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Justice

Les greffiers protestent contre l’arrestation d’une secrétaire

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Les greffiers protestent contre l’arrestation d’une secrétaire

Pour protester contre l’arrestation d’une secrétaire (Amy Diallo) du Tribunal départemental qui a eu une altercation avec une magistrate, le Syndicat des travailleurs de la justice (Sytjust) observe un débrayage, ce vendredi, jour du procès de leur collègue. 

 

Ce vendredi, une grande mobilisation est en vue au palais de justice de Dakar. Le Syndicat des travailleurs de la justice (Sytjust) observe un débrayage, aujourd’hui, à partir de 9 heures. Selon le chargé des revendications, Me Abdoulaye Tall, ce mouvement d’humeur sera suivi d’une déclaration publique et d’une grande mobilisation des greffiers, secrétaires administratifs… Les travailleurs du secteur en question protestent contre l’arrestation suivie de l’emprisonnement d’une secrétaire officiant au Tribunal départemental de Dakar. Amy Diallo a été gardée à vue à la Brigade des affaires générales (Bag), entendue sur procès-verbal, déférée au parquet et placée sous mandat de dépôt. Ce, à cause d’une affaire qui l’oppose à une magistrate. Toutes les deux servent au Tribunal départemental (Td) de Dakar.

Amy Diallo avait déposé des demandes de certificat de nationalité pour, dit-on, ses protégés, auprès de l’autorité judiciaire qui les a toutes rejetées. Lorsqu’elle s’est rapprochée de la magistrate pour connaître le motif du rejet, une altercation s’est vite produite entre les deux parties. Alors, la magistrate saisit le parquet d’une plainte pour outrage. La dame a été enfoncée par d’autres autorités judiciaires du Tribunal de Dakar qui la décrivent comme une «habituée des faits». Une charge supplémentaire ayant motivé son arrestation. L’intervention d’une forte délégation du greffe n’a servi à rien…

Dans leurs réactions, les travailleurs du palais de justice de Dakar parlent de «fibre corporatiste» qui a joué dans ce dossier, d’une «solide solidarité de corps» qui a prévalu ainsi qu’une «envie de faire une exemplarité» en saisissant ce qu’ils qualifient de prétexte. «La garde-à-vue ne se justifiait pas. C’est un problème entre des collègues d’un même service qui pouvait être géré en interne de manière administrative. C’est une banale altercation. Le parquet avait la faculté de l’entendre sur procès-verbal et de ne pas donner des mesures d’arrestation.» Au sein de la juridiction où elle a servi jusqu’à capitaliser une expérience de 35 ans, Amy Diallo est décrite par ses collègues comme ayant une «réputation exemplaire et rigoureuse dans le travail». 

Cette affaire remet en surface le problème du privilège de juridiction réclamé par les travailleurs de la justice depuis longtemps. D’ailleurs, c’est l’une des doléances à l’origine de la récente paralysie partielle du secteur de la justice.

 

Légende : Le palais de justice de Dakar va connaître une ambiance particulière ce vendredi avec le débrayage des travailleurs membres du Sytjust.


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2 Commentaires

  1. Auteur

    Bindia

    En Août, 2013 (17:55 PM)
    Les Magistrats et les Administrateurs Civils: La pire de toutes les races de fonctionnaires au Sénégal :down:  :down:  :down:  :down:  :down:  :down:  :down:  :down:  :down:  :down: 
  2. Auteur

    Lol

    En Août, 2013 (18:04 PM)
    une "altercation entre collègues", dixit ce membre du syndicat des travailleurs de la justice!Il considère ce juge et cette secretaire comme des colègues.C'est cela le problème : le niveau des dirigeants de ce syndicat est très bas.Par ailleurs, comment est-il concevable qu'une secrétaire puisse aller demander des explications à un juge qui rejette une demande de certificat de nationalité?N'est ce pas dépasser les bornes? Même si les demandeurs de cette pièce sont ses "protégés", elle devrait savoir que le juge signe sous sa seule responsabilité le certificat de nationalité et doit donc s'entourer de toutes les garanties. Au lieu d'inciter cette secretaire à s'excuser (car elle a tort sur toute la ligne), ce syndicat l'enfonce d'avantage par un mot d'ordre de grève inopportun!Ce mot d'ordre ne fera qu'aggraver le sort de cette dame qui risque visiblement une peine très lourde. Et je ne crois pas que ce mouvement d'humeur bidon fera fléchir les magistrats.C'est plutôt le contraire qui risque de se produire et cette dame risque de passer les prochaines années en prison par la faute d'un syndicat incompétent.
    • Auteur

      Yepes

      En Août, 2013 (18:25 PM)
      "cette dame risque de passer les prochaines années en prison...." pour si peu ? tu sors d'où toi, on est pas en dictature ici. un simple blâme suffit
    • Auteur

      Ma Ko Wax

      En Août, 2013 (18:38 PM)
      moi je ne suis pas juriste de formation mais je ne suis pas du tout d'accord avec ton raisonnement qui semble affirmer qu'un juge est un "demi-dieu" qui n'a de compte a rendre a personne! c'est fallacieux! si on demande des explications au president de la republqiue, pourquoi pas aux juges? ils doivent pouvoir donner des explications a ceux qui en besoin! ou serions-nous dans un pays ou la "morale des maitres" l'emporterait sur la "morale des esclaves" de nietzche? il faut mettre fin a ces tendances "absolutistes' qui cpnsistent a conferer des droits etendus et abusifs aux magistrats au detriment de la societe et de la bonne administration de la justice! comment peut-on se retrouver en prison a la suite d'une simple demande d'explication? on dirait que les valeurs de ce pays sont en decrepitude ou en deconfiture!
    • Auteur

      Outrage A Magistrat En France

      En Septembre, 2013 (03:02 AM)
      l'outrage à agent public est un outrage à l'égard d'une personne chargée d'une fonction publique ou dépositaire de l'autorité publique. il constitue un délit du code pénal français pouvant être puni de 6 mois d'emprisonnement ferme et de 7 500 euros d'amende

      l'article 433-5 du code pénal le définit ainsi1 :
      « constituent un outrage puni de 7 500 euros d'amende les paroles, gestes ou menaces, les écrits ou images de toute nature non rendus publics ou l'envoi d'objets quelconques adressés à une personne chargée d'une mission de service public, dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de sa mission, et de nature à porter atteinte à sa dignité ou au respect dû à la fonction dont elle est investie. lorsqu'il est adressé à une personne dépositaire de l'autorité publique, l'outrage est puni de six mois d'emprisonnement et de 7 500 euros d'amende. lorsqu'il est commis en réunion, l'outrage prévu au premier alinéa est puni de six mois d'emprisonnement et de 7 500 euros d'amende, et l'outrage prévu au deuxième alinéa est puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende. »

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