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Culture

Bignona : un festival à Sindian pour changer l’’’image négative’’ du Fogny

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Bignona : un festival à Sindian pour changer l’’’image négative’’ du Fogny

Les jeunes d’Oulampane, de Tenghory, de Djibidione, de Djinaki, de Kataba 1, de Suelle et de Sindian, dans le département de Bignona, veulent changer l’image du Fogny, ternie par l'insécurité, en organisant un festival dans la zone, a souligné son coordonnateur, Ibrahima Sané.‘’Sindian est synonyme de mort, de mines, de braquages. Sindian a une réputation tellement extraordinaire dans le côté négatif. Par rapport à toutes ces analyses, on a jugé nécessaire de se réunir autour d’une table pour voir ce qu’on peut faire pour changer l’image du Fogny et développer Fogny’’, a-t-il expliqué samedi à Sindian, lors de la cérémonie d’ouverture de la 1-ère édition du Festival du Fogny (25-28 avril). ‘’Jeunesse, développement et paix’’ est le thème de la manifestation culturelle à laquelle a pris part Benoît Sambou, ministre de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Promotion des valeurs civiques.

 Le festival du Fogny est organisé au lendemain de l'incursion d’une vingtaine d’hommes armés, à bord de véhicules, dans la nuit du jeudi au vendredi vers 3 heures du matin, à Sindian, dans le département de Bignona. ‘’Une vingtaine de sacs de riz et d’autres denrées alimentaires ont été emportés’’ par les assaillants, qui ont cambriolé le commerce d'un boutiquier mauritanien, signale la Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA). ‘’Un élément de la bande armée (a été) tué ; son corps acheminé à la morgue de l’Hôpital régional de Ziguinchor’’, indique le colonel Abou Thiam, Directeur de la DIRPA, dans un communiqué transmis vendredi à l’APS. Abdallah Aïdara, le commerçant mauritanien, établi depuis trois ans à Sindian, garde un air serein, malgré le coût élevé des marchandises emportées par les assaillants dont il estime la valeur à plus de 1.500.000 francs CFA.

 Trouvé dans sa boutique, le ressortissant mauritanien, explique que les cambrioleurs, venus à bord de véhicules 4X4, ont défoncé la porte, précisant qu’il avait passé la nuit ailleurs. ‘’Ils ont emporté 20 sacs de riz, 4 sacs de mil, 6 sacs de sucre, un sac de pommes de terre, 3 bidons d’huile de 20 litres, 2 cartons d’huile, 2 sacs de vermicelles, 2 cartons de tomate, 3 cartons de Gloria’’, a-t-il énuméré. Selon lui, la valeur des marchandises volées est estimée à plus de 1.500.000 francs. Il a rappelé que c’est la deuxième fois que sa boutique est cambriolée par des individus armés. Abdallah, très fataliste, s’en remet à Dieu. Et il n’a nullement l’intention de quitter Sindian pour des raisons de sécurité. Cette sérénité affichée par le boutiquier mauritanien est le sentiment le mieux partagé à Sindian.

 Les populations vaquent tranquillement à leurs occupations. Ici, des jeunes préparent du thé, ailleurs des femmes étalent leur marchandise le long de l’axe menant à l'endroit où se tient la manifestation culturelle. Ibrahima Sané, le coordonnateur du festival du Fogny, a déploré le cambriolage de la boutique. Cependant, il a estimé que les cambrioleurs n’ont pas eu gain de cause, car les organisateurs ont pu dérouler correctement leur programme. ‘’Aujourd’hui, nous sommes divisés. C’est par rapport à cette division que le Fogny a des problémes. Si tous les jeunes du Fogny se réunissent autour d’une table pour discuter concrètement de l’avenir de cette localité, le processus de paix ira de l’avant’’, a-t-il fait savoir.

 Gnima Goudiaby, la marraine du festival du Fogny, a plaidé pour l’union des cœurs et des esprits pour développer la Casamance. ‘’Le diola du Fogny n’a jamais connu de violence. Si vous revisitez l’histoire, vous verrez que le diola du Fogny a toujours charrié les principes de partage, d’entraide et de solidarité. Ce qui se passe est dû en fait à des facteurs exogènes’’, a rappelé Mme Goudiaby, membre de la Convergence des cadres républicains. ‘’La culture a cette faculté de nous rappeler qui nous sommes avant de nous préoccuper de ce qu’il faut faire. Il est important de se connaître, de connaître ses valeurs, de se découvrir mutuellement, parce que, très souvent, les conflits naissent de la peur que l’on a de l’autre’’, renchérit Benoit Sambou, parrain du festival. Poursuivant ses explications, le ministre de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Promotion des valeurs civiques estime que ‘’la peur procède de la méconnaissance de son vis-à-vis’’.

 D’où l’importance, a-t-il signalé, d’organiser une telle manifestation culturelle pour permettre à la population de se découvrir et montrer d’autres facettes de son existence. Le président de la Communauté rurale de Sindian, Ansoumana Mané, affirme que ‘’les jeunes peuvent être d’un grand espoir dans les différents processus de la conquête de la stabilité sociale, de l’apaisement des rapports sociaux’’. Bref, de la ‘’paix tant recherchée’’ en Casamance, qui est en proie à une rébellion indépendantiste depuis 1982 sous la houlette du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC).


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1 Commentaires

  1. Auteur

    Lémooh

    En Avril, 2013 (15:50 PM)
    Le pcr de Sindian s'appelle Ansoumana Badji non Ansoumana Mané comme écrit ci-dessus

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