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Culture

Rétrospectives 2012 : Des lauriers pour le cinéma sénégalais

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Rétrospectives 2012 : Des lauriers pour le cinéma sénégalais

Garder le cap des bonnes politiques 
L’année 2012 s’éteint et nous laisse de belles perspectives de relance de développement des activités dans le domaine de la culture. A l’orée de la nouvelle année, le grand challenge sera certainement de garder le bon cap afin de parvenir à la réalisation des projections déjà élaborées. 
2012 avait bien démarré avec la formule de la rentrée des arts et des lettres au Grand Théâtre et les prises de positions  hardies brandies par l’ancien président de la République, Abdoulaye Wade, demandant d’être attentif aux artistes, à leur protection sur le plan social et leur soutien sur le plan matériel, conditions essentielles pour favoriser la liberté d’esprit et la production d’œuvres de qualité susceptibles de susciter l’intérêt des Sénégalais et des étrangers. 
Présidant le 11 mai 2012, l’ouverture de la 10e édition de la Biennale des arts de Dakar sur « Créativité contemporaine et dynamiques sociales », le président Macky Sall, fraîchement élu, réaffirmait cette volonté politique de soutenir le développement des arts et des artistes. 
Lors de cet événement, le chef de l’Etat a suggéré aux partenaires du Dak’art d’engager une réflexion sur la qualité de l’organisation de cette rencontre artistique qui a gagné en popularité au plan national et international. 

 
Si le message de soutien lors de cette première adresse au monde de l’art a visé spécialement les artistes des arts visuels, il faut cependant admettre qu’il peut concerner plusieurs disciplines qui ont également besoin de politiques idoines pour assurer leur épanouissement, afin qu’il se traduise en valeur ajouté pour le développement national.  


L’une des grandes surprises de l’année 2012 aura été la nomination du chanteur et hommes d’affaires Youssou Ndour comme ministre de la Culture et du Tourisme.
La nomination d’un artiste à la Culture a été généralement bien accueillie, même si nombre d’observateurs ont considéré cette nomination comme un juste « retour d’ascenseur » pour un partenaire qui avait courageusement combattu les errements de l’ancien régime.  En leader avisé, Youssou Ndour a très vite envisagé des politiques déterminées  à instaurer le développement des arts et des cultures. 
 Il est vrai qu’une promesse peut faire du chemin avant d’arriver à sa réalisation,  mais une volonté manifeste est déjà une première étape pour espérer.  Inspiré sans doute par sa double casquette de ministre de la Culture et du Tourisme, Youssou Ndour s’engageait à soutenir le Festival de Jazz de Saint-Louis, événement musical de dimension internationale, capable de vendre la « destination Sénégal ».
Il s’est également saisi de plusieurs dossiers en instance dans son département et dont la recherche de solution est l’objet de vives préoccupations. Il s’agit notamment du statut de l’artiste et de la législation sur les droits d’auteur, du développement de la production cinématographique nationale dont le fonds doit être alimenté tout comme celui du Fond de l’édition. Il doit également exister une cohérence dans la réalisation des différents projets du Parc culturel de Dakar. Outre le Grand Théâtre national, ce parc attend plusieurs institutions comme le Musée des civilisations noires, dont la première pierre a été posée au mois de décembre 2011, et encore le Musée des arts visuels et le Musée national.
   Cependant, il faudra bien poursuivre sur la lancée vers cet horizon prometteur. Ce but ne pourra être atteint en dehors de préalables comme une organisation efficace des structures et l’instauration de normes et règlements qui permettent à chacun de savoir où mettre les pieds et à qui s’adresser. 
Nommé au mois d’octobre à la suite d’un réaménagement technique de quelques postes du gouvernement, Abdoul Aziz Mbaye, un scientifique doublé d’une bonne expérience de la diplomatie, se révèle d’emblée comme un bon connaisseur du monde de la culture. Il s’inscrit rapidement dans la lancée de son prédécesseur, opte pour la mise en place rapide des structures, annonce la création prochaine de la société de gestion collective. Cette prochaine structure va remplacer le Bureau sénégalais des droits d’auteurs (Bsda). Elle est prévue par une loi votée depuis 2008 et qui n’était pas jusqu’alors mise en application. Cette nouvelle société permettra de mieux lutter contre le piratage des œuvres audiovisuelles.
En somme, si les projections de 2012 sont maintenues, l’année 2013 s’annonce sous le signe de la relance des industries culturelles, mais aussi de celle de la culture dans un sens large définit par l’Unesco, « l'ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent une société ou un groupe social. Elle englobe, outre les arts et les lettres, les modes de vie, les droits fondamentaux de l'être humain, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances ».
Le ministère de la Culture aura, surtout comme chantier de taille, à préparer l’organisation du 15e Sommet de la Francophonie prévue à Dakar en 2014 et qui fera de notre capitale le point de mire du monde francophone.

