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Justice

Procès Harona Sy et les « droits de l’hommiste » : Le verdict sera connu le 24 janvier prochain

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Procès Harona Sy et les « droits de l’hommiste » : Le verdict sera connu le 24 janvier prochain

Le délibéré du procès opposant l’ancien commissaire central de Dakar, Harona Sy, et les « droits de l’hommiste » sera connu le 24 janvier prochain. L’affaire a été jugée hier au tribunal correctionnel de Dakar.

 

Seydi Gassama d’Amnesty International et Alioune Tine de la Radhoo ont comparu, hier, à la barre du tribunal correctionnel de Dakar, en raison d’une plainte de l’ancien commissaire central de Dakar, Harona Sy, pour diffamation calomnieuse sur sa personne. En effet, après avoir réussi avec brio un concours qu’avait lancé les Nations Unies, Harona Sy devait partir en mission au Darfour. Il avait rempli toutes les conditions et il ne lui restait que la visite médicale pour s’envoler vers d’autres cieux. C’est sur ces entrefaites que les organismes des défenses des droits de l’homme ont écrit une lettre aux Nations Unies en leur faisant savoir qu’Harona Sy aurait une grande responsabilité dans la répression des manifestants qui a entrainé la mort de Mamadou Diop, à la place de l’Obélisque.

 Ainsi, Harona Sy pourrait être inculpé. Ayant reçu cette lettre, les Nations Unies ont du coup annulé la mission de Harona Sy. C’est ce qui a offusqué ce dernier, jusqu’à le pousser à porter plainte contre les « droits de l’hommiste ». C’est dans l‘après-midi, un peu après 15 heures passées de quelques minutes, que l’affaire a été appelée à la barre. Les prévenus, en l’occurrence Seydi Gassama  et Alioune Tine, se présentent en premiers. Harona Sy ne perdra pas de temps pour les rejoindre devant la barre. Le juge jugeant l’affaire demande aux prévenus de revenir sur les faits. Lesquels les ont nié d’emblée. Ils ont soutenu qu’ils n’ont jamais essayé de dénoncer de façon calomnieuse Harona Sy. A les en croire, ils sont des défenseurs des droits de l’homme  et ils n’ont fait qu’alerter les Nations Unies.

 Car, la dénonciation est à l’honneur des droits de l’homme. Mieux, ils ajoutent qu’Harona Sy ne pouvait pas aller se pantoufler au Nations Unies, alors qu’il a été à la tête des plus graves bavures policières que le Sénégal n’ait jamais connues. Prenant la parole, Harona Sy n’a pas été tendre avec ses « détracteurs ». Il les a traités de tous les noms.

 

Harona Sy : « Vous avez la méchanceté  au cœur »

 Selon lui, ces derniers ont la méchanceté dans leur cœur. « Ces défenseurs des droits de l’homme sont mauvais, ils sont méchants. Ils se sont accrochés sur mon admission pour me nuire », déclare l’ancien commissaire. Poursuivant son argumentaire, il renchérit : « Seydi Gassama a toujours cherché à me nuire, à me condamner, mais il n’est jamais arrivé à ses fins. Donc, ses agissements ne m’ont pas surpris. Quant à Alioune Tine, il m’a un peu surpris. Mais, je sais pourquoi il a agi ainsi. Quand il a été arrêté, il m’avait demandé de lui trouver une audience avec Abdoulaye Wade ; ce que j’ai refusé ».   Les avocats de la partie civile ont soutenu que les défenseurs des droits de l’homme ont écrit la lettre par méchanceté. Ce qui a incité Me Bouboucar Cissé à dire à Alioune Tine et Seydi Gassamma : «  Vous êtes méchants. Au moins, Harona Sy, lui, sert à quelque chose. Il a un métier qu’il exerce. Mais vous, vous n’avez pas de métier ». Dans leur plaidoirie, les avocats de la partie civile ont demandé la somme de 2 milliards en guise de dommages et intérêts pour les préjudices causés à leur client. Le procureur général, lui, s’en est rapporté à l’application de la loi.

Pour leur part, les avocats de la défense ont jugé la citation infondée en droit. D’après leur plaidoirie, il n’y a pas eu de dénonciation calomnieuse. Étant donné que les droits de l’hommiste n’ont fait que dénoncer pour faire connaitre les faits. Et, pour qu’il y ait calomnie, il faut que les faits soient déclarés faux. Alors que tel n’était pas le cas ici, parce que Harona Sy était bel et bien présent sur le terrain, lors des manifestations. Donc, tous les éléments constitutifs de l’infraction ne sont pas réunis. De même, ils soutiennent que dans cette affaire, l’honorabilité n’est pas visée, mais c’est le manque à gagner qu’Harona Sy veut récupérer. Sur ces entrefaites, les conseils de la défense formulent une demande reconventionnelle et demandent au juge de condamner la partie civile pour abus de constitution et de le contraindre à allouer la somme de 100 millions de francs Cfa à chacun des prévenus. L’affaire est mise en délibéré pour le 24 janvier prochain.



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