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Vendredi 01 Juin, 2018 +33
Contribution

Sénégal : Les pouvoirs à l’épreuve des mutations sociétales (Par Par Monsieur El Hadji Diaga Diouf)

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Sénégal : Les pouvoirs à l’épreuve des mutations sociétales (Par Par Monsieur El Hadji Diaga Diouf)
Au sommet de la montagne, sur cette pente raide aux roches dures, sous un matin de brouillard, nous glissons lentement vers la falaise qui surplombe cet océan rempli de requins et de plantes parasites aux propriétés toxiques. Mayday mayday, mayday ! Qui pour sauver le navire ? 

Aussi important soit elle, la sacralité d’un lieu où la sainteté de certains des membres de la société ou de certains de leurs ancêtres ne sauraient être garante de la stabilité et de la cohésion que si les membres contemporains de cette société sont conscients de la dimension de l’héritage qui est le leur. L’Arabie Saoudite, la Terre du PROPHETE (PSL), Terre de la révélation, n’a-t-elle pas vécue pendant plusieurs années des guerres plus que meurtrières ? 

Aujourd’hui, le Sénégal est à la croisée des chemins. L’agitation sociale a atteint un niveau qui n’est pas souhaitable mais d’aucuns diront que cette situation n’est pas nouvelle au regard de l’histoire politique du pays et ce en référence aux crises politiques sous Senghor (1962), sous Diouf (1988) ou encore sous Wade (2011). Toutefois, force est de constater qu’au-delà des points communs entre ces différentes crises sur fond de luttes politiques, il est fondamental de procéder à une analyse factuelle de la situation actuelle du pays pour mettre en évidence le caractère particulier de la situation d’aujourd’hui. Une situation marquée par une dérégulation de l’ordre social notamment sur la question des rapports entre le peuple et ses dirigeants, tenants des pouvoirs spirituel et temporel. C’est dans cette perspective que nous nous attelons à travers ces lignes de faire une contribution sur les rapports actuels entre le peuple et les pouvoirs religieux et étatique au Sénégal. 

Du rapport avec les religieux
La question est de plus en plus d’actualité, tout le monde en parle mais est-ce justement ? Il faut arrêter d’insulter les chefs religieux, s’exclame-t-on ! Qui insulte en réalité les chefs religieux ? Je ne m’attarderai pas sur cette dernière question car ce côté de la chose est sujet à un jeu d’accusation contre-accusation entre partisans du pouvoir et ceux de l’opposition.  Je me priverais de ce débat fondé sur un manichéisme infructueux. 

Les sénégalais ont-ils tourné le dos aux religieux ? Devons-nous nous questionner sur les faits religieux, sur nos rapports avec les chefs religieux ?

A mon sens, notre mission terrestre ne peut s’accomplir que si nous nous questionnons sur ce en quoi nous croyons tout en évitant nécessairement de croire automatiquement ce que nous pensons. La relation entre Foi et Raison doit être une relation dynamique et constructive. C’est d’ailleurs cette interrogation sur ce en quoi nous croyons qui pousse certains à poser un débat qui nécessite à mon sens d’être approfondi. Ce débat dont je parle est à poser en dehors de toutes insanités, en dehors de toutes dérives et injures. Nous nous démarquons de toute idée visant à remettre en cause l’autorité des religieux dans le fonctionnement du pays et par ces mots nous essayons d’interpréter le cri d’une frange du peuple. DIEU ne s’adresse-t-il pas d’ailleurs à ceux qui sont doués de raison, ceux-qui réfléchissent ?

Lorsque j’entends certains discours prétendus anti-confrériques, j’entends en réalité une interrogation, un questionnement sur le rôle de certains guides religieux et leurs attitudes vis-à-vis de l’héritage de leurs aïeuls, nos aïeuls, qui ont marqué à jamais le temps. J’entends un cri d’indignation de la part de ceux-là même qui sont les disciples, parfois même très fervents, vis-à-vis de la posture du religieux face au destin et au sort de la communauté. Les dérives de certains guides ne manquent pas de provoquer des réactions qui finissement par poser un regard généralisé sur l’ordre maraboutique. Que dire d’un guide religieux qui ose traiter publiquement un Homme politique, de surcroît musulman de « vulgaire violeur » ? Je me demande si, par la force du décret divin, cet homme politique devenait Président de la République et ce guide, khalife de sa confrérie, acceptera-t-il en tant que Khalife de recevoir ce Président de la République, « vulgaire violeur » dans sa cité religieuse ? Quel discours lui tiendrait-t-il à l’occasion ? Où se trouve le bénéfice du doute qu’on devrait accorder à un présumé coupable notamment sur une question aussi complexe que le viol et la dimension que lui confère la jurisprudence islamique et la difficulté à le prouver ? Quid des rapports avec la jeunesse ?