•  Par Jean PIRES

Economie créative : La valorisation des produits culturels, un enjeu de développement 
Un concept est revenu comme un leitmotiv au cours de l’année 2012, celui de l’économie créative. L’enjeu principal est de voir dans quelle mesure l’industrie culturelle est pourvoyeuse d’emplois et contributrice au développement socio-économique du pays.
Comme un coup d’envoi à la saison artistique 2012, le Grand Théâtre national a accueilli, le lundi 30 janvier, la première édition de la Rentrée solennelle des arts et des lettres. Occasion pour l’ancien président de la République, Abdoulaye Wade, de demander à la Nation d’être attentive aux artistes qui ont besoin de vivre. Pour cela, dit-il, il faut les protéger avec des conditions matérielles qui favorisent la liberté d’esprit pour des œuvres de qualité. Me Wade avait exhorté les Sénégalais à être les premiers consommateurs de leurs biens culturels. Pour cette première Rentrée, le peintre Souleymane Keïta et l’écrivain Cheik Aliou Ndao ont été distingués, respectivement comme lauréats du Grand Prix des arts et pour les lettres. 
Comme pour redonner à la création artistique et littéraire, sa juste valeur, le président Wade a fait passer le Grand Prix pour les arts et les lettres de 2 millions à 10 millions de FCfa.

 Valoriser les biens culturels
La 2ème Conférence africaine sur l’économie créative qui s’est tenue du 14 au 16 novembre à Dakar a permis au ministre de la Culture de plaider pour une meilleure valorisation des produits culturels et une meilleure structuration du secteur. 
En présidant l’ouverture de ces travaux, le ministre Abdou Aziz Mbaye a rappelé une préoccupation du président Macky Sall : « Faire vivre les acteurs culturels de leur art ». 
Pour cela, a dit le ministre, il faut une organisation, une règlementation.   Abdou Aziz Mbaye a rappelé, le vote en 2008, de la loi sur les droits d’auteurs et droits voisins dont l’objet est de permettre aux artistes de vivre de leurs produits. Il a suggéré de revenir aux fondamentaux de l’économie avec des règles de partage et de distribution correctes, ainsi qu’une structuration de l’économie créative. 
Lors de cette conférence, le président du Comité d’organisation de ladite conférence, Abdoulaye  Koundoul, a dit que « la priorité des priorités » est la création de cadres et législations appropriés favorisant l’entrepreneuriat.  Dans ce registre, le projet pour la Promotion des entreprises culturelles et créatives (Peccs), qui en est à sa quatrième et dernière année, a accompagné la professionnalisation et la structuration des acteurs culturels. L’objectif étant de donner une nouvelle fonction à la culture dans le développement social et économique en termes de création d’emplois et de valeur ajoutée.

E. Massiga FAYE

In mémoriam : Ils nous ont quittés en 2012…
Le round up de l’actualité culturelle ne peut passer sous silence des événements douloureux qui ont marqué sa vie de tous les jours. Nous avons une pensée pieuse pour la mémoire d’artistes comédiens, musiciens ou de confrères journalistes. Ils nous ont quittés en 2012 et leur souvenir est encore très présent, ce sont les comédiens Thierno Ndiaye Doss, Mame Sèye Diop, Mbayang Niasse qui ont fait les beaux jours du théâtre populaire, Boubacar Guiro, comédien et metteur en scène au Théâtre national Daniel Sorano, l’acteur de cinéma Mouss Diouf, le célèbre inspecteur noir de la série Julie Lescaut, les musiciens Seydina Insa Wade considéré comme le « père de la musique folk sénégalaise » et Madou Diabaté, pianiste et brillant compositeur. Il y a eu aussi les disparitions de nos confrères Madior Fall qui officiait à Sud quotidien, Chérif El Valide Sèye, ancien du quotidien le soleil, Antoine Ngor Faye ancien journaliste radio à la Rts. A travers leurs talents artistiques et professionnels, ces figures marquantes ont laissé une empreinte indélébile dans  la vie de notre pays.

