Samedi 30 Mai, 2020 á Dakar
Vendredi 01 Juin, 2018 +33

Energie

Énergie – Projet de fusion des dépôts autour de Sen Stock : Les pétroliers en croisade contre Aly Ngouille Ndiaye

Single Post
Énergie – Projet de fusion des dépôts autour de Sen Stock : Les pétroliers en croisade contre Aly Ngouille Ndiaye

Loin de la chaleur des dépôts, les pétroliers ont rencontré la presse,, hier, dans un hôtel de la place. Tout de rouge vêtus, on pouvait lire sur leurs T-shirts : « Non au favoritisme » ; « Libre concurrence dans le secteur des hydrocarbures », indique le quotidien L'Observateur dans sa livraison du jour. 

Un message de protestation par rapport au projet de fusion des dépôts pétroliers terrestres Bel-Air Dakar (Bad) et Dakar Océan Terminal (Dot) autour de Sen Stock, un dépôt nationalisé. « L’Etat veut accaparer le secteur des hydrocarbures, pensant qu’il y a des milliards. Nous sommes décidés, par tous les moyens appropriés, de faire barrage à ce projet qui n’est motivé, pour Aly Ngouille Ndiaye, que par le diktat des banques et des intérêts particuliers. Nous avons le sentiment d’avoir été abusés et roulés dans la farine. Nous sommes déçus par le ministre », tonne Malick Guèye, Secrétaire général du Collectif, sous les applaudissements de « l’armée rouge », rapportent nos confrères.

Ils ont invité le ministre à revenir à de meilleurs sentiments. « Nous demandons au ministre de l’Energie et des Mines de renoncer à son projet et d’engager la réflexion avec tous les acteurs avant que des décisions malheureuses ne viennent perturber encore notre sous-secteur, déjà en proie à de multiples problèmes », indique M. Guèye.


liiiiiiiaffaire_de_malade

5 Commentaires

  1. Auteur

    Samba Th

    En Août, 2013 (13:55 PM)
    Ce forcing qu'est entrain de mener Malick Gueye et ses acolytes doit cesser. Aly Ngouille Ndiaye n’a fait que réparer une injustice . Ces gens au contraire , cette reparation ne les arrange pas , c’est leurs interets crypto-personnels qui sont en jeu. Allez Travailler té bayi Tapalé .



    OUI A LA RUPTURE !!!



      <img src="https://images.seneweb.com/content/seneweb/generic/images/smileys/jumpy.gif" alt=":jumpy:">    <img src="https://images.seneweb.com/content/seneweb/generic/images/smileys/jumpy.gif" alt=":jumpy:">    <img src="https://images.seneweb.com/content/seneweb/generic/images/smileys/jumpy.gif" alt=":jumpy:">    <img src="https://images.seneweb.com/content/seneweb/generic/images/smileys/jumpy.gif" alt=":jumpy:">    <img src="https://images.seneweb.com/content/seneweb/generic/images/smileys/jumpy.gif" alt=":jumpy:">    <img src="https://images.seneweb.com/content/seneweb/generic/images/smileys/jumpy.gif" alt=":jumpy:">    <img src="https://images.seneweb.com/content/seneweb/generic/images/smileys/jumpy.gif" alt=":jumpy:">    <img src="https://images.seneweb.com/content/seneweb/generic/images/smileys/jumpy.gif" alt=":jumpy:">    <img src="https://images.seneweb.com/content/seneweb/generic/images/smileys/jumpy.gif" alt=":jumpy:">    <img src="https://images.seneweb.com/content/seneweb/generic/images/smileys/jumpy.gif" alt=":jumpy:">    <img src="https://images.seneweb.com/content/seneweb/generic/images/smileys/jumpy.gif" alt=":jumpy:">    <img src="https://images.seneweb.com/content/seneweb/generic/images/smileys/jumpy.gif" alt=":jumpy:">    <img src="https://images.seneweb.com/content/seneweb/generic/images/smileys/jumpy.gif" alt=":jumpy:">    <img src="https://images.seneweb.com/content/seneweb/generic/images/smileys/jumpy.gif" alt=":jumpy:">    <img src="https://images.seneweb.com/content/seneweb/generic/images/smileys/jumpy.gif" alt=":jumpy:">    <img src="https://images.seneweb.com/content/seneweb/generic/images/smileys/jumpy.gif" alt=":jumpy:">  
    • Auteur

      Samba Th

      En Août, 2013 (13:59 PM)
       :sn:  :sn:  :sn:  :sn:  :sn:  :sn:  :sn:  :sn:  :sn:  :sn:  :sn:  :sn:  :sn:  :sn:  :sn:  :sn:  :sn:  :sn:  :sn:  :sn: 


      en procédant à la réouverture de tous les dépôts de stockage fermés par ses prédécesseurs, (samuel sarr puis karim wade) aly ngouille ndiaye a réparé une grosse injustice faite aux majors du pétrole par l’etat sénégalais. la décision rendue publique, il y a de cela quelques jours, vient casser le monopôle de senstock, détenu en majorité par le sieur mbacké sèye, un des privilégiés du régime sortant.

      cela fait plus d’une semaine que le ministre de l’energie et des mines aly ngouille ndiaye a décidé de lever la mesure de fermeture de tous les dépôts d’hydrocarbures qu’avait décidée son prédécesseur à l’energie, m. karim wade. cette décision a son importance, en ce sens qu’elle remet en cause le monopole de senstock, la société créée par serigne mbacké sèye, le patron de diprom, dans le domaine du stockage des hydrocarbures raffinés.

      bien que venant d’une initiative privée, la senstock a été dès le départ bien couvée par les pouvoirs publics. au point qu’en un moment, l’etat à travers la petrosen y a pris des actions, jusqu’à se retrouver majoritaire dans l’entreprise. c’était l’époque où samuel sarr était le tout-puissant ministre de l’energie de wade. il a fallu l’arrivée de karim wade dans ce département, pour que m. sèye reprenne la majorité de ses actions, mais non sans avoir payé 7 milliards de francs cfa, en passant.

      avec la fermeture de tous les dépôts qui existaient jusqu’à l’avènement de senstock, l’etat du sénégal s’était privé d’une grande capacité de stockage. alors que le détenteur du monopole, diprom du sieur mbacké sèye, ne remplissait pas toutes les conditions pour assurer un service correct et adéquat. le gouvernement en procédant de la sorte s’était privé volontairement des moyens et capacités de stockage de trois compagnies.des intérêts personnels croisés et inavoués avaient d’ailleurs, présidé à la création du dépôt unique senstock. le ministre karim wade sur qui pouvaient compter les pétroliers à l’époque pour un retour à l’orthodoxie avait malheureusement embouché la même trompette que son prédécesseur, samuel sarr afin de consolider davantage les faveurs faîtes à senstock.
      ainsi, le 10 mai 2011, karim wade confirmait la décision du gouvernement de fermer les dépôts terrestres au 1er juillet 2011. sa décision se fondait sur : « la nécessité de disposer d’un point unique de stockage à travers les installations de senstock, et sur le besoin de sécuriser davantage les populations riveraines de ces dépôts ». il a cependant décidé le 1er juillet 2011 de reporter au 1er septembre 2011 l’arrêt des activités de réception et d’entreposage des produits pétroliers dans les dépôts dot (oil libya) et bad (shell). le dépôt spp pb de total n’était plus concerné par la mesure, car ayant été entre temps racheté par senstock.

      pour mieux comprendre cette histoire, il est utile de remonter au 05 juillet 2010. le ministre de l’energie de l’époque, samuel sarr qui régnait encore en maître absolu dans le secteur de l’énergie- envoie un courrier aux majors du secteur que sont : total, shell et oil libya. il leur demande de « prendre les dispositions nécessaires pour la fermeture des dépôts pétroliers terrestres dans un délai de six mois ». l’autorité indique un délai de rigueur qui doit consacrer l’exécution effective de la mesure. aucune motivation, ni justification sérieuse ne donnait les raisons d’une telle décision.

      les pétroliers concernés qui ont investi des milliards dans le domaine précis du stockage s’inquiètent. ils ne comprennent surtout pas la rationalité économique de la mesure qui vient de tomber comme un cheveu dans la soupe. samuel sarr n’en a cure. pendant que les pétroliers se mettent à chercher les raisons de la brutale décision, il (samuel sarr) édicte un arrêté de confirmation qui éclaire un peu sur ses véritables motivations. en effet, le 14 juillet 2010, le ministre (samuel sarr) sort un arrêté (n° 06654) demandant à ce que : « les hydrocarbures liquides issus de l’activité de raffinage soient exclusivement stockés dans les installations de senstock sa ». la mise en application de cet arrêté devait être effective en début d’année 2011. a l’époque, oil libya, total et shell, étaient convaincues que la décision était motivée par une volonté masquée de favoriser un investisseur privé sénégalais contre les majors du secteur.

      aujourd’hui, aly ngouille ndiaye en autorisant la réouverture des dépôts terrestres fermés par ses prédécesseurs, rétablit une grosse injustice à l’endroit des majors du pétrole. d’ailleurs, le ministre ndiaye bat en brèche l’argumentaire de ses devanciers selon lequel « il subsistait des questions sécuritaires » liées à l’exploitation des dépôts de shel, total et oil libya. il assure qu’aucune étude d’impact environnemental n’avait jamais été faite pour attester du caractère dangereux des dépôts fermés. il indique que les services du département de l’environnement n’ont jamais, à aucun moment, déclaré que les dépôts fermés ne pouvaient fonctionner sur leurs sites. « nous ne pouvions donc pas fermer les autres, juste pour privilégier un privé contre d’autres privés », tranche le ministre de l’energie.


