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Environnement

Selon l’ONG Oxfam, « Les terres vendues à grande échelle ces dix dernières années pourraient nourrir un milliard de personnes »

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Selon l’ONG Oxfam, « Les terres vendues à grande échelle ces dix dernières années pourraient nourrir un milliard de personnes »

Les responsables politiques africains doivent pendant une année geler les investissements pour l’acquisition de terre.

Selon l’ONG internationale Oxfam, au cours de la dernière décennie, des terres ayant la superficie du Cameroun ou du Kenya ont été vendues à des investisseurs étrangers.  Ce sont là près de 700 contrats d’achat de terre, représentant 50 millions d’hectares de terre africaine.

Dans son nouveau rapport intitulé « Notre terre, notre vie », Oxfam signale que plus de 60 % des investissements étrangers dans des terres agricoles, réalisés entre 2000 et 2010, ont eu lieu dans des pays en développement gravement touchés par le problème de la faim.


Ces contrats mettent potentiellement en péril, les moyens de subsistance de 80 millions de petits exploitants, des agriculteurs et des pasteurs du continent, qui contribuent pour 30% du PIB  de l’Afrique et pour 40% à ses exportations. Du Sénégal à la Zambie, les petits producteurs  dont un grand nombre sont des femmes, ont perdu leurs foyers et les terres sur lesquelles elles comptaient pour survivre.


Comparée aux autres continents,  l’Afrique est particulièrement visée par l’acquisition des terres. Les contrats connus représentent 5%  des terres agricoles africaines.

 
Ce rapport est publié alors qu’Oxfam intensifie sa campagne contre l’accaparement des terres, lequel viole les droits des plus démunis. Oxfam préconise d’accroître les investissements dans l’agriculture, notamment dans les petites exploitations agricoles. Toutefois, la ruée sans précédent sur les terres n’a pas été soumise à une réglementation ou un contrôle suffisants pour prévenir l’accaparement des terres. Des personnes vivant dans la pauvreté continuent donc d’être expulsées, souvent avec violence, sans consultation préalable ni dédommagement. Beaucoup perdent leur foyer et leurs terres. Laissées dans le dénuement le plus complet, elles n’ont plus accès à la terre qui leur permettait de se nourrir et de gagner leur vie.

 
Le responsable du département panafricain Justice Economique d’Oxfam, Lamine Ndiaye  affirme: « qu’avec l’accroissement des prix des denrées alimentaires, pour la troisième fois en quatre ans, l’intérêt pour la terre pourrait s’accroître avec les tentatives des pays riches de sécuriser leur approvisionnement en vivre alors que les investisseurs croient que la terre est une option intéressante pour des investissements à long terme. Nous sommes préoccupés parce qu’une autre vague d’accaparement pourrait intervenir à moins qu’il y ait une meilleure protection pour les populations pauvres ».

 
Selon les calculs d’Oxfam, les transactions foncières ont triplé lors de la crise des prix alimentaires en 2008 et 2009, la terre étant de plus en plus considérée comme un investissement rentable. Face à l’envolée des prix alimentaires mondiaux qui semble se poursuivre, des mesures urgentes sont nécessaires pour désamorcer la menace d’une nouvelle vague d’accaparement de terres.


Selon Oxfam, il faudrait que les états membres de l’union Africaine agissent  vigoureusement pour geler toute acquisition de terres de plus de 200 hectares, pour au moins une année, afin de permettre d’entreprendre des études d’impact. L’organisation interpelle la Banque Mondiale, en tant qu’investisseur influent dans les contrats fonciers, à appliquer un gel temporaire de ses investissements dans les terres agricoles, le temps de revoir ses conseils aux pays en développement, et œuvrer à la définition de normes pour les investisseurs pour mettre en place des mesures plus rigoureuses pour prévenir l’accaparement des terres.

 
Pour Irungu Houghton, le directeur du Programme Panafricain d’Oxfam, « Le monde connaît une ruée effrénée sur les terres qui expose des populations pauvres à la faim, à la violence et au risque de vivre le reste de leur vie dans la pauvreté. La Banque Mondiale est la mieux placée pour éviter que ce phénomène ne devienne l’un des plus grands scandales du XXIe siècle, et elle doit agir maintenant ». Et M. Houghton de continuer : « Le parlement panafricain a donné son feu vert pour adopter un moratoire  sur l’accaparement des terres  jusqu'à ce que  les impacts sociaux, environnementaux et économiques soient mieux compris. Les états membres de l’Union Africaine devraient s’engager et agir maintenant. Des actions coordonnées, donneront plus rapidement des résultats.».