Cinémé : Retour du 7ème art sénégalais sur la scène internationale 
Si l’environnement organisationnel et économique du cinéma et de l’audiovisuel sénégalais est entre fragilités structurelles et difficultés conjoncturelles, une lueur d’espoir pointe à l’horizon. Le 7ème art sénégalais était à l’honneur à la 24ème édition des Journées cinématographiques de Carthage (du 16 au 24 novembre 2012) où il a remporté quatre prix. 
 Dans le flot de l’actualité culturelle nationale, le 7ème art a occupé une place centrale. Au ministère de la Culture, par l’entremise de la direction de la cinématographique, une phase d’organisation, de structuration a été amorcée en 2012. A cet effet, au mois de juin, l’atelier résidentiel sur le cadre juridique et réglementaire du cinéma et de l’audiovisuel avait réuni des professionnels du cinéma (réalisateurs, producteurs, exploitants…) et des directeurs de Centres culturels régionaux pour dresser un diagnostic synthétique, mais profond des évolutions négatives et positives intervenues à ce niveau. Il est question, dans une commune compréhension des enjeux, de s’inscrire dans une perspective pragmatique de mise en synergie des potentialités de tous les acteurs culturels en général et des professionnels du cinéma et de l’audiovisuel en particulier, selon Hugues Diaz, directeur de la cinématographie.
 Les maux déjà identifiés sont la diminution de la production, l’insuffisance du financement, la quasi disparition des salles, le déficit en organisation et en formation des acteurs, l’environnement de travail peu attractif, les textes législatifs et réglementaires non appliqués. En attendant les décrets d’application, l’Etat du Sénégal, dans sa volonté de réguler et de réorganiser la cinématographie et l’audiovisuel, a voté des lois dont la plus récente et la plus porteuse d’espoir est la Loi 2002-18 du 15 avril 2002 portant règles d’organisation des activités de production, d’exploitation et de promotion cinématographiques et audiovisuelles. Cinq décrets d’application ont été pris en 2004.  Hormis celui portant sur les autorisations de tournage, aucun autre n’est appliqué. Toujours est-il qu’une satisfaction est notable dans notre 7e art. En effet, le cinéma sénégalais était à l’honneur à la 24ème édition des Journées cinématographiques de Carthage (du 16 au 24 novembre 2012). 
Quatre Prix ont été gagnés. Le réalisateur Moussa Touré s’est retrouvé avec deux Prix (Tanit d’or et Prix du public) pour son long métrage fiction « La pirogue » qui était également en compétition au dernier festival de Cannes. Alain Gomis a obtenu le Prix spécial du jury pour son long métrage fiction « Aujourd’hui » tandis que le « Tanit d'or » dans la catégorie long métrage documentaire a été attribué au film «Président Dia» d’Ousmane William Nbaye.  Ces différentes distinctions sont considérées comme une amorce de relance pour le 7ème art sénégalais. La Convention signée le 24 décembre entre le ministère de la Culture et l’Agetip procède de cette relance. Ce projet d’un coût global de 300 millions de francs FCfa, devrait aboutir à la transformation de l’ancien service d’hygiène en un centre cinématographique et audiovisuel qui est une composante du programme d’appui à l’industrie cinématographique et audiovisuelle (Paica). 

E. M. FAYE

Communication : A part le nœud gordien des délits de presse…
Cheikh Bamba Diéye, ministre de la Communication, des Télécommunications et de l’Economie numérique depuis octobre dernier, est très vite descendu sur le terrain pour prendre à bras le corps les problèmes d’un ensemble de secteurs d’activités. A part le nœud gordien de la dépénalisation des délits de presse, le monde de la communication développe bien ses mutations qualitatives.
Au cours de l’année 2012, les dossiers brûlants du département de la communication ont invariablement évolué. Après l’accession du président Macky Sall à la magistrature suprême, au mois de mars dernier, le ministre Abou Lô est nommé à la Communication dans le  gouvernement du Premier ministre Abdoul Mbaye.   Abou Lô n’est resté à ce département que sept mois, le temps quand même de faire avancer plusieurs dossiers dont hérite aujourd’hui Cheikh Bamba Diéye,  nouveau ministre de la Communication, des Télécommunications et de l’Economie numérique. Il a été porté à la tête de ce département à la suite du remaniement technique du gouvernement du mois d’octobre 2012. 