       :sn:  :sn:  :sn:  :sn:  :sn:  :sn:  :sn:  :sn:  :sn:  :sn:  :sn:  :sn:  :sn:  :sn:  :sn:  :sn:  :sn:  :sn:  :sn:  :sn: 
    • Auteur

      VÉritÉ

      En Août, 2013 (18:17 PM)
      risques de catastrophes sur des pipelines de la sar
      une bombe chimique à la périphérie de la ville
      la gazette vendredi 20 janvier 2012

      après le canal de la mort de « hann-fann », c’est une partie de la banlieue qui apprend qu’elle est également assise sur une bombe à retardement. empiétés par des installations anarchiques, quatre vieux pipelines d’évacuation de fuel, kérosène, gasoil… pourraient ainsi causer d’importants dégâts.
      c’est une catastrophe de plus qui se profile à l’horizon. la zone industrielle qui abrite parmi les plus anciens pipelines de la société africaine de raffinage (sar), est aujourd’hui envahie d’installations anarchiques qui mettent gravement en danger la vie des populations dakaroises. après le collecteur de « hann-fann » qui pourrait faire plus de 3000 victimes en cas d’affaissement, c’est au tour de la principale infrastructure d’approvisionnement en hydrocarbures d’inquiéter responsables de la sar, autorités, populations... tel un épicentre de tous les dégâts chimiques et écologiques de la capitale, le quartier de hann est de nouveau le point de départ de ces oléoducs de la sar qui représentent aujourd’hui une menace réelle sur la santé des populations ainsi que sur l’environnement.

      en réalité, il s’agit de quatre pipelines appartenant à la sar et servant à évacuer du fuel, du kérosène, de l’essence et du butane (hors service ndlr). ces conduits qui sont enfouis depuis près de 40 ans à une profondeur variant de 80 centimètres à trois mètres, souffrent en effet d’une vétusté. fortement érodés par le sable, ils peuvent incessamment connaître des fuites de produits pétroliers par endroits. s’y ajoutent que les trafics illicites d’hydrocarbures sur plusieurs points du canal, pourraient précipiter une catastrophe sans précédent.

      d’après des éléments scientifiques produits par la direction de la protection civile (dpc), ces pipelines de la société africaine de raffinage (sar), par où transitent les hydrocarbures, ont été construits au début des années 1960 et sur une longueur de 15 km allant de hann bel-air à mbao. aujourd’hui, ils sont enjambés par des constructions à usage d’habitations, de commerces et d’entreprises.

      comme sur le collecteur de fann-hann (voir l’édition 128 de la gazette), ces occupations anarchiques qui étouffent les quatre pipelines en question, sont principalement constituées de maisons, commerces, édifices publics etc. selon les agents de la dpc : « les populations ont occupé toutes les emprises des pipelines. même une mosquée est construite sur l’itinéraire de ces conduits. des bouteilles truffées d’essence ou vides remplissent cet espace interlope. les populations, malgré le danger, développent des activités économiques et allument même du feu, comme pour le séchage du poisson ».

      pourtant, cette bande à la périphérie de la capitale est bien connue comme étant une « zone franche industrielle » et regroupe d’importantes usines chimiques. n’empêche, la poussée démographique au fil des ans a terriblement réduit la distance entre les habitations et des unités industrielles initialement retirées de la ville. non respect des codes de l’urbanisme et de l’environnement, indiscipline des populations et laxisme des autorités, mènent ainsi à une énième cohabitation hasardeuse avec des risques pouvant s’avérer dramatiques. conséquence : les risques immédiats relevés par les experts sont une forte pollution de la nappe phréatique et de l’air. de plus, l’enclavement des usines expose les populations à d’énormes risques liés à la santé. il y a également des menaces d’incendies (en cas de fuites) tout autour de ces pipelines. les sites les plus exposés sont thiaroye, guinaw-rail, hann-bel air.

      prise de conscience tardive

      comment en est-on arrivé là ? alors qu’un décret de 1963 du code de l’urbanisme et de l’habitation exige une distance d’au moins 5 mètres de part et d’autre entre les constructions et ce type d’infrastructure. là également, les populations installées sur l’emprise des pipelines depuis plusieurs années, des décennies pour certaines, ignorent tout du danger avec lequel elles cohabitent depuis tout ce temps.

      pour éviter le pire, le directeur de la protection civile mare lô, préconise des mesures urgentes. « les solutions sont nombreuses et seront de deux ordres. d’abord, il faudra déguerpir certains occupants de l’emprise des pipelines avant de songer à la réhabilitation de l’ouvrage. la faisabilité des deux solutions sera étudiée, ainsi que leur coût économique », a t-il expliqué en marge d’une visite guidée pour sensibiliser autorités et populations. en attendant, une chose est sûre : quelque soit l’option à prendre la note sera forcément très salée et le processus long. surtout dans un pays où la question des déguerpissements même en situation d’urgence, s’oppose souvent à des intérêts particuliers. contraintes à la délocalisation, les populations refusent souvent de se soumettre. pour exemple, les cas de la senchim (entreprise de fabrication de produits phytosanitaires), de l’émissaire de cambérène ou encore du collecteur « hann-fann » entre autres, posent d’énormes difficultés liées au déguerpissement ou à la délocalisation.

      a ce jour, tous ces cas présentent des risques chimiques, écologiques et sanitaires très élevés. malgré le danger connu de tous, ces problèmes restent en l’état et illustrent à merveille la difficulté pour les autorités de les résoudre. il est d’autant plus désolant que ces drames ambiants auraient pu être facilement évités.

      ce drame scientifique de plus est hélas à l’image de ce qui se passe tous les jours dans tous les secteurs au sénégal. défaut de surveillance et d’entretien courant des infrastructures, la même négligence -souvent fatale- se reproduit sans arrêt.

      toutefois, la question à se poser avec cette « mauvaise surprise », est sans doute : pourquoi les experts attendent-ils toujours qu’on soit aussi proche de l’irréparable pour inquiéter l’opinion publique et alerter des autorités qui ne vont jamais agir à la mesure du danger ?
  2. Auteur

    Mass. K

    En Août, 2013 (15:31 PM)
    Dans cette affaire Mbacké Seye est le prête-nom de Samuel Sarr. Casser la mafia de Samuel ou la pieuvre aura la peau du régime. C simple comme bonjour. Ces assassins doublés de voleurs ont construit un véritable système pour dépecer l'Etat.
    • Auteur

      @mas K

      En Août, 2013 (21:05 PM)
      ils peuvent aller à monaco singapour en france en gb, soc gen bayrouth et partout ils auront du mal à trouver l'essentiel de l'argent détourné. parce que cet argent se trouve en grande partie entre les mains des milliardaires spontanés. c'est ces milliardaires spontanés qui sont leurs prêtes-noms. et leur compte d'épargne pour le renversement du president macky sall. ou vous faites comme gbagbo et ouattara avec la mafia du cacao ou vous nourrissez vos futurs boureaux.
    Auteur

    Bagman

    En Août, 2013 (15:37 PM)
    En tout cas zéro coupure notée ces derniers jours !!!! Courage pour la suite
    Auteur

    Mbacke Seye Est Derrière Tout

    En Août, 2013 (16:51 PM)
    Cheikh Diop révèle les multiples «avantages» «nébuleusement» accordés par le régime libéral au Pdg de Touba Oil

    Youssouf SANE | Mercredi 18 Avril 2012



    Le Pdg de Touba Oil Cheikh Mbacké Sèye, les «avantages» que le régime libéral lui aurait accordés, ses rapports avec les travailleurs, tout a été hier dénoncé par Cheikh Diop de la Cnts Fc, qui faisait face à la presse. «Ce prédateur social» comme il aime à l’appeler, «concentre entre ses mains la presque totalité des activités pétrolières du Sénégal». Et révèle-t-il, que ce dernier «a la mainmise sur Senstock (le stockage), sur le Gaz, il a son sea-line qui va contourner la Sar et qui va certainement anéantir la Sar. Il a ses projets et ses entreprises qui ont été déjà avalisés par l’ancien régime sur le transport, certainement l’aviation», déballe-t-il. Un projet côté transport car, ce dernier aurait hérité du juteux marché du ravitaillement des avions en carburant avion explique-t-il.



