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"GRANDES ÉCOLES FRANÇAISES" : DÉCOUVREZ LE SYNOPSIS INÉDIT D'UN FILM ÉCRIT PAR FEU OMAR BLONDIN DIOP

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"GRANDES ÉCOLES FRANÇAISES" : DÉCOUVREZ LE SYNOPSIS INÉDIT D'UN FILM ÉCRIT PAR FEU OMAR BLONDIN DIOP
L’affaire Diary Sow a réouvert au Sénégal le débat sur le système des « grandes écoles » à la française. S’y ajoute aujourd’hui une nouvelle contribution, pour la moins inattendue : un synopsis de film inédit écrit par Omar Blondin Diop, que sa famille a décidé de rendre public.

Le papier est encore chaud. Ses rebords, écornés, victimes de l’humidité, trahissent le demi-siècle écoulé. Certains mots, devenus gras, ont été repassés par plusieurs couches d’une épaisse encre violette. On y aperçoit quelques ratures. Comme si, jusqu’au moment d’accoucher sur ce papier à lettre, la réflexion ne cessa de se construire. Le nom de l’auteur n’apparait nulle part, mais le style ne trompe pas : il s’agit bien d’Omar Blondin Diop.

Keffieh rouge autour du cou, Cheikh Hamallah Diop, interprète de conférence, a le regard fixé sur le texte de son frère aîné. Depuis la fin des années 1960, ces quatre pages ont été soigneusement conservées par la famille. « C’est un synopsis de film qui est resté à l’état d’idée », dévoile-t-il. Une idée jamais concrétisée car le destin de Blondin Diop fut rapidement brisé. Au Sénégal, sa mort tragique à la prison de Gorée en mai 1973, déguisée en suicide par le régime du président Léopold Sédar Senghor, demeure un symbole pour nombre de jeunes qui voient en elle l’expression d’une violence d’État, continuité du régime colonial, qui ne cesse de brutaliser.

Mais au-delà du mythe posthume, Blondin Diop est surtout une figure incontournable, et inclassable, des « années 1968 ». Expositions, films, recherches universitaires : son parcours encore méconnu a suscité ces dernières années un réel engouement. Plus largement, c’est une époque fondatrice—celle du senghorisme politique, du « soleil des indépendances » africaines et des révoltes anti-capitalistes et anti-impérialistes mondiales—qui ressurgit au grand jour.

À l’été 1968, Omar Blondin Diop assista à plusieurs tournages de films à Londres, introduit au cinéma de la contre-culture britannique par son ami réalisateur Simon Hartog. Le duo était habitué à prendre des notes. C’est probablement dans ce contexte que le synopsis de « L’attrape-nigauds » vit le jour. Un film censé mettre en scène la décadence d’un jeune obsédé par « l’idéologie de l’élite », faisant du « monde des grandes écoles le seul qu’il admette comme référence ».

Lui-même étudiant en philosophie à Paris dans la prestigieuse École normale supérieure (ENS), Blondin Diop avait passé le printemps entre les amphithéâtres bondés de l’université Paris-Nanterre et les manifestations étudiantes du Quartier latin. À son retour de la capitale britannique, il mit une croix sur l’ENS. Pourquoi quitter le navire avant même de passer l’agrégation, lui dont la carrière semblait toute tracée, lui l’ancien du lycée Louis-le-Grand, à l’image d’un certain compatriote poète-président, lui le premier Sénégalais à intégrer Normale Sup’ ? Précisément pour toutes ces raisons. Car, écrit-il, « après deux années ou plus de ce régime, l’élève s’il n’est pas devenu un malade mental, constitue un petit monstre de connaissances livresques et de prétention grotesque ».

La remise en question du système des « grandes écoles » à la française reste d’actualité. La disparition volontaire au mois de janvier de Diary Sow, étudiante en deuxième année de classe préparatoire au lycée Louis-le-Grand, double lauréate du Concours général national du Sénégal, a en effet soulevé de nombreuses interrogations. « Au moment où l’affaire est apparue, on a entendu beaucoup de choses, affirme Cheikh Hamallah Diop, mais aucune critique du système qui, à mon avis, est une aberration : l’histoire des écoles d’excellence ». Raison pour laquelle la famille d’Omar Blondin Diop décide aujourd’hui de rendre public « L’Attrape-nigauds », sorte de lettre d’adieu aux « grandes écoles », qui, malgré ses cinquante ans passés, n’a pas pris une ride.
 

