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Economie

Le resume de l'actualité économique de ce mardi 30 septembre 2014

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Le resume de l'actualité économique de ce mardi 30 septembre 2014

-LONDRES- Le trafic de drogue et la prostitution ont contribué au produit intérieur brut britannique de l'ordre de 8,5 milliards de livres (10,9 milliards d'euros) en 2013, a-t-on appris mardi auprès de l'Office national des statistiques (ONS).?Une porte-parole de l'ONS a précisé à l'AFP que la drogue et la prostitution représentaient environ 0,5% de la richesse produite du pays, telle que mesurée par le PIB. L'institut des statistiques du Royaume-Uni a publié une révision des calculs du PIB pour les années suivant la crise financière internationale.?

Ces nouvelles données ont aussi intégré d'autres changements, dans le cadre de nouvelles normes européennes -les dépenses de recherche et développement (R&D) sont par exemple désormais comptabilisées comme un investissement et non plus comme de la consommation, idem pour le matériel militaire.?Au final, la nouvelle estimation du PIB du Royaume-Uni pour 2013, environ 1.713 milliards de livres (2.193 milliards d'euros), a été dopée de 8,5 milliards de livres par la prise en compte du trafic de drogue et de la prostitution. ?

Pour mesurer les revenus issus de la prostitution, les statisticiens doivent prendre en compte le coût de la location des lieux de prostitution, les achats de préservatifs et de vêtements de travail. Dans une étude plus complète sur le sujet publiée par l'ONS au printemps, l'institut avait détaillé des estimations de ces activités pour l'année 2009. Elle avait jugé que le Royaume-Uni comptait alors près de 61.000 prostituées, qui facturaient en moyenne 67 livres la passe (86 euros).?En ce qui concerne le trafic de drogue, l'ONS prend en compte la production et la vente de crack, de cocaïne, d'héroïne, de cannabis, d'ecstasy et d'amphétamines.?

D'autres activités illégales, comme la contrebande d'alcool et tabac, étaient elles déjà comptabilisées avant ce changement de méthode statistique.?Malgré l'intégration de l'ensemble des modifications apportées au calcul (drogue, prostitution, R&D, équipement militaire entre autres), la croissance britannique a été confirmée au même niveau, 1,7%, en 2013.?A titre de comparaison, en Espagne l'institut national de la statistique (INE) a estimé que ces activités avaient représenté 0,85% du PIB en 2010, seule année où elle a fourni une estimation de leur ampleur. 

Cette année-là, elles avaient atteint quelque 9,2 milliards d'euros. L'institut européen des statistiques, Eurostat, avait donné jusqu'au mois de septembre aux Etats membres pour intégrer le trafic de drogue et la prostitution dans leurs statistiques nationales, estimant qu'il s'agissait de transactions commerciales consenties librement.?

Ces nouvelles normes ont créé la polémique dans plusieurs pays.?La Suède, où l'achat de services sexuels est un délit, a affirmé ne pas avoir d'ajustement à faire. En France, l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a refusé de comptabiliser la prostitution relevant des réseaux, estimant que le consentement des prostituées n'était probablement pas vérifié.?L'Insee a expliqué par ailleurs que les autres formes de prostitution, cachées derrière d'autres activités, étaient déjà comptabilisées dans les statistiques officielles.?L'institut a en revanche notifié le 22 septembre à la Commission européenne des modifications du Revenu national brut (RNB) pour les années 2013 et antérieures, après avoir tenu compte de divers changements, notamment l'ajout du trafic de drogue.??Il y a estimé à 2,1 milliards d'euros l'impact sur le RNB des activités liées au seul trafic de stupéfiants. Le RNB est un indicateur distinct mais proche du PIB -équivalent au PIB, plus les flux de revenus de l'étranger vers la France moins les flux de revenus versés depuis l'hexagone vers l'étranger.

-KOWEIT-CITY- Les Bourses des monarchies pétrolières du Golfe ont rebondi au troisième trimestre, consolidant leurs gains sur les 9 premiers mois de l'année, malgré la chute des cours du brut. Le rebond de juillet/septembre a été conduit par la Bourse de Dubaï (DFM) avec une hausse de 27,9%, suivie par celles du Qatar (+19,5%), d'Arabie saoudite (14,1%) et d'Abou Dhabi (+12,5%). Le marché du Koweït a progressé de 9,3% alors que les deux petites Bourses d'Oman et de Bahreïn ont augmenté respectivement 6,8% et de 3,4%.?Les places de Dubaï, d'Abou Dhabi , du Koweït et du Qatar avaient terminé le deuxième trimestre à la baisse tandis que le marché saoudien était resté quasiment inchangé. Mascate et Bahreïn avaient enregistré une légère augmentation sur la période.