    Et alors que le système de ravitaillement en carburant de l’aéroport Léopold Sédar Senghor était loué par son professionnalisme, «aujourd’hui les nouvelles politiques énergétiques sont en train de démanteler ce système là pour aller installer à Diass, Cheikh Mbacké Sèye. Quelqu’un qui n’est même pas professionnel. Il y a de quoi à avoir peur», indique-t-il. Et cette peur, M. Diop la nourrit car, «cet aéroport-là avec tout le tintamarre qu’il y a eu, si la question de la sécurité qui passe par le carburant avion n’est pas réglée aucune compagnie responsable ne mettra ses pieds à Dakar», explique-t-il. En sus de la Senstock, l’ancien régime avait entamé la création «d’une nouvelle raffinerie et des sociétés de recherches, tout cela Cheikh Mbacké Sèye est derrière». «C’est nébuleux», peste M. Diop. Pis, «le capital qui devait être redistribué à chaque acteur a été octroyé à Cheikh Mbacké Sèye qui, aujourd’hui, se trouve à 65% ».



    De plus, «la part de l’Etat, on la lui a donnée. Dans quelles conditions, on ne sait pas», dénonce-t-il. Et même pour le dépôt qui a été délocalisé, «on lui a donné toutes les installations et le terrain». Ce qui selon le syndicaliste, «pose problème». Un ensemble de choses, à l’origine du départ de beaucoup de ténors du secteur des hydrocarbures.



    «Mobil oil est partie, une des plus grandes sociétés, la Shell est partie, le numéro un mondial, d’autres sont en train de plier bagages. C’est à cause de ces pratiques. C’est à cause des avantages qu’on accorde à Cheikh Mbacké Sèye qui aujourd’hui a déstabilisé la concurrence, une concurrence déloyale». Aussi, sur le plan Social, le Pdg de Touba Oil «se comporte comme il veut avec ses travailleurs. Il ne les paye pas bien, il n’embauche pas ».

    • Auteur

      VÉritÉ

      En Août, 2013 (18:18 PM)
      risques de catastrophes sur des pipelines de la sar
      une bombe chimique à la périphérie de la ville
      la gazette vendredi 20 janvier 2012 




      après le canal de la mort de « hann-fann », c’est une partie de la banlieue qui apprend qu’elle est également assise sur une bombe à retardement. empiétés par des installations anarchiques, quatre vieux pipelines d’évacuation de fuel, kérosène, gasoil… pourraient ainsi causer d’importants dégâts.
      c’est une catastrophe de plus qui se profile à l’horizon. la zone industrielle qui abrite parmi les plus anciens pipelines de la société africaine de raffinage (sar), est aujourd’hui envahie d’installations anarchiques qui mettent gravement en danger la vie des populations dakaroises. après le collecteur de « hann-fann » qui pourrait faire plus de 3000 victimes en cas d’affaissement, c’est au tour de la principale infrastructure d’approvisionnement en hydrocarbures d’inquiéter responsables de la sar, autorités, populations... tel un épicentre de tous les dégâts chimiques et écologiques de la capitale, le quartier de hann est de nouveau le point de départ de ces oléoducs de la sar qui représentent aujourd’hui une menace réelle sur la santé des populations ainsi que sur l’environnement.




      en réalité, il s’agit de quatre pipelines appartenant à la sar et servant à évacuer du fuel, du kérosène, de l’essence et du butane (hors service ndlr). ces conduits qui sont enfouis depuis près de 40 ans à une profondeur variant de 80 centimètres à trois mètres, souffrent en effet d’une vétusté. fortement érodés par le sable, ils peuvent incessamment connaître des fuites de produits pétroliers par endroits. s’y ajoutent que les trafics illicites d’hydrocarbures sur plusieurs points du canal, pourraient précipiter une catastrophe sans précédent.




      d’après des éléments scientifiques produits par la direction de la protection civile (dpc), ces pipelines de la société africaine de raffinage (sar), par où transitent les hydrocarbures, ont été construits au début des années 1960 et sur une longueur de 15 km allant de hann bel-air à mbao. aujourd’hui, ils sont enjambés par des constructions à usage d’habitations, de commerces et d’entreprises.




      comme sur le collecteur de fann-hann (voir l’édition 128 de la gazette), ces occupations anarchiques qui étouffent les quatre pipelines en question, sont principalement constituées de maisons, commerces, édifices publics etc. selon les agents de la dpc : « les populations ont occupé toutes les emprises des pipelines. même une mosquée est construite sur l’itinéraire de ces conduits. des bouteilles truffées d’essence ou vides remplissent cet espace interlope. les populations, malgré le danger, développent des activités économiques et allument même du feu, comme pour le séchage du poisson ».




      pourtant, cette bande à la périphérie de la capitale est bien connue comme étant une « zone franche industrielle » et regroupe d’importantes usines chimiques. n’empêche, la poussée démographique au fil des ans a terriblement réduit la distance entre les habitations et des unités industrielles initialement retirées de la ville. non respect des codes de l’urbanisme et de l’environnement, indiscipline des populations et laxisme des autorités, mènent ainsi à une énième cohabitation hasardeuse avec des risques pouvant s’avérer dramatiques. conséquence : les risques immédiats relevés par les experts sont une forte pollution de la nappe phréatique et de l’air. de plus, l’enclavement des usines expose les populations à d’énormes risques liés à la santé. il y a également des menaces d’incendies (en cas de fuites) tout autour de ces pipelines. les sites les plus exposés sont thiaroye, guinaw-rail, hann-bel air.




      prise de conscience tardive




      comment en est-on arrivé là ? alors qu’un décret de 1963 du code de l’urbanisme et de l’habitation exige une distance d’au moins 5 mètres de part et d’autre entre les constructions et ce type d’infrastructure. là également, les populations installées sur l’emprise des pipelines depuis plusieurs années, des décennies pour certaines, ignorent tout du danger avec lequel elles cohabitent depuis tout ce temps.




      pour éviter le pire, le directeur de la protection civile mare lô, préconise des mesures urgentes. « les solutions sont nombreuses et seront de deux ordres. d’abord, il faudra déguerpir certains occupants de l’emprise des pipelines avant de songer à la réhabilitation de l’ouvrage. la faisabilité des deux solutions sera étudiée, ainsi que leur coût économique », a t-il expliqué en marge d’une visite guidée pour sensibiliser autorités et populations. en attendant, une chose est sûre : quelque soit l’option à prendre la note sera forcément très salée et le processus long. surtout dans un pays où la question des déguerpissements même en situation d’urgence, s’oppose souvent à des intérêts particuliers. contraintes à la délocalisation, les populations refusent souvent de se soumettre. pour exemple, les cas de la senchim (entreprise de fabrication de produits phytosanitaires), de l’émissaire de cambérène ou encore du collecteur « hann-fann » entre autres, posent d’énormes difficultés liées au déguerpissement ou à la délocalisation.




      a ce jour, tous ces cas présentent des risques chimiques, écologiques et sanitaires très élevés. malgré le danger connu de tous, ces problèmes restent en l’état et illustrent à merveille la difficulté pour les autorités de les résoudre. il est d’autant plus désolant que ces drames ambiants auraient pu être facilement évités.




      ce drame scientifique de plus est hélas à l’image de ce qui se passe tous les jours dans tous les secteurs au sénégal. défaut de surveillance et d’entretien courant des infrastructures, la même négligence -souvent fatale- se reproduit sans arrêt.




      toutefois, la question à se poser avec cette « mauvaise surprise », est sans doute : pourquoi les experts attendent-ils toujours qu’on soit aussi proche de l’irréparable pour inquiéter l’opinion publique et alerter des autorités qui ne vont jamais agir à la mesure du danger ?
    • Auteur

      VÉritÉ

      En Août, 2013 (18:18 PM)
      risques de catastrophes sur des pipelines de la sar
      une bombe chimique à la périphérie de la ville
      la gazette vendredi 20 janvier 2012 




      après le canal de la mort de « hann-fann », c’est une partie de la banlieue qui apprend qu’elle est également assise sur une bombe à retardement. empiétés par des installations anarchiques, quatre vieux pipelines d’évacuation de fuel, kérosène, gasoil… pourraient ainsi causer d’importants dégâts.
      c’est une catastrophe de plus qui se profile à l’horizon. la zone industrielle qui abrite parmi les plus anciens pipelines de la société africaine de raffinage (sar), est aujourd’hui envahie d’installations anarchiques qui mettent gravement en danger la vie des populations dakaroises. après le collecteur de « hann-fann » qui pourrait faire plus de 3000 victimes en cas d’affaissement, c’est au tour de la principale infrastructure d’approvisionnement en hydrocarbures d’inquiéter responsables de la sar, autorités, populations... tel un épicentre de tous les dégâts chimiques et écologiques de la capitale, le quartier de hann est de nouveau le point de départ de ces oléoducs de la sar qui représentent aujourd’hui une menace réelle sur la santé des populations ainsi que sur l’environnement.




      en réalité, il s’agit de quatre pipelines appartenant à la sar et servant à évacuer du fuel, du kérosène, de l’essence et du butane (hors service ndlr). ces conduits qui sont enfouis depuis près de 40 ans à une profondeur variant de 80 centimètres à trois mètres, souffrent en effet d’une vétusté. fortement érodés par le sable, ils peuvent incessamment connaître des fuites de produits pétroliers par endroits. s’y ajoutent que les trafics illicites d’hydrocarbures sur plusieurs points du canal, pourraient précipiter une catastrophe sans précédent.




