Dimanche 14 Août, 2022 á Dakar
Vendredi 01 Juin, 2018 +33

Médias

Passage au numérique: les chaînes sénégalaises ''ne sont pas encore prêtes'', selon un professionnel

Single Post
Passage au numérique: les chaînes sénégalaises ''ne sont pas encore prêtes'', selon un professionnel

Les chaînes sénégalaises ''ne sont pas encore prêtes'' à entrer dans l’ère du numérique qui risque d’entraîner ''une baisse de leurs recettes publicitaires'', a estimé le journaliste et producteur Bocar Kane qui a déploré ''le manque d’organisation'' des entreprisse de presse sénégalaises.

 

M. Kane intervenait, mardi à Saint-Louis, au cours d’un ‘’managerial breakfast’’ organisé par le Laboratoire Saint-Louis études et recherches en Gestion (SERGE) sur le thème : ‘’Les médias sénégalais face à la conjoncture: quel management pour la survie des entreprises de presse?’’.

 

Après un bref survol de l’environnement des médias sénégalais notamment des télévisions victimes de la faiblesse des recettes publicitaires d’un marché exigu, M. Kane a affirmé que ‘’l’avènement du numérique va donner des opportunités aux annonceurs qui auront à toucher directement leur cible par le biais des smartphones’’.

 

''Ils n’auront plus besoin de passer par les télévisons et cela va se traduire par une baisse des recettes publicitaires orientées vers un autre créneau'', a expliqué le producteur de la nouvelle version de l’émission Génies en herbe.

 

Il a aussi fait remarquer l’équipement des télévisons devra s’adapter ainsi que les tâches des agents techniques qui auront besoin par exemple d’un directeur de développement dont aucune chaine ne dispose actuellement.

 

''Les plus à plaindre sont, selon lui, les chaines où l’analogie prédomine sur le matériel utilisé car elles devront tout changer et s’équiper pour ne pas être déconnectées d’une révolution annoncée pour le 5 juin 2015''.

 

''D’une manière générale, cet état de fait montre un problème global de management et d’organisation des médias nationaux'', a indiqué M. Kane selon qui ‘’ailleurs dans le monde surtout dans les pays développés, l’heure est à l’externalisation de la production et à la polyvalence des agents’’.

 

''Pour autant, cette réforme a des avantages dont la multiplicité des fréquences qu’elle va engendre'', a-t-il signalé, avertissant sur un risque de céder à des entreprises étrangères la gestion de cette nouveauté pour ne pas compromettre de manière durable l'indépendance du Sénégal.


affaire_de_malade

3 Commentaires

  1. Auteur

    Moussgaye

    En Avril, 2014 (21:07 PM)
    Cette étape du passage de l'analogique au numérique est irréversible.Pour l'imager un tout petit peu,je vous donnerai l'exemple entre une voiture à manivelle et une ferrari:il y a pas photo.Les pays occidentaux sont passées depuis très longtemps à l'étape du numérique,ce qui a ouvert de formidables opportunités tant au niveau de la production que celle de la création.Pour l'expliquer je dirai qu'avec l'avènement du numérique,la télévision va passer à l'ère du "prêt à porter à celle du "sur mesure".Il y aura une démocratisation de la télévision avec une multitude de fréquences de télévision qui vont voir le jour,une production de qualité qui va forcement primée sur la quantité,mais surtout l'apparition de beaucoup de chaine thématique.Pour accompagner cet ere nouvelle de la télévision,l'état sénégalais à l'impérieux devoir de protéger la culture sénégalaise en instaurant une exception culturelle sénégalaise par le biais de quotas de diffusion de programmes étrangers.Il ne s'agira pour l'état sénégalais de se poser en censeur ou en décideur car cette période est révolue ,mais plutôt en régulateur pour éviter une perversion de la jeunesse avec le flot d'image venu de l'extérieur qui va surement inonder le Paysage audiovisuel sénégalais (PAS).Ainsi la concurrence sera plus que rude car toutes les télévisions sans programmes vont disparaitre des lucarnes.Ainsi les véritables benificiaires de cette évolution numérique seront sans aucun doute les producteurs de contenus contrairement à cette période ou les véritables décideurs sont les chaines diffuseurs,qui se permettent de mettre n'importe quoi sur leur télévision car elles savent que les téléspectateurs n'ont pas beaucoup le choix.Le conseil que je donnerai aux producteurs,créateurs et éditeurs sénégalais est de ne plus bazarder leur production car avec le numérique,ce seront eux les véritables patrons de l'audiovisuel sénégalais car détenteurs des contenus.Pour cela,il faudrait aussi que l'Etat sénégalais aident les jeunes créateurs en interdisant aux chaines de télévisions de s'accaparer de toute la chaine de la production,de l'édition et de la diffusion en imposant aux chaines de télévision d'externaliser certaines productions comme les productions de stocks et en ne les autorisant qu'à faire les productions de flux. Ainsi les chaines de télévisions ne pourront plus exploiter les jeunes qui arrivent tant bien que mal à produire des Telefilms,"Theatres" et autres.Il est temps que les patrons de presse achètent des contenus audiovisuels à des prix raisonnables.Dans tous les cas avec le numérique,rien ne sera plus comme avant dans le milieu audiovisuel et les télévisions seront obligées de s'adapter ou de disparaitre
  2. Auteur

