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Appelé à témoigner sur les circonstances de l'interruption de la grossesse de sa seconde femme, le transporteur l'a lavée à grande eau

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Appelé à témoigner sur les circonstances de l'interruption de la grossesse de sa seconde femme, le transporteur l'a lavée à grande eau
À la barre du tribunal de grande instance de Mbour, à l'audience des flagrants délits, D. Sène a assuré au juge que sa "niarel" était une femme soumise et exemplaire.

" Elle me respecte et me traite très bien. Je n'ai aucun problème avec elle. Je mange bien, elle lave mes habits, elle ne sort pas sans ma permission. Et même quand je sors, c'est elle qui décide des habits que je dois mettre", raconte le mari, un camionneur qui voyage entre le Mali et le Sénégal.

Un témoignage suffisant qui pousse la juge à taquiner l'avocat de la prévenue  : "Maitre, je pense que vous pouvez ne pas plaider cette affaire puisque le mari de la prévenue l'a si bien fait."

Que s'est-il passé pour que F. B. Ciss soit poursuivie pour le délit d'interruption de grossesse ?

De retour d'un voyage au Mali, D. Sène a constaté que sa femme ne se sentait pas bien. Ce qu'elle confirme.  "Je lui ai demandé si elle avait ses menstrues, elle m'a répondu que non. J'ai alors dit intérieurement dit alhamdoullilah.  Le lendemain, je l'ai trouvée en train de se tordre de douleurs dans la salle de bain. Je l'ai alors conduite au centre de santé de Nguékokh, puis à l'hôpital de Mbour", explique D. Sène. 

Les médecins constatent que F. B. Ciss venait de subir une interruption de grossesse. Elle sera alors mise à la disposition de la justice pour une enquête.

Jugée à l'audience des flagrants délits, la prévenue déclare avoir pris des médicaments que lui aurait offerts une de ses connaissances. Elle lui aurait assuré que ça aide une femme à être résistante lors de la prise de grossesse. Ne se doutant de rien, elle aurait ingurgité le médicament.
Elle assure qu'elle ne savait pas qu'elle était enceinte.

La juge lui demande comment elle peut affirmer ne pas savoir qu'elle était enceinte et dire que son amie lui avait remis des médicaments qui l'aideraient à renforcer une grossesse. 

Pourquoi avait-elle pris les médicaments si elle n'était pas enceinte puisque les pilules étaient pour les femmes en état de grossesse ?, demande la juge.

La "niarel" soutient mordicus qu'elle ne savait pas qu'elle était enceinte et qu'elle avait juste pris les médicaments pour soigner ses douleurs abdominales.

Mais pour Me Omar Sène, sa cliente n'avait aucune raison valable d'avorter puisqu'elle est en de bons termes avec son mari.
"Elle a été négligente. Elle a perdu son enfant. Elle est plutôt une victime", défend l'avocat qui a demandé une application extrêmement bienveillante de la loi pour sa cliente.

F. B. Ciss a été finalement relaxée au bénéfice du doute.



1 Commentaires

  1. Auteur

    En Avril, 2024 (20:40 PM)
    Bonne décision.
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