      d’après des éléments scientifiques produits par la direction de la protection civile (dpc), ces pipelines de la société africaine de raffinage (sar), par où transitent les hydrocarbures, ont été construits au début des années 1960 et sur une longueur de 15 km allant de hann bel-air à mbao. aujourd’hui, ils sont enjambés par des constructions à usage d’habitations, de commerces et d’entreprises.




      comme sur le collecteur de fann-hann (voir l’édition 128 de la gazette), ces occupations anarchiques qui étouffent les quatre pipelines en question, sont principalement constituées de maisons, commerces, édifices publics etc. selon les agents de la dpc : « les populations ont occupé toutes les emprises des pipelines. même une mosquée est construite sur l’itinéraire de ces conduits. des bouteilles truffées d’essence ou vides remplissent cet espace interlope. les populations, malgré le danger, développent des activités économiques et allument même du feu, comme pour le séchage du poisson ».




      pourtant, cette bande à la périphérie de la capitale est bien connue comme étant une « zone franche industrielle » et regroupe d’importantes usines chimiques. n’empêche, la poussée démographique au fil des ans a terriblement réduit la distance entre les habitations et des unités industrielles initialement retirées de la ville. non respect des codes de l’urbanisme et de l’environnement, indiscipline des populations et laxisme des autorités, mènent ainsi à une énième cohabitation hasardeuse avec des risques pouvant s’avérer dramatiques. conséquence : les risques immédiats relevés par les experts sont une forte pollution de la nappe phréatique et de l’air. de plus, l’enclavement des usines expose les populations à d’énormes risques liés à la santé. il y a également des menaces d’incendies (en cas de fuites) tout autour de ces pipelines. les sites les plus exposés sont thiaroye, guinaw-rail, hann-bel air.




      prise de conscience tardive




      comment en est-on arrivé là ? alors qu’un décret de 1963 du code de l’urbanisme et de l’habitation exige une distance d’au moins 5 mètres de part et d’autre entre les constructions et ce type d’infrastructure. là également, les populations installées sur l’emprise des pipelines depuis plusieurs années, des décennies pour certaines, ignorent tout du danger avec lequel elles cohabitent depuis tout ce temps.




      pour éviter le pire, le directeur de la protection civile mare lô, préconise des mesures urgentes. « les solutions sont nombreuses et seront de deux ordres. d’abord, il faudra déguerpir certains occupants de l’emprise des pipelines avant de songer à la réhabilitation de l’ouvrage. la faisabilité des deux solutions sera étudiée, ainsi que leur coût économique », a t-il expliqué en marge d’une visite guidée pour sensibiliser autorités et populations. en attendant, une chose est sûre : quelque soit l’option à prendre la note sera forcément très salée et le processus long. surtout dans un pays où la question des déguerpissements même en situation d’urgence, s’oppose souvent à des intérêts particuliers. contraintes à la délocalisation, les populations refusent souvent de se soumettre. pour exemple, les cas de la senchim (entreprise de fabrication de produits phytosanitaires), de l’émissaire de cambérène ou encore du collecteur « hann-fann » entre autres, posent d’énormes difficultés liées au déguerpissement ou à la délocalisation.




      a ce jour, tous ces cas présentent des risques chimiques, écologiques et sanitaires très élevés. malgré le danger connu de tous, ces problèmes restent en l’état et illustrent à merveille la difficulté pour les autorités de les résoudre. il est d’autant plus désolant que ces drames ambiants auraient pu être facilement évités.




      ce drame scientifique de plus est hélas à l’image de ce qui se passe tous les jours dans tous les secteurs au sénégal. défaut de surveillance et d’entretien courant des infrastructures, la même négligence -souvent fatale- se reproduit sans arrêt.




      toutefois, la question à se poser avec cette « mauvaise surprise », est sans doute : pourquoi les experts attendent-ils toujours qu’on soit aussi proche de l’irréparable pour inquiéter l’opinion publique et alerter des autorités qui ne vont jamais agir à la mesure du danger ?
    • Auteur

      VÉritÉ

      En Août, 2013 (18:18 PM)
      risques de catastrophes sur des pipelines de la sar
      une bombe chimique à la périphérie de la ville
      la gazette vendredi 20 janvier 2012 




      après le canal de la mort de « hann-fann », c’est une partie de la banlieue qui apprend qu’elle est également assise sur une bombe à retardement. empiétés par des installations anarchiques, quatre vieux pipelines d’évacuation de fuel, kérosène, gasoil… pourraient ainsi causer d’importants dégâts.
      c’est une catastrophe de plus qui se profile à l’horizon. la zone industrielle qui abrite parmi les plus anciens pipelines de la société africaine de raffinage (sar), est aujourd’hui envahie d’installations anarchiques qui mettent gravement en danger la vie des populations dakaroises. après le collecteur de « hann-fann » qui pourrait faire plus de 3000 victimes en cas d’affaissement, c’est au tour de la principale infrastructure d’approvisionnement en hydrocarbures d’inquiéter responsables de la sar, autorités, populations... tel un épicentre de tous les dégâts chimiques et écologiques de la capitale, le quartier de hann est de nouveau le point de départ de ces oléoducs de la sar qui représentent aujourd’hui une menace réelle sur la santé des populations ainsi que sur l’environnement.




      en réalité, il s’agit de quatre pipelines appartenant à la sar et servant à évacuer du fuel, du kérosène, de l’essence et du butane (hors service ndlr). ces conduits qui sont enfouis depuis près de 40 ans à une profondeur variant de 80 centimètres à trois mètres, souffrent en effet d’une vétusté. fortement érodés par le sable, ils peuvent incessamment connaître des fuites de produits pétroliers par endroits. s’y ajoutent que les trafics illicites d’hydrocarbures sur plusieurs points du canal, pourraient précipiter une catastrophe sans précédent.




      d’après des éléments scientifiques produits par la direction de la protection civile (dpc), ces pipelines de la société africaine de raffinage (sar), par où transitent les hydrocarbures, ont été construits au début des années 1960 et sur une longueur de 15 km allant de hann bel-air à mbao. aujourd’hui, ils sont enjambés par des constructions à usage d’habitations, de commerces et d’entreprises.




      comme sur le collecteur de fann-hann (voir l’édition 128 de la gazette), ces occupations anarchiques qui étouffent les quatre pipelines en question, sont principalement constituées de maisons, commerces, édifices publics etc. selon les agents de la dpc : « les populations ont occupé toutes les emprises des pipelines. même une mosquée est construite sur l’itinéraire de ces conduits. des bouteilles truffées d’essence ou vides remplissent cet espace interlope. les populations, malgré le danger, développent des activités économiques et allument même du feu, comme pour le séchage du poisson ».




      pourtant, cette bande à la périphérie de la capitale est bien connue comme étant une « zone franche industrielle » et regroupe d’importantes usines chimiques. n’empêche, la poussée démographique au fil des ans a terriblement réduit la distance entre les habitations et des unités industrielles initialement retirées de la ville. non respect des codes de l’urbanisme et de l’environnement, indiscipline des populations et laxisme des autorités, mènent ainsi à une énième cohabitation hasardeuse avec des risques pouvant s’avérer dramatiques. conséquence : les risques immédiats relevés par les experts sont une forte pollution de la nappe phréatique et de l’air. de plus, l’enclavement des usines expose les populations à d’énormes risques liés à la santé. il y a également des menaces d’incendies (en cas de fuites) tout autour de ces pipelines. les sites les plus exposés sont thiaroye, guinaw-rail, hann-bel air.




      prise de conscience tardive




      comment en est-on arrivé là ? alors qu’un décret de 1963 du code de l’urbanisme et de l’habitation exige une distance d’au moins 5 mètres de part et d’autre entre les constructions et ce type d’infrastructure. là également, les populations installées sur l’emprise des pipelines depuis plusieurs années, des décennies pour certaines, ignorent tout du danger avec lequel elles cohabitent depuis tout ce temps.




      pour éviter le pire, le directeur de la protection civile mare lô, préconise des mesures urgentes. « les solutions sont nombreuses et seront de deux ordres. d’abord, il faudra déguerpir certains occupants de l’emprise des pipelines avant de songer à la réhabilitation de l’ouvrage. la faisabilité des deux solutions sera étudiée, ainsi que leur coût économique », a t-il expliqué en marge d’une visite guidée pour sensibiliser autorités et populations. en attendant, une chose est sûre : quelque soit l’option à prendre la note sera forcément très salée et le processus long. surtout dans un pays où la question des déguerpissements même en situation d’urgence, s’oppose souvent à des intérêts particuliers. contraintes à la délocalisation, les populations refusent souvent de se soumettre. pour exemple, les cas de la senchim (entreprise de fabrication de produits phytosanitaires), de l’émissaire de cambérène ou encore du collecteur « hann-fann » entre autres, posent d’énormes difficultés liées au déguerpissement ou à la délocalisation.




      a ce jour, tous ces cas présentent des risques chimiques, écologiques et sanitaires très élevés. malgré le danger connu de tous, ces problèmes restent en l’état et illustrent à merveille la difficulté pour les autorités de les résoudre. il est d’autant plus désolant que ces drames ambiants auraient pu être facilement évités.