« L’Attrape-nigauds », d’Omar Blondin Diop

LLG – ULM – CVB / Le langage

Les petites

Un étudiant qui fut en son temps et au lycée un élève sérieux et précocement doué avance non sans heurts vers la maladie mentale.

Son cas n’a aucun intérêt, si ce n’est celui de lire à travers l’histoire personnelle du sujet celle d’une minorité de jeunes dupés par l’idéologie de l’élite puis brisés par la destruction de ce mirage.

L’École Normale Supérieure est un attrape-nigauds (1). Cela, tout le monde le sait. Comment peut-on amener des jeunes gens sains à s’engager dans une telle impasse ?

Cela, il faut avoir vu le lycée LLG pour le comprendre (2). LLG est une personne physique et une personne morale qui se soutiennent mutuellement.

Un aumônier – De très vieux profs – De très vieux pions – De très vieux surveillants généraux – Un censeur – Un proviseur – Des bâtiments gris – Des salles sombres – Un aquarium avec un sioux dedans – Une entrée monumentale.

Au LLG tout est mis en œuvre pour vous faire comprendre que vous êtes dans un grand lycée. C’est une faveur d’assister au cours d’un professeur de LLG puisque lui-même vous explique qu’en face (cela peut vouloir dire à la Sorbonne ou dans les bars qui l’entourent) tout va mal – (Entendez : l’Université française toute entière est dans le chaos tandis que LLG est un havre de paix, de dignité où l’enseignement atteint par conséquent des niveaux vertigineux).

Lorsqu’un cerveau adolescent est plongé dans ce bocal pendant un certain temps, il ne se pose plus de questions sur son avenir. Le lycée, s’il se tient tranquille, le guidera dans la sérénité hors des années difficiles.

Une fois qu’on a assimilé et accepté l’idéologie aristocratique de la boîte, il faut en tirer toutes les conséquences si l’on veut réussir : la conséquence extrême, c’est la servilité intellectuelle totale qui se manifeste notamment dans des exercices artificiels, stupides ou même aberrants.

Exemple : L’explication de textes Lagarde et Michard en mains (3).

Les dissertations sur le grand siècle dans lesquelles les élèves doivent rivaliser d’érudition.

La compilation de manuels.

L’art de jouer sur les mots.

L’art de prendre des notes sans rien comprendre.

L’art de parler des auteurs avec des petits bouts d’idées.

Après deux années ou plus de ce régime, l’élève s’il n’est pas devenu un malade mental, constitue un petit monstre de connaissances livresques et de prétention grotesque.

Il est mûr pour passer le concours d’entrée à Ulm. En général, il le rate la première fois. C’est une bonne chose car si le concours se réussissait du premier coup comme le bac, ce serait un droit et non une faveur. Or précisons-le il ne s’agit pas de former des hommes solides et bien armés sur le plan intellectuel ; il s’agit de former des hommes supérieurs, des élus.

L’Elite ce n’est pas un Avoir, c’est un Être. La seconde fois, le candidat sort en général du chenil. LLG a fait son devoir – La vie de l’adolescent est toute tracée. A Ulm, il n’y aura même plus besoin de contrainte. C’est alors que se produit l’éclatement pour ceux dont la vision de la réalité n’a pas été complètement obturée.

Ulm est un monde du délire qui hésite entre l’École de cadres et la clinique pour adolescents difficiles.

Il y a le délire esthétique.

Il y a le délire épistémologique.

Il y a le délire arriviste.

Il y a le délire érotique.

Il y a le délire politique.

Le cas que nous essayons de saisir est celui d’un garçon qui vit en marge de ce monde marginal.

Premier symptôme : le monde des grandes écoles est le seul qu’il admette comme référence. C’est un fantôme qui le hante pour la simple raison qu’il n’a pas pu suivre la filière LLG-Ulm jusqu’au bout. (Il a eu sa première crise aigüe au lycée Louis Le Grand : après s’être attaqué au proviseur du lycée qu’il a injurié et battu, il est expulsé et passe un moment en clinique) – Déjà il lui était devenu impossible de faire une dissert.

