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Education

Covid-19 et rentrée scolaire : Les germes d’une reprise chaotique

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Covid-19 et rentrée scolaire : Les germes d’une reprise chaotique
A l’image du convoyage chaotique des enseignants, la reprise des cours, le 2 juin, est partie pour connaitre de nombreux dysfonctionnements. Travaux de réfection, eau, toilettes, désinfection… Sans oublier les réticences des élèves et parents, au vu des risques de contamination.

Le mardi 2 juin, à 9 h, les 551 000 élèves en classes d’examen et les 95 000 enseignants vont se retrouver en classe. C’est du moins ce qui est promis par le ministère de l’Education nationale. Et Mamadou Talla et ses services semblent déterminés à y arriver. «Ce qui intéresse le ministre de la Santé, c’est de sauver des vies. Mais le ministre de l’Education a pour mission de sauver l’école», clame Mamadou Moustapha Diagne, porte-parole du ministère.

Dans cette mission de sauvetage de l’école, un ensemble de mesures a été annoncé pour une reprise effective. Les recommandations sont consignées dans un protocole sanitaire de plusieurs points.

Si, de prime abord, les actions à réaliser semblent à la portée des acteurs de l’école, une lecture critique permet de se rendre compte que le protocole porte, en lui, les germes d’un échec programmé.

Dans le protocole, il est prévu, entre autres points, la mise à disposition de termo-flashs, masques, gants, gels hydro-alcooliques, mais aussi un dispositif de lavage des mains… Les écoles doivent être désinfectées et devront disposer de deux portes : une pour l’entrée, l’autre pour la sortie, afin d’éviter les rencontres. Sans oublier la «présence d’un point focal ou agent de santé dans chaque école». Chaque établissement doit également avoir de l’eau et des toilettes fonctionnelles.

«Beaucoup d’écoles n’ouvriront pas avant 2 semaines»

Et le ministère de l’Education se veut ferme : à chaque fois qu’il manque un élément de ce dispositif, l’école doit être fermée. Les syndicats se disent très regardants sur ces points. «Il faut que toute la dotation soit mise en place le 2 juin, parce que tout manquement obligerait l’enseignant à rester chez lui», prévient Saourou Sène, Secrétaire général du Saemss.

Les parents d’élèves ne sont pas moins intransigeants. «Nous avons demandé aux associations de parents d'élèves d'exiger la fermeture de toute structure scolaire qui ne respecte pas cette décision et de nous informer», renchérit le président de l’Unapees, Abdoulaye Fané.

 


Seulement, à l’image du convoyage chaotique des enseignants, la rentrée est partie pour connaître beaucoup de dysfonctionnements. Soixante-trois écoles de la région de Tamba sans eau, ni latrines, selon le collectif des gouvernements scolaires qui invite ses camarades à rester à la maison. Des établissements sans équipement pour le moment, des travaux de réfection ou de désinfection toujours pas réalisés dans certains endroits. «Il n’y a aucune planification, aucune anticipation. Le 2 juin, ce ne sera pas possible. Beaucoup d’écoles n’ouvriront pas avant 2 semaines», se veut formel le secrétaire général du Sudes, Amadou Diaouné.

«Il n’y a pas de ciblage précis pour désigner les responsables»

En fait, après avoir défini les tâches dans le protocole sanitaire, le ministère de l’Education nationale n’a pas désigné les responsabilités, afin que tout soit fait à temps, tout en évitant les doublons. «Il n’y a pas de ciblage précis pour désigner les responsables. Par exemple, qui doit désinfecter l’école ? L’établissement, la collectivité locale ou le ministère ? Ça veut dire que c’est un peu sur la base du volontariat que ça se fait», souligne Mamadou Lamine Dianté.

Et il suffit de s’approcher des collectivités locales pour s’en rendre compte. Maire de Kaffrine, Abdoulaye Wilane déclare avoir déjà donné au service d’hygiène tout le produit nécessaire pour désinfecter les 19 écoles de la commune. Il en est de même, ajoute-t-il, des masques, du gel hydro-alcoolique, du dispositif de lavage des mains et autres thermo-flashs. «Sans savoir ce que le ministère et le conseil départemental vont apporter, la mairie a déjà mis la main à la poche», se vante-t-il.