      ce drame scientifique de plus est hélas à l’image de ce qui se passe tous les jours dans tous les secteurs au sénégal. défaut de surveillance et d’entretien courant des infrastructures, la même négligence -souvent fatale- se reproduit sans arrêt.




      toutefois, la question à se poser avec cette « mauvaise surprise », est sans doute : pourquoi les experts attendent-ils toujours qu’on soit aussi proche de l’irréparable pour inquiéter l’opinion publique et alerter des autorités qui ne vont jamais agir à la mesure du danger ?
    • Auteur

      VÉritÉ

      En Août, 2013 (18:18 PM)
      risques de catastrophes sur des pipelines de la sar
      une bombe chimique à la périphérie de la ville
      la gazette vendredi 20 janvier 2012 




      après le canal de la mort de « hann-fann », c’est une partie de la banlieue qui apprend qu’elle est également assise sur une bombe à retardement. empiétés par des installations anarchiques, quatre vieux pipelines d’évacuation de fuel, kérosène, gasoil… pourraient ainsi causer d’importants dégâts.
      c’est une catastrophe de plus qui se profile à l’horizon. la zone industrielle qui abrite parmi les plus anciens pipelines de la société africaine de raffinage (sar), est aujourd’hui envahie d’installations anarchiques qui mettent gravement en danger la vie des populations dakaroises. après le collecteur de « hann-fann » qui pourrait faire plus de 3000 victimes en cas d’affaissement, c’est au tour de la principale infrastructure d’approvisionnement en hydrocarbures d’inquiéter responsables de la sar, autorités, populations... tel un épicentre de tous les dégâts chimiques et écologiques de la capitale, le quartier de hann est de nouveau le point de départ de ces oléoducs de la sar qui représentent aujourd’hui une menace réelle sur la santé des populations ainsi que sur l’environnement.




      en réalité, il s’agit de quatre pipelines appartenant à la sar et servant à évacuer du fuel, du kérosène, de l’essence et du butane (hors service ndlr). ces conduits qui sont enfouis depuis près de 40 ans à une profondeur variant de 80 centimètres à trois mètres, souffrent en effet d’une vétusté. fortement érodés par le sable, ils peuvent incessamment connaître des fuites de produits pétroliers par endroits. s’y ajoutent que les trafics illicites d’hydrocarbures sur plusieurs points du canal, pourraient précipiter une catastrophe sans précédent.




      d’après des éléments scientifiques produits par la direction de la protection civile (dpc), ces pipelines de la société africaine de raffinage (sar), par où transitent les hydrocarbures, ont été construits au début des années 1960 et sur une longueur de 15 km allant de hann bel-air à mbao. aujourd’hui, ils sont enjambés par des constructions à usage d’habitations, de commerces et d’entreprises.




      comme sur le collecteur de fann-hann (voir l’édition 128 de la gazette), ces occupations anarchiques qui étouffent les quatre pipelines en question, sont principalement constituées de maisons, commerces, édifices publics etc. selon les agents de la dpc : « les populations ont occupé toutes les emprises des pipelines. même une mosquée est construite sur l’itinéraire de ces conduits. des bouteilles truffées d’essence ou vides remplissent cet espace interlope. les populations, malgré le danger, développent des activités économiques et allument même du feu, comme pour le séchage du poisson ».




      pourtant, cette bande à la périphérie de la capitale est bien connue comme étant une « zone franche industrielle » et regroupe d’importantes usines chimiques. n’empêche, la poussée démographique au fil des ans a terriblement réduit la distance entre les habitations et des unités industrielles initialement retirées de la ville. non respect des codes de l’urbanisme et de l’environnement, indiscipline des populations et laxisme des autorités, mènent ainsi à une énième cohabitation hasardeuse avec des risques pouvant s’avérer dramatiques. conséquence : les risques immédiats relevés par les experts sont une forte pollution de la nappe phréatique et de l’air. de plus, l’enclavement des usines expose les populations à d’énormes risques liés à la santé. il y a également des menaces d’incendies (en cas de fuites) tout autour de ces pipelines. les sites les plus exposés sont thiaroye, guinaw-rail, hann-bel air.




      prise de conscience tardive




      comment en est-on arrivé là ? alors qu’un décret de 1963 du code de l’urbanisme et de l’habitation exige une distance d’au moins 5 mètres de part et d’autre entre les constructions et ce type d’infrastructure. là également, les populations installées sur l’emprise des pipelines depuis plusieurs années, des décennies pour certaines, ignorent tout du danger avec lequel elles cohabitent depuis tout ce temps.




      pour éviter le pire, le directeur de la protection civile mare lô, préconise des mesures urgentes. « les solutions sont nombreuses et seront de deux ordres. d’abord, il faudra déguerpir certains occupants de l’emprise des pipelines avant de songer à la réhabilitation de l’ouvrage. la faisabilité des deux solutions sera étudiée, ainsi que leur coût économique », a t-il expliqué en marge d’une visite guidée pour sensibiliser autorités et populations. en attendant, une chose est sûre : quelque soit l’option à prendre la note sera forcément très salée et le processus long. surtout dans un pays où la question des déguerpissements même en situation d’urgence, s’oppose souvent à des intérêts particuliers. contraintes à la délocalisation, les populations refusent souvent de se soumettre. pour exemple, les cas de la senchim (entreprise de fabrication de produits phytosanitaires), de l’émissaire de cambérène ou encore du collecteur « hann-fann » entre autres, posent d’énormes difficultés liées au déguerpissement ou à la délocalisation.




      a ce jour, tous ces cas présentent des risques chimiques, écologiques et sanitaires très élevés. malgré le danger connu de tous, ces problèmes restent en l’état et illustrent à merveille la difficulté pour les autorités de les résoudre. il est d’autant plus désolant que ces drames ambiants auraient pu être facilement évités.




      ce drame scientifique de plus est hélas à l’image de ce qui se passe tous les jours dans tous les secteurs au sénégal. défaut de surveillance et d’entretien courant des infrastructures, la même négligence -souvent fatale- se reproduit sans arrêt.




      toutefois, la question à se poser avec cette « mauvaise surprise », est sans doute : pourquoi les experts attendent-ils toujours qu’on soit aussi proche de l’irréparable pour inquiéter l’opinion publique et alerter des autorités qui ne vont jamais agir à la mesure du danger ?
    • Auteur

      VÉritÉ

      En Août, 2013 (18:18 PM)
      risques de catastrophes sur des pipelines de la sar
      une bombe chimique à la périphérie de la ville
      la gazette vendredi 20 janvier 2012 




      après le canal de la mort de « hann-fann », c’est une partie de la banlieue qui apprend qu’elle est également assise sur une bombe à retardement. empiétés par des installations anarchiques, quatre vieux pipelines d’évacuation de fuel, kérosène, gasoil… pourraient ainsi causer d’importants dégâts.
      c’est une catastrophe de plus qui se profile à l’horizon. la zone industrielle qui abrite parmi les plus anciens pipelines de la société africaine de raffinage (sar), est aujourd’hui envahie d’installations anarchiques qui mettent gravement en danger la vie des populations dakaroises. après le collecteur de « hann-fann » qui pourrait faire plus de 3000 victimes en cas d’affaissement, c’est au tour de la principale infrastructure d’approvisionnement en hydrocarbures d’inquiéter responsables de la sar, autorités, populations... tel un épicentre de tous les dégâts chimiques et écologiques de la capitale, le quartier de hann est de nouveau le point de départ de ces oléoducs de la sar qui représentent aujourd’hui une menace réelle sur la santé des populations ainsi que sur l’environnement.




      en réalité, il s’agit de quatre pipelines appartenant à la sar et servant à évacuer du fuel, du kérosène, de l’essence et du butane (hors service ndlr). ces conduits qui sont enfouis depuis près de 40 ans à une profondeur variant de 80 centimètres à trois mètres, souffrent en effet d’une vétusté. fortement érodés par le sable, ils peuvent incessamment connaître des fuites de produits pétroliers par endroits. s’y ajoutent que les trafics illicites d’hydrocarbures sur plusieurs points du canal, pourraient précipiter une catastrophe sans précédent.




      d’après des éléments scientifiques produits par la direction de la protection civile (dpc), ces pipelines de la société africaine de raffinage (sar), par où transitent les hydrocarbures, ont été construits au début des années 1960 et sur une longueur de 15 km allant de hann bel-air à mbao. aujourd’hui, ils sont enjambés par des constructions à usage d’habitations, de commerces et d’entreprises.




      comme sur le collecteur de fann-hann (voir l’édition 128 de la gazette), ces occupations anarchiques qui étouffent les quatre pipelines en question, sont principalement constituées de maisons, commerces, édifices publics etc. selon les agents de la dpc : « les populations ont occupé toutes les emprises des pipelines. même une mosquée est construite sur l’itinéraire de ces conduits. des bouteilles truffées d’essence ou vides remplissent cet espace interlope. les populations, malgré le danger, développent des activités économiques et allument même du feu, comme pour le séchage du poisson ».