L’année suivante, il se réinscrit en classe prépa au lycée Henri IV.

Après une tentative avortée de se remettre au travail, il semble qu’un élément nouveau apparaisse dans son existence. Il se lie à une jeune fille qui est en classe préparatoire elle-même. Elle a l’air d’avoir été fascinée par sa maîtrise du verbe (on sait qu’en France le savoir-dire est une des armes essentielles du succès universitaire).

Le sujet a probablement trouvé là un substitut qui lui permettait de sortir des conflits qui le secouaient.

Deuxième symptôme : Etablissement de rapports très complexes entre le sujet et la jeune préparationnaire.

– Rapport enseignants-enseignés.

– Rapports entre lui comme génie potentiel et elle comme égérie ou mieux accoucheuse de ce génie.

– Rapports platoniques entre lui intellectuel dont la beauté ne peut être saisie que de façon socratique et elle la beauté de type social des sociétés de consommation. (Il y aura donc désir inavoué du côté du sujet et du côté de la jeune fille fascination avec refus de l’engagement physique.)

De ces rapports résulte finalement une tension perpétuelle qui débouche chez le sujet sur la tentative de détruire la jeune fille qui refuse de coïncider exactement avec la représentation qu’il se fait d’elle. La rupture avec la jeune fille se fait au profit de l’engagement politique dans les CVB.

Les CVB c’est pour le sujet le moyen de revenir du côté de la rue d’Ulm tout en échappant à lui-même.

Les Comités Vietnam de Base sont une organisation de masse anti-impérialiste que dirige l’UJCML, organisation maoïste constituée à partir du cercle UEC de la rue d’Ulm (4).

Il y a donc d’une part l’aspect intellectuel de la chose : la littérature des CVB est une certaine manière d’interpréter l’enseignement de Louis Althusser (5) et celui des Cahiers d’Epistémologie (6).

Il y a d’autre part l’aspect organisationnel : des jeunes gens décident eux-mêmes de l’orientation qu’ils veulent donner à leur existence et se donnent les structures qui leur permettront d’y parvenir.

Il y a enfin le fait politique qui est le seul fait réel dans le film : on le montrera dans cette sorte d’évidence qui entoure l’exercice de la violence.

La violence est proprement la seule sphère qui permette à un débris de l’enseignement aristocratique de manifester son existence.

Notes

(1) L’Ecole normale supérieure (ENS), fondée à la fin du 18e siècle au sortir de la Révolution française, est un des établissements supérieurs les plus sélectifs de France, dont la branche principale se situe rue d’Ulm dans le Quartier latin de Paris. Spécialisée en lettres et en science, son cursus prédestine notamment à l’enseignement, la recherche appliquée et la fonction publique.

(2) Le lycée Louis-le-Grand (LLG), fondé comme collège de jésuites au milieu du 17e siècle, renommé un siècle plus tard en l’honneur du roi Louis XIV (sous le règne duquel fut notamment installé le premier comptoir français en Afrique sur l’île de Ndar au Sénégal), figure également parmi les établissements publics les plus élitistes du pays. Situé non loin de l’ENS et du lycée Henri-IV dans le Quartier latin, LLG est connu pour l’exigence de ses classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) ; la fameuse « filière LLG-Ulm » que décrit Blondin Diop.

(3) Le Lagarde et Michard est un manuel scolaire de littérature française édité aux éditions Bordas de 1948 à 1962 par les professeurs de lettres André Lagarde (du lycée Louis-le-Grand) et Laurent Michard (du lycée Henri-IV). Composé de notices biographiques d’auteurs, commentaires de textes sélectionnés et questions adressées aux élèves, le Lagarde et Michard fut, jusqu’au début des années 1990 en France, le manuel de référence pour l’enseignement du français dans le secondaire.