 Il est aisé de le constater, le conflit de générations se pose avec acuité dans notre société contemporaine. L’on pourrait être appelé à penser qu’il est plus question d’une remise en cause de l’autorité ou d’un refus de subordination de la part des jeunes. A mon sens, le comportement noté aujourd’hui, chez une majorité des jeunes est la résultante d’une ouverture, d’une évolution sociale inéluctable face à laquelle nous sommes appelés à réfléchir et à apporter les solutions appropriées au lieu de faire dans le dénigrement. Cette jeunesse est de plus en plus instruite, de plus en plus éveillée et a accès à une pluralité d’informations. Une information plurielle dans sa nature mais aussi dans sa qualité avec un niveau de manipulation jamais atteint, il faut le remarquer. Cette jeunesse a également lu et beaucoup lu. Elle a pris connaissance de l’histoire des Prophètes et des Grands Hommes et cela à travers, en partie, des prêches qui sont prononcés dans les mosquées et par le biais des nouvelles technologies. Je peux citer en exemple les travaux de Serigne Bassirou Mbacké Khelcom et Serigne Abdou Rahman Mbacké de Darou Moukhty (Qu’Allah agrée son œuvre et l’accueille dans les plus hauts lieux du Paradis), de Serigne Ahmadou Rafahi et tant d’autres Imams de toutes les obédiences. Ils ont pris connaissance par exemple de l’histoire du Khalife Oumar (HSWS) qui en tant que Guide des Croyants, parcourait les maisons pour s’enquérir de la situation des musulmans. L’exemple de cette femme qui, face à la disette et à la misère dans laquelle elle se trouvait, s’était vu obliger de laisser une marmite vide sur le feu pour endormir ses enfants qui crevaient de faim, et qui maudissait Oumar pour négligence face à son sort et la réaction oumarienne qui en suivra, atteste clairement de ce degré de prise de conscience de la Responsabilité d’un guide face au sort des musulmans. Et par là, ils attendent de la part de leurs guides religieux cette attention, cette empathie face aux péripéties et aux misères de leur quotidien.

Cette jeunesse a entendu et lu l’histoire de Cheikh Ahmadou Bamba et la proposition qui lui a été faite après la disparition de son vénéré père. « Je te prie d’aller après l’enterrement, avec un groupe de gens amis de ton père et moi-même voir le souverain pour lui présenter nos condoléances car ce geste lui fera plaisir » lui avait dit Taibou Mor Ndoumbé. Ajoutera-t-il pour le convaincre qu’« En effet, ton père était son intime, son marabout et son conseiller, nous lui parlerons de toi pour qu’il te donne un emploi auprès de lui, et qu’il t’accorde par là le même titre qu’il avait donné à ton père. ». Cheikh Ahmadou Bamba répondit en ses termes dans son poème « Qhalo liyar » : « Ils m’ont conseillé : « Va t’agenouiller auprès des détenteurs du pouvoir (les rois aujourd’hui les président et les gouvernants) et tu obtiendras des récompenses qui t’enrichiront pour toute la vie ». J’ai répondu : Je compte sur mon SEIGNEUR, je me contente de LUI, et je ne désire rien d’autre que le savoir et la religion. Je n’espère qu’en mon ROI (ALLAH), je ne crains que LUI, qu’il est AUGUSTE. C’est LUI qui peut m’enrichir et me sauver. Comment pourrai-je confier mes affaires à des gens qui sont aussi incapables de s’occuper des leurs que des affamés (des crèves la faim). Ou comment l’amour des vanités de ce bas monde m’oblige-il à fréquenter des êtres dont la mesure est le parterre fleuri des démons (Satan) ? ». Je ne saurais relater ici l’intégralité du poème pour éviter d’allonger davantage mon texte mes ces propos reste plus que jamais d’actualité, il est aisé de le constater. 

Par effet de parallélisme des faits, cette jeunesse se questionne sur la posture actuelle de certains chefs religieux vis-à-vis de leur situation sociale. Au moment où des sénégalais croupissent dans l’extrême misère, peinant à joindre les deux bouts, ils voient leur dernier espoir (le pouvoir religieux) s’effriter et des religieux s’alliant avec le pouvoir. Ils voient des membres des grandes familles religieuses baigner dans un luxe impérial. Ils voient et entendent les échos des machinations, des manigances et des manœuvres orchestrées dans les cours des khalifes généraux par des membres de ces familles (des jeunes marabouts) et ce, à la faveur des dirigeants et des riches au détriment du peuple. Et par conséquent, cette jeunesse réclame à juste titre le retour à l’orthodoxie confrérique. Ils veulent entendre raisonner dans toutes les familles religieuses les échos des discours de Serigne Abdoul Ahad Mbacké, de Mame Abdou Aziz Dabakh Sy. Et je crois que face à l’avancée du coranisme et autres courants au Sénégal, les religieux ont matière à débattre pour mieux préparer la jeunesse face à cette menace que de rester à vouloir trouver des agneaux à sacrifier sous l’autel des dérives anti-confrériques existantes ou supposées. C’est sans doute de cette logique d’anticipation des dérives sociétales que s’inscrit l’immense et ambitieux programme décliné par Serigne Moutakha Mbacké à travers le complexe Cheikh Ahmadoul Khadim et du projet de réhabilitation du Daara de Koki, destinés à former une jeunesse plus consciente des enjeux multiples de la vie mondaine.

