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Economie

Résumé de l’actualité économique internationale du vendredi 19 décembre 2014

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Résumé de l’actualité économique internationale du vendredi 19 décembre 2014

-OUAGADOUGOU- Le Burkina Faso, où une insurrection populaire a balayé fin octobre le président Blaise Compaoré, connaîtra une croissance de 5% en 2014 et 2015, en baisse de 1 à 2% par rapport aux prévisions, a estimé vendredi le Fonds monétaire international.


La croissance, qui devait être de 6 à 7%, s'établira à environ 5% en 2014 et 2015, a déclaré Laure Redifer, directrice adjointe du FMI pour l'Afrique, lisant un communiqué lors d'une conférence de presse tenue avec le ministre burkinabè de l'Economie et des Finances, Jean Gustave Sanon.
Les événements politiques de fin octobre ont exacerbé la situation existante mais ne constituent pas un élément majeur dans la révision des projections de croissance, a précisé Mme Redifer au terme d'une mission d'une semaine du FMI dans ce pays.
L'ex-président Blaise Compaoré a été renversé le 31 octobre par une insurrection populaire après 27 ans de règne pour avoir voulu réviser la Constitution afin de se maintenir au pouvoir. Des pillages ont été commis durant la révolution burkinabè, qui a fait 24 morts et 625 blessés.
La baisse de croissance est due à la chute des cours internationaux du coton, dont le Burkina Faso est le premier producteur d'Afrique de l'Ouest, et de l'or, qui a supplanté en 2009 le coton comme premier produit d'exportation du pays, a expliqué le FMI.

En 2013, l'or avait contribué pour 20% au budget de ce pays pauvre enclavé d'Afrique de l'Ouest.
L'épidémie du virus Ebola, qui ne touche pas le Burkina mais sévit dans plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest, dont le Mali voisin, a également eu un impact significatif sur le recouvrement des recettes, conduisant à une baisse des dépenses publiques, qui ont à leur tour négativement affecté la croissance, a observé Laure Redifer.


-NEW YORK- Les cours du pétrole coté à New York ont fortement rebondi vendredi, le marché tentant de trouver un équilibre dans un contexte d'inquiétudes persistantes sur le surplus d'offre.

Le prix du baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en janvier, a pris 2,41 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex) pour s'établir à 56,52 dollars, effaçant totalement sa chute de la veille à des niveaux de clôture sans précédent depuis début mai 2009.

A Londres, le cours du baril de Brent pour livraison en février a lui gagné 2,11 dollars, repassant au-dessus des 60 dollars à 61,38 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE).
Le marché était un peu sous-évalué et, avec l'approche des derniers jours de l'année, des investisseurs parient sur un rebond à court terme des cours, a expliqué Gene McGillian de Tradition Energy.

Cependant, le premier plan est toujours occupé par les facteurs qui nous ont conduits à des plus bas niveaux en cinq ans: l'excès d'offre au niveau mondial, et le ralentissement de l'économie en Chine et en Europe, qui affectent la demande de brut, a-t-il tempéré.

Depuis la mi-juin, le baril de brut a environ perdu à New York la moitié de sa valeur, et la tendance a été encouragée en novembre par la décision de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) de ne pas intervenir sur les prix du pétrole en conservant son objectif de production inchangé à 30 millions de barils par jour (mbj).
La véritable cause de la chute des cours est avant tout liée au changement de stratégie de l'Opep, dont le principal but est maintenant de défendre ses parts de marchés, plutôt que de conserver l'équilibre du marché, comme par le passé, ont jugé les analystes de Commerzbank.


-DAKAR-Les importations de biens du Sénégal en provenance des pays de l’UEMOA ont connu une baisse de 100 millions FCFA (environ 200.000 dollars) durant le mois d’octobre 2014, a indiqué vendredi la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).


Ces importations sont estimées à 7,4 milliards FCFA au mois d'octobre 2014 contre 7,5 milliards en septembre 2014, soit un repli de 0,7%. 
‘'Elles ont représenté 2,8 % de la valeur totale des importations de biens au mois d'octobre 2014 contre 2,2% le mois précédent'', note la DPEE. 

La Côte d'Ivoire demeure le principal fournisseur du Sénégal au sein de la zone avec une part évaluée à 98,7% en octobre 2014 contre 80,4% le mois précédent, soit un gain de 18,3 points de pourcentage.


-NEW YORK- Le dollar continuait vendredi à se renforcer face à l'euro, alors que les cambistes restaient rassurés par les propos de la Réserve fédérale (Fed) et voyaient se préciser la perspective d'un programme massif de rachats d'actifs par la Banque centrale européenne (BCE).

Vers 19H00 GMT, la monnaie unique européenne valait 1,2228 dollar, contre 1,2287 dollar jeudi vers 22H00 GMT. L'euro est tombé vers 16H45 GMT à 1,2222 dollar, son niveau le plus faible depuis début août 2012.
La devise européenne gagnait un peu de terrain face à la monnaie nippone, à 146,15 yens contre 146,00 yens jeudi soir.

