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Philippe reçoit des "Gilets jaunes", Macron ne reculera pas

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Edouard Philippe

Le Premier ministre reçoit ce vendredi des représentants des “Gilets jaunes” pour discuter des modalités de la concertation sur la transition écologique voulue par Emmanuel Macron, qui a souligné que les décisions en émanant ne seraient “jamais des reculs”. En marge d’un déplacement à Buenos Aires pour le sommet du G20, le chef de l’Etat a réaffirmé qu’il entendait “la colère légitime, l’impatience, la souffrance d’un peuple qui veut vivre mieux plus vite” mais il qu’il poursuivrait sa politique réformiste “avec force”.

“Il m’appartiendra de prendre des décisions supplémentaires dans les semaines et mois à venir mais elles ne seront jamais des reculs, mais d’une intensité plus grande encore, offerte pour ce mouvement”, a-t-il dit devant la communauté française, à la veille d’une nouvelle manifestation à Paris. Pour tenter de désamorcer la colère des “Gilets jaunes”, dont le mouvement de protestation est né de la hausse des prix des carburants, Emmanuel Macron a proposé mardi dernier une concertation décentralisée de trois mois en suggérant notamment la création d’un mécanisme de révision de la fiscalité sur les carburants en fonction des cours du pétrole.

Edouard Philippe a entamé jeudi deux jours de consultations pour préparer ce débat national, aux côtés de la ministre de la Cohésion des territoires Jacqueline Gourault et du ministre de la Transition écologique et solidaire François de Rugy. Représentants des collectivités territoriales, du patronat, des associations de solidarité, parlementaires, se sont déjà succédé à Matignon.

Vendredi, les représentants syndicaux du Conseil national de la transition écologique ouvraient les discussions, suivis de Patrick Bernasconi, président du Conseil économique, social et environnemental, membre de droit du CNTE. Des “messagers” des “Gilets jaunes”, qui seraient au nombre de quatre après des défections, seront reçus en début d’après-midi. Parmi eux certains de ceux qui se sont entretenus mardi soir avec François De Rugy. Edouard Philippe a pour sa part reçu jeudi un “Gilet jaune” qui a entamé une grève de la faim le 19 novembre. 

“ON NE PEUT PAS GOUVERNER CONTRE LE PEUPLE”

“Nous allons leur dire un peu comment nous voyons les choses” et “en début de semaine prochaine, nous ferons des propositions concrètes d’organisation de ces débats”, a précisé le ministre de la Transition écologique sur BFM TV et RMC Info. Les débats s’organiseront “au minimum dans chaque département”, mais “beaucoup d’interlocuteurs pensent, et nous sommes d’accord avec eux, qu’il faudrait aller à l’échelle de bassins de vie”, a-t-il ajouté.

“On voudrait que ce soit ouvert à tout le monde: à la fois à des représentants des ‘Gilets jaunes’, peut-être des citoyens qui ne sont pas dans le mouvement mais qui ont des choses à dire, et puis aussi des représentants d’associations, de syndicats, ou d’élus qui font des choses sur le terrain.” “Notre but, c’est de faire émerger des solutions”, a souligné François de Rugy, qui a de nouveau exclu tout “geste” avant le lancement de la concertation, particulièrement un moratoire sur les hausses de taxes sur les carburants - revendication des manifestants notamment relayée par le président du MoDem, François Bayrou.

“Je n’y suis pas favorable parce que si nous faisons cela, nous perdons les 650 millions d’euros qui permettent de financer les mesures d’accompagnement social et solidaire (chèque énergie, primes à la casse-NDLR)”, a-t-il justifié. Pour François Bayrou, aiguillon de l’exécutif depuis le début de la crise, les réponses du gouvernement “soit sont insuffisantes, soit ne sont pas encore trouvées”.

“Mon sentiment, c’est que l’on doit prendre en compte, lorsqu’on est le gouvernement, une question qui est l’acceptabilité des décisions qu’on prend”, a-t-il déclaré sur Radio Classique. “A un moment, on ne peut pas gouverner contre le peuple, on ne peut pas ajouter des charges aux charges.” Le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, assure vendredi dans une interview à Ouest France qu’il est “opposé à toute forme de nouvelle taxe”. “Les personnes qui manifestent se sont mis sur le bas-côté pour qu’on envoie la dépanneuse, pas pour qu’on passe en klaxonnant.”

Sophie Louet avec le bureau de Buenos Aires, édité par Myriam Rivet


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