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Habitat

TIVAOUANE PEULH - Litige foncier : 15 mille personnes menacées d’expropriation

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Litige foncier à TIVAOUANE PEULH : 15 mille personnes menacées d’expropriation

Présidée par Cheikh Ahmed Tidiane Sy, fils de feu Serigne Mansour Sy, la journée de prières effectuée à Tivaouane Peulh a été un tribunal populaire où les dirigeants du Collectif des attributaires et propriétaires de Tivaouane Peulh (Capt) ont fait le procès de la Sipres et de l’institut Mozdahir international. Il est reproché à la société immobilière et à l’organisation non gouvernementale de vouloir s’accaparer des terres.

Alors que le litige foncier qui l’oppose à l’institut Mozdahir n’est pas encore vidé, le Collectif des attributaires et propriétaires de Tivaouane Peulh (Capt) va devoir se battre sur un autre front contre la Société immobilière de la presqu’île du Cap-Vert (Sipres). Et c’est un euphémisme que de dire qu’à Tivaouane Peulh, chaque jour qui passe constitue un danger. En effet, dans cette commune où les litiges fonciers font légion, le collectif des attributaires et propriétaires qui est composé d’une vingtaine de coopératives d’habitat n’exclut pas de procéder à la destruction des bornes érigées par la Sipres pour marquer son territoire.
 
La Sipres et l’Institut Mozdahir au banc des accusés
Au cours du rassemblement sur le site qui a enregistré la présence des autorités locales, coutumières et religieuses, le président du collectif a décliné les griefs soulevés contre les deux structures. «Par rapport à une urgence relative à une expropriation forcée de nos terres par la Sipres et Mozdahir, nous avons battu le rappel de nos membres pour les informer de la conduite à tenir et des stratégies de lutte. Nous avons acquis ces terres depuis une vingtaine d’années. La Sipres est en train de brandir un bail de 100 ha pour s’accaparer de 109 ha. Quant à Mozdahir, il a érigé une clôture qui a pris en otage plus de 100 parcelles et 20 maisons en construction», a expliqué Cheikhna Ahmed Tidiane Harris. 
Poursuivant dans le même ordre d’idées, le coordonnateur du collectif fera remarquer que si les coopératives membres de sa structure n’ont pas de documents administratifs valables, aucune autre structure ne pourrait les avoir. Car, informe-t-il, c’est Omar Guèye, le président du Conseil rural à l’époque et devenu ministre, qui leur avait délivré des papiers en bonne et due forme. Selon M. Harris, le titre foncier brandi par la Sipres pour légitimer sa présence n’est pas à son nom, mais bien à celui de l’Etat du Sénégal.
Embouchant la même trompette, le président du Collectif des enseignants pour l’habitat social (Cocehas) fera savoir qu’il a fait constater, par huissier, les bornes érigées par la société immobilière et adresser des lettres d’alerte aux plus hautes autorités du pays. Pour Ousmane Guèye Ba, l’Etat du Sénégal qui a béni les actions menées par la Sipres et Mozdahir est le seul responsable de la situation délétère qui prévaut sur le site litigieux, mais aussi des risques d’affrontements qui pourraient en découler. «Pour la sauvegarde des intérêts des milliers d’enseignants que je dirige à travers le Cocehas, mais aussi de ceux des 100 mille familles représentées par plus de 15 mille propriétaires, nous préférons verser notre sang plutôt que d’accepter l’inacceptable. Nous n’avons pas les moyens dont disposent la Sipres et Mozdahir pour faire du forcing, mais nous avons notre dignité à préserver et nous connaissons parfaitement nos droits. Il est grand temps que la justice soit restaurée dans ce pays», a-t-il soutenu devant l’assistance. 
En l’absence du maire empêché, son 1er adjoint a déclaré qu’il n’est pas dans ses prérogatives de dire qui a tort ou raison. Toutefois, Boubacar Ka soutiendra que depuis des lustres, il a entendu parler des opérations du Cocehas, mais aussi qu’il n’était pas question pour les autorités municipales de prendre le contre-pied de la majorité et des plus faibles. 
A Tivaouane Peulh, les risques de télescopages porteurs de dangers sont bien réels entre les membres du Cocehas qui s’y retrouvent tous les dimanches pour veiller au grain et ceux qui travaillent pour le compte de la Sipres et de Mozdahir.
Contactés par nos soins pour réagir aux accusations portées contre leur structure, la directrice générale et le Président de chacune des structures précitées ont promis de le faire très prochainement.



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