Au même moment, à Ouakam, le maire Samba Bathily Diallo, joint par Seneweb, déclare n’avoir pas vu le protocole sanitaire du ministère de l’Education. Ainsi, l’édile a certes acheté les équipements, mais pour la désinfection, il considère que c’est une compétence de l’Etat. «Nous n’avons pas désinfecté, parce que c’est un service qui incombe à l’Etat. Ce n’est pas de notre ressort», tranche-t-il.

Ainsi, d’une mairie à l’autre, les interprétations peuvent être différentes et vont, à coup sûr, impacter sur l’effectivité des mesures.

Maire : «Le ministère ne peut pas nous imposer des travaux»

Il en est de même des travaux à réaliser dans les écoles. Dans une interview avec Seneweb, le porte-parole du ministère, Mamadou Moustapha Diagne, déclare que les besoins spécifiques sont laissés au comité régional de reprise des cours. «Il y a des choses à laisser à la base. Ces acteurs connaissent mieux les écoles qui n’ont pas de toilettes ou certains dispositifs ; ils peuvent y remédier».

Parmi ces dispositifs, il y a la nécessité d’avoir une deuxième porte, si ce n’est pas déjà le cas, afin d’éviter que les entrées et les sorties se fassent au même point. Plusieurs écoles sont déjà dans cette situation. C’est le cas de Fatou Ndiaye Ndot et école 21 à Djidah Thiaroye Kao ou bien de l’école 1 El Hadj Mamadou Ndiaye Diagne de Ouakam.


Pourtant, aucun de ces deux maires n’est prêt à casser un mur pour un nouveau point de passage. «Nous n’allons pas nous engager à ouvrir de nouvelles portes, parce qu’on n’a pas les moyens de ces travaux», rejette Cheikh Dieng.

Samba Bathily Diallo se veut plus catégorique : «Ce n’est même pas envisageable. Le ministère ne peut pas ne pas nous associer et ensuite nous imposer des travaux. Ils ne connaissent pas l’état de notre trésorerie.»

Cheikh Mbow, le directeur exécutif de la Cosydep, lui, regrette le retard noté dans la prise en charge de cette question. «Ce n’est pas à une semaine qu’il faut le faire. Mais depuis le dernier report de la date de la rentrée, depuis presque un mois».

Quant au maire Cheikh Dieng, il dénonce surtout l’attitude du gouvernement qui, selon lui, s’est déchargé sur les collectivités locales, sans accompagnement. «Il n’y a rien qui sera fait par le gouvernement. Le ministère n’est pas à la hauteur», charge-t-il. Soutenant que les collectivités «étouffent financièrement» du fait de la suspension de la collecte des taxes, il demande à l’Etat d’engager les fonds du Force-Covid-19 pour faire face à ces dépenses.

Il fallait identifier et corriger un mois avant

Autre condition à remplir pour le démarrage des cours, la disponibilité de l’eau et des toilettes. Le ministre Mamadou Talla a été clair : si l’une des deux conditions est manquante, l’école doit être fermée. La aussi, nos interlocuteurs pensent que la démarche du ministère n’est pas la meilleure.

Pour eux, il ne faut pas attendre le jour J pour constater les manquements et fermer. Mais plutôt anticiper. «Il fallait vérifier les écoles un mois avant, savoir quelles sont les écoles qui n’ont pas de toilettes ou qui n’ont pas d’eau, pour faire le nécessaire avant la rentrée», rétorque Cheikh Mbow.

Une chose est claire : le ministère de l’Education nationale ne pourra pas compter sur toutes les municipalités, sur certaines questions. A titre illustratif, l’école Salif Ndongo de Djidah Thiaroye Kao ne dispose pas d’eau, du fait d’un problème de pression. Une réalité largement partagée dans beaucoup de quartiers de Dakar.

