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BOUBACAR DIALLO-KATY CHIMERE DIAW, ACTEURS PRINCIPAUX DE LA TELEREALITE «UN CAFE AVEC»… : «Nous ne laisserons pas une histoire d’amour interférer dans notre travail»

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BOUBACAR DIALLO-KATY CHIMERE DIAW, ACTEURS PRINCIPAUX DE LA TELEREALITE «UN CAFE AVEC»… : «Nous ne laisserons pas une histoire d’amour interférer dans notre travail»

C’est le couple qui fait actuellement le buzz dans les chaumières. Boubacar Diallo alias Dj Boub’s et Katy Chimère Diaw, protagonistes principaux de l’émission «Un café avec» qui passe tous les dimanches sur la Tfm, font des heureux. Mais aussi, revers de la médaille du succès, ils suscitent quelques jalousies. Accrochés en plein tournage, la placide Katy, moulée dans un pantalon blanc sur un top à rayures rouges, et le tonitruant Boub’s, crachent ici leurs vérités. Leur part de vérité. En toute décontraction, autour d’une tasse de café…

  

Comment Boub’s et Katy vivent-ils les rumeurs autour de l’émission «Un café avec» ?

- Boub’s : C’est l’effet de nouveauté qui est à l’origine de cela. C’est une émission qui allie la fiction, la réalité, le tout accentué par l’aspect communicationnel, avec les interviews. Les Sénégalais n’ont pas cette culture de la télé-réalité. C’est donc normal qu’ils se mettent à disserter sur tout et n’importe quoi. Ces rumeurs ne font que nous encourager davantage. Cela ne nous déstabilise nullement. On fait ce qu’on a à faire. Et puis, comme on dit, les chiens aboient, la caravane passe.

- Katy : J’avoue que c’est un peu difficile pour moi de supporter tout cela, mais je m’efforce de gérer. Dans tous les cas, vu la nature de l’émission et surtout son format, nous sommes naturellement exposés à ce genre d’interprétations malveillantes. C’est la vie qui est ainsi faite, surtout au Sénégal.

 

Si pour votre part ces racontars ne vous émeuvent pas trop, qu’en est-il de votre entourage, surtout celui de Dj Boub’s et particulièrement votre épouse ?

- Katy : Mon entourage prend les choses avec philosophie. De ce point de vue, j’ai le soutien total de ma famille

- Boub’s : Ma femme est mon premier soutien. Elle m’encourage dans toutes mes entreprises. Honnêtement, je vous assure que si elle n’était pas d’accord avec ce que je fais, j’aurais immédiatement arrêté. Elle me donne des conseils et essaie de me corriger du mieux qu’elle peut afin que je puisse aller de l’avant.

 

Parfois vous représentez des scènes un peu osées, est-ce qu’elle cautionne aussi cela ?

- Boub’s : Tout à fait. Elle sait et comprend parfaitement que j’incarne tout juste un personnage. De plus, elle a confiance en moi. Nous sommes au XXIe siècle, et, qui plus est, dans un univers de concurrence. Pour cette raison, je ne vais pas me mettre à explorer les sentiers battus. Il nous fallait apporter du sang neuf et c’est ce que nous s essayons de faire.

 

Il n’y a donc que des relations professionnelles entre vous ?

- Katy : Boubacar et moi, n’entretenons que des relations professionnelles. Il n’y a rien de répréhensible entre nous. Avant l’émission, on ne se connaissait même pas.

- Boub’s : Katy et moi, avons été présentés l’un à l’autre. C’est ce jour-là que j’ai fait sa connaissance  et d’ailleurs je ne savais même pas qu’elle était la Miss Sénégal (2010). Nous sommes des collègues et nos relations ne dépassent pas le cadre professionnel.

 

Vous ne vous fréquentez pas en dehors des plateaux de tournage ?

- Katy : Après le tournage, chacun va de son côté. Nous ne sommes même pas amis dans la vie.

- Boub’s : On ne se fréquente pas en dehors du tournage. Pour vous prouver que je suis sincère dans mes propos, je vous révélerai que je n’ai même pas le contact téléphonique de Katy Chimère Diaw. Cela paraît impossible, mais c’est la stricte vérité.

 

Comment faites-vous donc pour coordonner le travail ? 

- Boub’s : Il y a une assistante qui s’occupe de tout. Elle est chargée de coordonner les heures de tournage, de même que tout ce qui touche à l’habillement, au maquillage etc. 

 

La tentation ne vous a jamais habité de dépasser les frontières de la télé-réalité ?