Le président et nous
Monsieur le président, nous vous avions investis des pleins pouvoirs, portant en vous, pour une majorité du peuple sénégalais, l’espoir d’un changement après quarante années d’indépendance, de souffrance, de mimétisme et de tâtonnement. Qu’avez-vous fait de cet espoir ? Je laisse le soin de la réponse aux peuples sénégalais tout en attirant votre attention sur ce que j’appelle la passerelle de l’interpellation des trois « T ». Oui Monsieur, vous serez interpellé. 

D’abord vous serez et c’est déjà le cas, interpellé par vos contemporains qui sont Témoins de votre règne. Ceux-là qui vous ont porté à la plus haute marche de ce pays et qui après deux mandats s’interrogent à juste raison. Ils s’interrogent car ils ne savent plus à quelle version de vous devraient-ils se fier. Celui qui avait promis une gouvernance sobre et vertueuse ou celui qui ironiquement se retrouve avec beaucoup d’enfants (ministres) selon la formule de Recep Tayip Erdogan, le président turc ? Celui qui sur le plateau de Walfadjiri s’indignait de la troisième candidature d’Abdoulaye Wade en notant l’invalidité de celle-ci à travers la parabole très édifiante de prière de l’Aid (Tabaski et Korité). Celui qui avec une conviction exemplaire sur la question clamait devant les médias et qui au mieux va fixer cette conviction dans le marbre de l’histoire à travers son Livre, Sénégal au cœur paru en 2019 en ces termes : « Et me voici de nouveau devant vous en vue de solliciter votre confiance pour un second et dernier mandat » ou l’autre. L’autre qui récemment vient de déclarer dans une interview avec Express que « Sur le plan juridique, le débat est tranché depuis longtemps. J’ai été élu en 2012 pour un mandat de sept ans. En 2016, j’ai proposé le passage au quinquennat et suggéré d’appliquer cette réduction à mon mandat en cours. Avant de soumettre ce choix au référendum, nous avons consulté le Conseil Constitutionnel. Ce dernier a estimé que mon premier mandat était intangible et donc qu’il était hors de portée de la réforme. Maintenant, dois-je me porter candidat pour un troisième mandat ou non ? C’est un débat politique, je l’admets. » Le pouvoir vous-a-t ’il rendu amnésique au point d’abjurer certains principes sacro-saints de la société sénégalaise ? Nous ne demandons pas plus ni moins, Monsieur le président, que le respect de la sacralité de la parole donnée. La PAROLE je le répète la PAROLE pour l’Honneur. Monsieur le président nos ancêtres ont préféré mourir plutôt que de se renier. 

Interpellé, vous le serez également par le Temps. Le temps-juge, le temps de l’histoire. L’histoire qui sera raconté aux enfants d’Amadou et aux nôtres. Quelle image voudriez-vous qu’ils se fassent de votre présidence, de votre personnalité même. « Le buffle laisse sa peau en mourant, l’Homme mort laisse sa réputation », proverbe vietnamien. L’estime que l’on se fait de soi, les succès passagers de l’existence humaine, les tentations matérielles et les vanités du pouvoir valent-ils à vos yeux plus que les chansons glorieuses transcrites par les plumes d’or des historiens dans les annales de la postérité ? Monsieur le président, par la force du Temps-juge, la postérité vous interpellera inévitablement peut-être à titre posthume. Vous avez encore l’occasion d’anticiper la réponse à travers vos actes et discours. Ne la rater pas !

L’interpellation certainement la plus importante sera celle de la Tombe, le dernier des trois T. Eh oui, Monsieur sans nul doute vous êtes avertis que chaque être humain est un berger et que chaque berger sera responsable devant le Seigneur des mondes. Parmi plus de 17 millions de sénégalais, Dieu vous a choisi pour présider à la destinée du peuple, non pas parce que vous avez la meilleure ascendance, non pas parce que vous êtes le plus intelligent mais juste parce qu’il y va de sa volonté. L’Être humain étant par essence un Être à l’existence éphémère, le pouvoir qu’il détient ne peut être encore que plus éphémère. Travaillez à consolider l’Etat de droit instauré par nos aïeuls au prix d’innombrables sacrifices, vous ne trouverez guère une plus haute et plus noble mission. Monsieur le président, les collaborateurs qui chuchotent à vos oreilles pour vous encourager à poursuivre cette funeste dynamique n’endosseront point de robe d’avocats pour plaider devant Dieu. De tout ce qui adviendra, Monsieur, sachez-le, votre responsabilité est engagée en tout et pour toi. 

