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Non Professeur Sankharé, le français n’est pas une langue africaine! (par El Hadji Samba Amadou Diallo)

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Non Professeur Sankharé, le français n’est pas une langue africaine! (par El Hadji Samba Amadou Diallo)


C’est le triomphe définitif d’un système de domination, quand les dominés se mettent à chanter ses vertus [Ng?g? wa Thiong’o, Décoloniser l’esprit, Paris, La Fabrique, (1986), 2011, p. 45]. 


Oumar Sankharé est professeur de lettres à la Faculté de lettres et sciences humaines de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (FLSH/UCAD). Il a été récemment invité à l’une des meilleures émissions de télévision au Sénégal (« L’Entretien »), animée par le brillant journaliste sénégalais Sada Kane. C’était le 14 avril 2014 sur la 2stv (vidéo disponible sur YouTube). Le professeur devait parler de son nouveau livre Le Coran et la culture grecque.  


Ce qui m’a intéressé dans cet entretien, ce n’est pas tant sa deuxième partie qui concerne plus directement le livre, lequel d’ailleurs avait suscité plus de passions débordantes ? parfois politisées par des récupérateurs ou des déçus de la politique du nouveau régime ?, que de débats intellectuels sérieux et fructueux.


Je réagirai donc sur la première partie où le professeur soutient sans ambiguïté que le français fait partie du patrimoine culturel sénégalais, une parmi la mosaïque linguistique sénégalaise. Cette affirmation du professeur m’a rappelé le débat qu’il y a eu entre deux grands écrivains africains: Chinua Achebe et Ng?g? wa Thiong’o, sur le statut africain des langues dites étrangères. Pour le premier, l’anglais est bel et bien une langue africaine tout comme le français l’est pour professeur Sankharé. 


Je vais d’abord essayer de restituer la pensée du professeur, en la situant dans le champ littéraire africain. Je le ferai en rappelant ses propos, que je transcris ici, puisque l’émission malheureusement en français, est destinée à l’élite francophone. L’italique est justifié puisque vous pourrez vous-mêmes juger des conséquences néfastes d’une langue incomprise de la majorité. Ensuite je contextualiserai ses prises de position pour pouvoir enfin apporter des solutions à long terme aux problèmes de l’usage des langues africaines dans les institutions républicaines.


Après une brève présentation de l’auteur, le journaliste Sada Kane effectue cette précision qui révèle beaucoup de choses sur une certaine catégorie d’intellectuels sénégalais :


- Alors ce qu’il faut dire en vous présentant pour qu’il soit complète la présentation, 76 ans (répétition), après Léopold Sédar Senghor vous êtes le deuxième (africain) agrégé de grammaire (française) depuis 2011, alors est-ce que c’est une sorte de parachèvement de cette fascination qu’exerce sur vous cet homme qui est un peu votre modèle ?

- Oui, j’ai tenu à être agrégé de grammaire comme mon modèle Léopold Sédar Senghor et c’est pourquoi 76 ans après je l’ai repassée.

- Alors en plus de votre modèle de fidélité  à Léopold Sédar Senghor, vous avez initié le Cercle des amis et disciples de Senghor, n’est-ce pas?

 - Oui, oui, nous avons une association qui s’occupe essentiellement de littérature senghorienne, donc chaque fois nous organisons soit des colloques soit des conférences. Et c’est pour cela d’ailleurs, vous êtes, et ce n’est pas surprenant aussi, un défenseur vraiment de la langue française. D’ailleurs vous publiez régulièrement dans les journaux des articles qui, pour indiquer, comment, du bon usage de la langue française…En fait c’est pour cela que vous publiez ces articles. 

- Oui, parce que je me suis rendu compte que, il y a dans les journaux, dans les ouvrages, beaucoup de fautes de français (Sada Kane rajoute: dans les radios et les télévisions. Et son interlocuteur de continuer [dans les radios et les télévisions], et c’est pourquoi j’ai voulu y remédier. 

- J’écrivais effectivement dans Le Quotidien, mais depuis que notre ami Biaye a quitté Le Quotidien, j’ai arrêté ces écrits (Sada Kane ajoute: J’avoue que c’est des articles que je découpe et que je garde moi hein !

- (le professeur l’interrompt). D’ailleurs le Président de la République lui-même, Macky Sall, quand il m’a vu il m’a dit pourquoi vous avez laissé ce travail-là, puisque moi je les suivais beaucoup et j’ai gardé tous vos articles, Ah ben oui, parce que ça sert beaucoup !

     - Alors aujourd’hui on vous découvre, moi et d’autres, arabisant… 

   - (il coupe encore). Je voudrais dire aussi que, souvent certains disent ouais il faut abandonner la     langue française au profit des langues nationales. Moi je ne suis pas d’accord. La langue française fait partie de notre patrimoine.

- Ce qu’il faut savoir c’est que le français n’est pas né sur le sol de l’Hexagone. Le français est une langue de colonisation: c’est le latin, qui a été introduit par le conquérant Jules César qui ait donné progressivement le français au fil des siècles, parce que les langues évoluent, mais le français n’est pas né en France. Le français est né en Italie. C’est Rome qui a donné à la France sa langue. La France a gardé sa langue le latin qui a évolué. Mais nous pourquoi ne garderions-nous pas notre langue? Parce que c’est devenu notre langue, un patrimoine de l’histoire (Sada Kane: Vous dites que le français nous appartient, c’est ce que vous dites). Il nous appartient, parce que c’est l’histoire qui nous l’a légué. Nous avons commencé à y mettre notre marque, comme on parle de français njallaxaan (sénégalisme ou parlure locale), ce n’est pas le français de l’Hexagone. Senghor a créé beaucoup de mots, y a des termes que, un Français ne peut pas connaitre.