      pourtant, cette bande à la périphérie de la capitale est bien connue comme étant une « zone franche industrielle » et regroupe d’importantes usines chimiques. n’empêche, la poussée démographique au fil des ans a terriblement réduit la distance entre les habitations et des unités industrielles initialement retirées de la ville. non respect des codes de l’urbanisme et de l’environnement, indiscipline des populations et laxisme des autorités, mènent ainsi à une énième cohabitation hasardeuse avec des risques pouvant s’avérer dramatiques. conséquence : les risques immédiats relevés par les experts sont une forte pollution de la nappe phréatique et de l’air. de plus, l’enclavement des usines expose les populations à d’énormes risques liés à la santé. il y a également des menaces d’incendies (en cas de fuites) tout autour de ces pipelines. les sites les plus exposés sont thiaroye, guinaw-rail, hann-bel air.




      prise de conscience tardive




      comment en est-on arrivé là ? alors qu’un décret de 1963 du code de l’urbanisme et de l’habitation exige une distance d’au moins 5 mètres de part et d’autre entre les constructions et ce type d’infrastructure. là également, les populations installées sur l’emprise des pipelines depuis plusieurs années, des décennies pour certaines, ignorent tout du danger avec lequel elles cohabitent depuis tout ce temps.




      pour éviter le pire, le directeur de la protection civile mare lô, préconise des mesures urgentes. « les solutions sont nombreuses et seront de deux ordres. d’abord, il faudra déguerpir certains occupants de l’emprise des pipelines avant de songer à la réhabilitation de l’ouvrage. la faisabilité des deux solutions sera étudiée, ainsi que leur coût économique », a t-il expliqué en marge d’une visite guidée pour sensibiliser autorités et populations. en attendant, une chose est sûre : quelque soit l’option à prendre la note sera forcément très salée et le processus long. surtout dans un pays où la question des déguerpissements même en situation d’urgence, s’oppose souvent à des intérêts particuliers. contraintes à la délocalisation, les populations refusent souvent de se soumettre. pour exemple, les cas de la senchim (entreprise de fabrication de produits phytosanitaires), de l’émissaire de cambérène ou encore du collecteur « hann-fann » entre autres, posent d’énormes difficultés liées au déguerpissement ou à la délocalisation.




      a ce jour, tous ces cas présentent des risques chimiques, écologiques et sanitaires très élevés. malgré le danger connu de tous, ces problèmes restent en l’état et illustrent à merveille la difficulté pour les autorités de les résoudre. il est d’autant plus désolant que ces drames ambiants auraient pu être facilement évités.




      ce drame scientifique de plus est hélas à l’image de ce qui se passe tous les jours dans tous les secteurs au sénégal. défaut de surveillance et d’entretien courant des infrastructures, la même négligence -souvent fatale- se reproduit sans arrêt.




      toutefois, la question à se poser avec cette « mauvaise surprise », est sans doute : pourquoi les experts attendent-ils toujours qu’on soit aussi proche de l’irréparable pour inquiéter l’opinion publique et alerter des autorités qui ne vont jamais agir à la mesure du danger ?
    • Auteur

      VÉritÉ

      En Août, 2013 (18:18 PM)
      risques de catastrophes sur des pipelines de la sar
      une bombe chimique à la périphérie de la ville
      la gazette vendredi 20 janvier 2012 




      après le canal de la mort de « hann-fann », c’est une partie de la banlieue qui apprend qu’elle est également assise sur une bombe à retardement. empiétés par des installations anarchiques, quatre vieux pipelines d’évacuation de fuel, kérosène, gasoil… pourraient ainsi causer d’importants dégâts.
      c’est une catastrophe de plus qui se profile à l’horizon. la zone industrielle qui abrite parmi les plus anciens pipelines de la société africaine de raffinage (sar), est aujourd’hui envahie d’installations anarchiques qui mettent gravement en danger la vie des populations dakaroises. après le collecteur de « hann-fann » qui pourrait faire plus de 3000 victimes en cas d’affaissement, c’est au tour de la principale infrastructure d’approvisionnement en hydrocarbures d’inquiéter responsables de la sar, autorités, populations... tel un épicentre de tous les dégâts chimiques et écologiques de la capitale, le quartier de hann est de nouveau le point de départ de ces oléoducs de la sar qui représentent aujourd’hui une menace réelle sur la santé des populations ainsi que sur l’environnement.




      en réalité, il s’agit de quatre pipelines appartenant à la sar et servant à évacuer du fuel, du kérosène, de l’essence et du butane (hors service ndlr). ces conduits qui sont enfouis depuis près de 40 ans à une profondeur variant de 80 centimètres à trois mètres, souffrent en effet d’une vétusté. fortement érodés par le sable, ils peuvent incessamment connaître des fuites de produits pétroliers par endroits. s’y ajoutent que les trafics illicites d’hydrocarbures sur plusieurs points du canal, pourraient précipiter une catastrophe sans précédent.




      d’après des éléments scientifiques produits par la direction de la protection civile (dpc), ces pipelines de la société africaine de raffinage (sar), par où transitent les hydrocarbures, ont été construits au début des années 1960 et sur une longueur de 15 km allant de hann bel-air à mbao. aujourd’hui, ils sont enjambés par des constructions à usage d’habitations, de commerces et d’entreprises.




      comme sur le collecteur de fann-hann (voir l’édition 128 de la gazette), ces occupations anarchiques qui étouffent les quatre pipelines en question, sont principalement constituées de maisons, commerces, édifices publics etc. selon les agents de la dpc : « les populations ont occupé toutes les emprises des pipelines. même une mosquée est construite sur l’itinéraire de ces conduits. des bouteilles truffées d’essence ou vides remplissent cet espace interlope. les populations, malgré le danger, développent des activités économiques et allument même du feu, comme pour le séchage du poisson ».




      pourtant, cette bande à la périphérie de la capitale est bien connue comme étant une « zone franche industrielle » et regroupe d’importantes usines chimiques. n’empêche, la poussée démographique au fil des ans a terriblement réduit la distance entre les habitations et des unités industrielles initialement retirées de la ville. non respect des codes de l’urbanisme et de l’environnement, indiscipline des populations et laxisme des autorités, mènent ainsi à une énième cohabitation hasardeuse avec des risques pouvant s’avérer dramatiques. conséquence : les risques immédiats relevés par les experts sont une forte pollution de la nappe phréatique et de l’air. de plus, l’enclavement des usines expose les populations à d’énormes risques liés à la santé. il y a également des menaces d’incendies (en cas de fuites) tout autour de ces pipelines. les sites les plus exposés sont thiaroye, guinaw-rail, hann-bel air.




      prise de conscience tardive




      comment en est-on arrivé là ? alors qu’un décret de 1963 du code de l’urbanisme et de l’habitation exige une distance d’au moins 5 mètres de part et d’autre entre les constructions et ce type d’infrastructure. là également, les populations installées sur l’emprise des pipelines depuis plusieurs années, des décennies pour certaines, ignorent tout du danger avec lequel elles cohabitent depuis tout ce temps.




      pour éviter le pire, le directeur de la protection civile mare lô, préconise des mesures urgentes. « les solutions sont nombreuses et seront de deux ordres. d’abord, il faudra déguerpir certains occupants de l’emprise des pipelines avant de songer à la réhabilitation de l’ouvrage. la faisabilité des deux solutions sera étudiée, ainsi que leur coût économique », a t-il expliqué en marge d’une visite guidée pour sensibiliser autorités et populations. en attendant, une chose est sûre : quelque soit l’option à prendre la note sera forcément très salée et le processus long. surtout dans un pays où la question des déguerpissements même en situation d’urgence, s’oppose souvent à des intérêts particuliers. contraintes à la délocalisation, les populations refusent souvent de se soumettre. pour exemple, les cas de la senchim (entreprise de fabrication de produits phytosanitaires), de l’émissaire de cambérène ou encore du collecteur « hann-fann » entre autres, posent d’énormes difficultés liées au déguerpissement ou à la délocalisation.




      a ce jour, tous ces cas présentent des risques chimiques, écologiques et sanitaires très élevés. malgré le danger connu de tous, ces problèmes restent en l’état et illustrent à merveille la difficulté pour les autorités de les résoudre. il est d’autant plus désolant que ces drames ambiants auraient pu être facilement évités.




      ce drame scientifique de plus est hélas à l’image de ce qui se passe tous les jours dans tous les secteurs au sénégal. défaut de surveillance et d’entretien courant des infrastructures, la même négligence -souvent fatale- se reproduit sans arrêt.




      toutefois, la question à se poser avec cette « mauvaise surprise », est sans doute : pourquoi les experts attendent-ils toujours qu’on soit aussi proche de l’irréparable pour inquiéter l’opinion publique et alerter des autorités qui ne vont jamais agir à la mesure du danger ?
    • Auteur

