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Hervé Bourges, grand ami de l'Algérie et fervent défenseur de la francophonie, est décédé

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Hervé Bourges, grande figure de l'audiovisuel français et fervent défenseur de la francophonie, est décédé dimanche à l'âge de 86 ans. Hervé Bourges, grande figure de l'audiovisuel français et fervent défenseur de la francophonie, est décédé dimanche à l'âge de 86 ans.
Hervé Bourges est décédé dimanche à l'âge de 86 ans dans un hôpital parisien. Au-delà de son rôle de premier plan dans les médias, le journaliste fut aussi un amoureux de l'Afrique, un militant anticolonialiste du temps de la guerre d'Algérie et un fervent défenseur de la francophonie.

C'était un personnage inclassable tant il a baroudé entre les médias, la politique et la diplomatie. Hervé Bourges est décédé dans un hôpital parisien dimanche 23 février à l'âge de 86 ans, entouré de ses proches, a indiqué l'AFP.

Journaliste, patron successif des chaînes de télévision TF1, France 2 et France 3, mais aussi de radio (RFI), Hervé Bourges avait été à la tête du CSA de 1995 à 2001. Outre ses rôles éminents dans les médias, Hervé Bourges fut aussi un militant anticolonialiste du temps de la guerre d'Algérie, un amoureux de l'Afrique et un fervent défenseur de la francophonie.

"Nous qui l'admirions, avons fait appel à lui, pu maintes fois compter sur son inestimable concours, ses avis sur les médias ou sur l'État de droit, sommes profondément peinés", a réagi notamment sur Twitter Michaëlle Jean, qui a notamment été envoyée spéciale de l'Unesco pour Haïti (2010-2014) et secrétaire générale de la Francophonie (2014-2018).

De son côté, l'ancien patron de Radio France et de l'Institut national de l'audiovisuel Mathieu Gallet a rendu hommage sur Twitter à l'homme "exigeant et juste". "Hervé Bourges, c'était l'Algérie, c'était l'Afrique, c'était la francophonie, c'était le journalisme, c'était l'audiovisuel public, c'était tout l'audiovisuel. C'était une conscience. J'aimais son regard sur le monde et sur les hommes", a-t-il ajouté. Né le 2 mai 1933 à Rennes, il sort diplômé de l'École supérieure de journalisme de Lille (ESJ) en 1955 et commence sa carrière au journal Témoignage Chrétien, qui milite contre la guerre d'Algérie. Deux ans plus tard, il est appelé sous les drapeaux pour son service militaire en Algérie, où on lui confie l'organisation du théâtre aux armées.

À son retour en France en 1960, il entre au cabinet d'Edmond Michelet, garde des Sceaux du général de Gaulle et, à ce titre, rend régulièrement visite aux chefs du Front de libération nationale (FLN) algérien emprisonnés au château de Turquant, parmi lesquels Ahmed Ben Bella. Lorsque celui-ci, après l'indépendance, devient en 1963 le premier président de l'Algérie, il demande à Hervé Bourges de devenir son conseiller.

"Donner une image à la France qui soit convenable"

Après sa chute, en 1965, Hervé Bourges choisit de rester en Algérie comme conseiller du ministre de l'Information, Bachir Boumaza. Un temps arrêté et même emprisonné dans les geôles algériennes, il ne devra sa libération qu'à l'intervention conjuguée du cardinal Duval à Alger et, à Paris, du jeune Jacques Chirac, alors conseiller du Premier ministre Georges Pompidou.

Accusé tour à tour de traîtrise par les nostalgiques de l'Algérie française ou, au contraire, d'être une barbouze infiltrée par les Français, Hervé Bourges répondra bien plus tard : "Je n'étais ni l'un ni l'autre. J'étais simplement quelqu'un qui essayait de rendre service à l'Algérie et de donner une image de la France qui soit convenable".

Après son départ mouvementé d'Algérie, il rebondit en créant l'École de journalisme de Yaoundé, au Cameroun.