Pour comprendre la pensée du professeur Sankharé, il faut remonter à la colonisation française. L’historien ghanéen Adu Boahen a soutenu que la colonisation n’a été qu’une simple parenthèse de l’histoire africaine puisqu’elle n’a pas eu beaucoup d’impacts sur l’arrière-pays. La thèse de Boahen est plus plausible dans les anciennes colonies britanniques où les Africains avaient une certaine marge de manœuvre en ce qui concernait l’éducation en langues locales et la gestion du pouvoir politique. Voilà pourquoi le Kiswahili, le Yoruba, le Setswana sont devenus des langues officielles au Kenya, au Nigeria et au Botswana, en plus de l’anglais, toujours considéré comme langue de prestige. Voilà pourquoi sur le plan de la diversité linguistique, les pays africains anglophones sont en avance sur ceux francophones et lusophones dont le monolinguisme à l’écrit fait partie des causes de leur sous-développement.


Pour le cas francophone, sénégalais en particulier, la politique d’assimilation a beaucoup, sinon plus, marqué les populations urbaines (Saint-Louis et Dakar par exemples) que celles rurales (du sud et du sud-est, zones conquises que dans le tard). Mais, je crois fondamentalement qu’à des degrés divers, la colonisation s’est fait et continue de se faire sentir dans l’ensemble du pays grâce à l’institution scolaire. La colonisation française avait permis, malgré le colonisateur, d’éduquer le colonisé pour lui faire porter la cause coloniale au plus profond des pays, relayant ainsi l’effort de conquête à moindres coûts. L’élite politique avec beaucoup d’instituteurs reconvertis, reprenait dans le même temps les méthodes violentes de gouvernance héritées du colonisateur: l’inclination à donner des ordres aux « subalternes », la politique de la chicotte, la tenue vestimentaire, la prononciation des lettres à la bourgeoisie parisienne, etc. 


Le français est une langue fascinante nous révèle le héros Samba Diallo de L’Aventure ambigüe, et je pense qu’à des niveaux différents, Blaise Diagne, Lamine Guèye, Senghor et beaucoup d’autres enseignants sont à mettre dans ce groupe d’« évolués »-intermédiaires qui, de nationalité française il faut le rappeler, illustraient pleinement l’importance de parler la langue du colonisateur pour se faire accepter par lui aussi bien en
Afrique qu’en Hexagone. C’est la logique du coup double : servir très loyalement le dominant tout en se montrant avocat ou porte-parole du peuple opprimé. Mais, je crois fondamentalement, qu’apprécier le côté petit marquis poudré de la culture française est un choix personnel à ne pas juger, mais faire la promotion d’une langue étrangère en milieu africain est une trahison au peuple, la majorité sans voix « officielle », puisque cette option politique relève soit d’un complexe d’infériorité à bannir ou d’un désir d’autopromotion individuelle fait dans le but de préserver des intérêts particuliers de classe, de famille, et ce, le plus longtemps possible. 


Au lendemain des indépendances, ceux qu’on appelle erronément les pères fondateurs des états-nations africains ont préféré garder ce legs colonial en respectant ses frontières artificielles et en conservant sa langue, pour soutiennent-ils, consolider l’unité nationale. En réalité, il s’agissait de mieux conserver leurs privilèges de classe instruite reconnue par le colonisateur. Et à chaque fois que leurs intérêts politiques sont menacés par l’opposition ou par les nationalistes patriotes, ils  évoquent la nécessité de garder le français. Senghor, maitre du professeur Sankharé, fut de ceux-là. Aussi écrivait-il :


« Ceux qui prônent le remplacement du français comme langue officielle d’enseignement sont, si nous  voulons être gentils, des romantiques irresponsables. Par quelle langue, si nous ne voulons pas briser l’unanimité nationale ? Et comment, alors qu’il n’y a même pas une bonne grammaire du wolof, enseigner les sciences modernes et réussir là où des langues écrites, depuis 1000 ans, essuient encore des échecs ? » (in « La communauté économique comme cadre du développement », Rapport du 8e Congrès de l’UPS, Le Soleil, no 798 du 17 décembre 1972, p. 34, c’est moi qui souligne).


Il y a aujourd’hui des livres de grammaire en langues nationales certes avec des caractères latins.  Ce n’est pas rendre service au peuple africain que de conserver le français par peur de supposés conflits ethniques ou d’instabilité politique. Il faut rompre avec cette attitude mentale qui rend les politiciens figés dans leur raisonnement « ethniciste », incapables de faire preuve de pragmatisme et d’envisager des lendemains meilleurs. 


Je dois toutefois signaler que la position littéraire de Senghor sur les langues nationales est différente de celle politique de l’auteur. Le poète-président est critiquable surtout pour son manque de volonté politique : 


« … Remplacer le français, comme langue officielle et comme langue d’enseignement, n’est pas souhaitable ni possible. Si du moins nous ne voulons pas être en retard au rendez-vous de l’an 2000. En effet, il nous faudrait au moins deux générations pour faire, d’une de nos langues nationales, un instrument efficace pour l’enseignement des sciences et des techniques. » (Décret no 71-566 du 21 mai 1971 relatif à la transcription des langues nationales. Cité par Pierre Dumont, Le français et les langues nationales du Sénégal, Paris, Karthala, 1983, p. 23. C’est toujours moi qui souligne).