?Le Fonds monétaire arabe (FMA) a a indiqué que le fléchissement des marchés du Golfe au second trimestre était le résultat de prises de bénéfices après des gains stables depuis la mi-2012. En outre, des problèmes liés à Arabtec, l'influent groupe du secteur de la construction à Dubaï, ont lourdement influencé les bourses des Emirats arabes unis.?Le FMA a expliqué la bonne tenue actuelle des marchés par des fondamentaux solides et un flux élevé de trésorerie.?

La capitalisation des sept marchés boursiers de la région a gagné 207 milliards de dollars à 1.171 milliards de dollars au cours des 9 premiers mois de l'année, dépassant sa valeur d'avant la crise financière mondiale de 2008, selon le FMA, basé aux Emirats arabes unis. Le marché saoudien Tadawul a lui seul progressé de 115 milliards de dollars.?

Au troisième trimestre, les sept Bourses de la région ont gagné en valeur 93 milliards de dollars, selon les statistiques du FMA.?Les sept marchés ont connu une progression constante ces trois dernières années après une chute de plusieurs années, consécutive à la crise financière mondiale et à celle de la dette de Dubaï.?Après avoir bondi de 107,8% en 2013, l'indice DFM de Dubaï a encore connu une hausse de 49,6% au cours des neuf premiers mois de cette année.?

L'indice du marché du Qatar a augmenté de 32,3%, atteignant un niveau record de 14.350,5 points le 18 septembre, après avoir gagné 22% l'an dernier.?L'indice du marché saoudien, qui avait progressé de 19,5% en 2013, a encore augmenté de 27,2% au cours des neuf premiers mois de cette année, et celui d'Abou Dhabi s'est raffermi de 19,4%, après avoir gagné 63,1% en 2013. Les Bourses arabes du Golfe ont réalisé ces gains malgré le net recul récent des cours du pétrole, en raison d'une baisse de la demande mondiale et d'un dollar fort.

-ABIDJAN-La Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM, basée à Abidjan) a clôturé sa séance du mardi 30 septembre 2014 en baisse par rapport à la séance précédente. L’indice BRVM 10 est passé de 270,97 à 270,55 points, soit un repli de 0,15%. L’indice BRVM Composite, pour sa part, a cédé 0,07% à 255,32 points contre 255,49 précédemment.

La valeur des transactions s’est établie à 433,03 millions de FCFA contre 514,40 millions de FCFA lundi. Les capitalisations boursières des marchés - actions et droits - se chiffrent respectivement à 6 205,53 milliards de FCFA et 3,80 milliards de FCFA. Celle du marché obligataire s’élève à 1 211,79 milliards

de FCFA. Le titre le plus actif en volume est Ecobank Transnational Incorporated TG avec 422 069 actions échangées. Le titre le plus actif en valeur est TPCI 6% 2012-2015 avec 100 millions de FCFA de transactions.

-LONDRES-L'euro baissait nettement mardi, après une incursion sous 1,26 dollar pour la première fois en deux ans, plombé par les inquiétudes sur la santé économique de la zone euro exacerbées par un nouveau ralentissement de l'inflation dans la région, à deux jours de la décision de politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE). Vers 16H00 GMT, la monnaie unique européenne valait 1,2620 dollar - après être tombée vers 11H20 GMT à 1,2571 dollar, son niveau le plus faible depuis début septembre 2012 - contre 1,2686 dollar lundi vers 21H00 GMT. L'euro baissait également face au yen, à 138,45 yens contre 138,87 yens lundi soir.

Le dollar progressait face à la devise japonaise, à 109,70 yens - grimpant même vers 12H05 GMT à 109,85 yens, un nouveau sommet depuis fin août 2008 - contre 109,45 yens lundi. "Des indicateurs en zone euro mitigés ont porté un coup à l'euro", observait Fawad Razaqzada, analyste chez Forex.com. Certaines données, comme la progression des ventes au détail en Allemagne, étaient plutôt bienvenues, "mais le marché s'est focalisé sur les chiffres plus mauvais qu'attendu de l'inflation", expliquait M. Razaqzada.