Le dollar aussi progressait face à la devise japonaise, à 119,51 yens contre 118,81 yens la veille.
Le billet vert, déjà fort, se renforce depuis la publication mercredi d'un communiqué de politique monétaire de la Fed, que les cambistes ont majoritairement interprété comme une confirmation d'une prochaine remontée de ses taux d'intérêt, actuellement proches de zéros. Une telle mesure rendrait le dollar plus rémunérateur.
Faute d'événement notable vendredi, le dollar poursuit sa hausse face à l'euro "dans la continuité de ce qui s'est passé cette semaine, la Fed ayant rassuré les marchés", a estimé Vassili Serebriakov, de BNP Paribas.


- NEW YORK- Wall Street a fini en légère hausse vendredi, profitant du manque d'actualité pour poursuivre modérément le rebond imprimé l'avant-veille par la décision de politique monétaire de la banque centrale américaine (Réserve fédérale): le Dow Jones a gagné 0,15% et le Nasdaq 0,36%.

Selon des résultats définitifs, le Dow Jones Industrial Average a pris 26,65 points à 17.804,80 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, 16,98 points à 4.765,38 points.
L'indice élargi S&P 500, très suivi par les investisseurs, a pris 0,46%, soit 9,42 points, à 2.070,65 points.

Les marchés sont en train de jouir des hauts niveaux atteints grâce à la Fed, a estimé Peter Cardillo de Rockwell Global Capital. Après avoir atteint de tels niveaux, la Bourse va probablement confirmer cette hausse de fin d'année lors des prochains jours.
Après avoir un peu hésité à l'ouverture, les indices se sont orientés à la hausse, pour la troisième séance de suite après le communiqué de mercredi de la Fed, qui s'est engagée à se montrer patiente avant de remonter ses taux d'intérêt, actuellement proches de zéro.
De plus, la Bourse a profité du rebond des prix du pétrole, qui semblent tenter de se stabiliser, a jugé Peter Cardillo.

Les cours du baril de brut ont en effet fortement monté vendredi, effaçant totalement leur chute de la veille à des niveaux de clôture sans précédent depuis début mai 2009.
Le rebond des prix du pétrole a stimulé le secteur de l'énergie, ont souligné les experts de la maison de courtage Charles Schwab.


-CHICAGO- Les cours du blé ont avancé cette semaine, le marché profitant des doutes sur les exportations russes, comme ceux du maïs, soutenus par l'allégement attendu des restrictions chinoises à l'import, tandis que les prix du soja ont baissé.

Les prix du blé "ont bénéficié de l'idée que la Russie allait restreindre ses exportations, ce pour quoi elle semble bien partie", a commenté Dewey Strickler, d'Ag Watch Market Advisors.
Les principaux exportateurs de Russie, l'un des premiers fournisseurs agricoles de la planète, ont en effet décidé vendredi de cesser leurs achats de céréales, espérant ainsi enrayer la flambée des prix du blé, causée par la chute du rouble.


Dans une déclaration transmise à l'AFP, l'Association nationale des exportateurs agricoles explique que cette décision s'appliquera "tant que la situation concernant la disponibilité des céréales et leurs prix ne sera pas stabilisée".

Le marché du maïs a, lui, profité "de l'idée que la Chine allait accepter plus d'importations de drêche", a estimé Dewey Strickler.
De plus, Washington a annoncé jeudi que Pékin avait accepté l'importation de variétés américaines de maïs et de soja génétiquement modifiées, lors d'une réunion de la Commission commune américano-chinoise pour le Commerce (JCCT).
Toutefois, les cours du maïs se sont affaissés en fin de semaine, réduisant leur hausse hebdomadaire, en raison de "prises de bénéfices", a souligné Dewey Strickler.

"Nous achevons la dernière semaine avant les fêtes et la liquidité se réduit sur les marchés", ce qui accroît la volatilité, a-t-il précisé. "On entre dans une sorte de vide, faute d'actualité majeure."

Enfin, les prix du soja "risquent de finir l'année en nette baisse, dans l'expectative de récoltes sans précédent en Amérique du Sud, après une récolte déjà record aux Etats-Unis, où les surfaces plantées devraient de plus augmenter l'an prochain", ont noté les experts de Commerzbank.
Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison en mars, s'échangeait vendredi en séance à 4,0875 dollars contre 4,0750 dollars vendredi dernier (+0,31%).

Le boisseau de blé pour la même échéance, le contrat le plus actif en ce moment, montait à 6,4150 dollars contre 6,0650 dollars en fin de semaine dernière (+5,77%).


Le boisseau de soja pour livraison en janvier, le contrat le plus échangé, s'établissait à 10,3225 dollars contre 10,4725 dollars il y a une semaine (-1,43%).


-DOUALA-Le taux de croissance au sein des pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) devrait se stabiliser à 5 pour cent en 2015, d’après la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) au terme la quatrième réunion annuelle du Comité de politique monétaire (CPM) tenue vendredi à Douala.


Au regard de certaines contingences politiques, économiques et sociales dans la sous-région et du contexte économique mondial, ce taux de croissance pourrait connaître des fluctuations à la hausse ou à la baisse.

