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Mise en œuvre du Plan Sénégal Emergent : Ces projets qui devraient sortir de terre cette année

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Mise en œuvre du Plan Sénégal Emergent : Ces projets qui devraient sortir de terre cette année
Dans son message à la Nation à la veille du nouvel an, le président de la République a égrené plusieurs projets du Plan Sénégal émergent (Pse) devant sortir de terre au cours de 2015 qui, vraisemblablement, sera l’année des chantiers. Parmi ceux-ci, figurent le parc éolien de Taïba Ndiaye. Lequel va générer 150 mégawatts, soit 15 % de l’électricité consommée au Sénégal, et porter le taux d’électrification rurale à 60 %. La liaison par train express Dakar-Aéroport international Blaise Diagne de Diass, un des programmes phares du Pse, redonnera un second souffle au chemin de fer presque à l’agonie. Le parc industriel de Diamniadio permettra au Sénégal de se doter de hangars aux standards internationaux, mais aussi d’accueillir sur son sol les entreprises étrangères désireuses de délocaliser leurs activités chez nous. L’autoroute Thiès-Touba dont les travaux démarreront très bientôt améliorera également le réseau routier national. 
 
ENERGIE : Le parc éolien de Taïba Ndiaye devrait porter l’électrification rurale à 60 %

La réalisation du parc éolien de Taïba au cours de l’année 2015, pour une production de 150 mégawatts, dans le cadre du Plan Sénégal émergent (Pse), constitue sans doute un pas important dans la réalisation du Programme d’urgence d’électrification rurale. Un programme qui ambitionne de porter le taux d’électrification rurale à 60 % en fin 2016. 
 
Annoncé parmi les projets qui seront lancés en 2015 dans le cadre de la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (Pse), le parc éolien de Taïba Ndiaye est prévu pour une production de 150 mégawatts (MW). Le projet est d’autant plus important qu’il va gérer 15 % de l’électricité consommée au Sénégal. Le coût global de sa réalisation est estimé à 200 millions d’euros, soit 115 milliards de FCfa. En évoquant ce projet à l’occasion de son message de nouvel an, le chef de l’Etat, Macky Sall, réaffirme son ambition et toute sa volonté de prendre en charge la question énergétique. 
 
La centrale éolienne de Taïba Ndiaye est ainsi à mettre dans le bouquet des projets du Pse visant à apporter une « énergie propre » dans le cadre de la politique nationale en matière d’énergies renouvelables. « Le projet est innovant et s’appuie sur un potentiel confirmé : la proximité d’un réseau de transport de l’électricité, une adhésion des populations et le recrutement d’une équipe locale renforcée par une équipe experte pour l’entretien et la maintenance », lit-on dans un document.
 
Le projet est déjà approuvé par le conseil rural de Taïba Ndiaye, et sa réalisation devrait ainsi contribuer à l’atteinte de l’objectif d’électrification rurale de 60 % que s’est fixé le gouvernement en fin 2016. Un objectif demeurant une ambition forte de l’Etat qui, à travers « son programme d’urgence d’électrification rurale », au-delà de l’éclairage, veut développer les terroirs  et veiller à l’équilibre dans l’électrification des localités. 
 
Le choix de Taïba Ndiaye pour abriter ce parc éolien s’explique particulièrement par son  potentiel éolien intéressant, mais également par l’existence, sur place, du transformateur Senelec de Tobène. La réalisation de ce projet, considéré comme le premier en Afrique de l’Ouest, devrait surtout générer des retombées socioéconomiques importantes. Au-delà de l’éclairage public, de petites unités industrielles pourront être développées par des privées. Sans compter les prévisions financières de plus de 50 millions de FCfa attendues pour la communauté rurale. 
 
Adama MBODJ
 
L’autoroute Thiès-Touba pour « révolutionner le réseau routier »

En érigeant une autoroute devant relier Thiès et Touba, l’Etat du Sénégal vise à densifier le réseau routier national. Cet axe routier, dont les travaux démarreront bientôt, permettra d’améliorer les conditions de trafic et de sécurité des zones traversées.
 
Le réseau routier sénégalais devrait continuer sa densification, notamment avec le démarrage, cette année, des travaux de l’autoroute Thiès-Diourbel-Touba longue d’environ 120 kilomètres. Macky Sall est convaincu que le « projet majeur d'autoroute Thiès-Touba (…), par ses différentes connexions, va révolutionner le réseau routier national ». Il est prévu, le long de cet ouvrage, cinq échangeurs, dont un en forme de losange, à Thiès, trois trompettes simples sur la Rn3, Bambey et Diourbel et un trèfle sur la bifurcation Ngabou-Touba, indique la fiche officielle présentant le projet.
 