Selon des chiffres publiés mardi, l'inflation a ralenti en septembre dans la zone euro à 0,3%, son niveau le plus faible depuis octobre 2009."Le ralentissement de l'inflation en zone euro en septembre à un cheveu de zéro et les faibles chiffres du marché du travail pour août vont accroître la pression sur la BCE avant sa réunion de jeudi", commentait Jennifer McKeown, analyste chez Capital Economics. Le chômage est resté stable en août dans la zone euro par rapport à juillet, à 11,5%. Le niveau très faible de la hausse des prix en zone euro et l'accumulation de données macroéconomiques décevantes alimentent les spéculations sur la nécessité pour la banque centrale européenne de prendre de nouvelles mesures d'assouplissement monétaire afin de stimuler l'activité économique dans la région.

De telles mesures tendent à affaiblir la monnaie unique européenne car elles peuvent se traduire par une baisse de taux d'intérêt, ce qui la rend moins rémunératrice, et par des injections de liquidités dans le système financier, ce qui a pour effet collatéral de diluer sa valeur. Le billet vert continuait à l'inverse de tirer parti de bonnes données macroéconomiques ces derniers temps en provenance des États-Unis qui ont nourri les anticipations d'une remontée des taux prochainement dans le pays, et motivé les investisseurs à acheter du dollar.

-MADRID- La dette publique de l'Espagne dépassera la barre symbolique des 100% du Produit intérieur brut (PIB) en 2015 et diminuera à partir de 2017, selon le projet de budget présenté mardi, qui prend en compte une révision comptable.?La quatrième économie de la zone euro devrait finir l'année avec une dette publique à 97,6% du PIB, selon les chiffres présentés par le ministre du Budget Cristobal Montoro.?La dette montera à 100,3% du PIB en 2015, puis à 101,5% en 2016, avant de refluer à 98,5% en 2017.?Ces prévisions prennent en compte de nouvelles normes européennes qui gonflent de manière mécanique le PIB espagnol et diminuent d'autant le pourcentage de sa dette, en incluant des activités illicites comme le trafic de drogue et la prostitution, mais aussi les dépenses dans les secteurs de recherche et développement et militaire.?Ce projet de budget, approuvé vendredi par le gouvernement, est celui de la consolidation de la reprise économique et de la création d'emplois, a insisté le ministre lors d'une conférence de presse.?Il se base sur une prévision de croissance de 2% en 2015 après 1,3% prévu pour cette année, Madrid se montrant ainsi plus optimiste que le FMI ou l'OCDE. Le pays, frappé par une grave crise économique, avait vu son PIB reculer de 2,1% en 2012 et de 1,2% en 2013, selon des chiffres révisés.?Le taux de chômage, qui reste le gros point noir du pays, devrait fléchir à 24,2% à fin 2014 et à 22,2% à fin 2015, ce qui en ferait toujours un des plus élevés parmi les pays industrialisés.?Pour tenir compte de cette petite amélioration, le projet de budget prévoit un montant destiné aux allocations chômage en recul de 15%.??Ce budget de reprise économique, selon les mots du ministre, comprend aussi pour la première fois depuis le début de la crise une hausse des investissements dans les infrastructures. Le gouvernement conservateur espère aussi donner un coup de pouce à la consommation et l'investissement via une réforme fiscale qui prévoit une baisse des impôts sur le revenu et sur les sociétés à partir de 2015.?Pour autant, la rigueur n'est pas oubliée et il convient toujours de réduire le déficit public, a averti Cristobal Montoro, avec pour objectif de descendre à 4,2% du PIB en 2015. ?Avec les nouvelles normes européennes, le déficit public pour 2013 a été révisé à 6,33% du PIB, contre 6,62%, ce qui permet à Madrid de revenir dans les clous des engagements pris vis-à-vis de Bruxelles (6,5%). L'augmentation des retraites sera limitée pour la deuxième année consécutive à 0,25%, ce que le ministre a justifié par la très faible inflation attendue.