A ce jour, le problème reste entier dans cet établissement. Et le maire pense que ce n’est pas à la municipalité de s’en charger. Pour lui, à défaut de la SDE depuis deux ans, c’est maintenant à Sen’Eau de faire ce travail.  «Le préfet avait dit qu’il allait les relancer. Mais depuis lors, je ne vois rien», déplore Cheikh Dieng.

Communes : selon les zones et la coloration politique

Et s’y jamais l’école n’est pas fonctionnelle d’ici le 2 juin, l’élu refuse catégoriquement de s’engager à trouver un autre endroit pour les élèves concernés, parce que, dit-il, déjà confronté à un déficit de capacité d’accueil.

Les acteurs de l’école, eux, espèrent que les écoliers qui seraient dans cette situation ne seront pas sacrifiés pour une faute qu’ils n’ont pas commise.


En fait, il y a une question de fond qui se pose en termes de démarche. Il s’agit de la nécessité de voir ce que chaque mairie peut faire, pour ensuite combler le gap. En effet, du côté des municipalités, les moyens varient selon plusieurs considérations.

Les communes urbaines ont plus de ressources que les communes rurales. Mais il y a également la coloration politique. Les maires qui sont du côté du pouvoir ont davantage de possibilités de trouver des moyens que les opposants, du fait qu’ils sont à la fois ministres, DG, députés ou responsables dans le parti au pouvoir.

A titre d’exemple, le maire Abdoulaye Wilane (majorité présidentielle) a eu 60 thermo-flashs, grâce à l’accompagnement du Fonds de garantie des investissements prioritaires (Fongip). Un appui institutionnel peu probable avec un maire de l’opposition. Ainsi, les communes qui sont à la fois rurales et de l’opposition pourraient difficilement satisfaire tous les besoins.

Transparence : le budget et son orientation ?


D’où la nécessité, pour Mamadou Talla et ses hommes, non seulement de faire preuve de transparence en indiquant le budget alloué à cette reprise des cours, mais aussi d’engager, en amont, une réflexion pour une utilisation équitable de la dotation.

«Il faut que les ressources soient orientées vers les cibles vulnérables, à savoir les écoles publiques, particulièrement les écoles rurales et celles qui sont dans les zones de fortes concentrations humaines telles que la banlieue. Ça peut être aussi quelques écoles privées, surtout communautaires», souligne Cheikh Mbow.

Mais la recommandation ne semble pas avoir trouvé oreille attentive. Le ministère a décidé de donner un nombre égal à chaque établissement : 2 thermo-flashs, 3 lave-mains, 35 flacons de gel, 3 paquets de savon en morceaux, 5 bouteilles d’eau de javel… Il faut donc s’attendre à des surplus par-ci et à des déficits par-là.

En plus des aspects logistiques, il y a aussi les questions sanitaires. Dans le protocole, il est dit qu’il doit y avoir un agent de santé dans chaque école. Une probabilité minime, vu la charge de travail des hommes de Diouf Sarr déjà débordés dans les hôpitaux. Surtout que, révèle Saourou Sène, le ministère de la Santé n’a jamais participé aux réunions préparatoires.


Donc, à défaut d’avoir un agent par école, la Cosydep, dans sa check-list pour la réouverture, avait proposé la mise «à disposition d’un personnel d’accompagnement au niveau de chaque IEF (assistants sociaux, psychologues conseillers, agents de santé…)». Ce qui semble plus accessible.

Sur toutes ces questions, Seneweb a essayé, à plusieurs reprises, d’avoir la réaction du ministère de l’Education, en vain.

De la maison à l’école : le trajet de tous les risques

Par ailleurs, au cas où tout le matériel est disponible à l’école, il se pose la question de savoir si les élèves peuvent réellement porter les masques pendant des heures. A la lumière du geste du ministre de l’Enseignement supérieur Cheikh Oumar Hann qui s’est débarrassé de son masque, parce «ça étouffe», il y a lieu de se demander si les enseignants pourront se faire entendre par les élèves en ayant le masque à la bouche. Mamadou Lamine Dianté en doute. «Il ne faut pas oublier que porter le masque ne signifie pas avoir la compétence de parler avec. D’ailleurs, ajoute-t-il, le masque n’est pas fait pour parler».

