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CHECKY BLAZE, RAPPEUR SENEGALAIS BASE EN FRANCE : «Les femmes ont toujours été très présentes dans ma vie»

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CHECKY BLAZE, RAPPEUR SENEGALAIS BASE EN FRANCE : «Les femmes ont toujours été très présentes dans ma vie»
nstallé depuis 2006 en France, le jeune rappeur parcellois Checky Blaze reste quelque peu méconnu du public sénégalais. Un fait que l’ancien membre des groupes KKK Enemyz et La Mifa entend changer avec la sortie prochaine de son album «Bou Kéne Tok», prévue en octobre. Checky Blaze, Cheikh Mbaye de son vrai nom, retrace son parcours, parle de ses rapports avec les autres rappeurs, ses relations avec les femmes…
Pouvez-vous revenir sur votre parcours dans le monde du rap, vos débuts, vos albums etc.… 
Salam aleykoum à tout le monde d’abord. Je me présente Checky Blaze, artiste hip-hop sénégalais. J’ai commencé par la danse au début avec mon frère et d’autres potes, puis j’ai viré dans le rap qui m’attirait plus. Tout a débuté aux Parcelles assainies. Je reprenais les sons de l’époque car c’était à la mode que ce soit rap américain, ou sénégalais, mon premier vrai groupe a été le KKK Enemyz, groupe que j’ai créé avec quatre amis rappeurs que j’avais remarqués lors d’un concert aux Parcelles. Tout est vraiment parti de là. C’était en 1999, on était très panafricaniste et engagé dans nos textes. On avait beaucoup de choses à dire, énormément de fougue. On se sentait pousser des ailes et les gens aimaient ce qu’on faisait, l’envie devenait plus grande et comme je suis quelqu’un de très impatient de nature, je voyais plus loin, j’en voulais toujours plus et les autres étaient un peu moins ambitieux dans la musique. Donc j’ai décidé de quitter le groupe et j’ai commencé une carrière solo. J’ai enregistré un morceau en featuring avec ma sœur Myma, ex-membre d’Alif. Certains Dj ont vraiment apprécié ce morceau, je pense surtout à XsideX qui le mettait souvent. Et de là, je commençais à me faire connaître un peu et j’ai décidé de créer la Mifa avec ma sœur car la combinaison rap et chant sonnait bien. On faisait beaucoup de concerts, les gens appréciaient ce qu’on faisait, nos chansons tournaient dans beaucoup de radios, notamment la radio Nostalgie qui était pourtant à l’époque l’une des radios les plus difficiles d’accès pour un jeune groupe. On a enregistré un album sous l’aile de notre oncle Jimmy Mbaye, puis, en 2006, je suis venu en France où je continue ma carrière en solo.On n’a pas pu sortir d’album avec les deux groupes dans lesquels je suis passé, mais je pense que ce n’était pas le moment «ndax lu jot yomb, yalla lepp la bind». 

Quelles ont été les étapes marquantes de votre carrière, au Sénégal d’abord, en France ensuite ? 
Je dirais que les étapes marquantes au Sénégal, ce sont mes passages dans les deux groupes que j’ai créés, KKK Enemyz et La Mifa. Car j’ai gagné très tôt en maturité et en musicalité, grâce à ces expériences qui sont tout simplement inoubliables pour moi. Et j’ai eu la chance de fréquenter des grands noms de la musique sénégalaise, certains beaucoup m’ont beaucoup inspiré et appris pas mal de choses. Ensuite, en France, j’ai eu la chance de faire beaucoup de rencontre dans le milieu de la musique, que ce soit dans le milieu sénégalais ou européen.Ce qui m’a permis de faire pas mal de spectacles, et même d’être organisateur de deux festivals pour la promotion du hip-hop Galsen en France et on espère un jour l’agrandir et l’organiser dans d’autres pays de l’Europe Inch Allah. Car, ne nous le cachons pas, la musique sénégalaise que ce soit rap ou mbalax n’est pas connu en Europe. 

Pourquoi avoir quitté le Sénégal pour vous établir en France ? Est-ce à cause des conditions de travail ? 
Cela s’est fait pour deux raisons : l’une est personnelle, l’autre c’est pour avoir plus d’opportunités d’évoluer dans la musique. Car j’aimerais vivre de mon art. Il y a aussi les conditions de travail, parce que ce n’est pas évident au Sénégal, surtout quand tu fais du rap. J’ai eu l’opportunité d’aller en Europe et je l’ai saisie, tout en sachant que mon objectif était de gagner en maturité, en expérience et en moyens financiers pour pouvoir sortir un album de qualité. Aujourd’hui, je pense que je suis prêt pour ça. Alhamdoulilah ! 

Quels messages vous véhiculez dans votre album ? 
Mon album s’appellera «Bou Kéne Tok». Je pense que c’est déjà une réponse à votre question. Les messages de l’album sont assez différents selon les thèmes abordés. Ils peuvent passer d’un message très engagé comme dans le morceau «Menoula Way», à un message de gratitude, je pense au titre «Yéna Mom Li», ou à la mélancolie avec «Bataxal» et même à la révolte à l’image du morceau «Noooo». C’est un album ou tout le monde peut se retrouver d’un son à un autre. 
Cet album «Bou Kéne Tok» (Prise de Conscience) sera dans les bacs le 17 octobre prochain, Inch Allah. Pour la promotion, je serai au Sénégal s’il plait à Dieu le jour de la sortie. Car on prépare une tournée dans plusieurs régions du Sénégal, avec beaucoup de surprises pour tous ces gens qui me soutiennent depuis le début ou qui nous ont rejoints en cours de route. C’est pour eux. 