Pour Senghor, la démocratie sénégalaise que l’on vante partout, serait plus effective avec « l’alphabétisation de tous les Sénégalais en français », alors qu’on sait aujourd’hui, grâce aux travaux de linguistes et de politologues, que l’apprentissage en langues maternelles africaines rend plus efficace l’acquisition des principes et valeurs démocratiques (Lire à ce propos Michelle Kuenzi, Education and Democracy in Senegal, New York, Palgrave McMillan, 2011).


La reproduction du modèle colonial de domination linguistique est surtout visible chez certains hommes de Senghor tels qu’Abdou Diouf qui, tout le monde le sait, doit au président Chirac sa nomination à la tête de l’Organisation internationale de la francophonie. Le XVe Sommet de la francophonie qui est en train de mobiliser tout un pays montre à quel point nos dirigeants manquent, non pas de vision pour le futur puisqu’ils s’attendent à des retombées financières et politiques, mais d’ambitions souveraines. Ce Sommet fera la promotion de la France-Afrique et de ses principaux clients, mais n’aidera pas les Sénégalais à améliorer leurs conditions de vie dans les cinquante ans à venir. La situation de Diouf est triste, puisqu’il n’est qu’une simple marionnette entre les mains de politiques français, et en cela, il constitue un contre-modèle pour la jeunesse africaine. Je ne m’attarderai pas sur son cas du reste pas surprenant pour un produit de l’École nationale de la France d’Outre-mer, mais qui n’a pas du tout su se départir de son passé d’élève. 


Les idées de l’autre disciple de Senghor, le professeur Sankharé, sont encore pires, car tendant à influencer ceux qui sont chargés de former les citoyens y compris les dirigeants de ce pays. Mettre à nu le fait que les Sénégalais font beaucoup de fautes de français relève tout simplement d’un non-sens puisque tout le monde en fait, même les Français ! Cette remarque de l’agrégé de grammaire dissuadera surtout le Sénégalais ordinaire de parler français en public. Pourtant, les fautes en langues locales ou de français des ambassadeurs américains dans les pays francophones ne choquent personne ! Les fautes ne sont graves que lorsqu’elles viennent des « classes dites inférieures ». Les conséquences sont destructrices de la personne, qui n’est plus elle-même, qui n’exprime plus ses idées comme il le souhaite, à cause de ces censeurs de la langue (y compris l’animateur Tounkara). Les conséquences sont d’autant plus graves que les Sénégalais ne se sentent pas à l’aise à la télé ou à la radio parce qu’habités par la peur de faire des fautes de français, alors que les élites (professeurs, journalistes ou ceux qui les interviewent dans leurs émissions) en font régulièrement. Seulement leurs fautes ne sont pas su de la majorité qui n’a pas les moyens d’appréciation du niveau de langue ou de grammaire de ceux-là même qu’elle considère comme maîtrisant parfaitement le français. On en arrive à oublier que ce qui compte en définitive, ce sont plutôt les idées que la personne développe et auxquelles malheureusement peu s’intéressent dans le monde médiatique. 


 Le français exerce donc une violence symbolique sur les Sénégalais ; violence entendue au sens heideggérien de « réduction de l’être de l’autre ». C’est une langue qui nous rend étrangers à nous-mêmes et nous réduits à d’éternels dépendants de La France (toujours la mesure de nos discours) et de ses dirigeants (à imiter même dans leurs erreurs). D’ailleurs le fait de rappeler les propos du président Macky Sall donne bon poids à mon argumentation. Sall n’a pas gagné l’élection présidentielle de 2012 en parlant français avec les populations de Médina Gounas ou celles des villages sereer de l’intérieur. 


Le Sénégal reste ainsi un des rares pays au monde, sinon le seul, ou on rit des fautes de français de l’autre. C’est donc une courte vue de l’esprit que de faire croire aux Sénégalais que cette langue leur appartient et qu’ils doivent se l’approprier. Cette méthode d’endormissement du peuple bien connue chez Fanon, est en fait pour le professeur Sankharé, une manière de légitimer l’ordre établi (le français comme langue officielle et d’enseignement), son poste (prestigieux de professeur) et sa position (de seul agrégé de grammaire en Afrique).


 Mais il y a plus, il s’agit d’un complexe colonial inconsciemment ancré en nous, et qui fait qu’on reste imaginativement des subordonnés des Français, puisqu’il s’agit avant tout de leur langue et de leur histoire. D’ailleurs parler de France aux temps de Jules César relève d’un anachronisme qui revient souvent chez certains historiens français contemporains. Peu de nos intellectuels se réfèrent aux grands penseurs africains non europhones ou non arabophones ou parlent même les langues locales en public. Pourtant, l’entretien de Tounkara en wolof avec M. Sankharé a beaucoup contribué à calmer les esprits après la levée de boucliers, parce qu’enfin on comprenait le professeur. 