Pourtant, il semble que le problème soit moins grave au sein de l’établissement. C’est du moins ce que pensent les acteurs. Pour eux, le véritable défi se situe hors de l’espace scolaire. «Très souvent, il y a un problème pour suivre les élèves jusqu’à la maison. Notre inquiétude se situe à ce niveau-là», relève Saourou Sène.

Sur ce point, nos interlocuteurs sont d’accord sur le fait que dès que l’élève sort de l’établissement, il est laissé à lui-même. Et il est davantage exposé par les moyens de transport en commun peu regardants sur les gestes barrières, en particulier dans une agglomération comme Dakar, épicentre de la maladie. Une situation qui rappelle celle de la Côte d’Ivoire qui a vu Abidjan infecter le reste du pays, après la réouverture des classes.

Au vu de tout ce qui précède, les acteurs redoutent que les parents ainsi que les élèves ne soient pas rassurés. Ce qui pourrait les mettre dans une position d’observation. En d’autres termes, ils pourraient choisir de garder leurs enfants durant les premiers jours, en attendant d’y voir plus clair.

 

liiiiiiiaffaire_de_malade

24 Commentaires

  1. Auteur

    Kiè

    En Mai, 2020 (20:13 PM)
    Quel est le probbleme monsieur talla ou sont tes enfants ns ne soomes rassarer a matam et linguere il fait chaud les thermo flash ne mmmarvhe ppas normalement
    • Auteur

      Reply_author

      En Mai, 2020 (22:47 PM)
      ce porte parole du ministère de l’éduca est trop nul. comment il peut distinctement le rôle du ministère de la sante y celui de l´éducation de cette façon. (sauver l’école vs sauver des vies). comme si il y’a une concurrence entre les 2 ministères.
    • Auteur

      Reply_author

      En Mai, 2020 (02:04 AM)
      l'état doit tout faire pour accélérer la disponibilité d'un internet abordable et de bonne qualité sur l'ensemble des villes du pays au prix de se s'engager en parallèle aux opérateurs parce que le virus a changé la manière de faire l'école et il est là pour longtemps ceci est la seule équation qui mérite une détermination dans sa résolution autre chose n'est que divertissements surtout pour un pays en voie de développement comme la notre où une rupture de l'éducation sera extrêmement difficile de remettre en place et risque de nous seller définitivement dans les ténèbres
    • Auteur

      Reply_author

      En Mai, 2020 (02:08 AM)
      l'état doit tout faire pour accélérer la disponibilité d'un internet abordable et de bonne qualité sur l'ensemble des villes du pays au prix de se s'engager en parallèle aux opérateurs parce que le virus a changé la manière de faire l'école et il est là pour longtemps ceci est la seule équation qui mérite une détermination dans sa résolution autre chose n'est que divertissements surtout pour un pays en voie de développement comme la notre où une rupture de l'éducation sera extrêmement difficile de remettre en place et risque de nous seller définitivement dans les ténèbres
  2. Auteur

    Sambou Diatta

    En Mai, 2020 (20:17 PM)
    Nos enfants doivent se discipliner et sauver leur année.Le temps est précieux et il faut passer au travers des imprévus et difficultés qui jalonnent notre chemin
    Auteur

    En Mai, 2020 (20:24 PM)
    un Gouvernement qui pousse sa population au danger cela on le voit qu’au Sénégal mais moi je m’adresse aux parents aujourd’hui le ministre de la santé a avoué son inquiétude par rapport à la propagation du virus à Dakar.Je demande aux parents de ne pas envoyer leurs enfants mardi 2 juin dans les zones où le virus circule beaucoup Dakar et sa banlieue,Thiès,Diourbel et Touba de grâce !
    • Auteur