Il s’est très vite mis au courant des réalités de son département, rendant visite aux différentes structures. IL veut prendre le taureau par les cornes et faire avancer les dossiers tels que le projet de Code de la presse qui est bloqué à l’assemblée nationale à cause de la défiance des parlementaires vis-à-vis des conséquences de la dépénalisation des délits de presse. 


Il faut dire qu’à ce sujet, l’année 2012 a été bien servie avec son lot de procès de journalistes et autres organes de presse attraits à la barre pour des diffamations. Cette multitude de procès en diffamation tire d’ailleurs en longueur puisqu’en ce début du mois de janvier, pas moins de 25 journalistes, dont plusieurs patrons de presse, sont  appelés à comparaître au tribunal pour essentiellement des délits de diffamation et autres propos calomnieux.

 
A ce sujet le développement de la presse en ligne pose un véritabe problème aux autorités de tutelle, compte tenu d’une absence de régulation sur les contenus et la pratique de ce nouveau type de journalisme.

 Installer une crédibilité dans les médias
IL est vrai que ces précédents ne facilitent pas le passage du Code de la presse à l’assemblée nationale, quand bien même le président Macky Sall s’est montré favorable à  la dépénalisation des délits de presse qui semble être le nœud gordien de ce projet.  


Présenté à nouveau au cours de la session budgétaire  ouverte en novembre dernier, le Code de la presse a été encore défendu par le ministre Cheikh Bamba Diéye devant les députés de la XIIe législature. Il soutient le fait que la tendance mondiale est d’aller vers la dépénalisation des délits de presse. Ce qui ne signifier pas l’impunité des journalistes coupables de ce délit, car les sanctions financières peuvent être aussi dissuasives que la privation de liberté.


  Les dossiers accumulés au département de la communication concernent aussi la distribution équitable de l’aide à la presse, le financement de l’audiovisuel public, la finalisation de la construction de la Maison de la presse pour laquelle une rallonge de 800 millions a été consentie dans le budget de cette année. Les conditions de travail sont une préoccupation relevée par le ministre de la communication qui le réaffirmait devant les parlementaires. Son objectif est d’aider au relèvement de l’aide à la presse, mais également de travailler à installer une crédibilité dans les médias, publics notamment. Cet objectif passe aussi, reconnaît le ministre, par la sécurisation des travailleurs de la presse, particulièrement en ce qui concerne les salaires. Les autres défis à relever pour le département de la communication sont le passage de l’analogique au numérique un gros et passionnant dossier pour lequel un comité national est à pied d’œuvre pour réussir cette transition d’ici à l’horizon 2015.  


A ce sujet, il faut saluer le « hub » d’incubation des Tic qui a fait de Dakar  le rendez-vous de plusieurs rencontres comme le « Salon de l’innovation et des solutions IT ». 

 
Le développement de l’économie numérique passera par la mise en place de stratégies nationales. Au mois de juin dernier, une mission de la Banque mondiale avait soutenu le lancement d’activités de développement de l’économie numérique. Le projet de service universel des télécommunications vogue dans le même sens en visant l’accessibilité au service universel des télécommunications en zone rurale. A ce sujet, une phase pilote a été lancée à Matam, au nord du Sénégal.  Ce qui n’est pas passé inaperçu en 2012, c’est aussi l’abrogation  en mai dernier, du décret sur les appels entrants. Ce décret était relatif au contrôle et à la taxation des communications téléphoniques  internationales entrant au Sénégal.


Ces projets, bien en place depuis l’année écoulée,  confortent dans l’idée que notre pays est bien en phase avec les nouvelles technologies de l’information qui sont aujourd’hui les moyens pour accéder à la connaissance, mais aussi les supports, par excellence, du développement bien pensé et de l’affirmation de notre culture qui nous rend présent dans le monde.