(4) L’Union des étudiants communistes (UEC) est une organisation politique étudiante française fondée en 1939, proche du Parti communiste français (PCF). Les divergences idéologiques en son sein au cours des années 1960 donnèrent naissance, en 1966, aux organisations de la Jeunesse communiste révolutionnaire (JCR), d’inspiration trotskyste, et l’Union des jeunesses communistes marxistes-léninistes (UJCML), d’inspiration maoïste et largement composée d’« Ulmards » (étudiants de l’ENS de la rue d’Ulm). En opposition à la guerre américaine au Vietnam, la JCR et l’UJCML fondèrent respectivement les Comités Vietnam national (CVN) et les Comités Vietnam de base (CVB). Les sympathisants de ces deux mouvements jouèrent un rôle important dans la mobilisation de « Mai 68 ».

(5) Louis Althusser (1918-1990) est un philosophe marxiste français, professeur à l’ENS de 1948 à 1980, dont les enseignements influencèrent nombre d’étudiants qui prirent part et animèrent les manifestations de « Mai 68 », en particulier le « cercle d’Ulm » de l’UEC, embryon de l’UJCML. Pour autant, le philosophe ne leur afficha pas ouvertement son soutien.

(6) Les Cahiers pour l’Analyse, et non les Cahiers d’Épistémologie, est une revue philosophique éditée de 1966 à 1969 par le Cercle d’Épistémologie de l’ENS, un groupe d’étudiants de Louis Althusser.


28 Commentaires

  1. Auteur

    il y a 2 semaines (15:26 PM)
    Dire que j'ai decouvert que le senegal avait un fils de cette dimention y a seulement 7 jours grace a Youtube ... je me demande a quoi ca sert nos télés???????????????????????????

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    • Auteur

      @télé Sénégal

      il y a 2 semaines (15:50 PM)
      saway faire ce genre d'émission les priverait du "wayane" dont ils sont friands. coiffure bi nak cocochannel mofi diar mdrrr .
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    • Auteur

      Reply_author

      il y a 2 semaines (15:53 PM)
      quel gâchis...dire que le régime seghorien l'a sacrifié.
      un esprit brillant mach'allah.
      repose en paix doyen.
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    • Auteur

      Un Passant

      il y a 2 semaines (18:48 PM)
      ouais, tout simplement magnifique le texte. pas pretentieux pour un sou, debordant d'auto-derision et en meme temps si veridique pour qui connait l'univers des prepas et grandes ecoles. in fine, je ne peux m'empecher de penser que cet homme (blondin diop) merite d'etre mieux connu et celebre, et aussi que l'homo senegalensis a connu une regression intellectuelle depuis les annees 70.
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    • Auteur

      Reply_author

      il y a 2 semaines (00:01 AM)
      ils ont tué blondin. bientôt cinquante ans.
      j’allais vers mes 13 ans. instinctivement, organiquement, j’ai été en colère.
      trop jeune pour mettre des mots, mais j’avais compris comme avait compris chaque lycéen de ma génération.
      ils ont fait garder sa tombe, jour et nuit. ni prière, ni hommage. encore plus dangereux mort que vivant.
      dans le bus qui longeait le cimetière des abattoirs, un silence encore aujourd’hui pesant, pas un mot, on cherchait des yeux, par dessus le mur d’enceinte, cette sépulture interdite. de ce jour, chacun avait une part de lui ensevelie à soumbedioune.
      oumar, nous pardonneras-tu de n’avoir rien osé d’autre que la colère ?
      ils n’ont pas toléré ta jeunesse impétueuse. le père pardonne au fils. ta mort fut d’autant plus insupportable que senghor d’habitude ne tuait pas. et voilà sédar qul mène à l’échafaud le meilleur d’entre nous.
      oumar, tu es la jeunesse éternelle du sénégal : intelligente, insolente, fougueuse. blondin, tu es lat dior qui , à dix-sept ans, monte sur le trône et prend l’épée contre l’occupant. diop, notre orgueil. si cette nation peut célébrer ton bourreau, elle te doit de t’honorer un genou à terre. tu es de ses ferments. ta mort est douloureuse et utile : tu es un brave, tu es un martyr.
      nous te devons un lieu : une avenue, une place, un monument, un lycée.
      le sénégal n’oubliera pas.
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    • Auteur

      il y a 2 semaines (04:42 AM)
      la télé sert de nos jours à te faite découvrir pawlish et ouzin keita ;-) quelle chance
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  2. Auteur

    Paul Manga

    il y a 2 semaines (15:32 PM)
    Il fut un brillant étudiant et révolutionnaire avant l'heure. Il aurait aimé être aux côté de FRAPP pour mener le combat de la liberté. Malheureusement il fut éliminé par le régime d'antan.