L’autoroute devrait aussi disposer de quatre passages supérieurs sur la route nationale et les routes départementales, 12 passages supérieurs sur pistes rurales, 20 passerelles pour piétons et véhicules non motorisés, cinq postes de péage, dont deux en pleine voies et trois sur des bretelles. Des aires de service seront également aménagées. L’ouvrage est financé sur le mode du partenariat public-privé (Ppp). Il sera exécuté en trois phases. D’abord, l’axe Thiès-Khombole, ensuite Khombole-Diourbel et enfin, Diourbel-Touba.
 
L’autoroute Thiès-Touba sera érigée pour augmenter la capacité d’écoulement du trafic, améliorer les conditions de trafic et de sécurité des zones traversées, faciliter l’accès aux services et équipements sociaux, rendre agréable le cadre de vie des populations... 
 
Surtout, elle permettra d’améliorer sensiblement la circulation lors de certains événements religieux, dont le grand Magal de Touba qui draine des millions de pèlerins. Les études d’impact sont déjà bouclées par le partenaire stratégique, Eximbank China. Le financement de l’ouvrage est évalué à 413,5 milliards de FCfa, dont 400 milliards qui iront aux infrastructures, 8,5 milliards à l’assistance au maître d’ouvrage et cinq milliards pour payer les impenses. Les familles dont les maisons se trouvent sur le trajet de l’autoroute seront dédommagées. Prévu initialement en décembre 2014, le démarrage officiel des travaux a été finalement reporté pour ce mois de janvier 2015. La cérémonie sera présidée par le chef de l’Etat. 
 
M. CISS
 
LIAISON DAKAR-AIBD : Le train express redonnera au rail un second souffle

Parmi les projets phares, au titre du Pse, le président de la République a annoncé le démarrage, en 2015, du projet de liaison par train express Dakar-Aéroport international Blaise Diagne (Aibd). 
 
Il s’agira de la construction, avant 2017, d’une voie à écartement standard (dénommé Train Express régional) de 54 kilomètres et qui va assurer la desserte de l’Aibd, la nouvelle ville de Diamniadio et la banlieue de Dakar. Ce projet viendra redonner un second souffle au secteur des transports ferroviaires qui traverse actuellement une grave crise. 
 
Cette situation est la conséquence directe de l’absence d’une vision claire constatée lors de la décennie passée où le transport ferroviaire n’a jamais été pris en compte dans les stratégies de développement. Pour cette raison, les infrastructures ferroviaires qui existent au Sénégal sont dans un niveau de service très peu satisfaisant. En effet, à certains endroits, la vitesse commerciale ne dépasse guère les 20 kilomètres à l’heure, comme par exemple entre Goudiry et Kidira, sur l’axe Dakar-Bamako.
 
La conséquence directe de ce quasi-abandon par l’Etat de toute politique ferroviaire est l’occupation anarchique du chemin de fer à certains endroits. Conscient de cette situation alarmante et préoccupante, le président de la République a décidé de la mise sur pied d’un secrétariat d’Etat au réseau ferroviaire confié à Abdou Ndéné Sall, dont l’une des priorités est justement la construction d’une voie à écartement standard de desserte entre Dakar et l’Aibd. L’exécution de ce projet majeur et structurant est indispensable pour la desserte du nouvel aéroport, de la nouvelle ville de Diamniadio et de la banlieue dakaroise (Rufisque, Pikine et Guédiawaye). 
 
D’autres projets majeurs sont prévus dans le domaine ferroviaire, à savoir la modernisation des infrastructures ferroviaires entre Dakar et Thiès, la réhabilitation de la ligne actuelle Dakar-Kidira-Bamako, un corridor extrêmement important pour l’approvisionnement du Mali à partir des opérations de transit du port de Dakar et l’accès au marché sous-régional de l’Uemoa. L’autre projet structurant dans le domaine du rail est la construction d’une nouvelle voie ferroviaire à écartement standard Dakar-Tambacounda-Kédougou-Kéniéba-Bamako. 
 
Communément appelé Dakar-Bamako dans le Sud du pays ou ligne Nepad, cette ligne favorisera, outre le transport des produits de l’exploitation des mines de fer de la Falémé, celle des mines de bauxites et de fer de Faléa au Mali. Elle permettra aussi le raccordement des nouvelles lignes Matam-Tambacounda, pour l’exploitation des phosphates de Matam. La ligne Ziguinchor-Tambacounda viendra compléter cette ambitieuse architecture et parachever la modernisation du rail.
 
Seydou KA


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