- Boub’s : Cela ne m’est jamais arrivé. Je vous le dis en toute franchise, Katy, je la considère comme une petite sœur. Pour ma part, je suis un homme marié et je respecte beaucoup ma femme. Elle me comble et je le lui rends bien en lui restant fidèle. Je suis assez mature et professionnel pour ne pas laisser interférer de petites amourettes dans mon travail.  Si cela arrivait, notre travail s’en ressentirait. Je veux être professionnel jusqu’au bout afin que mes employeurs n’aient rien à me reprocher.

- Katy : C’est comme Boubacar l’a dit, je le considère comme un grand- frère. Moi non plus, il ne m’intéresse pas en tant qu’homme. (Nerveuse et sur la défensive) Je suis très jeune, certes, mais j’ai compris la chance que j’ai eue d’avoir été choisie parmi tant de jeunes filles pour présenter cette émission. Et je pense devoir tout faire pour la mériter.

 

En parlant de confiance, est-ce que Katy a celle de ses parents ? Vous ont-ils donné leur bénédiction?

- Katy : Bien entendu ! Je ne fais rien sans qu’ils ne soient au courant. Lorsqu’on m’a proposé ce travail, la première chose que j’ai faite, c’est d’en parler à mon père. Je lui ai clairement expliqué de quoi il s’agissait. Il m’a donné des conseils, tout comme ma mère.

 

Katy : «Il n’a jamais été question de divorce entre mes parents»

 

Il s’est pourtant dit que vos parents seraient sur le point de mettre un terme à leur union, parce que votre père ne voulait pas que vous vous exposiez de la sorte ?

- Katy : Ce n’est pas du tout vrai. Il n’a jamais été question de divorce entre mon père et ma mère. Ils sont en de bons termes. Tous les dimanches, à l’heure de l’émission, nous sommes en famille et regardons, avec mes frères et soeurs. Ensuite, chacun d’eux me fait part de ses critiques et me donne des conseils que j’accueille volontiers.

 

Katy, vous étiez également très soutenue par le maire des Parcelles Assainies, Moussa Sy. Il vous a couvée durant toute l’élection de Miss Sénégal. Quelle était la nature de vos relations ?

- Katy : On m’a posé cette question à plusieurs reprises. Moussa Sy a été tout juste un conseiller pour moi. De mon élection comme Miss des Parcelles à celle de Miss Sénégal, il m’a beaucoup épaulée. Mais il y avait aussi une assistante. Tout ce dont j’avais besoin, cette assistance en parlait au maire, qui  essayait de les régler. Lors des prestations, il venait m’apporter son soutien, comme tous les habitants des Parcelles. À part cela, il n’y a jamais rien eu entre nous.    

 

Êtes-vous toujours en contact ?

Katy : Non, pas vraiment ! Je me rends de temps en temps à la mairie pour saluer certains de mes amis qui y sont, sans plus.

 

Pourquoi ?

- Katy : Rien, c’est tout juste comme ça, nous n’avions pas de relations particulières.

 

Pour en venir à l’émission «Un café avec», d’où vous est venu le concept ? 

- Boub’s : Je suis quelqu’un qui aime beaucoup écrire. Je passe mon temps à imaginer des émissions, je les couche sur papier et j’essaie, en permanence, de les améliorer. J’en ai à la pelle dans mes tiroirs et je peux vous dire qu’«Un café avec» n’est rien comparé aux autres en stock.

 

Qu’est-ce qui vous a véritablement inspiré pour cette émission ?

- Boub’s : C’est la vie de couple en général. L’émission telle qu’elle a été conçue est loin de mon idée d’origine. En lieu et place de la villa où nous réalisons le tournage, cela devait être un palais somptueux, avec des piscines à l’intérieur et tout le luxe qui va avec. Les invités devaient arriver avec de splendides voitures. Malheureusement, les sponsors n’ont pas suivi et j’ai été obligé de réduire mes ambitions à la baisse.

 

«Nous allons chercher les Sénégalais jusque dans leurs derniers retranchements»

 

Que répondez-vous à ceux qui disent que l’émission ressemble plus à du théâtre que de la télé-réalité ? 

Boub’s : Oui, je suis d’accord. Au début de mes propos, j’ai clairement dit que l’émission allie trois choses : les interviews, la réalité et la fiction. Je me suis rendu compte qu’au XXIe siècle, ce qui passionne les téléspectateurs, ce sont les telenovelas, les films hindous et plus que tout, les télé-réalités. Les interviews suscitent aussi beaucoup d’intérêt.  J’ai donc essayé de combiner les trois en une seule émission. Je pense que cette combinaison accroche les gens, les audiences le démontrent. Nous sommes très suivis, et toute cette polémique autour de l’émission en est la preuve. Jamais une émission de télé n’avait fait couler tant de salive. Même, même ceux qui n’aiment pas sont obligés de regarder. Nous allons chercher les Sénégalais jusque dans leurs derniers retranchements.