      Reply_author

      En Mai, 2020 (21:22 PM)
      el les maires de ces communes où le virus est présent quels sont leurs rôles ? ce sont ces derniers qui devaient refuser l’ouverture des écoles ici en france macron était obligé de déclaré le retour à l’école sur la base du volontariat et sur 6 millions et demi d’élèves primaires y’a 1 millions qui sont retournés à l’école,les parents ont refusé de remettre leurs enfants à l’école même avec la courbe descendante de l’épidémie...au sénégal la courbe est ascendante et on oblige la reprise de l’école il faut une autre façon de régler ces futurs examens et dans cette situation mondiale une année blanche n’aura pas d’impact sur les élèves et étudiants en tout cas dans les pays développés même une rentrée en septembre est incertaine !!!
    • Auteur

      Reply_authomedecin

      En Mai, 2020 (09:02 AM)
      la contaminations de la covid 19 se fait dans des lieux clos et non aérés
      et l’école est un vecteur de propagation du virus
    Auteur

    Fa

    En Mai, 2020 (20:26 PM)
    Monsieur ou sont vos enfant mr les politiciens ns on refuse
    Auteur

    En Mai, 2020 (20:35 PM)
    La covid19 epargnent les plus jeunes. Il faut plus s'inquieter pour les enseigants. Mais ils sont responsables, ça peut se passer bien si la discipline prévaut.

    Ceux qui critiquent cette decision, seraient tres heureux si on leur disait que l'état d'urgence sera levé demain.

    Il faut reprendre les activistes graduellement . Le
    • Auteur

      Reply_author

      En Mai, 2020 (00:13 AM)
      t'es qu'un imbécile. les enfants, après les cours, ne rentrent-ils pas chez eux? ne peuvent-ils pas contaminer leurs parents? vous risquez de créer beaucoup d'orphelins.
    Auteur

    Irresponsable

    En Mai, 2020 (21:25 PM)
    Il faut dire la vérité en t en que telle tt monde sait ça Si on est près à laisser les enfants à l'école tt le monde sera misent en quarantaine vu les grands hommes hospitaliser ne peuvent mm pas supporter le quarantaine que font les enfants



    Moi je ne sais pas pourquoi les Télé nous montre des images casiment faux avec la réalité leur intérêt rékk



    Vous verrai ce que sa donnera vous coûtera chaire allons'y
    • Auteur

      Presse De Merde

      En Mai, 2020 (11:50 AM)
      la presse au senegal a démissionné
      presque tous les organes de presse sont devenus des caisse de résonance pour ce pouvoir
      ils savent tous que le risque est très élevé avec cette reprise des cours mais les médias, dans leur grande majorité, ont fait le choix de participer a cette mascarade en essayant de faire croire a la population que leep yemb na, meme walf et sud fm sont rentrées dans la danse
      j espère que la presse assumera sa responsabilité dans ce qui peut arriver
      moi, mes enfants resteront a la maison
    Auteur

    En Mai, 2020 (21:45 PM)
    Pour une fois le reportage est bien ficelé. Félicitations à Seneweb et aux journalistes qui ont fait ce travail. On comprend mieux comment les choses doivent se passer pour les différents intervenants.

    Je pense que même si tout n'est pas prêt à temps partout et en même temps, c'est déjà un bon début.

    Cela dit, c'était sans doute une erreur de forcer cette "rentrée " alors que le pic de la pandémie annoncé par un grand connaisseur, à n'en pas douter....?, est encore loin. 1400 cas en deux semaines, c'est un plateau plutôt qu'un pic. C'était répandre cette peste chinoise avec une bonne garantie de réussite.
    • Auteur

      Reply_author

      En Mai, 2020 (22:36 PM)
      il faut installer un comité de veille et d'organisation efficace dans chaque école. dotez les élèves et enseignants de masques ffp2, de termoflash, de gel hydroalcoolique, respectez aussi la distanciation, interdire les ventes d'aliments aux alentours, veillez à la propreté des toilettes, des salles de classes, de la cours de l'école....
    • Auteur

      Saltigue

      En Mai, 2020 (09:41 AM)
      effectivement j'ai rarement lu un reportage de seneweb aussi fouillé, à encourager.
    Auteur

    Ibra Sene

    En Mai, 2020 (22:29 PM)
    Prendre les notes seraient plus faciles que de sacrifier les élèves
    • Auteur