Jean PIRES

Arts plastiques : Dak’art consolide son leadership continental 


La 10ème Biennale de l’art africain contemporain de Dakar du 11 mai au 10 juin, a consolidé son statut de plateforme de promotion des artistes africains et de mise en valeur de leurs productions. 
Dakar n’a pas dérogé à sa renommée de ville carrefour de l’art africain contemporain. Parallèlement aux traditionnelles expositions qui rythment la vie culturelle sénégalaise, notre capitale a accueilli, du 11 mai au 10 juin, la 10ème biennale de l’art africain contemporain (Dak’art), même si des incertitudes ont entouré la tenue de ce grand rendez-vous artistique.
 A la cérémonie d’ouverture, le président Macky Sall avait salué l’engagement des artistes dans les luttes politiques, la vie sociale et économique. Son propos est allusif au thème cette 10ème  Dak’Art : « Créativité contemporaine et dynamiques sociales ». 
La biennale 2012 a été marquée par une exposition internationale de 24 artistes africains au Musée Théodore Monod de la Place Soweto, une exposition de trois artistes invités à la Galerie Nationale sur l’avenue Hassan 2, ainsi qu’une exposition d’architectes et plasticiens sur le thème de la créativité de femmes à la Maison de la Culture Douta Seck. Deux expositions ont rendu hommage à deux grands artistes sénégalais, Papa Ibra Tall et Joe Ouakam. Sur le site du Village de la Biennale, à l’ancienne Gare ferroviaire de Dakar, plusieurs tables rondes et échanges ont permis à des participants  venus de plusieurs pays d’échanger autour de la thématique « Création contemporaine et dynamiques sociales».


Sur ce registre, Gérard Senac, président du Comité d’orientation du Dak’art avait prôné la quête de nouveaux équilibres face aux changements sociaux de notre époque. « Aucun peuple ne peut faire l’économie d’une redéfinition de ses perspectives, de ses stratégies qui peuvent lui assurer une plus grande stabilité », avait-il lancé. Selon lui, il en est de sa capacité à trouver, à chaque période de son développement, des ressorts internes pour garder l’initiative. 


« Si les résultats enregistrés et l’exceptionnelle longévité du Dak’art sont évidents, il est temps de penser à un contexte qui présente de nouvelles exigences », a relevé Gérard Sénac. Il trouve que les analyses faites au cours de ces dernières années ont révélé trois urgences à prendre en compte pour relever la crédibilité de l’événement tout en lui permettant d’assurer, avec plus d’efficacité, ses missions. La consolidation de Dakar comme capitale culturelle internationale est à ce prix, dit-il. Le président du Comité d’orientation a estimé que le statut de la Biennale comme plateforme de promotion des artistes africains et de mise en valeur de leurs productions doit être consolidé. Quelques pesanteurs sont notées : la faiblesse de la capacité d’initiatives, l’absence de définition des responsabilités de la tutelle, du Secrétariat général et du Comité d’organisation. A ces difficultés, s’ajoutent l’impossibilité à accéder à certaines ressources de financement, la faiblesse de la stratégie de la communication, l’incapacité à développer, entre deux éditions, des activités structurantes, de promotion et de réflexion sur les arts visuels. A ce sujet, le programme « Part’cours » (l’art dans la cité) comble un vide en tant qu’espace de promotion entre deux biennales.

E. M. FAYE

Musique : Quand le mbalakh se languit de l’absence de son roi
2012 s’en est allé avec son lot de belles mélodies chez les musiciens, tant dans le milieu du rap que des autres genres. Mais sans conteste, l’évènement a été le départ de la scène de la star de la musique sénégalaise, Youssou Ndour, devenu ministre après l’élection de Macky Sall. 
Que retenir,  sur le plan musical, de l’année écoulée ? 
La culture urbaine s’est bien installée dans le pays. Elle peut se féliciter d’avoir étendu son lot de fans, tout comme le folk, ce genre qui a gagné dans l’estime des Sénégalais.
 2012 fut riche en rencontres musicales avec des concerts ici et là et plusieurs sorties d’album. Mais sans conteste, l’actualité a été dominée par le départ de la scène de l’un des grands  ambassadeurs de la musique sénégalaise, le chanteur Youssou Ndour, leader du non moins célèbre groupe le « Super Etoile ». 
You a prêté une bonne oreille à l’appel des responsabilités politiques. Sa dernière grosse prestation, avec son orchestre fétiche le Super Etoile est le concert donné le lundi 2 avril à la place de l’Obélisque pour saluer la victoire de Macky Sall.  
Dans le cadre d’un concert de soutien aux sinistrés des inondations de la saison d’hivernage, l’artiste Youssou Ndour, a chanté, à nouveau, en solidarité avec les sinistrés. L’événement avait eu lieu au Grand Théâtre national avec l’accompagnement d’une partie des membres du Super étoile et depuis lors, aucune chanson de plus. Le Mbalakh se languit à fendre l’âme de l’absence de son roi.