 

Qu’entendez-vous par là?

Boub’s : Nous allons les mettre dos au mur.

 

Jusqu’où, êtes-vous prêts à aller?

- Boub’s : À la limite de ce qui est toléré au Sénégal. Nous ne sommes pas en Europe, où la télé-réalité n’a pas de limites. Ici il y a beaucoup de tabous, nous ne pouvons pas nous permettre certaines choses. Nous serons en conformité avec les réalités sénégalaises.

 

Justement, s’il faut prendre en compte les réalités sénégalaises, ne pensez-vous pas que l’image du couple que vous véhiculez à travers l’écran, avec tout ce faste, nargue un peu nos concitoyens ?

- Boub’s : Je ne le pense pas, honnêtement. D’abord qu’est-ce que vous appelez luxe (l’air ébahi). Des canapés, une télévision, du matériel… Dans toutes les maisons, il y a un salon et du mobilier.

 

Une réception au Radisson blu n’est pas donnée à tout le monde, tous les Sénégalais n’ont pas les moyens de s’offrir un repas quotidien, à plus forte raison d’équiper leurs maisons…

- Boub’s : Attention (il se braque), moi je travaille ! J’ai besoin de créer le buzz, je dois faire du spectacle pour accrocher les gens. Ce mariage a été diffusé trois fois et certains en redemandent encore. On a mis les moyens dans la réalisation de l’émission pour faire le spectacle.

 

Toujours est-il que ce que vous reflétez à travers cette émission, concerne une petite élite?

- Boub’s : Nous avons voulu, à travers tout ceci, montrer autre chose, innover et aller vers une autre dimension. Loin de nous l’idée de frustrer ou de narguer les Sénégalais. 

 

«Je n’ai pas besoin d’un mari qui sera à ma charge»

 

À vous voir évoluer dans ce milieu, n’avez-vous pas peur de faire fuir d’éventuels prétendants ?

Katy : Je ne vois pas comment cela se pourrait.

 

Ne craignez-vous pas qu’on vous présente comme une fille matérialiste ?

- Katy : Dans l’émission, je ne fais que jouer un rôle. Je suis loin d’être matérialiste. Je suis une fille, donc appelée à me marier un jour. Personne ne sait de quoi demain sera fait. Mais tout ce qui importe, ce sont les qualités que devra avoir celui qui voudra m’épouser.

 

Quelles sont ces qualités?

- Katy : Il devra avant tout, être pieux, généreux. Il doit aussi aimer ma famille.

 

Un compte en banque bien fourni ?

- Katy : Je souhaite, comme toutes les femmes, avoir un mari qui pourra m’entretenir. Je n’ai pas besoin d’un homme qui sera à ma charge.

 

Pensez-vous au mariage ?

- Katy : Pas pour le moment, je suis encore très jeune, je n’ai que 19 ans et j’ai l’avenir devant moi. J’ai pour ambition de réussir ma vie professionnelle d’abord.

 

Avez-vous reçu des propositions ?

Katy : Non, je n’ai pas encore reçu de propositions de mariage. Je n’ai pas un petit ami non plus.  Je n’ai personne dans ma vie, pour le moment et je me consacre exclusivement à mon boulot.

 

Est-ce que les gens ne se méprennent pas sur votre véritable personnalité en faisant l’amalgame entre votre personnage dans Un café avec et votre véritable nature ?

- Katy : Cela est possible mais ceux qui me connaissent ne se tromperont jamais sur ma véritable nature. D’ailleurs, certains rôles que j’interprète dans la téléréalité font rire ma famille. Je vous donne l’exemple du jour où j’ai interprété le rôle de la mauvaise épouse, en chassant Milk (un ex-taulard et ami de Boubacar, Ndlr) quand il s’est présenté à la maison. C’était drôle de voir la réaction des gens. Mais j’ai juste collé au scénario.

 

Justement, c’est un scénario qui a fait beaucoup de bruits. Les téléspectateurs n’ont pas compris et beaucoup se sont offusqués de votre attitude ?

- Boub’s : (Il intervient et répond à la place de Katy). La réaction des gens par rapport à cet épisode est tout à fait légitime, car ils ont vécu le scénario au premier degré. C‘est l’effet recherché pour capter l’attention des gens. Le but de  l’émission, c’est de pousser les gens jusque dans leurs derniers retranchements.