      Reply_author

      En Mai, 2020 (03:55 AM)
      la vérité mooy ces enseignants ne veulent pas retourner en classe...tout le reste n'est que blabla...subitement ils se soucient des élèves alors que les grèves sont plus nuisibles que corona
    Auteur

    Nianthio

    En Mai, 2020 (22:31 PM)
    Arrêtez vos bêtises!! Je suis dans une grande ville du pays et du matin au soir on voit des enfants déambuler dans les rues,jouer au foot. Et quand on leur demande de rejoindre les classes les hypocrites en complicité avec une certaine presse irresponsable comment a etatler leurs articles de merde. Voilà qui une fois prouve que le sénégalais a la paresse dans le sang. Quand il s'agit de gueuler nous sommes number1. Sur les plateaux de télés/radios on nous bombe de bavardages sans aucune base solide. Le système éducatif ne forme sue des gens bavards !!!
    Auteur

    En Mai, 2020 (23:00 PM)
    Je ne comprends pas que dans un même gouvernement qu il yait une aussi grande opposition entre 2 ministres. En effet. Pendant que le Ministre de la Santé clame tout haut son inquiétude sur l expansion de la maladie, son collègue de l Education theorise la reprise imminente des cours. Ya t il ce dialogue de gestion autour de l autorité ? En tout cas moi je garde mes enfants chez moi le 2 histoire de voir comment les choses évoluent. Et puis Diante a raison" les masques ne sont pas fait pour parler ". Par ailleurs, les ecoles privées recrutent dans le public leurs profs. Comment vont elles s y prendre etant donné que ces memes profs risquent d avoir leur credit horaire doublé ou triplé avec la division des effectifs en plusieurs pour respecter la distance sociale ?
    • Auteur

      Reply_author

      En Mai, 2020 (08:08 AM)
      en tout cas diouf sarr fait bien son boulot et dégage ses responsabilités c’est démontré partout dans le monde ce sont les écoles et regroupements religieux les première lieux de la propagation du virus. après l’ouverture des mosquées vous avez vu la progression du virus !
      en occident on a été enfermé pendant 2 mois et demi sans mettre pieds dehors que pour faire des courses et même les courses y’avait des jours pour aller les faire et ça a payé c’est une guerre et il faut adopter la bonne méthode quelque soit le prix pour sauver des vies .
    Auteur

    Mandou

    En Mai, 2020 (23:04 PM)
    voilà un pays où la tête est en bas et les pieds en haut!
    Auteur

    Anonyme

    En Mai, 2020 (23:05 PM)
    vous penser que c'est mieux de laisser les enfants jouer au foot dans la rue à longueur de journée. Autant qu'ils aillent à l'école ça suffit.
    Auteur

    Irresponsable

    En Mai, 2020 (23:36 PM)
    Toi tu es raisonnable au moins tu comprends la vie quotidienne des enseignants Tt le monde doivent être protéger. Donc le Sénégal ne sais que parler .Et bien si on ne parle pas demain on sera égorgé par des gens sans expérience qui défendent leur propre intérêt ainsi que leur bien être sans souci des autres



    Vu que les habitudes ne son pas changer si y'en a des gens qui jouent au foot dans les rue c pas la majeur partie on peut attester que ils sont pas conscients ou bien l'irresponsablié des parents aussi ça jouent demain si une ou un est porteur tt la famille sera mise en quarantaine



    Ces dirrigeant qui force les enfants d'allaient à l'école vu la situation actuelle je ne voi pas que c'est le moment pour les enfants d'être courrageux ou des guerriés c une question de vie ou de mort c pas la bataille pour avoir l'indépendance ou quoi que ce soit il faut analyser la situation et tirer les conséquences c mieux



    Ce porte parole j'ai pas envi de parler de lui celui qui compare covid et paludisme C grave il faut laisser les enfants et étudier le virus avant de sauver quoi que se soi il faut les chauver d'abord Qui conque laissera sont enfants d'aller à l'école soient près à assumer les conséquences.



