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Vendredi 01 Juin, 2018 +33

Justice

'' Le traitement réservé à Karim Wade constitue un acte de torture'', selon la RADDHO

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'' Le traitement réservé à Karim Wade constitue un acte de torture'', selon la RADDHO
La Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (RADDHO) considère que le traitement réservé à Karim Wade ‘’constitue un acte de torture conformément aux dispositions de la Convention des Nations Unies contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants’’.

Karim Wade a été plaqué au sol, menotté et forcé à comparaître, lors de l’audience de jeudi, selon la presse qui relève aussi l’expulsion d’un de ses avocats Me El Hadji Amadou Sall. 

La presse quotidienne de ce vendredi fait ses choux gras de la grève de la faim entamée par l’ancien ministre d’Etat Karim Wade, jugé pour enrichissement illicite portant sur 117 milliards de francs CFA. Karim Wade entend ainsi dénoncer ''la violation'' de ses droits.

Pour la RADDHO, ‘’ le traitement réservé à Karim Wade constitue un acte de torture conformément aux dispositions de la Convention des Nations Unies contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants’’.

Elle estime aussi que ‘’l’expulsion d’un avocat, de surcroit de la défense, constitue une atteinte d’une particulière gravité aux droits sacrés de la défense, garantis par la Constitution du Sénégal et les instruments juridiques régionaux et internationaux’’.

Dans son communiqué, la RADDHO déplore ‘’les manquements constatés au cours de ce procès marathon, qui suscite de nombreuses interrogations quant aux procédures utilisées et à la tournure des débats’’.

Ces débats, ajoute la même source, ‘’loin d’être sereins afin de permettre la manifestation de la vérité, se surchauffent d’audience en audience pour aboutir à des incidents majeurs comme ceux observés durant celle du mercredi 14 janvier dernier’’.

La RADDHO demande à l’Etat du Sénégal, par le biais de son procureur spécial, ‘’d’accorder la liberté provisoire'' à Karim Wade, Pape Mamadou Pouye (co-inculpé dans la même affaire), Aïda Ndiongue (poursuivie pour enrichissement illicite), ainsi que tous les co-accusés dans le cadre de la ''traque des biens supposés mal acquis'' dont la détention ''a déjà largement dépassé les délais prescrits par la loi’’.

L’ONG invite l’Etat à veiller ‘’au strict respect des dispositions de la Constitution nationale, ainsi que des différents instruments juridiques régionaux et internationaux qu’il a signés et ratifiés’’.

Elle attire l’attention de la CEDEAO), de l’Union Africaine (UA) et de l’ONU ‘’sur la récurrence des violations des droits des personnes détenues dans le cadre de la +traque des biens supposés mal acquis+, afin qu’elles exigent de l’Etat du Sénégal un strict respect de ses engagements régionaux et internationaux garantissant le droit de ces personnes à un procès équitable, incompatible avec les détentions arbitraires’’.


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