-NEW YORK-La Bourse de New York a terminé en petite baisse à l'issue d'une séance très volatile au dernier jour du trimestre et face à un environnement économique incertain. Le Dow Jones a perdu 0,17% et le Nasdaq 0,28%. Selon des résultats définitifs, le Dow Jones a reculé de 28,32 points à 17'042,90 points et le Nasdaq de 12,46 points à 4493,39 points. L'indice élargi S&P 500 a cédé 0,28%, soit 5,51 points, à 1972,29 points.?Les indices de référence reculent sur l'ensemble du mois de septembre avec -0,3% pour le Dow, -1,5% pour le S&P et -1,9% pour le Nasdaq. Sur l'ensemble du troisième trimestre, ils progressent en revanche, de 1,3% pour le Dow, de 0,6% pour le S&P et de 1,9% pour le Nasdaq.?Aux valeurs et contre la tendance, eBay s'est adjugé 7,53% après avoir annoncé son intention de se scinder en deux l'an prochain pour séparer ses activités historiques de celles de sa filiale de paiement PayPal. Apple a pris 0,63% après l'autorisation par la Chine de la commercialisation de l'iPhone 6 à partir du 17 octobre. DreamWorks a en revanche chuté de 3,22%.?Le marché obligataire a terminé en baisse. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans a progressé à 2,508% contre 2,491% lundi soir, et celui des bons à 30 ans à 3,212% contre 3,180% la veille.

-NEW YORK- Les Etats-Unis ont annoncé mardi disposer de stocks de maïs moitié plus élevés que ceux de 2013 mais ont revu ceux de soja à la baisse, à la veille de récoltes abondantes. Selon le rapport trimestriel du ministère américain de l'Agriculture (USDA) sur les "Grain Stocks", les stocks de maïs atteignaient au 1er septembre 31,4 millions de tonnes, contre 20,8 millions au 1er septembre 2013, soit une hausse de 50%. Les stocks de soja, en fin de campagne puisque la récolte vient tout juste de commencer, s'établissaient à 2,5 millions de tonnes (contre 3,8 l'an passé, soit une baisse de 35%).
Enfin les stocks de blés toutes variétés confondues sont pratiquement égaux à ceux de septembre 2013 avec 52,09 millions de tonnes contre 50,89, soit une petite hausse de 2%. Pour Damien Vercambre, courtier de la société Inter-Courtage, "le stock de maïs est moins important qu'attendu mais reste très confortable quand même" alors que les récoltes qui commencent tout juste "s'annoncent extraordinaires", rappelle-t-il. Les Etats-Unis ont misé au début du mois sur une production nationale de 365 millions de tonnes, que les premiers rendements, sur les 12% de surfaces déjà récoltées, semblent confirmer.
Pour le soja, remarque M. Vercambre, le marché s'attendait à des stocks de faible niveau compte tenu des ventes qui se sont poursuivies jusque tard dans la saison "mais, là encore, qu'importe puisque la récolte" de l'année promet quelque 528 millions de tonnes, selon les prévisions de l'USDA, en hausse de 6 millions par rapport à l'an dernier. Ces chiffres, qui confirment l'abondance, vont accentuer la tendance à la baisse des cours sur le marché des matières premières de Chicago, a-t-il estimé. En revanche, ils devraient rester sans effet sur le marché européen, où la baisse de l'euro ces derniers temps a favorisé les exportations et déjà généré de nombreux achats.

-BUENOS AIRES-L'Argentine a déposé mardi une échéance de sa dette souveraine sur un fonds spécial à Buenos Aires. Une manœuvre expérimentale visant à assurer le remboursement d'une majorité de ses créanciers, jugée illégale par un juge américain. Dans un communiqué, le ministère argentin de l'Economie a précisé que le versement était de 161 millions de dollars (154 millions de francs) et que la 3e économie d'Amérique latine réaffirmait ainsi "son engagement inébranlable à honorer ses obligations envers ses créanciers", trois mois après le blocage à New York de la précédente échéance de 539 millions de dollars. Ce changement controversé de lieu de paiement de la dette a été validé par le Parlement argentin. Un tribunal new-yorkais a estimé lundi que l'Argentine avait usé de voies "illégales" pour contourner un précédent jugement, l'enjoignant de rembourser en priorité une minorité de créanciers, des fonds "vautours", pour pouvoir continuer à payer ses autres créanciers, qui représentent 93% des détenteurs de bons.
Le juge Thomas Griesa a agité la menace de sanctions si Buenos Aires continuait d'ignorer une décision judiciaire américaine de juin 2014. Les créanciers peuvent également demander à être payés à Paris, selon une loi votée récemment. Cela ne figure pas dans la loi, mais la présidente argentine de centre-gauche, Cristina Kirchner, a promis de payer sur la place financière que le créancier déterminera.
Mercredi à la tribune de l'ONU, Mme Kirchner, a dénoncé le "harcèlement" des fonds "vautours" dans le litige sur sa dette et accusé le système judiciaire américain de "complicité", tout en réitérant la volonté de son pays d'honorer l'échéancier convenu avec 93% des créanciers de l'Argentine, qui touchent 30% de leur mise initiale, plus des intérêts.
-NAIROBI-L'économie du Kenya a augmenté de 25 pour cent par rapport aux prévisions antérieures, après une étude statistique menée par le gouvernement qui a changé la méthode de calcul de base utilisée entre 2001 et 2009.
La ministre kényane de la décentralisation et de la planification, Anne Waiguru, a déclaré mardi que la production économique du pays a été estimée à $53,3 milliards en 2013, suite au changement calcul de base. ?Après le changement de base, le revenu annuel par habitant du Kenya a dépassé $1036, l'indice de référence de la Banque mondiale pour les pays à revenu intermédiaire.?Ainsi le Kenya fait partie de la liste des 10 plus grandes économies en Afrique. ?La décision du gouvernement kényan de changer la méthode de calcul fait suite à une tendance à travers l'Afrique subsaharienne qui pousse les gouvernements à mesurer leurs économies avec plus de précision. ?En début de cette année le Nigeria avait révisé son PIB à la hausse de 89 pour cent sur la base d'une enquête plus large de l'activité économique dans le pays, en incluant des secteurs comme les télécommunications et services dans la nouvelle méthode de calcul plus connu sous le nom « re-basing » ou changement de base.