Ousmane Sembène a essayé de corriger ces errements de langue en réécrivant ces micro-histoires africaines par le film, puisque la majorité ne comprenait pas ses romans en français. Boubacar Boris Diop l’a compris en écrivant un livre en wolof et réalisant un CD sur le conte wolof. D’autres comme Aboubacry Moussa Lam font la promotion des langues africaines par la publication ou l’édition d’ouvrages. Il me plait ici de rappeler le point de vue de Cheikh Aliou Ndao :


     « Nos relations avec la Francophonie ne peuvent pas être les mêmes que celles d’un habitant du Québec ou de la Wallonie. Nous, Africains, ne sommes pas attachés à la francophonie par sentiment ou par nostalgie. Il n’existe pas de respiration charnelle entre ce vocable et nous. Nous n’écrivons pas en français par amour ou à cause d’un choix délibéré. Nous employons la langue de Molière par accident historique. La francophonie n’est pas notre héritage, car notre moi profond s’exprime dans nos langues maternelles. Il ne faut pas oublier qu’en Afrique, le Mandingue, le Pulaar, le Haoussa, le Swahili sont parlés par un plus grand nombre de locuteurs que le français et l’anglais. Ecrire dans une langue d’emprunt, c’est accepter de participer à la création d’une littérature de transition, en attendant d’imiter nos devanciers comme Khali Madiakaté et Hadi Touré qui nous ont laissé une œuvre exceptionnelle mais en wolof » (interview à lire dans mots pluriels: motspluriels.arts.uwa.edu.au/MP1299ndao.html).


La solution pour « l’émergence sénégalaise », passera par une réelle promotion des langues nationales qui devront se substituer au français comme langues officielles. Il faudra pour cela commencer par sensibiliser les populations sur l’intérêt qu’il y a à apprendre, à écrire, et à enseigner en langues nationales tel que mentionné dans les conclusions des Assises nationales (ouvrage publié par Amadou Mahtar Mbow, Paris-Dakar, L’Harmattan, 2012, voir pages 256, 278, 377). 


À mon avis, sociolinguistes de l’UCAD aux travaux bien menés, cardinaux, physiciens, mballaxmen, marabouts, géographes, socio-anthropologues, hip-hoppeurs, historiens, khalifes généraux, mathématiciens, chefs de village, médecins, imams, prêtres, chanteurs, instituteurs, psychologues (Serigne Mor Mbaye en parfait exemple), les femmes rurales au premier plan, vraiment toutes les couches sociales devront s’expliquer que ce changement permettrait de rehausser la productivité des Sénégalais sur tous les plans (la rapidité dans la réflexion et l’expression, la créativité scientifique ou artistique, la prolificité à l’oral et à l’écrit, la fertilité de l’imagination, etc. pour pouvoir un jour transformer le monde avec des prix Nobel de sciences ou de littérature). Ce sera l’avènement d’un nouveau type de Sénégalais, celui-là sur qui le combat de Y’en a marre devait porter, et qui pourra un jour chanter correctement l’hymne national en langue sénégalaise, réactivant ainsi le sens patriotique de nos enfants. 


Une fois que la nouvelle politique linguistique sera comprise, grâce à une bonne campagne de sensibilisation sur la nécessité d’apprendre dans sa langue maternelle, les populations accepteront le referendum qui leur sera proposé en 2025, et qu’aucun homme politique ne saura modifier. Le nouveau programme ne pourrait être changé que par referendum.


Il faut dire que le seul problème sur lequel ce programme pourra buter, c’est le choix d’une ou de plusieurs dans la multitude de langues. Il faudra longuement expliquer qu’en apparence les langues africaines semblent différentes et difficiles à apprendre  (plus de 2000 dit-on en Afrique), mais réductibles à des centaines du fait d’apparentage des classes nominales, de la syntaxe, du lexique, des morphèmes, etc. Par exemple, le wolof, le sereer, le pulaar, le joola (langues atlantiques), le mandinka, le yoruba, le igbo, le fang, l’akan, et beaucoup d’autres sont toutes des langues bantu ou Niger-Congo de type A ; tandis que le isizulu, le kikuyu, le chishona, le kinyarwanda, le runyoro, le lingala, etc. sont de type B. Il s’agit d’un chaînon de langues qui relie l’Afrique de l’Ouest à l’Est jusqu’au Sud. L’Afrique du Sud a dix langues officielles en plus de l’anglais. L’amharique est la langue officielle de l’Éthiopie (non colonisée), malgré la diversité ethnique de ce pays.


Pour sûr, le pulaar et le mandinka faciliteront l’intégration sous-régionale. Ils permettront à d’autres africains de l’espace CEDEAO de comprendre le Sénégalais. La diversité des langues et des religions est une richesse pour l’Afrique rappelle souvent Youssou Ndour et plus précisément dans le film I Bring What I Love

 

Au Sénégal, et c’est mon humble point de vue, il faudra reconnaitre comme langues officielles le wolof, le pulaar et le mandinka. Parmi les 24 langues nationales reconnues, elles serviront pour la Constitution, les textes juridiques, le code de la famille ou des marchés, des actes publics, etc. Cela permettra de résoudre le problème récurrent des lois que le législateur applique aux populations sans en comprendre la textualisation. Rappelons-nous des débats entre « hommes de droit » sur le problème de la constitutionnalité ou non de la candidature de Wade en 2012.


Le wolof, parce qu’il est la langue la plus parlée au Sénégal en plus qu’il s’est désethnicisé, c’est-à-dire qu’il ne s’identifie pas exactement à un groupe social distinct. À l’horizon 2050, le wolof devra être la langue du gouvernement (du Conseil des ministres), de l’administration, de l’Assemblée nationale et de l’enseignement secondaire et supérieur, tel que Cheikh Anta Diop l’avait préconisé il y a plus d’un demi-siècle. Le wolof est une lingua franca librement acceptée : il est devenu un medium de communication entre différentes communautés. Qu’on le veuille ou non, le wolof est naturellement la langue semi-officielle de l’État sénégalais. Le discours officiel en français est suivi d’un autre en wolof souvent par le même locuteur.