Parmi des facteurs influençables, il y a, entre autres, la baisse plus prononcée que prévue des cours de pétrole brut, une reprise lente dans la zone euro, le ralentissement des pays émergents, la menace du groupe terroriste Boko Haram à l'extrême-nord du Cameroun, la persistance de la crise centrafricaine.
Par ailleurs, Le CPM s'attend à une baisse des pressions inflationnistes de 3 pour cent environ, à 2,7 pour cent en 2015, une augmentation du déficit extérieur courant à 13, 8 du PIB et une détérioration du solde budgétaire base engagements, hors dons à -3,9 du PIB.


-NEW YORK- Les prix du coton échangé à New York ont légèrement baissé cette semaine, mais le marché n'enregistrait pas d'évolution notable dans une période de fin d'année traditionnellement très calme.

"Il ne se passe pas grand chose et rien n'a vraiment changé par rapport à la semaine dernière", a souligné Sharon Johnson, agent de courtage chez KCG Futures. "Cela n'a rien d'étonnant à la mi-décembre, avec les fêtes qui s'approchent."
"La semaine a été riche sur le plan macroéconomique, avec les fluctuations des cours du pétrole brut", qui remontaient vendredi à New York au-dessus de 55 dollars le baril, "la hausse de la Bourse après les annonces de la Réserve fédérale (mercredi) et les difficultés de la Russie avec la chute du rouble", a-t-elle ajouté.

Wall Street a repris des couleurs après le communiqué de la Fed, considérant qu'il n'annonçait pas de hausse précoce des taux d'intérêt, et les indices consolidaient ce rebond vendredi matin.
Cependant, "rien de tout cela ne semble affecter le marché du coton, que ce soit en bien ou en mal", a conclu Sharon Johnson.
Dans l'ensemble, "à l'approche de 2015, le marché (du coton) commence à se tourner vers l'hémisphère nord", ont commenté les experts de Plexus Cotton. "La plupart des analystes s'accordent à dire que, vu le niveau actuel des cours, nous allons assister à une chute des surfaces plantées lors de la saison prochaine, mais où et dans quelle mesure ?"


-LONDRES - Les métaux précieux ont été mis sous pression cette semaine par un dollar stimulé par la décision de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed).

A l'issue mercredi de la réunion de son comité de politique monétaire (FOMC), la Fed s'est engagée à se montrer "patiente" avant de relever son taux directeur, actuellement proche de zéro.
En fin de semaine, "l'or continuait de lutter autour des 1200 dollars, entravé par l'annonce de la Réserve fédérale américaine confirmant que la hausse des taux directeurs n'était pas pour tout de suite," ont confirmé les analystes de Accendo.
Le dollar s'est trouvé renforcé par cette annonce, les cambistes l'interprétant comme un pas de plus vers un relèvement futur des taux directeurs, actuellement proches de zéro.
Une forte hausse du billet vert pénalise les matières premières libellées dans la devise américaine, en les rendant plus chères pour les investisseurs munis d'autres monnaies.

Selon Ole Hansen de Saxo Bank, "la volatilité sur le marché de l'or a augmenté, après que la Fed a laissé la porte ouverte à une hausse des taux en 2015, même si l'approche patiente de la banque centrale a aussi profité aux opérateurs de marché pariant sur une hausse du métal jaune puisqu'en Asie l'or a grimpé a son plus haut niveau en clôture en trois semaines".
L'or est tombé mercredi à son plus bas niveau depuis le début du mois de décembre, à 1182,68 dollars l'once.


-PARIS-La plupart des Bourses européennes ont terminé vendredi la semaine en légère baisse encore soutenues par la décision de la Fed mais dans un marché toujours volatil à l'approche des fêtes de fin d'année.
A l'issue de la réunion de son comité de politique monétaire (FOMC), la Fed s'est engagée mercredi à se montrer "patiente" avant de relever ses taux d'intérêt, actuellement proches de zéro.

Les marchés ont été portés "depuis deux jours par la décision de la Fed et on a digéré la nouvelle positive", a affirmé Guillaume Garabédian, conseiller de gestion de Meeschaert Gestion Privée, soulignant qu'"il fallait d'autres catalyseurs pour aller plus haut".
Grâce à la Fed, qui parait attentiste sur la remontée de ses taux, les investisseurs oublient "leurs appréhensions sur la situation économique mondiale en cette fin d'année", reconnaissent de leur côté les analystes de Saxo Banque. Mais "ces différents problèmes pourraient revenir rapidement sur le devant de la scène", préviennent-ils.
Du côté des indicateurs, le baromètre GfK du moral des consommateurs allemands s'est redressé en décembre et montre que les Allemands semblent de nouveau croire à la reprise de leur économie.





2 Commentaires

  1. Auteur

    Vérité

    En Décembre, 2014 (22:56 PM)
    seul Maodo Malick Mbaye est capable de battre Idy à Thiès il est plus présent sur le terrain politique
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  2. Auteur

    @ Vérité

    En Décembre, 2014 (23:28 PM)
    Tu racontes des balivernes... IDY, futur président en 2017.. :sn: 
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