- Katy : C’était juste un rôle à interpréter, mais les gens ne le comprennent pas toujours ainsi. Un rôle, c’est juste comme un habit qu’on porte et qu’on enlève à la fin de l’enregistrement.

 

Est-ce que votre vie a changé depuis que vous avez été élue Miss Sénégal 2010 et vos débuts à la télévision ?

Katy : Oui, ma vie au quotidien a changé. Il m’est maintenant difficile de passer inaperçue. Je ne peux plus me permettre de faire du lèche-vitrine avec mes sœurs ou de flâner à mon aise dans la rue. J’ai mis en suspens plusieurs de mes activités pour me consacrer entièrement à l’émission.

 

Est-ce que le succès ne vous monte pas à la tête ?

Katy : Non, pas du tout ! Je suis toujours la même et je m’efforce de répondre aux sollicitations des gens qui m’interpellent dans la rue. 

 

Comment s’est déroulé le casting de l’émission Un café avec ?

- Boub’s : Au départ, j’avais plusieurs plans. J’ai pensé d’abord à Ndèye Ndack Touré, ensuite à Adja Diallo (célèbres mannequins de la place, Ndlr) mais je me suis dit que deux célébrités sur une même scène, ce serait presque incongru. Et puis, cela ne fait qu’alimenter les ragots. Par la suite, on m’a présenté Katy. Je me suis aussitôt dit qu’elle ferait l’affaire. Je savais que si je cooptais Adja Diallo ou Ndèye Ndack, les gens allaient se lancer dans des conjectures malveillantes. C’est pour cette raison que j’ai pris une novice dans le domaine de la télévision, dont nous allions nous occuper de la formation. Je voulais apporter du neuf, avec un concept neuf. Par exemple, dans toutes mes émissions j’ai la boule à zéro, mais là, j’ai décidé de laisser pousser mes cheveux.

 

Dans l’émission, les principaux rôles sont interprétés par des Miss (Katy Chimère Diaw et Mame Diarra Thiam, miss Renaissance Africaine, Ndlr). Est-ce un choix volontaire de mettre en avant la beauté ?

- Katy : Quand il s’est agi de tourner l’épisode de la crémaillère, on avait besoin, pour le tournage, de quelques-unes de mes amies et j’ai pensé à Mame Diarra, qui est une cousine par alliance, à deux autres miss et à une copine qui est mannequin.

- Boub’s : Elle a effectué un premier essai au terme duquel on l’a cooptée définitivement.

 

«Je me dépigmente parce ce que…»

 

On a remarqué que vous avez changé de teint depuis votre élection comme miss. Est-ce que Katy se dépigmente ?

(Rires). - Boub’s : Il faut leur dire que tu t’éclaircis la peau comme tout le monde ! C’est un choix.

 

Pourquoi ce choix ? C’est pour faire plus télé ?

- Katy : Je n’ai pas décidé de me dépigmenter pour une raison particulière. Je le fais juste pour avoir une belle peau.

 

Le teint noir n’est pas assez beau pour vous ?

Katy : Je n’ai jamais été de teint noir. Ma mère est maure et mon père toucouleur. J’avais un teint plutôt basané que j’ai un peu éclairci. Cela ne veut pas dire que je n’aimais pas la couleur de ma peau.

 

Beaucoup de gens pensent que Katy est une employée de la Télévision Futurs Médias (Tfm). Qu’en est-il exactement ?

- Boub’s : Katy n’est pas une employée de la Tfm. Elle évolue dans l’émission, comme presque toute l’équipe, au titre des productions extérieures.

 

Avez-vous l’intention de faire du cinéma?

- Katy : Je ne sais pas exactement si je ferai du cinéma, car j’ai, pour le moment, d’autres projets qui n’ont rien à voir avec le cinéma. Je suis des cours particuliers afin de décrocher mon Bac que je n’ai pas pu passer à cause de l’émission.

 

Des projets ?

- Boub’s : J’ai des projets à la pelle, que je ne peux pas dévoiler à cause de la rude concurrence dans le monde des médias.

 

Quelle sera la suite d’Un café avec ?

- Boub’s : Il reste beaucoup de choses à voir. Déjà avec Milk, les gens ont pleuré, les femmes sont jalouses. Je peux juste dire que le meilleur reste à venir (il se répète).   

 

MARIA DOMINICA T. DIÉDHIOU, NDÈYE FATOU SECK ET MAME SIRA KONATÉ



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