Je suis tout à fait en phase avec Cheikh Tidiane Gadio (dans sa conférence à Montréal le 16 avril 2014), quand il dit qu’il faudra apprendre sa langue maternelle et une autre langue. Moi, je dis plus restrictivement que cette autre langue doit être choisie entre le pulaar, le wolof et le mandinka. Le
kiswahili, qui partage un fonds lexical arabe et bantou avec ces trois langues, sera proposé comme langue commune à l’heure de l’intégration africaine.


Il faudra former des enseignants dans les langues locales au lieu de mettre des milliards dans la formation des enseignants pour continuer à enseigner en français. Quel gâchis et perte de temps ! Senghor, pourtant amoureux de la langue française dans sa diction et son élocution, avait raison de pointer le fait d’aliénation qu’il y a dans tout ça: 


« Toute langue véhiculant une civilisation donnée, nous pensons qu’aussi longtemps que nous, Sénégalais, continuerons à apprendre à nos enfants une langue étrangère quelle qu’elle soit sans leur enseigner au préalable leurs langues maternelles, notre peuple sera aliéné. Il est d’une nécessité urgente pour le peuple sénégalais de commencer à enseigner ses langues nationales. » (Décret 72-862, Journal Officiel de la République du Sénégal, no 4274 du 1er février 1973, p. 251).


Pour qu’on voie, à charge de revanche, que du fond de la pensée de Senghor l’efficacité des Sénégalais passera par la scolarisation en langues nationales. Le fait d’avoir passé outre, nous a valu le type de sénégalais que nous connaissons aujourd’hui. Le développement du Sénégal ne passera pas par le socialisme, le PSE, les politiques néolibérales, le libéralisme tropical, etc., qui sont tous et toujours des modèles importés et non adaptés au milieu. Je ne parlerai pas des changements de gouvernements à n’en plus finir. 


Le développement passera par la valorisation des langues du terroir et la restauration de l’unité linguistique sénégalaise avec le wolof comme charpente. L’État, le gouvernement, les conseillers du président, les politiciens savent très bien où se situe le problème, puisqu’ils le rappellent souvent dans les médias. Pourquoi ne le règlent-ils pas alors ? C’est parce que les enseignants de la trempe du professeur veulent tous garder leurs privilèges de corps, perpétuant ainsi leur domination sur les « non-francisants », la majorité du peuple, personnes arbitrairement considérées comme ignorantes ou analphabètes (ñi jàngul lekool). 


Les enfants de « ceux d’en-haut » (hommes politiques et riches) qui auront fait leurs études en France, en Angleterre ou aux États-Unis de plus en plus, domineront le monde politique sénégalais et reproduiront le même schéma culturel. C’est la loi de la maximisation des profits linguistiques avec le français (et l’anglais) comme capitaux spécifiques à faire valoir sur le marché de l’emploi « politique ». Pourtant, le français utilisé comme langue standard au Sénégal, n’est aujourd’hui relégué qu’à la onzième place du classement des langues mondiales, derrière le portugais et l’arabe. Donc à côté du mandarin (vu la montée chinoise en Afrique) et de l’anglais, le français ne sera qu’une langue facultative au même titre que l’arabe, le portugais, l’allemand, etc. 


Pour finir, j’appellerai le peuple sénégalais à ne plus voter pour un candidat à l’élection présidentielle qui ne prendra pas en compte dans son programme politique, des études sur les langues nationales comme celles des EGEF (États généraux de l’éducation et de la formation), de la CNREF (Commission nationale de réforme de l’éducation et de la formation), etc. (pour plus d’informations sur les politiques linguistiques au Sénégal, voir l’excellent ouvrage d’Ibrahima Diallo, Politics of National Languages in Postcolonial Senegal, New York, Cambria Press, 2010). 


Il faut que ce débat s’installe à nouveau dans ce pays, puisque des remarques comme celles du sociologue/ministre-conseiller Malick Ndiaye sur le français du professeur/ministre-conseiller Arona Ndoffène Diouf dans l’émission « Face to Face » sur la TFM, la propension au verbiage et à l’approximation dans le langage, le manque de volonté politique de ceux qui nous dirigent, ou des postures comme celle du professeur Sankharé, ont prouvé à suffisance que l’officialité de la langue française est le problème no1 du Sénégal.



El Hadji Samba Amadou Diallo 

<507>[email protected]





22 Commentaires

  1. Auteur

    Layba

    En Juillet, 2014 (19:16 PM)
    Tres bel article. A mediter. Il nous faut des intellectuels comme ca, qui parlent de choses importantes. Felicitations Mr. Diallo
  2. Auteur

    Peuls,

    En Juillet, 2014 (19:32 PM)
    M. El Hadji Samba Amadou Diallo vous pouvez épargner les dignes-nobles peuples sénégalais de vos saugrenues observations relatives aux déclarations du Prof. Dr. Oumar Sankharé. Le Français est la langue officielle de la République du Sénégal; c'est ce qu'illustre et atteste la Constitution, en son article 1er. Le Français est une langue sénégalaise, officielle; c'est avec elle que les Sénégalais communiquent entre eux, et avec l'extérieur. Vous intervenez en Français, langue officielle de la République. N'oublions jamais le passé, mais que ce passé ne représente plus un frein. Les pays africains, ex colonies des "blancs", ne peuvent plus revenir en arrière. Ce qui est possible de faire, et doit être fait concrètement, c'est la promotion et la divulgation permanentes de toutes les langues codifiées nationales. Cela aussi est illustré dans la Constitution, toujours en son article premier. Ce n'est pas le cas au Sénégal. C'est illégal et immoral. La Constitution est égratignée. Les miséres culturelles-civiques qui dénaturent le Sénégal dérivent de l'absence de l'application de la Constitution. PEULS.
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    Auteur

    Sf....