En 1976, il devient directeur puis président de l'ESJ Lille et prend successivement la direction de trois grands médias français : RFI (Radio France Internationale), TF1 (jusqu'à sa privatisation en avril 1987) puis Antenne 2 et FR3 jusqu'en septembre 1992 où les deux chaînes publiques deviennent le groupe France Télévisions. Il ne se présentera pas à sa propre succession, faute d'un appui de la nouvelle majorité de droite en 1993.

Ambassadeur de la Francophonie


Après deux années passées comme ambassadeur de France auprès de l'Unesco, il est désigné en janvier 1995 président du Conseil supérieur de l'audiovisuel par le président François Mitterrand.

Hervé Bourges, certes marqué "à gauche", entretient cependant d'excellentes relations "à droite", notamment avec Édouard Balladur qui lui propose un poste d'ambassadeur à Dakar ou Jacques Chirac qui veut faire de lui son ministre de la Coopération.

Il décline et s'occupe de la francophonie : il devient président de l'Union internationale de la presse francophone en 2001.

Ce fin observateur du monde politico-médiatique est l'auteur de plusieurs ouvrages consacrés au tiers-monde ("Les 50 Afriques", en collaboration avec le journaliste Claude Wauthier, 1979) ou à son expérience audiovisuelle ("Une chaîne sur les bras" 1987, "La Télévision du public" 1993).

D'ouvrages autobiographiques également : "De mémoire d'éléphant" sur l'Algérie et, en 2016, "J'ai trop peu de temps à vivre pour perdre de peu ; Abécédaire intime". Il avait signé en 2012 un dernier documentaire "l'Algérie à l'épreuve du pouvoir", avec le réalisateur Jérôme Sesquin.


liiiiiiiaffaire_de_malade

1 Commentaires

  1. Auteur

    Vivelafrique

    En Février, 2020 (14:58 PM)
    Le véritable émissaire à la colonisation de la mafia socialiste en France , enfin décédé...!

    Si Hervé Bourges est un ami de l'Afrique, alors nous n'avons jamais été indépendants..

    Hervé Bourges c'était la bombe à neutrons de Mitterrand sur le conscient et le subconscient de l'homme africain...Il était toujours souriant ...toujours affable...ne contradisait jamais le négre...il savait s'y prendre avec les africains çà c'est incontestable ! ! !

    Que ne dira-t-on pas de CHIRAC, l'ami de Abdou Diouf, mais il n'a pas manqué à Bordeaux de remarquer et de faire remarquer aux Maire de Bordeaux, son ami Juppé, qu'un fan qui voulait se photographier avec lui était un peu hailé ! Chirac avait toujours un petit extra de petite fille sénégalaise, antillaise quelque part dans un hôtel lorsqu'il se déplaçait dans ces coins là ..même à Paris il avait ses habitudes et ses habituées du soir...d'un après-midi ....ou d'un weekend.

    Noooooooooon ! les toubabs sont forts.

    ILs vous niquent vos mères, vos soeurs et vos femmes...et le nègre finit toujours par avoir un peu de sympathie pour eux...Regardez nos filles; c'est la course au mari toubab et dans la foulée, les hommes noirs sont sans intérêt , c'est des menteurs et ils ont toutes les tares du monde.

    Le mélange de sang avec des gens qui ont pratiqué sur vos gènes 4 siècles d'esclavage (400 ans) ou le blanc a littéralement modifié le génome de l'homme africain pour en faire un être inférieur... près de 2 siècles de colonisation, et qui continuent à vous asphyxier, ... ce mélange de sang là est une hérésie historique, culturelle, cultuelle..c'est même un crime....Et le nègres après tout cela arrivent toujours et encore à t'expliquer que les blancs d'aujourd'hui ce ne sont pas les blancs d'hier..et pourtant ils pratiquent toujours de la même façon mais avec des moyens différents...Et le nègres trouvent encore beaucoup de charme au blanc : il est riche, il sait s'occuper des femmes, il n'a pas de faux problèmes, ...le MESSIE !

    La patrie ou la mort...l'Afrique sera vaincue

    Wassalam

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