    MILLE MERCI À SENEWED D AVOIR FOURNI LES INFOS: SURTOUT LES VRAI INFOS PAR RAPPORT NOS TÈLÉ VUSION
    Auteur

    Hummmm

    En Mai, 2020 (23:39 PM)
    Si on est incapable d’organiser des personnes majeures (les enseignants et les immigres du consulat de Paris), comment peut gerer des milliers de gosses qui passent des jounees ensemble dans des ecoles sans eau aux des toilettes desastreuses, quand elles existent. Cela va etre le chaos, il ne faut meme pas rever.
    Auteur

    Samy

    En Mai, 2020 (23:50 PM)
    Il est vrai que chaque jour on voit des enfants dans les rues. Mais il y a aussi des enfants qui sont confonés depuis. Mes enfants n'ont vu la couleur du dehors depuis la fermeture. J'ai observé avec eux les.mesures. Ce que je ne comprends pas c'est avec quelques cas je les confinent (que c'est dure le confinement pour un enfants), Aujourd'hui avec des milliers de cas je dois les mettre dans la rue.

    Au moment ou le mal est bien assis sur son canapé les autorités nous oblige à lui serrer la main. Beaucoup ne porte plus le masque ou le porte d'une manière à faire peur.

    J'aime trop mrs enfants pour les laisser aller à l'école pour juste serrer la main Mr Corona.

    Nos autorités ou sont les gamins?

    S'ils en ont?

    Devons-nous répondre oui aux autorités même s'ils se trompent?

    Salam
    Auteur

    Sénégal En Danger

    En Mai, 2020 (23:56 PM)
    Désolé ,on a des dirigeants sauvage .des copies collé.c est une honte pour l afrique.je m excuse ,mais des vrais nuls , irresponsables.attendons les plus purs encore pour le pays.
    Auteur

    Sénégal En Danger

    En Mai, 2020 (00:20 AM)
    L état expose toute la population en danger,les profs ,les élèves et parents élèves , tous.alors eux restent dans leurs villas aisément.vu ce qui se passent dans les consulats du Sénégal , à cause de 300 euro.un échec total du gouvernement.la seule solution est une révolte nationale, faire dégager ces singes.je m excuse des des mots.
    Auteur

    Félicitation Seneweb

    En Mai, 2020 (00:37 AM)
    Belle article
    Auteur

    Passant

    En Mai, 2020 (01:14 AM)
    Voilà UN ARTICLE digne de ce nom. Merci a Seneweb.com. et à Babacar Willane.
    Auteur

    En Mai, 2020 (03:56 AM)
    Pour la première fois, je dis bravo à Senrweb. L'article est très bien écrit félicitations.
    Auteur

    Karim$

    En Mai, 2020 (06:42 AM)
    Les gens vont mourir et être endeuillés à cause d'un gouvernement illégitime !
    Auteur

    Rro

    En Mai, 2020 (07:06 AM)
    Il faut sauver l'année...est la conséquence de la baisse de niveau des élèves et étudiants et après vous sortez pour les critiquer. Depuis 2011 on a beaucoup perdu avec les grèves, les élections, les jours de fêtes magal, gamou

    C la fin de l'année et bientôt ce sera la saison des pluies je n'imagine mm pas les enseignants et elèves qui sont au Sud du Sénégal et sans compter les abris provisoires.

    Cette année les universités devraient souffler un peu pas de nouvelles orientations...

    Personnellement mes enfants apprennent à la maison et je ne les laisserai pas passer en classe supérieur

    Auteur

    En Mai, 2020 (08:48 AM)
    C’est sûr que en ce stade de la pandémie si l’école recommence les hôpitaux vont être submergés dans trois semaines c’est la plus bêtise que ce Macky va engendré dans cette épidémie ces élèves ne feront pas les examens car vous allez refermer les écoles avec la progression du virus
    Auteur

    En Mai, 2020 (08:57 AM)
    INTRANSIGEANT HAHAHAHAHA ........quand on voit le convoyage on dirait une foire aux bestiaux , alors arretez de parler d ' intransigeance cela n ' existe pas au sénégal .........

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