    En Juillet, 2014 (19:54 PM)
    ... LES GRECITES CORANIQUES....



    ...BRAVO PROF.....



    .... :hun:  :hun:  :hun:  :hun:  :hun:  :hun:  :hun:  :hun:  :hun:   <img src="https://images.seneweb.com/content/seneweb/generic/images/smileys/bravo.gif" alt=":bravo:">    <img src="https://images.seneweb.com/content/seneweb/generic/images/smileys/bravo.gif" alt=":bravo:">    <img src="https://images.seneweb.com/content/seneweb/generic/images/smileys/bravo.gif" alt=":bravo:">  
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    Auteur

    Cheikhdepuis

    En Juillet, 2014 (20:21 PM)
    Bonjour M. Diallo ,



    je dois reconnaitre que je suis agreablement surpris par la profondeur de votre texte, et les idees tres interessantes que vous developper. Ce debat que vous souhaite devrait dabord etre tenu dans le landerneau politique, mais comme tous le monde le sais , les politiciens preferent debattre de qui prendra tel ou tel autre poste



    jespere aue vous vous etes engage en politique, pour esperer chamger la donne.

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    Auteur

    Piramide De Cheops (a. Maslow)

    En Juillet, 2014 (20:33 PM)
    Excellent, progressiste et Panafricaine!

    Merci pour cette contribution.

    Le Nubian
    Auteur

    Franchement

    En Juillet, 2014 (20:48 PM)
    Ça ne sert à rien de revenir en arrière , réapprendre nos langues nationales ne nous apportera rien de positifs , par contre avec les nouvelles technologies et les applications qu'on peut y intégrer pour mieux maîtriser le français , serait un bon investissement pour améliorer notre bonne maîtrise de cette langue...Avant je pouvais accepter des excuses du genre : on n'a pas assez de bibliothèques ni de livres , mais à l’ère du numérique , nul excuse n'est acceptable .Que L'état sénégalais mette le paquet sur le numérique pour aider la nouvelle génération à mieux maîtriser le français ...  :haha:  :haha:  :haha: 
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    Auteur

    Deug

    En Juillet, 2014 (20:56 PM)
    Voilà encore un intello qui fait de l'intellectualisme stérile:

    En attendant de changer cela, le francais est notre langue officielle

    Déveloopons nos langues locales avant de bomber nos poitrines. D'autres pays en afriques ou d'ailleurs (Inde, pakistan, mexique) parlent d'autres langues et ne passent pas leur temps à parler.
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    Auteur

    Un Petit Instut.

    En Juillet, 2014 (21:20 PM)
    j'aurais voulu applaudir après avoir parcouru cette longue réflexion (en français.)...de monsieur samba Abdoulaye diallo....je me garde cependant de le faire tout de suite.. déclarer que le français fait partie du patrimoine africain n'a rien d'extraordinaire...c'est une vérité que tout le monde peut tranquillement vérifier. pour ce qui semble guider l'auteur de cet article...je doute que sa réflexion sur la place des langues nationales soit pertinente...le wolof peut-il prendre la place du français?le joola?le soninke?le mandjaque?il faut etre serieux.....la volonté existe depuis cheikh anta diop....la faisabilité ..laisse pas mal d'experts sceptiques...meme si milliers de linguistes sont d'accord que l'apprentissage des langues maternelles est d'une aide fantastique pour tout apprenant....la codification des langues posent problème...les moyens manquent..pourtant il en faut...les langues nationales sont un patrimoine important...personne ne le nie...mais voyez vous monsieur ces langues ont servi plus pour "l'oralité"....rares sont les langues africaines que l'on peut citer avec "un doublon écriture"...l'arabe est parlé et écrit depuis des siecles le français l'anglais...qu'en est-il du wolof? des linguistes pour la plupart étrangers qui cherchent justement à codifier nos langues....pour finir monsieur ne vous rangez pas du coté des arabisants....qu'est ce qui changerait.si l'arabe arabe devenait la langue officielle?l'administration senegalaise depuis l'independance utilise le français...vouloir changer les règles demande beaucoup de courage...prouvez-moi qu'en le faisant la reussitte suivra je vous applaudirai...sur certaines questions la loterie n'a pas sa place!!!!!!
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    Auteur

    Premiere Langue

    En Juillet, 2014 (21:57 PM)
    Le francais, l'anglais, le pourtouguesse,..... ne sont pas NOTRE premiere langue.
    Auteur

    Brrr!!!!

