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Energie

Tambacounda: vers une centrale de 10 mégawatts pour raccorder les zones périurbaines

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Tambacounda: vers une centrale de 10 mégawatts pour raccorder les zones périurbaines

Le projet d’extension de la centrale électrique de Tambacounda de 10 mégawatts pour un coût de 6 milliards devrait permettre à la Senelec d’améliorer l’accès à l’électricité des zones périurbaines de la commune de Tambacounda et la fourniture d’électricité dans la région de manière générale, a indiqué Ibrahima Guèye assistant environnement à la Senelec de Dakar.

‘’Ces 10 mégawatts seront d’un intérêt capital pour la commune et la région de Tambacounda, d’autant plus qu’ils permettront d’augmenter la production pour mieux satisfaire la clientèle, pour mieux desservir les populations des quartiers environnants qui ne sont pas encore électrifiés’’, a dit M. Guèye, au terme d’une rencontre de pré-validation de l’étude d’impact environnemental qui s’est tenue à la gouvernance de Tambacounda.

Ce projet dont les travaux ont démarré, selon Ibrahima Guèye, s’inscrit dans un ‘’vaste programme d’extension des centrales de la Senelec dans le souci d’électrifier les zones périurbaines. Elle fera passer la production de la centrale de Tambacounda de ‘’3 à 4 mégas à 14 mégas’’, a-t-il indiqué. 

Une fourniture ‘’plus normale et plus importante’’ devrait permettre, a-t-il dit, de booster l’économie locale, en encourageant les petits commerce et un ensemble d’activités qui dépendent de l’énergie. 

Dans sa phase d’installation devant durer 9 mois, cette centrale pourrait contribuer à créer jusqu’à 200 emplois directs et offrir des débouchés aux entreprises locales, en même temps qu’elle aidera à la création d’emplois indirects à travers le petit commerce, la restauration, entre autres activités.

L’ancienne centrale devenue ‘’très dangereuse’’ sera arrêtée, a annoncé Serigne Diop, consultant au cabinet EES (Environnement Engineering Service), en charge de l’étude d’impact environnemental. 

En dépit des assurances du consultant qui a minimisé les éventuels impacts négatifs de la centrale avec des probabilités très faibles d’incendie et des impacts sur la santé assez négligeables, plusieurs membres se sont montrés particulièrement préoccupés.

Le chef du service régional de l’urbanisme, Moussa Sarr a suggéré que soit mise en place une cartographie précise des propriétés qui seront affectées par les rejets de la centrale dans le rayon de sécurité de 500 mètres préconisée autour de l’unité énergétique.

Il a d’emblée estimé que le nombre d'établissements exposés à ces nuisances est important, et inclura l’unité des sapeurs pompiers et les parcelles viabilisées de la SNHLM, lesquelles sont situées dans le voisinage de la centrale, tout comme la Sodefitex. 

A cela s’ajoutent, la zone de Saré Guiléle devant être prochainement lotie et les habitations qui sont venues s’implanter tout autour de l’actuelle centrale, a noté le représentant du maire, Arona Bâ, qui a indiqué avoir, l’année dernière, préconisé le déplacement de cette centrale installée dans la périphérie ouest de la commune depuis 1986, alors qu’il n’y avait que la forêt, mais qui aujourd’hui a été ‘’rattrapée’’ par la croissance de la ville.

Le chef de la division étude d’impact de la Direction de l’environnement et des établissement classés (DREEC) de Dakar Momar Sow, a relevé l’absence d’un ensemble d’indicateurs à même de lui permettre d’assurer le suivi du plan de gestion environnementale. 

Le consultant a promis d’intégrer une bonne partie des critiques formulées par le comité régional de suivi environnemental à l’encontre du document d’étude d’impact en vue de l’améliorer avant sa validation définitive.


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3 Commentaires

  1. Auteur

    N'importe Quoi !

    En Septembre, 2013 (07:12 AM)
    Le Niveau de développement économique se juge par la quantité de nourriture disponible et par la quantité d'énergie produite et consommée.



    Qu'attendons nous ?



    Le Sénégal doit pour bien satisfaire ses besoins se mettre en tête de satisfaire l'Afrique de l'Ouest.



  2. Auteur

    Marcico

    En Septembre, 2013 (09:32 AM)
    enfin; nous Tambacoundois(es) et surtout habitants de SARE-GUILELE ,nous attendons ce moment de vie et de plaisir . D'avoir du courant de entre 200 à 230 volts au lieu de 115 à198 volts. merci .

    Auteur

    Mr Elec

    En Septembre, 2013 (12:08 PM)
    Bonjour

    c'est très bien d'approvisionner en abondance une ville en énergie mais la qualité de service compte beaucoup. je veux dire par là qu'il est très difficile d'avoir 220 Volt à Tambacounda du fait de la mauvaise qualité du réseau et du mauvais maillage de celui ci. la SENELEC ferait mieux de raccorder la région de Tamba sur le réseau interconnecté car elle perd beaucoup d'argent au niveau des villes isolées. le coût de production du kWh dépasse très largement le prix moyen de vente du kWh et ça tout le monde le sait à la SENELEC et rien n'est fait pour corriger cet état de fait. la SENELEC n'a pas le droit de freiner le développement du senegal et tout le monde sait sans énergie électrique il n'y a point de développement. dans la vie il faut être ambitieux et aller cherché les moyens de son ambition, mon nous constatons la SENELEC avec ses extensions de petites dizaines de MW n'a pas d'ambition et DIEU sait qu'il y a beaucoup de compétence dans la boite.

    MOI je parle concret et je n'invente rien parce que toutes les études pour développer le senegal sur le plan énergétiques sont faites. donc je vais ressortir quelques point essentiels pour sortir le senegal de ses problèmes énergétiques:

    1. Raccorder toutes les régions du Senegal au réseau interconnecté, surtout le principal tronçon Kaolack-Tambacounda-Kédougou-Kolda-Ziguinchor-Kaolack et surtout chercher à stabiliser le réseau Haute Tension.

    2. à partir des grandes villes, faire des réseaux Moyennes Tensions pour aller dans tous les axes pour un développement de l’électrification rurale et de l'agriculture (les gens ont besoin d’énergie pour développer l'agriculture car le pompage est nécessaire et ça coûte chère en achetant un groupe)

    3. d’arrêter de faire des réseaux MT enterrés qui causent beaucoup de problèmes à population alors la senelec n'a qu'une seule voiture de localisation de défaut pour tout le senegal. dans toutes les grandes villes au monde, il y a la présence du réseau aérien MT mais qui est inséré dans l'environnement (les techniciens sauront ce que je veux dire)

    4. installer des capacités de production à partir de centaine de MW et laisser les petites dizaines de MW qui ne peuvent même pas alimenter une PME.

    je crois ferment que si dans un premier temps nous attaquons à ces maux et que nous les résolvons, d'ici cinq petites années nous pourrons parler émergence par ce que y a que l’énergie qui nous bloque.

    MOI président de la république du Sénégal je ferai l’énergie la priorité des priorités, je la réglerai en cinq petite année comme dit tout à l'heure pour passer à autres choses. un pays ne peut se développer sans agriculture et l'agriculture ne peut aller sans énergie, on peut faire le raisonnement pour tous les secteurs rien que pour démontrer à nos dirigeants que l’énergie est au début des priorités.

    pour terminer, j'invite les sénégalais qui sont dans n'importe quel secteur à faire des propositions concrètes pour faire avancer notre Sénégal





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