Quels sont vos rapports avec vos collègues rappeurs sénégalais ? 
On a d’excellents rapports. Il y a une bonne ambiance quand on se croise, on déconne, on rigole, même si on n’a pas les mêmes affinités avec tout le monde. Certains sont plus proches que d’autres. Mais en général, ça se passe bien. Plusieurs d’entre eux ont participé dans mon album. Malheureusement, je n’ai pas pu inviter plus que ça. Peut-être ça se fera dans d’autres projets Inch Allah. 

Quel regard portez-vous sur les actions menées sur le champ politique par des rappeurs tels ceux de «Y en a marre» ? Selon vous, un rappeur proche de sa société doit porter quel type de discours ? 
C’est une fierté pour moi. Car cela prouve une fois de plus la place importante et citoyenne que le rap a dans notre société. Le 23 juin dernier, tout le Sénégal, je dirais même le monde, a vu le patriotisme et le courage qu’a montré ce mouvement «Y en a marre» dirigé par des rappeurs, face à cette tentative de tromperie qu’a voulu faire le gouvernement. À chaque fois que le Sénégal a eu besoin de révolution, de changement, les rappeurs ont toujours été devant pour dénoncer. Aussi, je vous dis qu’un rappeur doit avoir un discours de leader, de révolutionnaire, mais aussi de paix, de joie, de bonheur. 

Aujourd’hui, Checky Blaze se définit comment ? Comme un rappeur engagé au discours dur ou un rappeur plutôt tourner vers un discours conciliateur ? 
Je me définis comme un panafricaniste. Car la plupart de mes textes appellent au réveil de cette nouvelle jeunesse africaine. Parce que j’aime mon continent, j’aime mon pays et il est temps que les choses changent tant au Sénégal que dans toute l’Afrique. C’est vrai que les Européens continuent de nous enfoncer énormément, mais le pire ennemi de l’Afrique, c’est les Africains, je dirais surtout les politiciens africains. Pour revenir à votre question, je peux être un rappeur engagé au discours dur et ceux qui écouteront l’album pourront le constater. Mais je peux être aussi conciliateur car je prône un monde de paix où la tolérance régnerait, où ce sera le respect de l’autre, plus de racisme, de dictature etc. Entre nous, même si je sais que c’est utopique, je dis essayons au moins d’aller vers ce sens. 

Et puis pour finir, pouvez-vous nous dire qui est Checky Blaze ? D’où vient ce nom de Checky Blaze ? Votre véritable identité, c’est quoi ? 
Checky Blaze est un jeune Sénégalais qui a grandi en banlieue et qui croit que chacun peut réaliser ses rêves, s’il s’en donne les moyens. Aujourd’hui, j’ai la chance de réaliser le mien grâce à Dieu. C’est-à-dire sortir mon premier album, espérons qu’il aura le succès escompté. On verra «li yalla tudd ken mënu ci dara». Pour ce qui est de Checky Blaze, cela vient de mon surnom Checkyson que m’avait donné mon père et Blaze, c’est mes amis qui m’appelaient comme ça. Car ça signifie feu en argot anglais. Parce que, apparemment, je m’énerve vite donc j’avais un tempérament de feu, mais «Yalla na ma Yalla dimbali mu deñ book». Et sur scène, je mettais le feu. Voilà d’où vient Checky Blaze. 

Quels sont vos rapports avec les femmes ? Vous êtes marié ? 
Les femmes ont toujours été très présentes dans ma vie. Ma mère m’a énormément marquée, et beaucoup d’autres femmes aussi. Elles ont toujours été ma source de joie, de bonheur, de peine et de problèmes aussi. Pour le reste, c’est trop personnel et je préfère ne pas y répondre. 

Mais pourquoi… 
Je ne mélange pas vie privée et vie artistique. C’est deux mondes très différents. Mais c’est aussi parce que je ne souhaite vraiment pas évoquer ce sujet. Avant de terminer, je voudrais vous dire merci de m’avoir accordé cet entretien, et j’espère que les Sénégalais achèteront mon album, et seront très satisfaits de cet album. Dernière chose, j’espère que chacun à sa carte d’électeur et se prépare pour 2012. Car on ne peut plus accepter les conditions de vie précaires dans lesquelles sont la plupart des familles sénégalaises. 


8 Commentaires

  1. Auteur

    Dj Papis

    En Septembre, 2011 (10:47 AM)
    vraiment je suis fier de toi bnne continuation
  2. Auteur

    Xxx

    En Septembre, 2011 (13:04 PM)
    menteur
    Auteur

    Md

    En Septembre, 2011 (13:53 PM)
    MA KI E QUESTO CUI QUALCUNO DI VOI LO CONOSCE :?:  :?:  :?:  :?:  :?: ITALIEN

    KI MOI KAN AMNA KOU KO KHAM CI YEN :?:  :?:  :?:  :?:  :?: 
    Auteur

    Abbas

    En Septembre, 2011 (14:21 PM)
    Diadjeuf man , on constate le bon travail que tu fais ci kaw ci kanam et fais pas trop attention aux dires sans fondement ,Peace et big up.
    Auteur

    Baye

    En Septembre, 2011 (20:38 PM)
    machalla baye du courage dina bakh
    Auteur

    Davidoff

    En Septembre, 2011 (22:34 PM)
    le titre?...rien à voir avec le corps et l'esprit du texte..j'arrive vraiment pas à comprendre le journalisme
    Auteur

    Aicha

    En Septembre, 2011 (09:07 AM)
    bonne continuation Cheikh David et plein de succès dans ton album je te le souhaite de tout coeur car tu le mérites bien. seul le travail paie. je serai la première à acheter l'album qui veut parier ?????????????????????? lollllllllllllllllllll
    Auteur

    Farif

    En Septembre, 2011 (10:45 AM)
    bonnre continuation, bon courage , never giv up!! bless bless bless

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