    En Juillet, 2014 (22:06 PM)
    Un autre bavard sterile, de surcroit poulo fouta djallon qui n'aime pas sa langue, le poulo fouta. Pourqui le wolof comme langue centrale? Tu es tout simplement un idiot qui necomprend rien à la cohabitation pacifique des langues au Sénégal et dans le monde.
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    Auteur

    Atypico

    En Juillet, 2014 (22:11 PM)
    Il n'y a pas à opposer le français aux langues nationales. Nous avons déjà payé le prix fort ( la colonisation ) pour disposer entant que peuple et en tant que nation d'une langue écrite qui nous donne accès aux savoirs techniques, scientifiques, philosophiques, religieux universels qui permettrait, si elle était enseignée partout à tous nos enfants en primaire, de faire sortir notre pays de l'analphabétisme et su sous développement. Nous disposons d'une langue qui venue d'ailleurs, et imposée par la force a le mérite de venir limiter les jalousies et les rivalités entre les ethnies qui composent notre peuple. Nos langues nationales sont de traditions orale, elles n'obéissent à des règles orthographiques et grammaticales que depuis peu et ces règles restent ignorées de la majorité de ceux qui les pratiquent. Il faut certes les enseigner aussi dans la cadre scolaire pour conserver la sagesse et l'esprit singulier que chacune véhicule, mais vouloir les mettre à la place du français alors que peu de livres, ne serait - ce que de poésie, de littérature, n'existent ne ferait que nous en foncer dans l'ignorance des savoirs vitaux et à dispositions des autres nations, notamment des anciennes puissances colonisatrices, nous conduisant ainsi à devoir rester sous leur domination économique et technologique. La réaction anti - coloniale , le nationalisme à courte de vue, qui prônent l'abandon du français et le repli sur nos langues ethniques, pour rester de vrais africains, autonomes vis à vi du reste du monde, et des autres langues et cultures, devraient aussi demander à ce que l'on nous supprime l'électricité, l'eau courante, les automobiles, la télé, le téléphone, les hôpitaux,....car ce sont les blancs qui les ont inventés et nous les ont imposé de force nous rendant dépendant de leurs mode de vie et de fausses valeurs morales capitalistes. libérales..... Notre salut c'est de prendre tous les outils dont nous disposons de les faire fonctionner ensemble pour continuer de prendre part à l'histoire de notre tribu, l'humanité.
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    Auteur

    Diarrraf

    En Juillet, 2014 (22:29 PM)
    Le français nous retard,moi pour avoir pu travailler dans les labo en France, les scientifiques de ce pays souffrent de la concurrence des chinois et des pays de l'Est. Pas parce qu'ils innovent mieux, mais parce qu ils publient plus et rapidement en anglais car ils sont à l'aise avec cette langue ,qui est la locution universelle des scientifiques. Il est temps que le Sénégal se mette en anglais pour la stratégie internationale et l émergence de notre système scolaire à l'extérieur.

    La valorisation de nos langues nationales doivent passer par la connaissance de nos pays voisins. Par exemple, le wolof appartient aussi bien aux senegalais, qu'aux gambiens et aux mauritaniens, le serere est une langue essentiellement senegambienne, sine-saloum est un territoire transfrontalier. D'ailleurs , l'histoire du Sénégal doit être réécrite par les intellectuelles de ces trois pays, l histoire et les traditions de notre pays ne nous appartiennent pas à nous seuls. "L'histoire du Senegal" est trop artificielle, l'africain ne connait pas de frontière, en tout cas pas celle tracée par le colon laquelle on défend fièrement bec et ongle.
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    Auteur

    Pour Ou Contre

    En Juillet, 2014 (23:29 PM)
    Pour ou contre, mais l'article merite une cogitation profonde deja commencee par les conflits Cheikh Anta Vs Seneghor, Sembene Vs Senghor etc.

    Seulement cet article tellement bien ecrit, l'est dans la langue de Moliere et non dans celle de Kocc Barma.
    Auteur

    Alpha De Paname

    En Juillet, 2014 (01:13 AM)
    Evidemment, ce professeur ne comprend rien. Comment le français peut être une langue africaine; cette langue n'est parlée que par une minorité. Si nous prenons l'exemple du Sénégal, le wolof est plus parlé même dans l'administration étatique due le français. Ce sont des complexés, si on cherche bien il se peut qu'il ne parle même pas sa langue paternelle.
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    Loi

    En Juillet, 2014 (02:25 AM)
    le wolof comme langue officielle serait favoriser les wolofs qui seront les leadeurs politiques,religieux.Les journalistes wolofs seront favorises,la musique wolof sera favorisee,Ceux qui parlent wolof au senegal ont un avantage et cela n'est pas normal.
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    Joe Faye

    En Juillet, 2014 (05:02 AM)
    Vous rejetez une soi-disant domination du français et vous préconisez une autre domination, celle de votre langue (chacun prêche pour sa chapelle), celle du wolof et celle du mandinka sur les âtres langues du Sénégal. Votre vision est courte, pour quelqu'un qui se prend pour un intellectuel. J'ai honte! Toutes les langues ne sont-elles pas patrimoines de l'humanité?
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    @pharoah

    En Juillet, 2014 (07:40 AM)
    TRES BELLE ANALYSE MONSIEUR DIALLO LE FRANCAIS N'A RIEN D'UNE LANGUE AFRICAINE N'EN DEPLAISE A CERTAINS ALIENES AFRICAINS QUI NOURISSENT SANS LE SAVOIR UNE INFIORITE INTELLECTUELLE VIS A VIS DES LANGUES OCCIDENTALES .IL FAUT SE REVEILLER BEIN PEU DE SEBEGALAIS PARLENT LE FRANCAIS CAR C'EST UNE LANGUE QUI N'A AUCUNE UTITLITE DANS LA VIE QUOTIDIENNE DES SENGALAIS .QUANT A PHAROAH POUR VOTRE GOUVERNE SACHEZ QUE LE FRANCAIS EST UTILISE DANS CERTAINS PAYS COMME LE TOGO LE BENIN ET LA COTE D'IVOIRE PARCEQUE DANS CES PAYS IL 'Y A DES CONFLITS ETHNIQUES LATENTS ET PERSONNE NE VEUT UTILISER LA LANGUE DE L'AUTRE C'EST PAS LE CAS DU GHANA DU MALI OU DU SENEGAL
    Auteur