Alors, Monsieur le président, au-delà de la modeste personne qui a rédigé ces propos, entendait les cris du peuple, les cris des mères et des pères pleurant leurs fils partis à jamais vers le royaume céleste, les cris des enfants devenus orphelins, les gémissements des martyrs dont le sang a été versé en 2011 sur la voie de votre ascension vers le palais. N’ignorez pas ces pleurs, ces vagues de larmes déferlantes qui viennent s’écraser sur les rives de l’Avenue Leopold Sédar Senghor. La jeunesse sénégalaise n’est coupable, Monsieur le président, que de son ambition et de sa vision pour le devenir du Sénégal. Elle ne réclame pas plus que le respect de la sacralité de la parole je le répète, le fonctionnement normal des institutions et la primauté de la dignité humaine. Nous ne sommes pas des récalcitrants, nous ne sommes pas des rebelles ou terroristes, nous ne sommes pas des anarchistes ni moins des anticonformistes. Nous sommes des sénégalais friands de paix mais surtout épris de justice. Les appels à la résistance lancés de partout font l’échos d’une demande de justice sociale.

Au regard de la situation actuelle que traverse le pays, je dirais que les choses ont changé certes mais nous ne les apprécions pas peut-être avec justesse et délicatesse. Et je suis convaincu que les sénégalais majoritairement croient et tiennent aujourd’hui plus que jamais à leurs guides religieux. Ils respectent aujourd’hui plus que jamais l’autorité étatique. Ce qu’ils n’acceptent pas par contre c’est de voir des guides religieux qui s’associent avec les dirigeants politiques pour s’accaparer les richesses du pays tout en appelant les autres à la résignation et au calme pour la stabilité du pays. Ce qu’ils n’acceptent pas c’est de voir des fonctionnaires cités dans des affaires de malversations et de détournement, vivre dans un luxe pharaonique tout en faisant preuve d’une arrogance extrême. Ce qu’ils n’acceptent c’est de voir leur président marcher sur la voie du reniement. Ce qu’ils veulent c’est la matérialisation de l’alinéa 2 de l’article 27 de la Constitution, la charte fondamentale de notre pays, à savoir « NUL NE PEUT EXERCER PLUS DE DEUX MANDATS CONSECUTIFS ».

Par Monsieur El Hadji Diaga Diouf,
Professeur d’histoire et de géographie au Lycée Mixte Maurice Delafosse de Dakar.


7 Commentaires

  1. Auteur

    Generation Consciente

    En Avril, 2023 (17:18 PM)
    MERCI MON PROFFESEUR 

    POUR CETTE ANALYSE PERTINENTE, VOUS AVEZ BIEN RESUME LA SITUATION ACTUELLE DU PAYS ET LE RESSENTI DE LA JEUNESSE CONSCIENTE DE CE PAYS.
    • Auteur

      Reply_authordiangar M

      En Avril, 2023 (18:06 PM)
      Merci M. le Professeur. Une analyse très pertinente et impartiale. A mon sens votre
       texte à toucher du doigt la question fondamentale que tout citoyen averti doit se poser. Merci encore une fois pour cette production pleine d'enseignement,de morale et de vérité. Je encourage de continuer d'avantage car la plume est propre 
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  2. Auteur

    En Avril, 2023 (20:10 PM)
    Tu as raison,  personne n a le temps ces diatribes
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    Auteur

    Camou

    En Avril, 2023 (20:43 PM)
    Pourquoi "MONSIEUR"? En tant que sénégalais, nous savons tous qu'un nom comme El Hadj Ndiaga Diouf n'est pas attribué à une dame. Mais ce texte, quand même! Plus long qu'une journée de jeune durant Ramadan.
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    Auteur

    Coly

    En Avril, 2023 (20:55 PM)
    Machallah M. Diouf vous venez de résumer la situation sociale, religieux et politique que traverse le Sénégal. 
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    Auteur

    En Avril, 2023 (22:14 PM)
    Machala mon frère, une très belle analyse de la situation globale.

     
    Auteur

    En Avril, 2023 (23:04 PM)
    Merci beaucoup professeur, belle analyse. Fiers de toi.
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    Auteur

    Diaga Basse

    En Avril, 2023 (16:58 PM)
    Respect à vous frère. C'est un plaisir de vous lire avec la clarté que vous faites office dans ce texte. 
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