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Malaise à La France insoumise autour de Thomas Guénolé

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Crise au sein de la France Insoumise

La France insoumise a vu éclater jeudi une nouvelle crise, déclenchée cette fois par un communiqué au vitriol de Thomas Guénolé, reprochant à Jean-Luc Mélenchon de se comporter en autocrate, auquel le mouvement a répondu en faisant état d’une accusation de harcèlement sexuel visant le politologue. Le différend a pris des dimensions judiciaires, Thomas Guénolé, 14e sur la liste de LFI aux élections européennes, ayant demandé à son avocat de prendre toutes les mesures “nécessaires” contre l’appareil central de la formation.

Après s’être hissé en quatrième position à la présidentielle de 2017, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon a subi une série de contrecoups, liés aux rebondissements dans les enquêtes judiciaires en cours et aux départs de certains cadres, sur fond de sondages en berne en vue des européennes du mois prochain. “Jean-Luc Mélenchon, lui, gouverne La France insoumise en autocrate”, écrit Thomas Guénolé dans son communiqué.

Le politologue, qui ne s’est pas ménagé pour défendre la ligne de LFI depuis son ralliement officiel, en 2017, dénonce dans ce texte la “dictature” que serait devenue la formation, entièrement inféodée à un leader à “la personnalité imprévisiblement colérique”. Il s’en prend également à Sophia Chikirou, conseillère en communication de Jean-Luc Mélenchon, et à Manuel Bompard, deuxième sur la liste au scrutin européen, qu’il qualifie de simple “homme de paille” et de “paratonnerre”.

Le maintien du numéro un dans un rôle de candidat naturel en vue de la présidentielle de 2022 représenterait “une prise de risque inconsidérée” compte tenu de la peine d’inéligibilité à laquelle celui-ci pourrait, selon Thomas Guénolé, être condamné au terme de l’enquête sur les comptes de campagne de 2017. L’ex-“éditorialiste insoumis” précise avoir lancé plusieurs fois l’alerte en interne au sujet de cette “dangereuse dérive autoritaire” et se dit la cible, depuis lors, de “méthodes staliniennes”, notamment d’accusations “sur la base de rumeurs”.

Dans sa réponse, LFI fait état du “signalement d’une jeune femme dénonçant des faits pouvant s’apparenter à du harcèlement sexuel de la part de Thomas Guénolé”. “Le dossier était en cours d’instruction”, ajoute LFI. “Nous découvrons avec stupeur le communiqué de Thomas Guénolé qui instrumentalise des prétextes politiques pour sa défense.”

En novembre, un conseiller de Jean-Luc Mélenchon, Djordje Kuzmanovic, a quitté la formation après son exclusion de la liste pour les élections européennes, lui aussi dénonçant des méthodes autoritaires. Au même moment, le porte-parole François Cocq avait dit avoir été banni. Dans un sondage Ifop-Fiducial pour Paris Match, CNEWS et Sud Radio publié mercredi, LFI est crédité de 7,5% des intentions de vote en vue des élections du 26 mai, un chiffre de plus de dix points en deçà du score de Jean-Luc Mélenchon en 2017.

Simon Carraud, édité par Sophie Louet



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