      VÉritÉ

      En Août, 2013 (18:18 PM)
      risques de catastrophes sur des pipelines de la sar
      une bombe chimique à la périphérie de la ville
      la gazette vendredi 20 janvier 2012 




      après le canal de la mort de « hann-fann », c’est une partie de la banlieue qui apprend qu’elle est également assise sur une bombe à retardement. empiétés par des installations anarchiques, quatre vieux pipelines d’évacuation de fuel, kérosène, gasoil… pourraient ainsi causer d’importants dégâts.
      c’est une catastrophe de plus qui se profile à l’horizon. la zone industrielle qui abrite parmi les plus anciens pipelines de la société africaine de raffinage (sar), est aujourd’hui envahie d’installations anarchiques qui mettent gravement en danger la vie des populations dakaroises. après le collecteur de « hann-fann » qui pourrait faire plus de 3000 victimes en cas d’affaissement, c’est au tour de la principale infrastructure d’approvisionnement en hydrocarbures d’inquiéter responsables de la sar, autorités, populations... tel un épicentre de tous les dégâts chimiques et écologiques de la capitale, le quartier de hann est de nouveau le point de départ de ces oléoducs de la sar qui représentent aujourd’hui une menace réelle sur la santé des populations ainsi que sur l’environnement.




      en réalité, il s’agit de quatre pipelines appartenant à la sar et servant à évacuer du fuel, du kérosène, de l’essence et du butane (hors service ndlr). ces conduits qui sont enfouis depuis près de 40 ans à une profondeur variant de 80 centimètres à trois mètres, souffrent en effet d’une vétusté. fortement érodés par le sable, ils peuvent incessamment connaître des fuites de produits pétroliers par endroits. s’y ajoutent que les trafics illicites d’hydrocarbures sur plusieurs points du canal, pourraient précipiter une catastrophe sans précédent.




      d’après des éléments scientifiques produits par la direction de la protection civile (dpc), ces pipelines de la société africaine de raffinage (sar), par où transitent les hydrocarbures, ont été construits au début des années 1960 et sur une longueur de 15 km allant de hann bel-air à mbao. aujourd’hui, ils sont enjambés par des constructions à usage d’habitations, de commerces et d’entreprises.




      comme sur le collecteur de fann-hann (voir l’édition 128 de la gazette), ces occupations anarchiques qui étouffent les quatre pipelines en question, sont principalement constituées de maisons, commerces, édifices publics etc. selon les agents de la dpc : « les populations ont occupé toutes les emprises des pipelines. même une mosquée est construite sur l’itinéraire de ces conduits. des bouteilles truffées d’essence ou vides remplissent cet espace interlope. les populations, malgré le danger, développent des activités économiques et allument même du feu, comme pour le séchage du poisson ».




      pourtant, cette bande à la périphérie de la capitale est bien connue comme étant une « zone franche industrielle » et regroupe d’importantes usines chimiques. n’empêche, la poussée démographique au fil des ans a terriblement réduit la distance entre les habitations et des unités industrielles initialement retirées de la ville. non respect des codes de l’urbanisme et de l’environnement, indiscipline des populations et laxisme des autorités, mènent ainsi à une énième cohabitation hasardeuse avec des risques pouvant s’avérer dramatiques. conséquence : les risques immédiats relevés par les experts sont une forte pollution de la nappe phréatique et de l’air. de plus, l’enclavement des usines expose les populations à d’énormes risques liés à la santé. il y a également des menaces d’incendies (en cas de fuites) tout autour de ces pipelines. les sites les plus exposés sont thiaroye, guinaw-rail, hann-bel air.




      prise de conscience tardive




      comment en est-on arrivé là ? alors qu’un décret de 1963 du code de l’urbanisme et de l’habitation exige une distance d’au moins 5 mètres de part et d’autre entre les constructions et ce type d’infrastructure. là également, les populations installées sur l’emprise des pipelines depuis plusieurs années, des décennies pour certaines, ignorent tout du danger avec lequel elles cohabitent depuis tout ce temps.




      pour éviter le pire, le directeur de la protection civile mare lô, préconise des mesures urgentes. « les solutions sont nombreuses et seront de deux ordres. d’abord, il faudra déguerpir certains occupants de l’emprise des pipelines avant de songer à la réhabilitation de l’ouvrage. la faisabilité des deux solutions sera étudiée, ainsi que leur coût économique », a t-il expliqué en marge d’une visite guidée pour sensibiliser autorités et populations. en attendant, une chose est sûre : quelque soit l’option à prendre la note sera forcément très salée et le processus long. surtout dans un pays où la question des déguerpissements même en situation d’urgence, s’oppose souvent à des intérêts particuliers. contraintes à la délocalisation, les populations refusent souvent de se soumettre. pour exemple, les cas de la senchim (entreprise de fabrication de produits phytosanitaires), de l’émissaire de cambérène ou encore du collecteur « hann-fann » entre autres, posent d’énormes difficultés liées au déguerpissement ou à la délocalisation.




      a ce jour, tous ces cas présentent des risques chimiques, écologiques et sanitaires très élevés. malgré le danger connu de tous, ces problèmes restent en l’état et illustrent à merveille la difficulté pour les autorités de les résoudre. il est d’autant plus désolant que ces drames ambiants auraient pu être facilement évités.




      ce drame scientifique de plus est hélas à l’image de ce qui se passe tous les jours dans tous les secteurs au sénégal. défaut de surveillance et d’entretien courant des infrastructures, la même négligence -souvent fatale- se reproduit sans arrêt.




      toutefois, la question à se poser avec cette « mauvaise surprise », est sans doute : pourquoi les experts attendent-ils toujours qu’on soit aussi proche de l’irréparable pour inquiéter l’opinion publique et alerter des autorités qui ne vont jamais agir à la mesure du danger ?
    • Auteur

      VÉritÉ

      En Août, 2013 (18:18 PM)
      risques de catastrophes sur des pipelines de la sar
      une bombe chimique à la périphérie de la ville
      la gazette vendredi 20 janvier 2012 




      après le canal de la mort de « hann-fann », c’est une partie de la banlieue qui apprend qu’elle est également assise sur une bombe à retardement. empiétés par des installations anarchiques, quatre vieux pipelines d’évacuation de fuel, kérosène, gasoil… pourraient ainsi causer d’importants dégâts.
      c’est une catastrophe de plus qui se profile à l’horizon. la zone industrielle qui abrite parmi les plus anciens pipelines de la société africaine de raffinage (sar), est aujourd’hui envahie d’installations anarchiques qui mettent gravement en danger la vie des populations dakaroises. après le collecteur de « hann-fann » qui pourrait faire plus de 3000 victimes en cas d’affaissement, c’est au tour de la principale infrastructure d’approvisionnement en hydrocarbures d’inquiéter responsables de la sar, autorités, populations... tel un épicentre de tous les dégâts chimiques et écologiques de la capitale, le quartier de hann est de nouveau le point de départ de ces oléoducs de la sar qui représentent aujourd’hui une menace réelle sur la santé des populations ainsi que sur l’environnement.




      en réalité, il s’agit de quatre pipelines appartenant à la sar et servant à évacuer du fuel, du kérosène, de l’essence et du butane (hors service ndlr). ces conduits qui sont enfouis depuis près de 40 ans à une profondeur variant de 80 centimètres à trois mètres, souffrent en effet d’une vétusté. fortement érodés par le sable, ils peuvent incessamment connaître des fuites de produits pétroliers par endroits. s’y ajoutent que les trafics illicites d’hydrocarbures sur plusieurs points du canal, pourraient précipiter une catastrophe sans précédent.




      d’après des éléments scientifiques produits par la direction de la protection civile (dpc), ces pipelines de la société africaine de raffinage (sar), par où transitent les hydrocarbures, ont été construits au début des années 1960 et sur une longueur de 15 km allant de hann bel-air à mbao. aujourd’hui, ils sont enjambés par des constructions à usage d’habitations, de commerces et d’entreprises.




      comme sur le collecteur de fann-hann (voir l’édition 128 de la gazette), ces occupations anarchiques qui étouffent les quatre pipelines en question, sont principalement constituées de maisons, commerces, édifices publics etc. selon les agents de la dpc : « les populations ont occupé toutes les emprises des pipelines. même une mosquée est construite sur l’itinéraire de ces conduits. des bouteilles truffées d’essence ou vides remplissent cet espace interlope. les populations, malgré le danger, développent des activités économiques et allument même du feu, comme pour le séchage du poisson ».




      pourtant, cette bande à la périphérie de la capitale est bien connue comme étant une « zone franche industrielle » et regroupe d’importantes usines chimiques. n’empêche, la poussée démographique au fil des ans a terriblement réduit la distance entre les habitations et des unités industrielles initialement retirées de la ville. non respect des codes de l’urbanisme et de l’environnement, indiscipline des populations et laxisme des autorités, mènent ainsi à une énième cohabitation hasardeuse avec des risques pouvant s’avérer dramatiques. conséquence : les risques immédiats relevés par les experts sont une forte pollution de la nappe phréatique et de l’air. de plus, l’enclavement des usines expose les populations à d’énormes risques liés à la santé. il y a également des menaces d’incendies (en cas de fuites) tout autour de ces pipelines. les sites les plus exposés sont thiaroye, guinaw-rail, hann-bel air.




      prise de conscience tardive




      comment en est-on arrivé là ? alors qu’un décret de 1963 du code de l’urbanisme et de l’habitation exige une distance d’au moins 5 mètres de part et d’autre entre les constructions et ce type d’infrastructure. là également, les populations installées sur l’emprise des pipelines depuis plusieurs années, des décennies pour certaines, ignorent tout du danger avec lequel elles cohabitent depuis tout ce temps.