    Quels tristes souvenirs
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    • Auteur

      Reply_author

      il y a 2 semaines (16:25 PM)
      omar, il n'était pas du genre à murmurer à l'oreille d'un président illegitime pour le conseiller de comploter ou à brader les ressources naturelles du pays.

      on se souvient de ses bourreaux que pour les maudire. qu'allah les punisse encore et encore.
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    Auteur

    il y a 2 semaines (15:33 PM)
    Y'aura pas beaucoup de commentaires, ça les dépasse

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    Auteur

    Inc55

    il y a 2 semaines (15:44 PM)
    Excellente contribution.
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    Auteur

    il y a 2 semaines (15:49 PM)
    Amis internautes, aujourd'hui il faut adresser des félicitations à Seneweb ;-)
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    Auteur

    Zou

    il y a 2 semaines (15:52 PM)
    Clairement cela les dépasse. Tu te rends compte que faire la promotion de la médiocrité est le quotidien des médias. Nous avons du talent au Sénégal. Allah nous a gratifié de grands personnages, non pas par la taille, mais par la lumière de leurs pensées. Je me rappelle de mon professeur d'urbanisme monsieur WADE à l'ESP. Un grande lumière. Je lui rends hommage.
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    Auteur

    Lamine

    il y a 2 semaines (15:56 PM)
    Voilà ce que le régime de Senghor a fait. Encore et encore. La liste est long: OBD, Mamadou Dia, Valdiodio Ndiaye pour ne citer quelque noms. Il ont fait de même partout ailleurs.... Ces criminels. Malheureusement, son héritage est encore porté cette nouvelle élite. Il est temps mettre fin a la Frabce-Afrique
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    • Auteur

      Reply_author

      il y a 2 semaines (04:37 AM)
      les niaise étaient là et sont toujours là
      pour entretenir la france afrique
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    Auteur

    Sister

    il y a 2 semaines (15:57 PM)
    Eternal peace Big Brother. May God make you access tu His Highest Heaven.
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    Auteur

    Ça Sent Le Talent

    il y a 2 semaines (16:00 PM)
    Le « savoir-dire » français, une des armes essentielles pour le succès universitaire. Quelle vérité !!!!
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    Auteur

    il y a 2 semaines (16:03 PM)
    la génération des soixante huitards a marqué le monde et continuera a le marqué pour l'éternité (sciences sociales et politique, musique et autres)
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    Auteur

    Iceberg Brainstorming

    il y a 2 semaines (16:08 PM)
    Eh oui !!! comme quoi le Sénégal a toujours éliminé ses dignes fils. Omar Blondin Diop (je n'étais pas né mais que de louanges j'ai entendu sur lui durant mes années à la fac). Aujourd'hui un digne fils du pays est persécuté, son seul tord dire NON À LA SERVITUDE D'UN SYSTÈME SÉCULAIRE ET TRAÎTRE alimente par des Sénégalais derniers de leur race... au profit de l'éternel oppresseurs avide et assassin mais heureusement nous sommes à l'époque du clic... l'information circule à la vitesse de la lumière TOUT se sait à la seconde... Alhamdoulilah le bon Dieu semble nous venir en aide, la roue finit toujours par tourner.
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    Auteur

    Paco

    il y a 2 semaines (16:10 PM)
    Bayileen Yamba
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    • Auteur

      @paco

      il y a 2 semaines (16:21 PM)
      a mon humble avis, il n y a qu'une seule drogue que prennent les quelques lecteurs de cet article et qui trouve grâce à leurs yeux : c'est l'école.

      vous devriez en prendre un petit peu vous verrez ,c'est l'extase.
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    Auteur