 
Pour Oxfam, la question est urgente, car l’accaparement des terres dans le monde rural en Afrique est aggravé par les lois statutaires et coutumières, qui peuvent être interprétées avec beaucoup de flexibilité lorsque les investisseurs ont le soutien des élites locales ou des décideurs politiques gouvernementaux.  Et les accords fonciers exacerbent davantage les questions liées aux droits des femmes à la terre en Afrique.

 
 L’ONG internationale interpelle urgemment les amis de l’Afrique à faire pression sur la Banque Mondiale, en tant que conseillère sur les contrats fonciers et investisseur dans le foncier à empêcher tout accaparement  de terres jusqu'à ce que de meilleures politiques de protection soient en place  pour décourager les acquisitions de terres dommageables.


affaire_de_malade

3 Commentaires

  1. Auteur

    Buju Banton

    En Octobre, 2012 (09:00 AM)
    Artcile qui parait anodin mais qui est d'une importance extreme.

    Je suis etonne qu'il n'y ait que 500 vues et 0 commentaires.



    Petit rappel, "TOUTE PROPRIETE PRIVEE SERA RETIREE, TERRES INCLUSES".



    Oxfam commence bien avec ces petites annonces mais ce n'est qu'une goutte d'eau pour le moment. L'inondation qui suivra est devant vous.



    Le Senegal avance toujours dans la direction prevue par les adeptes du mal.



    A bon entendeur
  2. Auteur

    Le Business Humanaitaire

    En Octobre, 2012 (15:43 PM)
    Il faut faire tres attention aves les propos avances par les organisations que se ditent humanitaires comme Oxfam. Oxfam est en faux avec ses ideaux avances a travers le monde c'est a dire de lutter contre l'injustice et la pauvrete. Oxfam collecte des fonds au nom des populations pauvres pour payer salaires, des indemnites de subsistance, loyer des villas de luxe, acheter des voitures de luxes, payer des billets d'avion et organiser des ateliers et seminaires dasn des hotels. Autrement dit Oxfam ne fait que du business humanitaire.



    Nous les citoyens des pays pauvres, nous devons etre conscients de l'hypocrisie pronee par ces organisations dites humanitaires comme oxfam en denoncant la complicite des bailleurs de fonds comme ECHO, DFID, DEC avec ces soi-disantes organisations humanitaires. Ce sont ces bailleurs qui maintiennent en vie ces acteurs du business humanitaires car comme vous le savez l'europe est secoue par une grande crise economique et financieres avec des taux de chomage jamais vu. C'est pourquoi ces bailleurs financent ces organisations dites humanitaires pour lutter contre le chomage chez eux. ce qui est drole meme est que les pays Europeens a travers ces soi-disantes organisations humanitaires envoient dans nos pays pauvres leur pourritures, c'est a dire des gens qui n'ont aucune qualification professionnelle ou des etudiants fraichements sortis de l'universite avec aucune experience professionnelle. Alors qu'au meme moment les citoyens des pauvres pour avoir du travail dans ces organisations dites humanitaires comme oxfam font des entretiens de 90 minutes avec un cv tres lourd.



    La preuve dans toutes ces organisations qui se disent humanitaires comme oxfam il nya que des petits blancs pour la pplupart dont on ne sait pas exactement quelles sont leurs competences et qualifications si ce n'est qu'aller dans les boites de nuit, restaurants, plages, faire du tourisme et avoir des copains ou copines.



    Je lance un appel a tous les citoyens des pays pauvres a combattre les organisations dites humanitaires comme oxfam car elles ne font que du business humanitaire et vivent sur le dos des populations pauvres, c'est vraiment inacceptable.
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    Auteur

    Mbaye Diouf

    En Octobre, 2012 (23:26 PM)
    UN FAUX PROBLEME!SEULE UNE INFIME PART DES TERRES SONT UTILISEES....FAUTE DE MOYENS.LES INVESTISSEURS SONT DONC LES BIENVENUS S'ILS ASSURENT UN TRANSFERT DE TECHNOLOGIE AUX PETITS EXPLOITANTS NATIONAUX
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