      pour éviter le pire, le directeur de la protection civile mare lô, préconise des mesures urgentes. « les solutions sont nombreuses et seront de deux ordres. d’abord, il faudra déguerpir certains occupants de l’emprise des pipelines avant de songer à la réhabilitation de l’ouvrage. la faisabilité des deux solutions sera étudiée, ainsi que leur coût économique », a t-il expliqué en marge d’une visite guidée pour sensibiliser autorités et populations. en attendant, une chose est sûre : quelque soit l’option à prendre la note sera forcément très salée et le processus long. surtout dans un pays où la question des déguerpissements même en situation d’urgence, s’oppose souvent à des intérêts particuliers. contraintes à la délocalisation, les populations refusent souvent de se soumettre. pour exemple, les cas de la senchim (entreprise de fabrication de produits phytosanitaires), de l’émissaire de cambérène ou encore du collecteur « hann-fann » entre autres, posent d’énormes difficultés liées au déguerpissement ou à la délocalisation.




      a ce jour, tous ces cas présentent des risques chimiques, écologiques et sanitaires très élevés. malgré le danger connu de tous, ces problèmes restent en l’état et illustrent à merveille la difficulté pour les autorités de les résoudre. il est d’autant plus désolant que ces drames ambiants auraient pu être facilement évités.




      ce drame scientifique de plus est hélas à l’image de ce qui se passe tous les jours dans tous les secteurs au sénégal. défaut de surveillance et d’entretien courant des infrastructures, la même négligence -souvent fatale- se reproduit sans arrêt.




      toutefois, la question à se poser avec cette « mauvaise surprise », est sans doute : pourquoi les experts attendent-ils toujours qu’on soit aussi proche de l’irréparable pour inquiéter l’opinion publique et alerter des autorités qui ne vont jamais agir à la mesure du danger ?
    • Auteur

      VÉritÉ

      En Août, 2013 (18:18 PM)
      risques de catastrophes sur des pipelines de la sar
      une bombe chimique à la périphérie de la ville
      la gazette vendredi 20 janvier 2012 




      après le canal de la mort de « hann-fann », c’est une partie de la banlieue qui apprend qu’elle est également assise sur une bombe à retardement. empiétés par des installations anarchiques, quatre vieux pipelines d’évacuation de fuel, kérosène, gasoil… pourraient ainsi causer d’importants dégâts.
      c’est une catastrophe de plus qui se profile à l’horizon. la zone industrielle qui abrite parmi les plus anciens pipelines de la société africaine de raffinage (sar), est aujourd’hui envahie d’installations anarchiques qui mettent gravement en danger la vie des populations dakaroises. après le collecteur de « hann-fann » qui pourrait faire plus de 3000 victimes en cas d’affaissement, c’est au tour de la principale infrastructure d’approvisionnement en hydrocarbures d’inquiéter responsables de la sar, autorités, populations... tel un épicentre de tous les dégâts chimiques et écologiques de la capitale, le quartier de hann est de nouveau le point de départ de ces oléoducs de la sar qui représentent aujourd’hui une menace réelle sur la santé des populations ainsi que sur l’environnement.




      en réalité, il s’agit de quatre pipelines appartenant à la sar et servant à évacuer du fuel, du kérosène, de l’essence et du butane (hors service ndlr). ces conduits qui sont enfouis depuis près de 40 ans à une profondeur variant de 80 centimètres à trois mètres, souffrent en effet d’une vétusté. fortement érodés par le sable, ils peuvent incessamment connaître des fuites de produits pétroliers par endroits. s’y ajoutent que les trafics illicites d’hydrocarbures sur plusieurs points du canal, pourraient précipiter une catastrophe sans précédent.




      d’après des éléments scientifiques produits par la direction de la protection civile (dpc), ces pipelines de la société africaine de raffinage (sar), par où transitent les hydrocarbures, ont été construits au début des années 1960 et sur une longueur de 15 km allant de hann bel-air à mbao. aujourd’hui, ils sont enjambés par des constructions à usage d’habitations, de commerces et d’entreprises.




      comme sur le collecteur de fann-hann (voir l’édition 128 de la gazette), ces occupations anarchiques qui étouffent les quatre pipelines en question, sont principalement constituées de maisons, commerces, édifices publics etc. selon les agents de la dpc : « les populations ont occupé toutes les emprises des pipelines. même une mosquée est construite sur l’itinéraire de ces conduits. des bouteilles truffées d’essence ou vides remplissent cet espace interlope. les populations, malgré le danger, développent des activités économiques et allument même du feu, comme pour le séchage du poisson ».




      pourtant, cette bande à la périphérie de la capitale est bien connue comme étant une « zone franche industrielle » et regroupe d’importantes usines chimiques. n’empêche, la poussée démographique au fil des ans a terriblement réduit la distance entre les habitations et des unités industrielles initialement retirées de la ville. non respect des codes de l’urbanisme et de l’environnement, indiscipline des populations et laxisme des autorités, mènent ainsi à une énième cohabitation hasardeuse avec des risques pouvant s’avérer dramatiques. conséquence : les risques immédiats relevés par les experts sont une forte pollution de la nappe phréatique et de l’air. de plus, l’enclavement des usines expose les populations à d’énormes risques liés à la santé. il y a également des menaces d’incendies (en cas de fuites) tout autour de ces pipelines. les sites les plus exposés sont thiaroye, guinaw-rail, hann-bel air.




      prise de conscience tardive




      comment en est-on arrivé là ? alors qu’un décret de 1963 du code de l’urbanisme et de l’habitation exige une distance d’au moins 5 mètres de part et d’autre entre les constructions et ce type d’infrastructure. là également, les populations installées sur l’emprise des pipelines depuis plusieurs années, des décennies pour certaines, ignorent tout du danger avec lequel elles cohabitent depuis tout ce temps.




      pour éviter le pire, le directeur de la protection civile mare lô, préconise des mesures urgentes. « les solutions sont nombreuses et seront de deux ordres. d’abord, il faudra déguerpir certains occupants de l’emprise des pipelines avant de songer à la réhabilitation de l’ouvrage. la faisabilité des deux solutions sera étudiée, ainsi que leur coût économique », a t-il expliqué en marge d’une visite guidée pour sensibiliser autorités et populations. en attendant, une chose est sûre : quelque soit l’option à prendre la note sera forcément très salée et le processus long. surtout dans un pays où la question des déguerpissements même en situation d’urgence, s’oppose souvent à des intérêts particuliers. contraintes à la délocalisation, les populations refusent souvent de se soumettre. pour exemple, les cas de la senchim (entreprise de fabrication de produits phytosanitaires), de l’émissaire de cambérène ou encore du collecteur « hann-fann » entre autres, posent d’énormes difficultés liées au déguerpissement ou à la délocalisation.




      a ce jour, tous ces cas présentent des risques chimiques, écologiques et sanitaires très élevés. malgré le danger connu de tous, ces problèmes restent en l’état et illustrent à merveille la difficulté pour les autorités de les résoudre. il est d’autant plus désolant que ces drames ambiants auraient pu être facilement évités.




      ce drame scientifique de plus est hélas à l’image de ce qui se passe tous les jours dans tous les secteurs au sénégal. défaut de surveillance et d’entretien courant des infrastructures, la même négligence -souvent fatale- se reproduit sans arrêt.




      toutefois, la question à se poser avec cette « mauvaise surprise », est sans doute : pourquoi les experts attendent-ils toujours qu’on soit aussi proche de l’irréparable pour inquiéter l’opinion publique et alerter des autorités qui ne vont jamais agir à la mesure du danger ?
    Auteur

    Xof

    En Août, 2013 (01:08 AM)
    Samba th . Yamana doule ! lo xam si dépôts pétroliers yi, installations S.A.R yi ngayi wax ni , elles sont toutes hors service . Il y a plus de pompage en provenance de la SAR pour les autres dépôts terrestres . C Le ministre de l'energie et ces detracteurs de biens privés qui veulent détruire notre Sénégal . Vous ne savez pas que le secteur c'est du pétrole souffre actuellement parce que vous ne travaillez pas dedans. L'etat ne peut pas assurer lapprovisionnement de tout le pays en combustible sans le soutien du privé particulierement ces societes multinationales conmme Shell actuellement Vivo energy , OIL LIBIYA, etc... Je te le jure s'ils font le con jusqu'à ce que ces dernières quittent le pays nous aurions de gros probleme pour le stockage de ces produits hydrocarbures . Il y aura tout le temps des pénuries de gasoil , fuel, diet etc . Ces européens ont commence à investir leur argent pour le developpement du secteur des hydrocarbures. Ce putain ministre de Aly ngouiy ndiaye un pure saurien qui ne connait rien du pétrole qui veut détruire le secteur . Cette décision ne va jamais passer parce que on ne le laissera pas faire.

Participer à la Discussion

Auteur Commentaire : Poster mon commentaire

Repondre á un commentaire

Auteur Commentaire : Poster ma reponse
Banner 01

Seneweb Radio

  • RFM Radio
    Ecoutez le meilleur de la radio
  • SUD FM
    Ecoutez le meilleur de la radio
  • Zik-FM
    Ecoutez le meilleur de la radio

Newsletter Subscribe

Get the Latest Posts & Articles in Your Email