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Crises au Gabon et en Rdc : Cheikh Lô et Didier Awadi en chœur contre la forfaiture

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Crises au Gabon et en Rdc : Cheikh Lô et Didier Awadi en chœur contre la forfaiture

Malgré les dysfonctionnements du programme, le Festival Ciné droit libre s’est refermé sur une note heureuse. Il aura eu le mérite de réunir la jeunesse africaine pour un but : s’opposer à la forfaiture qui s’opère dans certains pays du continent.

C’est un concert éminemment politique qui a été servi en guise de clap de fin du Festival Ciné droit libre. Il fallait compatir et soutenir le Peuple gabonais dans sa lutte pour la démocratie, mais aussi avoir une pensée pour les Congolais qui sont dans l’attente d’une élection présidentielle à haut risque. En ce sens, Cheikh Ndiguel Lô est passé rappeler l’importance de l’héritage de Thomas Sankara. Véritable virtuose, le vertueux «Baye Fall» est à lui seul un orchestre. De la guitare en passant par la batterie sans oublier le clavier, le natif du Burkina s’est essayé presqu’à tous les instruments présents sur scène avec une dextérité impressionnante. Malgré la performance musicale de haute facture, le message de paix voire de soutien n’est jamais loin. Ainsi, Cheikh Lô, devant un public relativement jeune, a trouvé le juste milieu entre un message d’espoir et une musique soft permettant à l’assistance de swinguer sans dépenser d’énergie.

Daniella, une diva est née

Mais avant lui, le «Supa ndanane international» avait fait voyager le public aux rythmes du monde avec du mbalax, du reggae et bien d’autres genres. Fougueux et révolutionnaire dans l’âme, Awadi a utilisé des tubes planétaires pour chauffer Douta Seck tels que Still it up, Crazy in love, Black and yellow etc. avant de chanter sa Révolution. Il suffisait tout juste de placer un mot sur Ali Bongo pour réveiller l’assistance. La technique est simple : utiliser les tubes planétaires pour créer de l’engouement, ensuite faire passer son message. S’il est vrai que le rappeur a rendu une copie musicale parfaite, c’est bien sa choriste, Daniella, qui a été la vedette de la soirée. Dans sa robe paysanne blanche qu’elle a relevée au niveau de la ceinture, donnant l’impression d’un pagne traditionnel, Daniella captive l’attention par, soit la sensualité du mouvement de son corps soit la beauté de sa voix. En effet, nombreux ont été ceux qui se sont rapprochés de la scène pour scruter de plus près les coups de rein que la Camerounaise donnait sur chaque fin de refrain.

La rencontre de la lumière tamisée avec les perles autour de son bas-ventre permet de mesurer la précision de son coup de hanche. Dire que ce mouvement est exceptionnel est juste réducteur. Par ces gestes et la souplesse qu’elle dégage, cette choriste a réussi à mettre dans sa poche un public hagard. A chaque fois qu’elle tournait sur elle, des applaudissements l’accompagnaient. L’expression de son corps est tout aussi comparable à la beauté de sa voix. Quand elle s’est mise à reprendre Jaler de la Nigériane Asa, le doute s’est vite dissipé : Daniella sait autant danser comme une sirène que chanter comme une fée. Elle est déjà une artiste accomplie. Pour preuve, la jeune dame était en finale de l’émission «The voice Africa», version francophone. Cela a fait également du bien en cette période de canicule d’écouter le Nigérian Ababantu tancer certains dirigeants africains à chaque refrain, en plus de chanter en anglais devant un public francophone.

Le public touché…

Ce dernier, faut-il le souligner, n’avait pas la tête à faire la fête, après avoir regardé Le réveil de l’éléphant. Ce film documentaire, retraçant la lutte des victimes ivoiriennes pour leur indemnisation, a été éprouvant, car il montre le chemin emprunté par des Ivoiriens pour retrouver leur dignité d’homme. Des mutilés de guerre en passant par les enfants orphelins d’une famille entière et livrée à eux, la caméra de Souleymane Trabo s’est plongée dans le décor macabre de l’après-guerre en Côte d’Ivoire. De ce film, on saura que des débats de nationalité, d’ordinaire banals, peuvent provoquer la guerre.       

Ce mélange de blessures du passé conjugué au plaisir de s’unir pour dire non à la forfaiture présente comme future est tout à l’image du festival qui s’est déroulé avec une programmation sabotée par les imprévus. Smockey, l’aristé burkinabè qui devait animer la conférence des Grandes gueules mercredi passé finalement reportée au jeudi, a été retenu à Ouagadougou par le paludisme. De même, le mouvement Y’en a marre qui devait faire une communication sur «Rap et engagement» a brillé par son absence. La perfection n’étant pas de ce monde, on retiendra du Ciné droit libre 2016 de Dakar une plateforme qui écoute et relaie les aspirations, attentes et volontés de l’Africain.


liiiiiiiaffaire_de_malade

3 Commentaires

  1. Auteur

    Bravo

    En Septembre, 2016 (17:56 PM)
    DE VRAIS ARTISTES ENGAGES ET PANAFRICANISTES CONNUS ET RECONNUS DANS LE MONDE   <img src="https://images.seneweb.com/content/seneweb/generic/images/smileys/bravo.gif" alt=":bravo:">  
  2. Auteur

    Anonyme

    En Septembre, 2016 (18:08 PM)
    c'est vrai qu'il est impressionant cheikh lo en plus d'etre un excellent chanteur c'est fou de le voir jouer aussi bien autant d'instruments, l'afrique peut etre fier de lui quand a awadi toujours egale a lui meme de la pure bonne musique
    Auteur

    Anonyme

    En Septembre, 2016 (19:15 PM)
    excellent  :thumbs_up:  :thumbs_up:  :thumbs_up: 

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