeau à notre très cher Thionde.

    Débat pertinent et opportun qui vient à son heure, au soir du crépuscule des valeurs. Seulement, l'intérêt d'un tel débat se trouve dans la prise en charge et l'appropriation de ces vertus qu'elles soient, sereres, toucouleures, diolas, bambara, soces ou wolof. Réfléchir sur notre héritage commun afin de bâtir notre nation, par conséquent notre commun vouloir de vie commune, consiste à se soumettre à une introspection individuelle et collective pour passer à la loupe notre patrimoine éthique commun et ce que nous devons en faire et laisser à la postérité.

    Aussi, nous ne devons aucunement perdre de vue l'essentiel, qui est ici notre posture et notre attitude par rapport à une réflexion de fond, qui interpelle chacun et tous.

    Et les niches qu'il va falloir explorer pour l'appropriation de ces vertus sont sur tous les champs de la vie National au niveau temporel et meme spirituel.

    Les valeurs sont au debut et à la fin de tout et cela dans les deux demeures.

    Que vivement Allah te soutienne dans cette œuvre qui est plus que citoyenne, patriotique et républicaine.
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    Auteur

    Anonyme

    En Décembre, 2018 (16:30 PM)
    Chapeau à notre très cher Thionde.

    Débat pertinent et opportun qui vient à son heure, au soir du crépuscule des valeurs. Seulement, l'intérêt d'un tel débat se trouve dans la prise en charge et l'appropriation de ces vertus qu'elles soient, sereres, toucouleures, diolas, bambara, soces ou wolof. Réfléchir sur notre héritage commun afin de bâtir notre nation, par conséquent notre commun vouloir de vie commune, consiste à se soumettre à une introspection individuelle et collective pour passer à la loupe notre patrimoine éthique commun et ce que nous devons en faire et laisser à la postérité.

    Aussi, nous ne devons aucunement perdre de vue l'essentiel, qui est ici notre posture et notre attitude par rapport à une réflexion de fond, qui interpelle chacun et tous.

    Et les niches qu'il va falloir explorer pour l'appropriation de ces vertus sont sur tous les champs de la vie National au niveau temporel et meme spirituel.

    Les valeurs sont au debut et à la fin de tout et cela dans les deux demeures.

    En revanche, les vertus de véridicité et non Vérité, de sincérité et d'humilité seraient aussi à prendre en compte dans votre contribution magistrale

    Que vivement Allah te soutienne dans cette œuvre qui est plus que citoyenne, patriotique et républicaine.
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    Auteur

    Poste40

    En Décembre, 2018 (17:22 PM)
    Je suis dans le même cas que toi. Le père de mon grand-père était un thiouballo qui fut un érudit de l'islam, il a meme dirigé la prière de takussane devant Serigne Touba. Lorsqu'il avait 16 ans (étant orphelin de père et de mère), il fut contrait de fuir avec son frère ainé pour aller se réfugier chez les wolofs, qu'ils lui ont donné terre et femmes. Le seul heritage halpulaar qu'il nous a légué c'est les prénoms et le patronyme mais on cherche pas de midi à 14h, nous sommes wolof et fier de l'être. Même son fils, mon grand-père disait "nous les wolof..." Mon grand-père avait un jumeaux qui avait épousé une femme peule, tous ses enfants parlent wolof sauf l'un d'entre eux mais ce dernier s'identifie en tant que wolof. Je ne déteste point les halpulaars mais je les connais parfaitement et leur projet est de recréer une hégémonie politique pulaar i.e tout pour les toucouleurs et rien pour les autres. C'est la raison particulière qu'ils diabolisent les wolof pour monter les autres. Naifs qu'ils sont, ils croient que les sérères ne savent pas qu'un sérère ne sera jamais maire dans le fouta contrairement a Macky et bien des toucouleurs qui furent maire dans le sine. Ils croient que les diolas ont oublié Abdoulaye SY, le maire de ziguinchor qui volait les terres des diolas pour les donner à ses parents pulaars qui fuyaient la crise des années 70. Ils croient qu'ils peuvent baratiner les peuls alors qu'on sait pertinemment la situation que vivent les peuls de médina gounass avec ces toucouleurs foutanké. Ces gens là sont un danger pour la république, heureusement qu'ils sont minoritaires mais cela n'empêche pas qu'on doit être vigilant pour sauvegarder la cohésion nationale.
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    Auteur

    Poste40

    En Décembre, 2018 (20:35 PM)
    Je suis dans le même cas que toi. Le père de mon grand-père était un thiouballo qui fut un érudit de l'islam, il a meme dirigé la prière de takussane devant Serigne Touba. Lorsqu'il avait 16 ans (étant orphelin de père et de mère), il fut contrait de fuir avec son frère ainé pour aller se réfugier chez les wolofs, qu'ils lui ont donné terre et femmes. Le seul heritage halpulaar qu'il nous a légué c'est les prénoms et le patronyme mais on cherche pas de midi à 14h, nous sommes wolof et fier de l'être. Même son fils, mon grand-père disait "nous les wolof..." Mon grand-père avait un jumeaux qui avait épousé une femme peule, tous ses enfants parlent wolof sauf l'un d'entre eux mais ce dernier s'identifie en tant que wolof. Je ne déteste point les halpulaars mais je les connais parfaitement et leur projet est de recréer une hégémonie politique pulaar i.e tout pour les toucouleurs et rien pour les autres. C'est la raison particulière qu'ils diabolisent les wolof pour monter les autres. Naifs qu'ils sont, ils croient que les sérères ne savent pas qu'un sérère ne sera jamais maire dans le fouta contrairement a Macky et bien des toucouleurs qui furent maire dans le sine. Ils croient que les diolas ont oublié Abdoulaye SY, le maire de ziguinchor qui volait les terres des diolas pour les donner a ces parents pulaars qui fuyaient la crise des années 70. Ils croient qu'ils peuvent baratiner les peuls alors qu'on sait pertinemment la situation que vivent les peuls de médina gounass avec ces toucouleurs foutanké. Ces gens là sont un danger pour la république, heureusement qu'ils sont minoritaires mais cela n'empêche pas qu'on doit être vigilant pour sauvegarder la cohésion nationale.
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