-PARIS- Le Luxembourg a émis mardi pour la première fois des titres de dette en euros conformes aux principes islamiques, une opération destinée à faire apparaître le Grand-Duché sur le radar de la finance islamique. Le Luxembourg, qui a levé 200 millions d'euros à cinq ans, devient ainsi le second pays hors du monde musulman, après le Royaume-Uni, à émettre des sukuk. En faisant une telle opération, le Luxembourg a vocation à attirer la finance islamique sur sa place financière. La taille de l'opération fait qu'il s'agit davantage d'une opération d'engagement envers ces investisseurs dédiés que d'une opération financière, a expliqué à l'AFP Frédéric Gabizon, responsable des marchés primaires obligataires chez HSBC France.
Le rendement des sukuk émis est fixé à 0,436%. Il est adossé à des actifs immobiliers dont la performance (les loyers) rémunère l'apport en capital afin de contourner le principe de l'intérêt, contraire à la loi islamique. Les marchés ont réagi très positivement à l'offre, de manière à ce que les banques ont pu constater une demande largement excédentaire à l'offre dès la mise sur le marché, souligne un communiqué du ministère luxembourgeois des Finances.
Les investisseurs, qui ont proposé deux fois plus que ce qui était demandé, viennent essentiellement du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord (61%). Selon des chiffres diffusés l'an dernier par le gouvernement britannique, le secteur devrait représenter 1.300 milliards de dollars cette année. Le succès de cette opération souligne l'expertise du Luxembourg comme place financière de référence en matière de finance islamique, s'est félicité le ministre luxembourgeois des Finances, Pierre Gramegna. Le ministre s'est félicité du placement des sukuk à un taux d'intérêt intéressant pour l'Etat, qui s'explique surtout par la note AAA du Luxembourg par les principales agences de notation.
Les sukuk en euros lancé par l'État luxembourgeois sont de type Al-Ijarah, c'est-à-dire une obligation adossée à des actifs tangibles. Ces actifs sont trois immeubles appartenant à l'Etat luxembourgeois. Pendant la durée de la transaction; soit cinq ans, la propriété de ceux-ci est transférée à une société détenue à 100% par l'Etat luxembourgeois, Luxembourg Treasury Securities SA, spécifiquement créée à cette fin. Le Luxembourg a été devancé par le Royaume-Uni, un concurrent majeur en matière de services financiers. Le Trésor britannique a émis des sukuk dès la fin, confirmant la City comme place-forte de la finance islamique dans le monde occidental. Il a levé 200 millions de livres (environ 250 millions d'euros). Le secteur de la finance islamique devrait représenter 1.300 milliards de dollars cette année.

