Lundi 19 Avril, 2021 á Dakar
Vendredi 01 Juin, 2018 +33
Economie

Lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme : Le Giaba liste ses manquements

Single Post
Lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme : Le Giaba liste ses manquements
Le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (Giaba) a fait face aux journalistes, ce mercredi 2 octobre 2019. à Dakar, pour faire le point sur ses activités déroulées au courant de l’année écoulée.

Au cours de cette conférence internationale annuelle de presse, son Directeur général, Kimelabalou Aba, a noté qu’en 2018, l’institution a réalisé plusieurs activités qui ont eu un «impact considérable» sur l’architecture globale de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT) dans la région. Des activités qui couvrent les domaines tels que l’exercice d'évaluation mutuelle, l’exercice de typologies, l’assistance technique et la coopération internationale.

Mieux, il ajoute que le Giaba a accompagné certains de ses États membres à démarrer les évaluations nationales des risques conformément à la recommandation n°1 du Groupe d’action financière (Gafi). Et par rapport à l’assistance technique, l’institution a mené des activités de renforcement des capacités de toutes les parties prenantes des Etats membres du Giaba, les cellules de renseignement financiers, les banques, les services en charge d’investigation de répression, les acteurs judiciaires, entre autres. Ce, pour leur permettre de «comprendre les phénomènes de blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et contribuer à leur combat».

La direction et le personnel du Giaba ont également travaillé pour «améliorer les travaux de l’institution, aussi bien sur le plan opérationnel que sur d’autres plans. Des activités conjointes avec le Gafi et tant d’autres partenaires, ont été également organisées.

Des défis à relever malgré les réalisations


En dépit des «progrès notables» réalisés dans la promotion des normes du Gafi, le renforcement des capacités des parties prenantes dans la région et la contribution à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, Kimelabalou Aba de signaler que le Giaba est «toujours confronté à plusieurs défis». Il s’agit, notamment de «l’insuffisance du personnel du Secrétariat pour assurer la cohérence requise dans l'exécution des tâches énormes, notamment la rédaction et la préparation des Rapports d’évaluation mutuelle (Rem), de la compréhension limitée de la nouvelle méthodologie du Gafi par les évaluateurs du Giaba pour la conduite réussie des exercices d'évaluation mutuelle, du manque de traducteurs en nombre suffisant ayant le savoir-faire technique clé et la maîtrise de la terminologie en matière de lutte contre blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme et du faible niveau de capacité des États membres ne leur permet pas d’absorber une partie de l'assistance technique fournie».

A l’en croire, «les engagements en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme étant à forte intensité de capital, l'insuffisance des ressources financières demeure un défi à la satisfaction de toutes les obligations de l'institution. Et le faible niveau de volonté politique chez certaines autorités politiques demeure un défi auquel le Giaba continue d’être confronté».

Toutefois, le Dg du Giaba estime qu’au niveau de son institution et du Plan stratégique actuel et de la Cedeao, l’étape de l’examen à mi-parcours a été franchie. Et les recommandations et le résultat de cet examen inciteront son équipe et lui-même à «travailler davantage et à fournir» les services requis à la Cedeao.

Dans la perspective des prochaines années, Kimelabalou Aba a renseigné que la direction du Giaba s’engage «fermement à améliorer le système, à renforcer les capacités de tous les États membres de l’institution et à prévenir l’utilisation abusive de leurs dispositifs aux fins du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme». Il dit : «en tant qu’institutions, nous continuerons d’examiner nos processus internes avec un engagement renouvelé pour une Communauté de la Cedeao encore plus forte».

Face à ces défis, le Giaba souhaite «une dotation en personnel technique suffisant pour permettre d’accomplir efficacement ses missions surtout dans le cadre de ses évaluations mutuelles». Il a également préconisé le recrutement d’interprètes traducteurs vu que la plupart des documents qu’il produit sont à traduire en anglais, français et portugais.

Au niveau des États membres qui sont au nombre de 17 à ce jour, le Giaba a recommande «une amélioration et un renforcement des cadres juridiques» de lutte contre le BC/FT en tenant compte des «risques émergents», une «assurance de l’autonomie financière de l’indépendance opérationnelle, une amélioration des actions de coordination de coopération nationale entre les organes de surveillance des renseignements, des autorités judiciaires», et autres.


0 Commentaires

Participer à la Discussion

Auteur Commentaire : Poster mon commentaire

Repondre á un commentaire

Auteur Commentaire : Poster ma reponse
Banner 01

Seneweb Radio

  • RFM Radio
    Ecoutez le meilleur de la radio
  • SUD FM
    Ecoutez le meilleur de la radio
  • Zik-FM
    Ecoutez le meilleur de la radio

LES PLUS LUS

Newsletter Subscribe

Get the Latest Posts & Articles in Your Email