    Bravo Pour Le Texte

    il y a 2 semaines (16:12 PM)
    il faut croire que Seneweb est au bout de son imaginaire borne-fontaine pour enfin se décider de publier une telle lecture !



    d'ailleurs ce n'est pas du goût des lecteurs habituels ..très peu de commentaires...on répond à ce qu'on connaît le mieux , les histoires de fesses et de religion.
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    Auteur

    il y a 2 semaines (16:13 PM)
    Voilà le régime senghor ups -ps pendant 40 ans à la tête du Sénégal . complot politique , assassinat , corruption, malversation financière, concussion , détournement de deniers publiques, soumission totale à la france etc... Pour les jeunes qui ne savent rien de ce régime, il suffit de regarder le régime actuel c'est l'ancien régime socialiste de 1960 à 2000 qui est revenu au pouvoir avec macky sall.
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    • Auteur

      Reply_author

      il y a 2 semaines (17:32 PM)
      tu as parfaitement raison c'est pourquoi je ne comprends pas certains soi-disant analystes politiques ou journalistes qui nous tympanisent chaque jour que dieu fait avec les mensonges tels que: senghor a créé un état abdou diouf a créé une administration , senghor et abdou diouf n'ont rien créé ils ont hérité un état colonial et une administration coloniale qu'ils ont par la suite complètement détruit par la politique politicienne et la corruption depuis l'épisode de dia et senghor. c'est pourquoi quand j'entends certains jeunes ou vieux hypocrites dire que les "socialistes sont des hommes d'état" je me dis que ces gens ne comprennent rien du tout, ces socialistes n'ont fait que détruire le pays et le désastre a été trop profond.
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    • Auteur

      Reply_author

      il y a 2 semaines (17:45 PM)
      mis. à part omar diop, moustapha lô, le régime de senghor a été dix mille fois plus tolérant que celui des autres pays de la sous-région ( guinée, mali, rci etc, etc...)
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    Auteur

    il y a 2 semaines (16:17 PM)
    C est sur et certain qu il y aura pas beaucoup de commentaires

    Ce qu il dit est trés profond....faut avoir une grande dimension intellectuelle pour comprendre
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    Auteur

    il y a 2 semaines (16:20 PM)
    le mot synopsis n'a rien à voir avec l'article , le sournaleux doit ouvrir un dictionnaire pour en comprendre le sens.

    mis à part cette correction grammaticale, excellent article.
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    Auteur

    il y a 2 semaines (16:30 PM)
    Senghor un complexé
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    Auteur

    Anonymous

    il y a 2 semaines (16:56 PM)
    Félicitations Seneweb. On peut être d'accord ou pas mais c'est bien de participer à ce débat sur les grandes écoles.
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    Auteur

    il y a 2 semaines (17:04 PM)
    BIRIMA

    OUZIN

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    Auteur

    Ndeyssane

    il y a 2 semaines (17:05 PM)
    Malheureusement notre système éducatif ne fait rien pour à défaut les promouvoir, faire connaitre ces intellectuels, hommes de culture... à la nouvelle génération.

    La nature ayant horreur du vide, nos enfants vont aller chercher leur idoles ailleurs (Balla Gaye, Wally Seck, Pawlish, Ouzin Keita, Diogaye, Pape Cheikh, Abba no Stress, Ndeye Ndak ...)

    Des années lumières, nous sommes passé à l'ère de la médiocrité.

    On ne va pas tarder à toucher le fond, si ce n'est encore fait.
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    Auteur

    Véridique

    il y a 2 semaines (17:06 PM)
    Ces écrits affirment notre régression en tant qu être humain aujourd'hui notre Sénégal est retenu par une viole pas très violée par une femme qui se soit dite violée par un député qui viole aussi tous les mois à un état violé par un autre état occidental. Quelle viole
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    Auteur

    Resistons

    il y a 2 semaines (18:15 PM)
    Le blanc nous a trop pris depuis des centaines d’années toute personne éprise de bonne fois pour notre souveraineté est malmenée et sacrifiée pour des intérêts crypto personnels d’une minorité qui nous gouverne.