    Diouf-diouf

    En Juillet, 2014 (08:38 AM)
    la rue conquise par la haine juchée, du haut du buché de l'ignorrance et de l'arrogance de la suite coloniale du magmat maraboutique activiste, m'a poussé à aller vers cet homme des sciences. en définitif le professeur en réelle scientifique depuis son ouvrage livre à toute l'humanité un travail, que le tout petit de la chaine des croyants déclinant leurs rapports basiques avec leur créateur dans leur langue, propre, est sensé s'appropier cette niche. il faut être tout simple un inculte et pas du tout croyan, pour opposer aux écrits du professur , la mort. le prophète que certains font semblant de defendre, ne respectent point sa personne, sa vision, sa tolerance et surtout son amour pour les livres, les sciences.
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    Meridian

    En Juillet, 2014 (10:56 AM)
    trop long ce texte, fallait resumer
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    Dioufmomar

    En Juillet, 2014 (11:39 AM)
    Ne nous trompons pas de cible L'afrique n'est pas encore un groupe homogène linguistiquement que culturellement... A quoi sert une langue ?...je pense pour se comprendre; donc un lien, pour faciliter nos rapports.....le plus importemps d'entre tous étant l' économique.Ne nous projetons non plus ; dans le future avec des désirés qu'on pense pouvoir arranger ou solutionner, des frustrations de positionnements dans spectre culturel du , probablement aux conséquences de la colonisation.Dieu merci: jusqu'à présent au Sénégal la sagesse à accompagné nos intelligences à forger une politique des intérêts...! de tout un chacun, à se retrouver à l’essentiel; expliquer plus haut...et c,est l’idéal ? pour toutes les langues.?.. SUREMENT pas!!! étant serrere je peut vous le confirmer.La géographie linguistique du pays ne peut accoucher autres organisations sans railler le Sénégal en tant que peuple homogène et organisé de la sous région (analyse à faire par rapport aux ethnies des pays frontaliers),et je pense que l'instabilité de ces derniers vient de là. L'exemple de la cote d'ivoire est illustrant:!!!! le NORD avec une population que l'on peut trouver au long de ses frontières au SUD une population typiquement endogène .la langue officielle est le français,et les autres langues parlais sont: le( joulla) est leur "français"local... décomplexé, qui à réguler les contradictions; de l’indépendance jusqu'à la guerre civile!!!! est c'est pas encore fini.....OUI vous avez fait une bonne analyse mais je m'excuse:.. c'est de l'utopie en passant que l'on peut tout inverser et refaire une autre carte ou schéma meilleur que ce que nos devanciers on déjà projeter Tant qu il n'existera une Afrique uni rassemblé et d'accord sur les fondamentaux de leur socle comment; rien ne se fera si ce n'est que se tirer la couverture vers soit 'égoïstement.dans une anarchie. Réorganiser que par l'extérieur qui eux: ne parlent q'anglais, français, jamais dans une langue de leur pays!!!.NOUS même nous nous comprenons en français, personne na fait l’effort d'écrire d"ans sa langue maternelle pour pouvoir être traduite dans d'autres pour donner une impulsion, un semblant de vouloire..!!!.DONC ce n'est pas encore mure dans nos désires...commun. A plusieurs maux choisissons le moindre il y va de notre "santé" Avec un échéancier à long terme et avec détermination nous pouvons a l échelle des pays trouver des moyens qui peuvent nous regrouper dans un idéal de vie en comment voulu et réfléchie.Merci
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    Auteur

    Dioufmomar

    En Juillet, 2014 (11:43 AM)
    est c'est pas encore fini.....OUI vous avez fait une bonne analyse mais je m'excuse:.. c'est de l'utopie en passant que l'on peut tout inverser et refaire une autre carte ou schéma meilleur que ce que nos devanciers on déjà projeter Tant qu il n'existera une Afrique uni rassemblé et d'accord sur les fondamentaux de leur socle comment; rien ne se fera si ce n'est que se tirer la couverture vers soit 'égoïstement.dans une anarchie. Réorganiser que par l'extérieur qui eux: ne parlent q'anglais, français, jamais dans une langue de leur pays!!!.NOUS même nous nous comprenons en français, personne na fait l’effort d'écrire d"ans sa langue maternelle pour pouvoir être traduite dans d'autres pour donner une impulsion, un semblant de vouloire..!!!.DONC ce n'est pas encore mure dans nos désires...commun. A plusieurs maux choisissons le moindre il y va de notre "santé" Avec un échéancier à long terme et avec détermination nous pouvons a l échelle des pays trouver des moyens qui peuvent nous regrouper dans un idéal de vie en comment voulu et réfléchie.Merci
    Auteur

    Du Cinema!

    En Juillet, 2014 (16:53 PM)
    Le pulhar, le serére, le wolof, le diola etc... sont-elles parlées par tous les sénégalais. Pour un sérére qu'elle serait la différence entre le peulh, le wolof en terme de compréhension que français?



    Les longs textes sont toujours pénibles à lire et à la fin c'est pour rien dire.

    On ne peut enlever le français de notre patrimoine linguistique.
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