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Washington veut réduire sa présence militaire en Afrique et au Proche-Orient

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Washington veut réduire sa présence militaire en Afrique et au Proche-Orient
À Pau, les dirigeants des pays participants au sommet du G5 Sahel ont tenu à exprimer, dans un communiqué commun, leur « reconnaissance à l’égard de l’appui crucial apporté par les États-Unis et ont exprimé le souhait de sa continuité ». Ces propos font suite à l’annonce d’une réduction des forces américaines en Afrique et au Proche-Orient par le général Milley, chef d’état-major des armées américaines, qui est ce mardi et ce mercredi à Bruxelles pour une réunion du comité militaire de l’Otan avec ses homologues.

Le général d’armée Mark Milley confirme des indications de plus en plus convergentes depuis le mois de décembre : les ressources militaires des États-Unis pour l’Afrique et le Proche-Orient pourraient être d’abord réduites puis rapatriées ou redéployées vers le Pacifique.

Le chef d’état-major des armées, au sommet de la hiérarchie militaire des États-Unis, affirme que toutes les options envisagées l’ont été en concertation avec les alliés.

Le commandement militaire américain pour l’Afrique, Africom, a été créé en 2007. Son état-major est en Allemagne, mais sept mille hommes sont stationnés en Afrique dont la moitié à Djibouti. Deux mille autres soldats sont déployés dans des missions de formation au bénéfice d’armées nationales. Parmi les projets à l’étude pourrait figurer la fermeture de l’imposante base de drones de l’armée de l’Air américaine à Agadez, au Niger.

La motivation des États-Unis serait de réorienter les forces pour faire face à la Chine et à la Russie. Ces deux pays sont pourtant de plus en plus en plus présents en Afrique, avec par exemple le contingent chinois à Djibouti ou les militaires russes en Centrafrique.

Ca ne pourrait que laisser un trou parce qu'il y a des moyens américains qui ne sont pas facilement remplaçables...

Ce possible retrait américain est un véritable sujet d’inquiétude à Paris et dans les capitales des pays sahéliens. C’est pourquoi, dans la déclaration conjointe, les six présidents ont exprimé « leur reconnaissance à l’égard de l’appui crucial apporté par les États-Unis ». Des chefs d’État qui ont dit souhaiter la poursuite de l’engagement américain dans la région.

« Si les Américains décidaient de se retirer de l’Afrique, ce serait une mauvaise nouvelle pour nous, a déclaré le président français, Emmanuel Macron. J’espère pouvoir convaincre le président Trump que la lutte contre le terrorisme, dans laquelle il est profondément engagé, se joue aussi dans cette région. »

Paris tente déjà, depuis des semaines, de convaincre Washington de rester sur place. « Des messages sont passés à tous les niveaux », confie une source à l’Élysée, car l’appui fourni par les États-Unis en matière de renseignement et de ravitaillement en vol est essentiel pour Barkhane. Des capacités qui seraient pour certaines impossibles à trouver chez les autres partenaires, précise-t-on dans l’entourage du président français.


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