La Fondation Sonatel a brillamment soutenu la 13e édition du Concours national Miss Maths & Miss Sciences, célébrant l’excellence des jeunes filles sénégalaises dans les disciplines scientifiques. Selon un communiqué officiel, les 32 lauréates issues des 16 académies du Sénégal ont reçu des ordinateurs, du matériel didactique, des toges, ainsi que des bourses de rentrée scolaire couvrant de la 3e à la Terminale pour la Miss Maths, Aminata Niane, et de la 1re à la Terminale pour la Miss Sciences.Placée sous le thème « Les filles dans les Sciences : briser les stéréotypes, libérer les talents pour bâtir un Sénégal qui nous ressemble », cette édition 2025 porte un message puissant d’émancipation, d’égalité et de progrès. La cérémonie de remise des prix, tenue le 16 juin à Dakar, a mis en lumière l’engagement des lauréates à défier les stéréotypes et à exceller dans des filières souvent perçues comme masculines.Depuis 2011, la Fondation Sonatel, en partenariat avec le Ministère de l’Éducation nationale, œuvre pour promouvoir l’accès et la réussite des filles dans les sciences et les mathématiques. Ce soutien se traduit par une aide logistique, pédagogique et financière, notamment à travers des bourses scolaires qui accompagnent les lauréates tout au long de leur parcours secondaire. Comme le souligne le communiqué, la Fondation mobilise des ressources conséquentes pour encourager l’excellence féminine et renforcer l’éducation scientifique au Sénégal.Cette initiative s’inscrit dans une vision d’un Sénégal inclusif et innovant, où les jeunes filles jouent un rôle central dans le développement scientifique et technologique du pays.
QU’EST-CE QUI A DU SENS ET DE LA VALEUR POUR LE SÉNÉGALAIS ?
Quand il y en a des dizaines qui excellent, cela ne doit pas nous faire oublier la centaine de millier restée sur le bord du chemin. J’ai eu la chance de faire partie de cette minorité « brillante » à l’école et avec l’âge j’ai gagné en empathie pour ceux qui sont moins en réussite scolaire.
Comme beaucoup d’intervenants sur ce forum, je suis sénégalais et j’en suis fier même si assez souvent les comportements dans mon pays m’agacent. Parmi ces choses qui m’agacent, il y a l’information que l’on nous sert et ce que nous en faisons. Actuellement, on nous assomme de chiffres inutiles sur les examens, en passant complètement à côté de l’analyse essentielle que nous sommes en droit d’attendre. Ce mardi, par exemple, on nous a servi un « article » avec des chiffres sur le nombre de centres, le nombre de surveillants…. alors que l’essentiel est ailleurs. Deux articles se suivaient, portant sur le CFEE et le BFEM. La seule chose qui semblait préoccuper son monde était le nombre de candidats en plus ou en moins par rapport à l’année passée. Eh bien, moi, je me suis intéressé à un suivi de cohorte relatif au BFEM 2025 pour lequel on annonce 191618 candidats. Je suis remonté à 2021 pour savoir combien ils étaient pour le CFEE : 291644 candidats. Cela signifie que 100026 élèves qui étaient au CM2 en 2021 ne sont pas arrivés en 3ème quatre ans après. C’est quand même 34% d’une cohorte, c’est énorme et ça interroge ! Je n’ose pas aller plus loin en interrogeant les effectifs au bac, cela me ferait pleurer de chagrin. Cela me désole de n’entendre aucune voix qui porte en parler. Le devenir de l’enfant sénégalais n’est donc pas une priorité dans notre pays. J’allais dire que c’est même une évidence qui traverse les décennies et qui empire. Il m’arrive de me demander pourquoi les sénégalais font des enfants qui n’auront qu’un champ de ruines en guise d’héritage si encore ils ont eu la chance de vivre quelques décennies de galère. Ai-je le droit de vous agacer avec mes états d’âme ? Je ne vais pas me gêner puisque le crime commis est collectif, avec consentement.
Commentaires (3)
Merci à la Sonatel
L'éducation est inclusive. Non sens
QU’EST-CE QUI A DU SENS ET DE LA VALEUR POUR LE SÉNÉGALAIS ?
Quand il y en a des dizaines qui excellent, cela ne doit pas nous faire oublier la centaine de millier restée sur le bord du chemin. J’ai eu la chance de faire partie de cette minorité « brillante » à l’école et avec l’âge j’ai gagné en empathie pour ceux qui sont moins en réussite scolaire.
Comme beaucoup d’intervenants sur ce forum, je suis sénégalais et j’en suis fier même si assez souvent les comportements dans mon pays m’agacent. Parmi ces choses qui m’agacent, il y a l’information que l’on nous sert et ce que nous en faisons. Actuellement, on nous assomme de chiffres inutiles sur les examens, en passant complètement à côté de l’analyse essentielle que nous sommes en droit d’attendre. Ce mardi, par exemple, on nous a servi un « article » avec des chiffres sur le nombre de centres, le nombre de surveillants…. alors que l’essentiel est ailleurs. Deux articles se suivaient, portant sur le CFEE et le BFEM. La seule chose qui semblait préoccuper son monde était le nombre de candidats en plus ou en moins par rapport à l’année passée. Eh bien, moi, je me suis intéressé à un suivi de cohorte relatif au BFEM 2025 pour lequel on annonce 191618 candidats. Je suis remonté à 2021 pour savoir combien ils étaient pour le CFEE : 291644 candidats. Cela signifie que 100026 élèves qui étaient au CM2 en 2021 ne sont pas arrivés en 3ème quatre ans après. C’est quand même 34% d’une cohorte, c’est énorme et ça interroge ! Je n’ose pas aller plus loin en interrogeant les effectifs au bac, cela me ferait pleurer de chagrin. Cela me désole de n’entendre aucune voix qui porte en parler. Le devenir de l’enfant sénégalais n’est donc pas une priorité dans notre pays. J’allais dire que c’est même une évidence qui traverse les décennies et qui empire. Il m’arrive de me demander pourquoi les sénégalais font des enfants qui n’auront qu’un champ de ruines en guise d’héritage si encore ils ont eu la chance de vivre quelques décennies de galère. Ai-je le droit de vous agacer avec mes états d’âme ? Je ne vais pas me gêner puisque le crime commis est collectif, avec consentement.
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