Pape Diouf fait son nid
La nature a horreur du vide et celui laissé par Youssou Ndour est resté béant. Ainsi, Pape Diouf, le jeune espoir de la chanson dans la banlieue, à Pikine, a saisi l’opportunité de se faire une place au soleil. Ses soirées sont de véritables lieux de rencontres et avec son groupe, il joue souvent à guichets fermés. Le summum de cette dynamique a sans doute était sa soirée intitulé « Le Grand Bégué » (la grande réjouissance)  dans la grande salle de 1800 places du Grand théâtre national submergés par cette engouement des mélomanes dakarois. 
 2012 a été également l’année de ceux qui se distinguent par les rythmes soutenus du chanteur Salam Diallo, le tonitruant Pape Ndiaye Thiopet danseur et chanteur. 
Cependant, Fallou Dieng, un ténor de la chanson sénégalaise est resté pratiquement invisible de la scène musicale au point que l’on peut avancer que 2012 aura été pour lui une année sabatique.

La musique folk a la cote 
Yoro Ndiaye disait, il y a deux semaines, lors de la présentation de « Laamisso », son dernier album, que le folk fait petit à petit son trou dans l’environnement musical sénégalais. Une chose vérifiable car dans Dakar, les soirées « after Work » se conjuguent à la sauce Folk. Musiciens et chanteurs, Baba Hamdy comme Hampaté Ba avec son Sahel Blues proposent des sonorités folk que l’on découvre avec plaisir.
 « L’Esprit Live » dernière production du duo Pape et Cheikh leur apporte le succès avec, en arrière plan, le souvenir d’un engagement politique apporté à l’ancien président Abdoulaye Wade.   

 La culture urbaine continue son ascension
 Et pourtant, les gens ne prennent pas au sérieux ces rappeurs, danseurs, graffeurs et autres qui, par leur art, vivifient la culture urbaine. Le rappeur Matador, avec son label Africulture Urban, Gaston, l’homme au studio Def Daara, Fou Malade avec Youkougkoung production, Simon de Jolof 4 Live, tous travaillent à développer leur art, même si l’appui de l’état se fait désirer, selon certains d’entre eux. La vitalité de la culture urbaine, c’est également les manifestations comme le Festival Kaay Fecc, et plusieurs autres les concerts.
Enfin, l’année 2012 aura également été celle de l’engagement des jeunes rappeurs du mouvement Y’en a Marre dans la lutte contre la candidature du président Wade.

Amadou Maguette NDAW



3 Commentaires

  1. Auteur

    Fassko

    En Janvier, 2013 (22:31 PM)
    Fassko mbarodi depuis cincinnatí   <img src="https://images.seneweb.com/content/seneweb/generic/images/smileys/bravo.gif" alt=":bravo:">    <img src="https://images.seneweb.com/content/seneweb/generic/images/smileys/bravo.gif" alt=":bravo:">    <img src="https://images.seneweb.com/content/seneweb/generic/images/smileys/bravo.gif" alt=":bravo:">    <img src="https://images.seneweb.com/content/seneweb/generic/images/smileys/bravo.gif" alt=":bravo:">  
  2. Auteur

    Toukiboukki

    En Janvier, 2013 (22:33 PM)
    Macki protege mon art!
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    Auteur

    Boy Dakar

    En Janvier, 2013 (22:34 PM)
    je ne sais pas pkoi les mourides cache les gens de l'origine de sérigne touba , (1 son nom de famille c'est ba , 2 sa mére vient de goléré dans le centre du fouta et son pére habite au coté de mboumba prés de golléré , ) mais les chefs mouride invente des truck en disant meme que c son grand pere qui a créer la ville de mbacké ( et si sérigne touba et el hadji malick sy ont quitté le fouta pour allez dans les ville wolofs , c parceque à l'époque tous les wolofs étaient de animistes ou chrétien c'est pour cela qu'ils sont dans vos villes donc à tous les mourides , je vous conseil d'étre tidjane sinon vous allez le regretter de votre vie , cheikh oumar foutiyou tall dou moromou sérigne touba













    je ne sais pas pkoi les mourides cache les gens de l'origine de sérigne touba , (1 son nom de famille c'est ba , 2 sa mére vient de goléré dans le centre du fouta et son pére habite au coté de mboumba prés de golléré , ) mais les chefs mouride invente des truck en disant meme que c son grand pere qui a créer la ville de mbacké ( et si sérigne touba et el hadji malick sy ont quitté le fouta pour allez dans les ville wolofs , c parceque à l'époque tous les wolofs étaient de animistes ou chrétien c'est pour cela qu'ils sont dans vos villes donc à tous les mourides , je vous conseil d'étre tidjane sinon vous allez le regretter de votre vie , cheikh oumar foutiyou tall dou moromou sérigne touba
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