    L’histoire de OBD doit nous rappeler en ces moments de notre existence démocratique nous faisons face encore à l’histoire donc c’est à nous de décider comment elle sera racontée par nos fils à nos petits fils pour qu’à notre tour d’être considéré intérieurement par nos descendants comme des complices face à cette mascarade d’Etat dans le but d’éliminer un adversaire politique pour leur propre intérêt. Il est l’heure pour notre génération de se lever pour défendre l’injustice dans notre cher continent et ???????? afin de ne pas avoir honte devant l’histoire afin de légué un patrimoine à nos descendants.

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    Auteur

    il y a 2 semaines (18:47 PM)
    Je viens de lire un commentaire où la personne qui écrit dit n'avoir découvert qu'il y'a seulement une semaine. Voilà le problème des partis politiques actuels qui n'ont aucune maîtrise de l'histoire politique, syndicale, culturelle et sociale ne notre pays. Dans les années 60 à la fin des années 70, il n'y avait pas de tv privées, pas de net et pourtant des hommes et des femmes de ce pays ont fouillé dans l'histoire de notre peuple pour exhumer des noms de héros de la lutte anticoloniale, anti-impérialiste pour la justice sociale et la démocratie non pas libérale mais au service de l'équité et de la justice sans exclusive. Des chantes, des poèmes, des pièces de théâtres ont été à eux consacrés. Je ne vais pas citer ceux qui ont résister à la pénétration coloniales, mais ceux qui bien après ont continué la lutte. Lamine Senghor, Alin situé Diatta Juma Ndiaty Ba, Omar Blondin Diop, Alfousseynou Cissé, Omar Diewel Daff....

    À suivre
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    Auteur

    il y a 2 semaines (19:46 PM)
    dimention.................................dimenSion ...tu n'as pas du lire beaucoup !!
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    Auteur

    Boston

    il y a 2 semaines (23:08 PM)
    Je me rappelle de l’hommage que son ami feu Issa Samb Joe Ouakam avait présenté few years after au village des Arts: intitulé : le lait s’est-il caillé trop tôt ? Tout Chantilly était présent...

    Les beaux temps de Dakar, hélas.... Dakar a fait Demi-tour culturel d’abord avant de prendre virage à gauche.

    Really have been missing those days of cultural debates at Chantilly, joint next to Sorano right across from old RTS.

    Sembene Joe Ouakam Doura Mane Douta Seck Ibou Diouf etc....

    so sad Senegalese Tv left turn!!!! Lamb, danse, calomnies.....
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    Auteur

    Khadim Gningue

    il y a 2 semaines (13:43 PM)
    hélas que cette race d'intellectuelles j'allais dire d'hommes se fait très rares de nos jours la seule constante qui vaille de nos jours c est l'argent et le pouvoir les sénégalais se fichent maintenant des valeurs qui doivent caractériser l'homme a savoir l'honnêteté le djiom........car avant d'être des hommes politique ou d'Etat ils sont d'abord sénégalais c est juste pour dire que le mal est beaucoup plus profond car on a aujourd'hui toutes les institutions pour que ce pays fonctionne bien mais nous avons pas des hommes de valeur de la dimension de blondin ou de valdiodio car si les hommes qui animent ces institutions ne sont pas de bonnes fois le jeux politique est complètement fauche en un mot on a plus de gentleman

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    Auteur

    Khadim Gningue

    il y a 2 semaines (13:43 PM)
    hélas que cette race d'intellectuelles j'allais dire d'hommes se fait très rares de nos jours la seule constante qui vaille de nos jours c est l'argent et le pouvoir les sénégalais se fichent maintenant des valeurs qui doivent caractériser l'homme a savoir l'honnêteté le djiom........car avant d'être des hommes politique ou d'Etat ils sont d'abord sénégalais c est juste pour dire que le mal est beaucoup plus profond car on a aujourd'hui toutes les institutions pour que ce pays fonctionne bien mais nous avons pas des hommes de valeur de la dimension de blondin ou de valdiodio car si les hommes qui animent ces institutions ne sont pas de bonnes fois le jeux politique est complètement fauche en un mot on a plus de gentleman

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    Auteur

    Test

    il y a 2 semaines (19:03 PM)
    Un destin tragique et non des moindres ! Dieu est très juste. Wassalam
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