    Khatim

    En Avril, 2014 (08:28 AM)
    Canadien arrête de dire du n'importe quoi.Si on ne maitrise pas son sujet mieux vaut s'abstenir.Avec le numérique les télévisions traditionnelles restent gratuites.Si tu veux regarder d'autre chaine,tu es obligé de payer comme cela se fait actuellement avec ceux qui veulent regarder Canal ou le bouquet MMDS.

    Il faut juste acheter son décodeur TNT ou acheter une télévision avec la TNT intégrée
    {comment_ads}
    Auteur

    X

    En Avril, 2014 (10:13 AM)
    A Moussa Gaye.

    Comment le passage au numérique favorise t-il une production de qualité? La qualité de la production audiovisuelle fait défaut au Senegal et le simple fait de passer de l'analogique au numérique ne changera fondamentalement rien de ce point de vue. Par contre, si on profite de ce passage pour organiser le secteur "audiovisuel", celà peut avoir des effets positifs y compris sur le pla économique avec la création de nouveaux types d'emplois....Il s'agit là de mener une reflexio nprofonde et un regard à 360° autour de ce sujet qui implique énormément d'acteurs (opérateurs mobiles, tv, radio, producteurs de films, theatres...). Peut être faudrai-il créer une sorte de cité du numérique avec comme principaux actes:

    1- Erection d'un institut supérieur de technologies (moderne) pour la formation de techniciens dans les métiers de l'audiovisuel. Celà nous évitera à long terme de faire appel aux ressources humaines étrangères pour orienter/réfléchir/concevoir/entretenir nos investissements et équipements dans ce domaine.

    2- Mise en place d'une équipe de chercheurs (professeurs d'université et ingénieurs concepteurs issus du secteur privé) qui finira un jour par concevoir des solutions techniques locales parfaitement adaptées à notre environnement. Cette équipe pourrait accueillir des spécialistes d'autres pays de la sous région, ce qui faciliterait peut être l'obtention de subvention d'organismes tels que la CEDEAO...

    3- Accueil au sein du centre des partenaires industriels internationaux avec une exigence de transparence totale dans leurs activités et de fait, un transfert progressif des compétences..

    4..etc ..( il ya d'autres points mais je vous ecris de mon lieu de travail!!!!
    {comment_ads}

Participer à la Discussion

Auteur Commentaire : Poster mon commentaire

Repondre á un commentaire

Auteur Commentaire : Poster ma reponse

ON EN PARLE

Banner 01

Seneweb Radio

  • RFM Radio
    Ecoutez le meilleur de la radio
  • SUD FM
    Ecoutez le meilleur de la radio
  • Zik-FM
    Ecoutez le meilleur de la radio

Newsletter Subscribe

Get the Latest Posts & Articles in Your Email