-PARIS-‘’L'Afrique peut se repositionner au niveau international’’, ont estimé des experts lors du panel intitulé : ‘’l'Afrique Nouvelle Frontière de l'Economie Mondiale’’, organisé lors de la 1ere édition des BRVM Investment Days, dont les travaux ont débuté ce mardi à Paris.
‘'Le continent doit toutefois, mobiliser des ressources et adapter ses ressources en fonction de ses besoins'', précise l'ancien ministre de l'Economie et des Finances du Sénégal et président de AK Associates, Amadou Kane. Et M Kane d'ajouter que le continent doit favoriser les regroupements régionaux comme en Afrique de l'Est et en Afrique de l'Ouest.?Pour l'ancien ministre sénégalais de l'économie et des finances Amadou Kane, l'Afrique fait face à des crises. Mais ces crises se sont atténuées depuis une dizaine d'années. Il fait remarquer « l'avancée significative » de la BRVM qui est passée d'une bourse ivoirienne à une bourse régionale comprenant huit pays avec de nouveaux investisseurs. « C'est vrai que c'est la zone où il y a Ebola, mais c'est vrai qu'il y a toujours le paludisme. Mais malgré tout le continent a une croissance forte» Les Etats d'Afrique devront aussi établir un mécanisme pour développer l'épargne et soutenir les ménages de classe moyenne en facilitant l'environnement des affaires, ont aussi souligné des intervenants au panel.?Alexandre Maymat, Directeur Délégué, Responsable région Afrique, Asie, Méditerranée et Outre-Mer de la Société Générale, Plaide pour l'ouverture des marchés obligataires aux investisseurs étrangers, et les inciter vendre leurs actions et leurs obligations et récupérer l'argent dans des conditions faciles. ??« Il faut inciter les entreprises à mieux capitaliser, à développer la mise en place des outils d'investissement »,a-t-il expliqué lors du panel.?Installée en Afrique depuis des décennies, la Société Générale compte quinze succursales dans le continent. « Nous n'avons pas attendu que l'Afrique soit à la mode pour s'y implanter », a fait remarquer M. Maymat .?Avec une croissance autour de 5% depuis 10 ans, sans être touchée par la crise, l'Afrique connaît une croissance nouvelle dans sa composition avec le développement d'une classe moyenne, un accroissement de la liquidité des marchés, rappelle-t-il.

-PARIS-La Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM), devra faire face à des ‘’défis majeurs’’ tels que l'amélioration de son attractivité et le renforcement de son rôle dans l'innovation technologique, a soutenu mardi à Paris, le Directeur Général de la BRVM, M. Edoh Kossi Amenounve, à l’ouverture de la 1ere édition des BRVM Investment Days. Prévues pour durer deux jours, les BRVM Investment Days ‘'offrent l'opportunité d'échanger sur diverses problématiques liées à la place et à l'avenir des économies africaines sur notre continent'', a rappelé M. Amenounve. ?Cinq panels de haut niveau, traitant de la nouvelle frontière de l'économie mondiale en Afrique, du développement des marchés obligataires sur le continent sont au programme de cet évènement qui se veut un ‘'lieu de rencontre décisif entre les acteurs du marché financier régional et les investisseurs européens''.?La BRVM qui ambitionne de se positionner comme une bourse moderne, leader en Afrique, ouverte et au contact des marchés internationaux entend, par ces journées, attirer de nouveaux investisseurs sur le marché et promouvoir l'investissement dans les pays de l'UEMOA. ?‘'La BRVM occupe la 6ème place des 24 bourses africaines, après celle de Johannesburg, de Lagos, du Caire, de Casablanca et de Nairobi'' souligne M. Amenounve, relevant que ‘'bien que représentant 32% de la capitalisation boursière mondiale avec plus de 1200 milliards de dollars de capitalisation, les bourses africaines figurent parmi les plus performantes au niveau mondial avec plus de 100% de leurs principaux indices en 2013''.?A travers des rencontres B to B et Markets Places, les BRVM Investment Days donneront l'occasion aux acteurs de rencontrer des banques, des courtiers internationaux, des fonds d'investissements régionaux et internationaux, des dirigeants d'entreprises et des acteurs majeurs des marchés capitaux en Afrique.?Bourse électronique parfaitement intégrée commune à 8 pays de l'Afrique de l'Ouest, notamment, Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Guinée Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo, la BRVM, 6ème bourse africaine en capitalisation boursière, en performance des indices, compte au 30 juin 2014, 37 sociétés cotées.

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1 Commentaires

  1. Auteur

    Mor Lô

    En Octobre, 2014 (09:35 AM)
    Des informations économiques pertinentes comme celles-ci, on en redemande. Ça c'est original et Seneweb doit tendre vers ce type d'informations d'une grande utilité pour des professeurs d'économie comme moi. Encore une fois, félicitations à l'équipe de Seneweb !

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