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Les derniers comptes socialistes

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Les derniers comptes socialistes
Diouf a parlé. Et ça tremble, aussi bien au Ps que dans les rangs de nombreux militants partis aujourd’hui mais dont la vie est intrinsèquement liée à l’existence de ce parti qui dirigea le Sénégal pendant une trentaine d’années. Djibo Kâ, Oumar Khassimou Dia, Iba Der Thiam pour parler des mécontents suite à la publication des Mémoires de l’ancien président ou encore Ousmane Tanor Dieng, Moustapha Niasse, Mamadou Lamine Loum font partie des compagnons de route évoqués par Diouf, si on en juge par les bonnes feuilles sorties dans la presse.

C’est à la fois peu et beaucoup. Suffisant cependant pour attester d’une réalité que, comme on l’a toujours appréhendé le jour où le prédécesseur de Wade parlerait bien des choses bougeront. D’ailleurs, Diouf semblait bien le réaliser : lui qui refusa depuis son départ du pouvoir de se prononcer sur la vie politique sénégalaise. On comprenait par là une façon de ne pas interférer dans la gestion par son (ses) successeur (s). On en convient…L’élément nouveau, ou plutôt attendu dans des confidences de Diouf, est en réalité ce qui se produit aujourd’hui, c'est-à-dire depuis la parution de son livre. Il est possible de faire une idée plus ample du rôle par untel et untel autre dans la gestion du Sénégal par le Ps, la perte du pouvoir en 2000 par ce parti, la capacité de certains de ses responsables de lézarder pour toujours être en bonne position sur la scène politique nationale.

Compagnon et fidèle serviteur du premier président de la République, avant d’être porté à la Magistrature Suprême, Abdou Diouf est resté longtemps au cœur du pouvoir. Et, il sait beaucoup de choses et en évoque certaines dans ses Mémoires, comme il est de coutume pour les Hommes qui ont été au cœur des affaires, le temps de leur retraite arrivé.

Seulement, tellement de choses se sont passées que bien des gens auraient souhaité que de pareilles personnes partent avec leurs secrets. La postérité, elle pense le contraire, pour savoir ce qui s’est passé, qui a fait quoi. En concédant le droit à chacun de contester les versions ou, si possible, de les écrire à sa convenance. On serait alors comme dans la logique du chasseur et du lion, tant que ce dernier n’aura pas un historien, les faits se relateront à l’avantage du premier.

Diouf a donc ouvert ses livres de comptes socialistes, ce que d’aucuns ne manquent pas d’assimiler à des règlements de comptes. C’aurait pu être des contes socialistes, comme à la veille époque où à l’écoute de grand père, les plus éveillés ou téméraires des enfants émettent des doutes sur ses narrations. Estimant notamment qu’il a des trous de mémoire. Dans ce cas, étant donné que tout le monde est grand père, il doit y avoir beaucoup de trous de mémoire voire de mémoires sciemment troués. L’essentiel étant de faire bonne figure, vu que les choses relatées par Abdou Diouf se sont déroulées à des moments où enregistrer n’était pas de rigueur.


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